eldorado
Eldorado, une quête impossible.


Marcelo, syndicaliste engagé, amoureux et poète, se retrouve contre son gré envoyé sur le chantier d’un canal en Amérique du Sud, au début du XXe siècle. Le bateau ne l’emmène pas vers une contrée fantasmée, mais vers un enfer vert.
Eldorado, une fresque romanesque émouvante aux paysages somptueux signée Hélène Ferrarini et Damien Cuvillier.

Marcello, un immigré italien, travaille dans une aciérie aux États-Unis. À cause de son rôle de leader dans une grève qui paralyse son usine, et de son amour pour Louisia, promise à un autre, il est embarqué inconscient sur un cargo direction le Panama afin d’y construire un canal. La jungle, la chaleur, les maladies, le travail épuisant sont un véritable cauchemar. Pour tenir, il écrit chaque jour à sa bien-aimée. Mais ses lettres sont interceptées par la femme d’un ingénieur du chantier qui veut elle aussi à tout prix rentrer en Europe. Ces lettres lui permettent d’oublier la morosité de ses journées.

Après nous avoir plongé dans les luttes des classes dans la première partie, les auteurs nous emmènent dans une lente descente aux enfers dans la moiteur des forêts tropicales où l’exploitation de l’homme par l’homme passe aussi par l’exploitation des ressources écologiques. Le travail sur les couleurs, tantôt jaunes, marrons ou bleues, ainsi que les paysages de la jungle impressionnent.

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