la guerre de catherineLa guerre dans l’objectif d’une ado.

Julia Billet adapte de façon subtile son roman éponyme en bande dessinée. Elle y dépeint le destin mouvementé d’une jeune fille juive qui passe au travers des rafles de la guerre grâce aux gens de l’ombre tout en immortalisant son parcours avec un appareil photo. 
Portée par les illustrations délicates de Claire Fauvel, La Guerre de Catherine est une délicieuse et touchante BD. Fauve d'Angoulême 2018, prix jeunesse.

Alors que la guerre fait rage au début des années 4O, les parents de Rachel la confie à la Maison de Sèvres, une école novatrice où les enfants ont libre choix de ce qu’ils veulent apprendre. Rachel se découvre une passion pour la photographie. 
La politique anti-juifs du gouvernement de Pétain se renforçant, les professeurs donnent de nouveaux noms aux enfants juifs, puis les envoient sur les routes de la zone libre. Ainsi, Rachel devenue Catherine, est envoyée dans un couvent, puis une ferme, un orphelinat et enfin une maison de maquisards. Au fil de son périple, elle multiplie les amitiés et les rencontres qu’elle grave grâce au Rolleiflex que lui a confié un professeur.

S’inspirant de l’histoire de sa mère, Julia Billet rend hommage à ces héros de l’ombre qui ont contribué à sauver des enfants cachés. Cette adaptation tout en finesse et en délicatesse, est un témoignage d’espoir qui saisit le lecteur par toute une gamme d’émotions. L’amour, l’amitié, la solidarité, les joies côtoient les peines, les peurs, les séparations. On s’attache à cette jeune fille gentille et courageuse.

Avec son trait léger tout en rondeur et ses couleurs douces, le dessin chaleureux de Claire Fauvel incarne magnifiquement le récit qui se termine avec les vraies photographies prises par la mère de Julia Billet.

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