journal dauroreLe complexe du homard.

La mèche rebelle, jamais contente, souvent boudeuse, égoïste, narcissique, moche, tarte, portes qui claquent.... Cela ne vous rappelle rien ? Aurore a 14 ans et sa vie est un drame.
Le Journal d’Aurore, adaptation en bande dessinée de la série éponyme de Marie Desplechin, signée par l'auteur et illustrée par Agnès Maupré, raconte les tourments de l’adolescence. C’est frais, drôle et sensible.

C’est à travers son journal intime que l’on découvre Aurore, ses partis-pris et sa mauvaise foi. Elève de troisième qui ne travaille pas vraiment en classe, Aurore est en éternel conflit avec sa famille et l'école. Elle déteste ses sœurs, surtout la petite, trop bonne élève, ne s'entend pas avec ses parents, trop ennuyeux, et n'a presque pas d'amis. Elle ne cesse de faire la tête, de douter, de s'observer.
Tout au long de l'album Aurore évolue, finit par grandir, par s'ouvrir aux autres et par devenir attachante.

La dégaine, les cheveux, les positions affalées, alambiquées et les sentiments de cette ado qui ne sait pas quoi faire de son corps sont remarquablement bien croqués par le trait fin et les couleurs vives d’Agnès Maupré.

On lit le journal d’Aurore, ses jugements de valeur à l’emporte-pièce et ses formules cinglantes, avec amusement et avec tendresse.
A mettre entre les mains de tous les ados... et de leurs parents.

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