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la deconfitureCourage, fuyons !

Juin 40. C’est le chaos pour l’armée et pour les civils français. Les gens et les soldats fuient vers le Sud devant l’avancée allemande. C’est le désordre absolu. C’est la débâcle.
L’auteur des Petits ruisseaux, Pascal Rabaté, raconte cette période surréaliste pleine de confusion à travers le destin d’un simple soldat à la recherche de son unité.
La déconfiture, un récit au ton faussement détaché, où le burlesque côtoie le tragique.

Sur une route ensoleillée régulièrement bombardée par les avions allemands et encombrée de réfugiés, l’armée se replie. Videgrain, instituteur dans le civil qui serait bien resté auprès de son épouse et de son fils, est chargé d’attendre la Croix-rouge avant de rejoindre son régiment. Mais rien ne se passe comme prévu et il se retrouve à errer dans la campagne avec un autre soldat perdu.

La quête absurde de cet homme qui suit le mouvement sans réellement comprendre ce qui se passe, illustre à merveille la confusion totale qui régnait. On retrouve dans ce récit tout l’art de Rabaté pour peindre l’absurdité et l’horreur de cette guerre, avec des cases muettes ou en s’attardant sur des détails qui en disent long.

Sur un scénario oscillant entre l’insolite et le dramatique, Rabaté multiplie les scènes anecdotiques et les situations décalées dans un noir et blanc sobre, presque naïf, qui restitue parfaitement l’ambiance particulière qui régnait.

C’est beau, c’est touchant, un seul reproche : c’est en deux parties...

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