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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

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autourdeminuit 

L'édition 2016 de Terre de Lecture(s) propose une conférence sur le jazz à l'écran avec Daniel Brothier le vendredi 30 septembre 2016 à Airvault. Pour accompagner cet évènement en son et en image, découvrez notre dossier qui fait swinguer films et musiques, à travers l'histoire, la technique et les styles du cinéma et du jazz .

 saxophone 1287911 180

Mood indigo, April in Paris, Reminiscing in Tempo, ces chansons Jazz sont des histoires dignes d'être racontées par les meilleurs cinéastes. Des réalisateurs comme Woody Allen ou Clint Eastwood ne sauraient se passer de ces rythmes et de ces mélodies.

A quand remonte la rencontre entre le cinéma et le jazz ? Quel rôle joue la musique de jazz dans le processus du film : Illustration ou fusion ? Pourquoi le montage de certains films ressemble t-il si fort au rythme, aux structures du jazz ? Comment le jazz accompagne t-il les films et pourquoi leur survit-il parfois ?

Nous espérons que vous trouverez quelques réponses à ces questions, et que vous serez agréablement surpris, amusés, conquis par les extraits que nous vous  proposons, dans les  chapitres  suivants :

autourdeminuit 

L'édition 2016 de Terre de Lecture(s) propose une conférence sur le jazz à l'écran avec Daniel Brothier le vendredi 30 septembre 2016 à Airvault. Pour accompagner cet évènement en son et en image, découvrez notre dossier qui fait swinguer films et musiques, à travers l'histoire, la technique et les styles du cinéma et du jazz .

 saxophone 1287911 180

Mood indigo, April in Paris, Reminiscing in Tempo, ces chansons Jazz sont des histoires dignes d'être racontées par les meilleurs cinéastes. Des réalisateurs comme Woody Allen ou Clint Eastwood ne sauraient se passer de ces rythmes et de ces mélodies.

A quand remonte la rencontre entre le cinéma et le jazz ? Quel rôle joue la musique de jazz dans le processus du film : Illustration ou fusion ? Pourquoi le montage de certains films ressemble t-il si fort au rythme, aux structures du jazz ? Comment le jazz accompagne t-il les films et pourquoi leur survit-il parfois ?

Nous espérons que vous trouverez quelques réponses à ces questions, et que vous serez agréablement surpris, amusés, conquis par les extraits que nous vous  proposons, dans les  chapitres  suivants :

Les débuts du jazz et du cinéma

Rencontre entre deux arts majeurs

 Le jazz et le cinéma sont nés au même moment, à la fin du 19è siècle aux Etats Unis. Mais, alors même que cette musique part à la conquête des radios du monde entier, le jazz connaît déjà des fortunes diverses au cinéma, servant souvent de prétexte pour des numéros chantés ou dansés.

Le Chanteur de jazz, considéré comme le premier ouvrage parlant de l'histoire du cinéma est un paradoxe à lui tout seul. En effet, The Jazz Singer (1927) donne la vedette à un acteur blanc grimé en noir, alors que ces derniers sont à l'origine du genre. La ségrégation sévit partout, et jusqu'à Hollywood, empêchant acteurs et musiciens noirs d’apparaître dans les films populaires, sinon à titre anecdotique. Par ailleurs, dans les années 30, le jazz est généralement banni du cinéma commercial.

Le chanteur de Jazz

 

Les débuts du jazz en livre et en images

Ragtime de Milos Forman est adapté du célèbre roman d' E.L. Doctorow et traduit bien le pittoresque des roaring twenties : une époque pleine d'espoirs mais aussi d'histoires tragiques, dans un pays peuplé d'immigrants et d'aventuriers.

Le film nous relate, au rythme du ragtime, le destin tragi‑comique de quelques héros américains liés, par l'histoire d'un musicien. Le pianiste noir Coalhouse Walker Jr., est un jeune homme rangé, jusqu'au jour où un groupe de pompiers blancs démolit, sans raison, sa voiture neuve. Après avoir épuisé tous les moyens légaux, Coalhouse obtient justice, seul et par la force.

Le thème : un ragtime au tempo lent, composé par Randy Newman, est une évocation nostalgique (le rythme de valse) d'une époque mythique sur fond de saga multiraciale (le piano ragtime).

 

Ragtime 1 livre

 

Ragtime : un duel cinématographique

Technique, vitesse, acrobaties physiques, la musique dès les débuts du jazz n'était pas seulement un art, mais aussi une compétition sportive, suscitant des images sensationnelles, comme en témoigne ce duel de ragtime extrait du film biographique sur Scott Joplin, le compositeur le plus célèbre. Cette tradition d'émulation entre musiciens de jazz perdure, pour le plus grand plaisir des spectateurs du monde entier.

Ragtime : 1900-1930 1 cd

  

The Entertainer, tube de Scott Joplin, composé et gravé en 1902, est assurément le morceau le plus connu et le plus joué du ragtime, mais seulement depuis 1973 !
70 ans après sa composition, c'est grâce au succès du film l'Arnaque, dont il constitue le leitmotiv, que le morceau et son compositeur ont été redécouverts.

L'Arnaque 1 cd 1 dvd

 

L'imaginaire des années 30 : clubs de jazz et gangsters

Cotton Club de Francis Ford Coppola, fiction à caractère musical, se situe à Harlem, pendant la Prohibition. Dutch Schultz, un gros trafiquant d'alcool, se lie d'amitié avec Dixie Dwyer, un joueur de cornet qui lui a sauvé la vie. Pour le remercier, Dutch lui propose de devenir le chauffeur et le chaperon de sa maîtresse. Très vite, Dixie découvre la rivalité impitoyable qui oppose son patron à Owney Madden, le propriétaire du Cotton Club, une boîte de jazz très en vogue... (d'après la journaliste Sophie Chambon).

Duke Ellington connut la célébrité au sein du Cotton Club, légendaire boîte de jazz située en plein cœur de Harlem, qui employait des danseurs et chanteurs noirs. Coppola y confronte la vie d'un cornettiste blanc, Dixie Dwyer (Richard Gere), et d'un danseur de claquettes noir, Sandman Williams (Gregory Hines), jusqu'à la grande dépression...

Dans cette séquence, on voit que la musique des années 30 était au service de la danse, Duke Ellington lui-même a composé des revues pour les "girls", et les danseurs de claquettes formaient un numéro de choix dans les cabarets qui faisaient office de salles de concert, club de jazz et dancing comme le Cotton club.

Cotton club : Harlem 1920-Broadway 1936 2 cds

 

Music-hall et films musicaux

 La Comédie musicale

Dans la comédie musicale, la musique et l'action sont inexorablement liées : soit l'action est le support d'une chorégraphie, soit la musique commente l'action. On peut citer West Side Story, dont la musique composée par le chef d'orchestre américain Leonard Bernstein a illustré l'un des ballets les plus célèbres inspirés par le jazz. Le livret transpose l'histoire de Roméo et Juliette dans un quartier portoricain de New York. Autre exemple célèbre : Un américain à Paris, démontre la virtuosité du réalisateur Vicente Minelli à scénographier la musique de Gershwin.


 

West side story 1 cd 1 dvd

 

Dans le film de Bob Fosse Sweet Charity, Charity Hope est entraîneuse dans une boîte de nuit new-yorkaise. Malgré ses multiples échecs, elle continue de rêver au grand amour. Un soir, elle fait connaissance d'Oscar Lindquist, un timide agent d’assurances. D'abord méfiante, Charity ne tarde pas à tomber follement amoureuse de lui. Ce film de Bob Fosse, chorégraphe génial qui réalisera Cabaret et inspirera Chicago, met en vedette la rousse Shirley Mac Laine, actrice formée à la danse et au chant.

La chorégraphie de Bob Fosse est exceptionnelle : parmi les numéros les plus mémorables, le ballet endiablé There's Gotta Be Something Better Than This de Charity avec ses copines Nickie et Hélène ou The Rhythm of Life dansé par le gourou Big Daddy (Sammy Davis Jr.) et son assistance dans une église-garage. Parmi les airs célèbres, If My Friends Could See Me Now est devenu un morceau incontournable du répertoire de Shirley Mc Laine.

 Sweet Charity

 

Le Film musical

Le prototype du film musical jazz est Certains l'aiment chaud, comédie hilarante de Billy Wilder dans laquelle deux musiciens de jazz au chômage, mêlés involontairement à un règlement de comptes entre gangsters, se transforment en musiciennes pour leur échapper. Ils partent en Floride avec un orchestre féminin, et tombent illico amoureux d'une ravissante et blonde créature, Alouette, qui veut épouser un milliardaire.

Running Wild et I wanna be loved by you sont deux des numéros géniaux immortalisés par Marylin Monroe qui joue la ravissante idiote aux côtés de Jack Lemmon et Tony Curtis.

Le titre du film est un jeu de mots : hot signifie jazz qui chauffe, synonyme du jazz des années 30, et possède aussi dans le langage des gangsters des connotations sexuelles explicites.

 

Les instruments de musique sont aussi les acteurs du film : L'utilisation de la trompette bouchée , instrument sensuel s'il en est, pour identifier le personnage de Sugar (Marylin Monroe), la séquence comique des castagnettes, ou mélancolique avec le ukukele en sont autant d'exemples.

Certains l'aiment chaud 1 cd 1 dvd

 

Les films noirs et les films de gangster

Le Film noir

Dans Le film noir (éditions de La Matinière), Patrick Brion rappelle l'origine du terme :

Le terme "Film noir" est donné en France aux productions d'Hollywood qui n'ont pas été vues pendant l'occupation. Films d'atmosphère, ils illustrent une morale tragique : quelque que soit la direction que tu prendras, le destin finira par te rattraper. C'est l'âge d'or du cinéma criminel américain, de Rebecca (1940) à Party girl (1958), du premier film américain de Hitchcock au dernier film hollywoodien de Nicholas Ray.

 

L'arrivée du jazz à l'écran

Au début des années 1950, le jazz écrit et arrangé par des noirs apparaît à l'écran. C’est avec la victoire des noirs dans la lutte pour les droits civiques que le jazz fait véritablement son entrée dans le cinéma et épouse complètement les images. Hollywood remet en cause le rêve américain : cela commence par Citizen Kane et se confirme par Autopsie d'un meurtre soutenu par l'orchestre de Duke Ellington. Le film noir et le jazz symbolisent la perte de l'innocence, et les tentations de la grande ville.

 

Autopsie d'un meurtre  1 dvd

 

Les films de gansters en France

Le film noir et les thrillers en France ont souvent utilisé le jazz à partir des années 1960. C'est Louis Malle qui lance la mode avec Ascenseur pour l'échafaud. Le réalisateur, dont ce n'est ici que le second film, insiste sur le caractère inédit de sa collaboration avec Miles Davis. Le trompettiste en gros plan, improvise le regard fixé sur l'écran, une musique poisseuse, lyrique, nocturne et mélancolique. Jamais aucune musique de film n'avait été imaginée et conçue ainsi, improvisée sur des images projetées à l'écran. C'est peut-être la plus belle utilisation du jazz au cinéma.

D'autres fers de lance du film policier piocheront dans le répertoire des compositeurs français.

Jean-Pierre Melville et Martial Solal

Jean-Pierre Melville, fin connaisseur de cette musique, a fait appel à Martial Solal pour Deux hommes dans Manhattan en 1958.
Martial Solal raconte sa rencontre avec Melville

"Je pense avoir eu la chance que Jean-Pierre Melville soit descendu au moment où je venais de créer une pièce particulièrement longue pour un petit ensemble de jazz qui s’appelait « Suite en ré bémol pour quartette de jazz ». C’est une pièce qui tranchait radicalement avec tout ce qui avait été écrit précédemment dans la mesure où elle était très longue et où elle faisait apparaître un certain nombre de thèmes différents. D’où le titre de « Suite ». Et je pense que Melville a entendu ça et qu’il s’est dit que je pouvais faire de la musique de film puisque cette musique lui semblait illustrer d’avance des images qui n’existaient pas."

Deux hommes dans Manhattan  1 dvd

Du Rififi au Ciné 4 cds

 

Jacques Deray et Claude Bolling

Claude Bolling a aussi composé une centaine de bandes originales de films, français pour la plupart, dont le plus célèbre est Borsalino. Il immortalisera le film par son piano de bastringue que l'on associe forcément aux personnages de Delon et Belmondo, casting d'époque s'il en est. Pour son dernier album, il interprète au piano solo vingt-et-une de ses compositions pour le cinéma. Certaines de ces bandes sonores sont très connues telles que trois hommes à abattre du même Deray.

Borsalino 1 cd

 

Jazz et nouvelles vagues

La Jazz attitude

Il existe des parallèles intéressants entre un certain genre de cinéma improvisé et la musique de jazz.

Pour A bout de souffle, Jean-Luc Godard a pensé au pianiste Martial Solal, parce qu’il est peut être un de ceux qui vivent le cinéma comme certains jazzmen improvisent. Il y a dans la structure même d’À bout de souffle deux éléments qui constituent la particularité du jazz : la discontinuité et le tempo régulier. À ce point de vue, le film se rapproche de Shadows.

Martial Solal raconte :

"J’ai eu beaucoup de liberté pour écrire cette musique parce que Jean-Luc Godard n’avait par chance pas d’idée trop précise. Donc il m’a laissé carte blanche. C’est l’idéal pour un musicien. Il n’y a rien de plus difficile que d’obéir aux souhaits d’un metteur en scène qui n’est pas aussi compétent comme musicien il faut bien le dire. Sinon il ferait la musique aussi. Donc j’ai eu beaucoup de liberté. J’avais une sensation de grande liberté.
Et puis le fait que ce soit de la musique de jazz dans laquelle tout n’était pas écrit puisqu’il y avait des parties improvisées, des solos de trompette qui apparaissent ici et là, des passages de piano improvisés. Avec tout cela j’avais la sensation d’une grande liberté.
Mais une liberté avec des contraintes, avec des barrières. Quand vous avez écrit 13 secondes puis 53 secondes, il faut bien que vous teniez compte de ces paramètres. Donc une liberté surveillée, je dirais".

A bout de souffle 1 cd 1 dvd

Shadows John Cassavetes et Charlie Mingus

C’est une démarche semblable qui caractérise John Cassavetes. A la fin des années cinquante, il commence sa carrière comme acteur de série B, dans Johnny Staccato dont l’indicatif est une vraie « chase », une course poursuite haletante. Le jazz est  « figurant », son rythme permet de visualiser des idées dramatiques, d’illustrer dès le générique le propos de la série. Dans Shadows, le film de Cassavetes est servi par le jazz de Charles Mingus. C’est l‘alliance de deux personnalités sauvages et anticonformistes : le résultat est un travail direct sur le film, la musique s’adaptant, se conformant aux mouvements de la caméra.

Shadows

Bande à part de Godard

Dans cet extrait de bande à part de Godard, Sammy Frey, Anna Karina et Claude Brasseur improvisent un Madison endiablé. Alors qu'ils exécutent leur danse dans le bar, la musique est soudainement interrompue pour faire place à quelques commentaires en voix off, de Godard lui-même, illustrant les pensées des personnages.

 

Bande à part

Autre exemple intéressant de collaboration entre un compositeur et son réalisateur : Marc Marder et Charles Lane pour le film Sidewalk stories, seul film du réalisateur.

Sidewalk stories 1 cd 1 dvd

 

Villes et Jazz

De nombreuses villes sont associées dans notre imaginaire au jazz,  et à l'inverse on associe plutôt le jazz à un paysage urbain.

New York

C'est la ville emblématique par excellence, maintes fois représentée au cinéma, elle est le lieu où le jazz a pu voir le jour dans des salles de spectacle ou des clubs.

Francis Ford Copolla dans Cotton Club reconstitue scrupuleusement l'histoire de ce lieu mythique.

Alors que le club se distingue par les meilleurs musiciens noirs de l'époque tels que Duke Ellington, Cab Calloway, Louis Armstrong ou Ethel Waters, il refuse généralement l'entrée aux Noirs.


Cotton Club 1 cd

 

Les débuts du cinéma de Woody Allen sont incontestablement liés à la ville de New-York. Dans Manhattan, Le film débute sur une séquence d'anthologie magnifique au cours de laquelle Woody Allen présente sa ville fétiche par le biais de son personnage Isaac Davis, un écrivain névrosé, avec en fond musical Rhapsody in blue de Gershwin. On voit à quel point le cinéaste arrive à synchroniser les mouvements de caméra au rythme de la musique.

Manhattan 1 cd

 

New York la romantique favorise les rencontres et les histoires d'amour.

A Central Park, Harry et Sally devisent et marivaudent sur le thème de l'amitié homme-femme, sur une musique signée Harry Connick Junior.

*

Quand Harry rencontre Sally 1 cd

 

Mais parfois les histoires d'amour finissent mal

New York New York 1 cd 1 dvd

 

Kansas City

Kansas City de Robert Altman propose une «reconstitution» soigneuse de sa ville natale, où les plus grands musiciens de cette époque historique sont interprétés par des musiciens émergents de la scène jazz des années 80 (James Carter, Joshua Redman, Geri Allen...). Le cinéaste a nourri son projet depuis longtemps et a élaboré son film comme un air de jazz. C'est l'Amérique mythique qu'Altman dépeint ici : l'âge d'or du Jazz et ses joutes enivrantes, la dépression, la mafia, le racisme, la violence des règlements de comptes...

Kansas City 1 dvd

 

Paris

Pour son premier long métrage A bout de Souffle, manifeste de la Nouvelle vague, Jean-Luc Godard tourne en extérieur, ce qui confère une approche documentaire des lieux, des corps, de tout ce qui tombe sous son oeil. Ce style réaliste est surtout perceptible dans l’appréhension du paysage urbain. La ville, et surtout Paris, est vue comme un personnage autant qu'un décor.

A bout de souffle 1 cd 1 dvd

 

Los Angeles

En 1997, Curtis Hanson frappe fort avec L.A. Confidential, polar noir passionnant dans la plus pure tradition des films policiers des années 50.

Il donne le ton dès l'ouverture du film. La voix-off cynique, ironique et décapante du journaliste Sid Hudgens, présente un Los Angeles illustré d'images "cartes postales". Adapté d'un roman de James Ellroy -il ne faut pas s'attendre à une image touristique de la ville- L.A. Confidential fait référence à une époque sombre où l'industrie du cinéma est entachée par des scandales en tout genre, où la vie des stars s'étale sur les unes  de la presse people. La présence énigmatique et enivrante de la musique composée par Jerry Goldsmith crée un climat brumeux à la violence latente, émaillée de tubes des années 50.

L.A. Confidential 1 cd 1 dvd

 

Biographies de jazzmen


Les grands musiciens

Charlie Parker

Dans la catégorie " film musical " on pense souvent à la comédie musicale, mais il y a aussi des fictions dont le sujet est un musicien, réel ou imaginaire.
Les grands studios ont créé le phénomène de Glenn Miller et ancré In the mood dans la légende, en oubliant ses véritables créateurs noirs américains.
Plus près de nous, Bird de Clint Eastwood est un nouveau témoignage de son amour pour le jazz, et une biographie romancée qui a récolté un succès mérité.

portrait of charlie parker in 1947Bird est une interprétation cinématographique de la vie de Charlie "Yardbird" Parker, jazzman visionnaire et musicien accompli qui éleva le saxophone à un niveau d'expression inédit. Le film dépeint alternativement la jeunesse et la maturité de cet homme et de ce créateur de génie, sa carrière et ses drames personnels.
Charlie Parker fut une énigme. La puissance et la beauté de son style firent de lui un précurseur, mais sa vie privée fut un enfer. Ce film tente d'éclairer le penchant de Parker pour la drogue, l'alcool et les femmes, de comprendre la nature de sa passion pour Chan Richardson, la complexité de sa vision et, surtout, sa musique (d'après Wikipédia).

 

 

 Bird de Clint Eastwood

 

Bud Powell

budpowelljpgDans la même catégorie, citons Autour de Minuit, l'essai réussi de Bertrand Tavernier, qui s'est inspiré d'un épisode de la vie de Bud Powell pour bâtir une véritable ode à l'amitié et au génie musical du pianiste. Il a choisi le Musicien Dexter Gordon, qui a lui-même joué avec Bud Powell pour incarner le personnage à l'écran. On peut se référer au témoignage du réalisateur dans le documentaire filmé pour l'émission Cinémas Cinémas.

 

 

 

 

Autour de Minuit  1 dvd

 

Et aussi :
Ray : sur la vie de Ray Charles  1 cd 1 dvd
Bix : film de Pupi Avati (1991) : sur la vie de Bix Beiderbecke

Ciné Jazz : Les plus belles rencontres du jazz et du cinéma  1 cd

 

Chanteur de jazz et acteur : le cas Sinatra frank sinatra by gottlieb c1947 2

Frank Sinatra est l'une des figures majeures de la musique américaine : crooner à la réputation mondiale, surnommé The Voice ou encore le gangster d'Hoboken, en raison de ses liens avec la mafia, leader du fameux Rat Pack dans les années 1950 et 1960... Avec plus de 150 millions d'albums vendus, Sinatra est l'un des artistes ayant vendu le plus de disques dans l'histoire du showbusiness. Sinatra aura aussi poursuivi une carrière au cinéma couronnée de succès : avec L'homme au bras d'or, Tant qu'il y aura des hommes, Comme un torrent, High society...

 

Un musicien de jazz tente de se désintoxiquer en sortant de prison.
"A sa sortie aux Etats-Unis en 1955, L'Homme au bras d'or fit sensation, parce qu'il défiait la censure en abordant de manière directe l'addiction à l'héroïne d'un musicien,(...) enfin, parce que pour une des premières fois à Hollywood, le jazz servait entièrement de bande-son à un film, grâce aux compositions d'Elmer Bernstein, qui allait devenir célèbre avec la musique des Sept Mercenaires et de La Grande Evasion.
La bande son bénéficie d'arrangements Jazz de Shorty Rogers et de la présence de Shelly Mann, à la batterie ; les séquences jazz sont jouées par Shorty Rogers and his Giants " (Le Monde. L'homme au bras d'or cantique d'un junkie)

L'Homme au bras d'or 1 cd  1 dvd

Frank Sinatra at the movies 1 cd
compile des chansons tirées des films de Frank Sinatra.

Le chanteur de jazz commence une carrière fulgurante en 1940 avec l'orchestre de Tommy Dorsey.
Tommy Dorsey and his orchestra with Frank Sinatra 2 cds

Un de ses meilleurs enregistrements a été orchestré par Quincy Jones, avec la collaboration de l'orchestre de Count Basie
It might as well be swing 1 cd

Citons également la carrière exemplaire de Bing Crosby, acteur et chanteur de charme, héros de the king of Jazz (1930), orchestré par Paul Whiteman.

 

Un réalisateur, des musiques de jazz

Certains musiciens sont amateurs de cinéma comme certains metteurs en scène aiment le jazz. Ils sont nombreux à choisir la musique de leur film avec le plus grand soin.

woody allenWoody Allen

Dans toute sa filmographie, Woody Allen, prénommé ainsi en hommage à Woody Herman, revisite les standards du jazz de Cole Porter à George et Ira Gershwin. Lui-même clarinettiste, il n’aime que le jazz « mainstream ». Mais il arrive à utiliser le jazz dans presque tous ses films, qu’il s’agisse d’une vraie comédie musicale Everybody Says I Love You ou de « comédies » plus graves comme Stardust memories.

 Dans cet extrait il évoque un pur moment de bonheur en contemplant le visage de Charlotte Rampling avec la voix de Louis Armstrong au loin.

 

Stardust Memories 1 dvd

Movie music 1 cd

Il a favorisé  la redécouverte de musiciens tombés dans l'oubli comme le tromboniste Wilbur de Paris dans La malédiction du Scorpion de jade. En 2000, Allen réalise Accords et désaccords, un faux documentaire sur la vie d’un guitariste fictif, Emmett Ray, interprété par Sean Penn, dont l’idole est Django Reinhardt.

 

 Accords et désaccords 1 cd 1 dvd

 

clint eastwoodClint Eastwood

Martin Scorsese a demandé à sept réalisateurs de remonter aux sources du Blues. Clint Eastwood dans Piano Blues conjugue son talent de réalisateur et de musicien pour nous faire partager son amour du blues et du piano.

"Le blues a toujours fait partie de ma vie musicale et le piano y tient une place particulière. Tout a commencé quand ma mère ramenait à la maison les disques de Fats Waller. La musique est un élément clé de tous mes films".

Piano Blues 1 dvd

Music from the films of Clint Eastwood 1 cd

Toute l’œuvre d’Eastwood est traversée par sa passion pour cette musique ; la composition d’Erroll Gardner, Misty, lui servit même de fil conducteur dans son tout premier film, Play Misty for Me (1971, Un frisson dans la nuit).

Souvent considéré comme le meilleur film ayant le jazz pour héros, Bird se démarque des autres biopic du genre. Plusieurs choses entrent en compte : Eastwood est un vrai admirateur de Charlie Parker. Comme Miles Davis dans les premières lignes de son autobiographie, il garde une trace indélébile de son premier concert de Charlie Parker. Le film fut couronné de succès.


Space cowboys

Ce film extrêmement ironique, voire cynique, réunissant Clint Eastwood, Tommy Lee Jones, Donald Sutherland et James Garner est servi par un score de Lenny Niehaus, un de ses collaborateurs les plus fidèles en matière de musique. Il a réorchestré un standard de Frank Sinatra pour clore le film.

Space Cowboys 1 cd 1 dvd

 

louis malleLouis Malle

Louis Malle aimait vraiment le jazz. Dans le très autobiographique Souffle au cœur, réalisé en 1971, l’acteur Benoît Ferreux qui joue le jeune Malle, évoque avec ses frères sa découverte du jazz et du bebop. Lorsqu'il rencontre Miles Davis par l’intermédiaire de Juliette Gréco, il lui propose de composer la musique du film qu’il venait de tourner avec Maurice Ronet et Jeanne Moreau. En une seule nuit, Miles Davis improvisa avec son quintet français (Pierre Michelot, René Urtreger, Barney Wilen et Kenny Clarke), sur les images projetées, une musique devenue inoubliable, dont la notoriété dépassera presque celle du film lui-même. Le réalisateur ira même jusqu'à faire jouer les musiciens dans un vieil immeuble sordide pour donner à la musique une atmosphère sombre.

Les Musiques dans les films de Louis Malle 1cd

 

Les bandes originales célèbres

Certaines musiques acquièrent la même célébrité que les films qu'elles illustrent, pour ne pas dire qu'elles les dépassent parfois.

 

 Thelonious Monk, Art Blakey chez Vadim

On a oublié l'adaptation par Vadim du célèbre roman de Choderlos de Laclos, Les Liaisons dangereuses, à laquelle participent pourtant des comédiens de renom (Gérard Philippe, Jeanne Moreau...), mais la B.O est devenue une référence dans la discographie du hard bop jazz.

A propos du film, Sophie Chambon dans Citizen jazz explique : Le jazz irrigue certains films tout simplement parce que c’est dans l’air du temps. On pense alors au film de Marcel Carné tourné en 1958, Les Tricheurs, ou aux Liaisons Dangereuses version 1959 de Roger Vadim avec des musiques de TS. Monk et Duke Jordan. Vadim, tout à fait de son temps, aimait cette musique. Il utilise ainsi un matériau qui cerne la modernité d’une époque. Une façon aussi de faire connaître des artistes qu’il aime dans des décors de boîte de nuit ou de club de jazz.

Le Blog L'oeil sur l écran rapporte les anecdotes suivantes à propos de la musique : Thelonious Monk a enregistré la musique pour le film en juillet 1959. Ces morceaux ne sont jamais sortis en disque. En revanche, les morceaux enregistrés par Art Blakey et ses Jazz Messengers sont sortis en cd. Dans la scène finale de la surprise-partie, c’est Art Blakey que l’on entend mais c’est une autre formation que l’on voit jouer à l’écran avec Kenny Dorham, Barney Wilen et Kenny Clarke. (L'Oeill sur l'écran  Blog cinéma du Monde du 12 aout 2008).

Vadim invite aussi l'écrivain et musicien Boris Vian, connu pour ses prestations de trompettiste de Jazz, à jouer dans le film.

 Les Liaisons dangereuses 1 cd

 

Sonny Rollins au cinéma

Sonny Rollins crée en 1966 la B.O d'Alfie, film sur les aventures d'un Dom Juan (Michael Caine) dans les swinging sixties.

Le thème principal d'Alfie  connaîtra un tel succès qu'il deviendra une chanson reprise par des artistes aussi talentueuses que Sarah Vaughan, et inspirera par ailleurs d'autres musiciens de jazz comme Bill Evans.

 Alfie 1 cd

 

 Le Génie d'arrangeur de Bernard Hermann

Taxi Driver est un des  films les plus emblématiques de Martin Scorsese : le réalisateur est resté dans les mémoires pour sa manière de filmer sa ville, New York, avec des images d'une poésie sauvage, quasi musicale.

Bernard Hermann dans sa dernière œuvre, s'inspire du jazz cool pour composer une mélodie mélancolique et sophistiquée : le thème de Betsy (Sybil Shepherd, la fiancée) en contrepoint à la violence sourde du personnage principal Travis Bickle (Robert de Niro).

Ce thème musical célèbre s'accorde particulièrement bien aux images des rues du New York de Scorcese, dont voici un montage inédit :

 

 Taxi driver 1 cd 1 dvd

 

Funk et Blaxploitation

Meurtres dans la 110ème rue (1972), film d'action avec Anthony Quinn et Yaphet Kotto, situé à Harlem, est le sommet du genre de la Blaxploitation.

L'histoire est à la fois symbolique et hyperréaliste : à la suite d'un cambriolage, trois jeunes voleurs se retrouvent poursuivis par la mafia et la police, dans La 110ème rue, qui délimite quartiers pauvres et riches à New York.

Le succès du film tient autant à la qualité de ses images qu'à sa bande originale funky qui bénéficie des talents conjugués de musiciens soul et groovy, à commencer par J.J. Johnson, qui signe le thème principal.

La chanson thème de Bobby Womack, génialement réutilisée par Quentin Tarantino, donne le ton : funk et cool, dès le générique de Jackie Brown, film hommage aux vedettes de blaxploitation, et particulièrement à l'actrice vedette, Pam Grier, qui fait ici un come back remarqué après des années d'oubli.

On voit l'actrice habillée en hôtesse de l'air, immobile sur un tapis roulant, puis se mettre à courir brusquement à la fin de la séquence. Ainsi le générique ménage d'abord un suspense avant d'illustrer par la fuite de l'actrice les paroles de la chanson.

Tarantino, fin connaisseur de la musique populaire des années 70, comme des genres cinématographiques oubliés, est coutumier des recyclages. Comme Kubrick, c'est lui qui choisit, dans sa vaste discothèque les morceaux qui composeront ses bandes originales.

 

 Across 110th street : 1 cd

Citons également :
I want to live  1 cd
Dernier Tango à Paris 1 cd 1 dvd
Quand Harry rencontre Sally  1 cd
Les Valseuses  1 cd 1 livre

 

Les styles de Jazz

Le Rhythm and Blues et le Gospel

Les Blues Brothers, film culte des années 1980, reprend les personnages de Jake et Elwood Blues, emblématiques de l'émission télévisée Saturday Night Live diffusée sur NBC.

Les frères Blues, look gangsters ska : raybans, chapeaux et costumes noirs, décident de reformer leur ancien groupe de rythm'n' blues et de partir en tournée en "mission pour le Seigneur", afin de récolter la somme de 5 000 $ pour sauver l'orphelinat qui les a élevés. Leurs tribulations à travers Chicago dans leur vieille Bluesmobile, attirent rapidement l'attention de toute la police de Chicago, et entraînent des rencontres inattendues et parfois peu amicales (notamment avec le parti néo nazi).

bluesbrothers
De sketches en sketches, le film passe en revue toute la culture musicale populaire américaine. James Brown, Cab Calloway, Aretha Franklin, Ray Charles et John Lee Hooker y font des apparitions remarquées, parsemant le film de séquences rhythm and blues, soul et blues. Une des scènes les plus mémorables voit James Brown jouer un prédicateur funky interpellant ses ouailles lors d'un service gospel particulièrement endiablé.

 

 

 

 

 

 

Cette comédie musicale rythmée par de spectaculaires poursuites de voitures, des carambolages en série dignes d'un dessin animé, sur fond de blues et de gospel, se distingue par un duo d'acteurs chanteurs d’une drôlerie irrésistible, aux répliques aussi affûtées qu'un solo de guitare, et dont le look et la chorégraphie influenceront nombre de buddy movies.

 

 Les Blues brothers 1 cd 1 dvd

 

Le Jazz manouche

Max, un adolescent passionné par le jazz manouche, passe des vacances d'été interminables chez sa grand-mère, dans les beaux quartiers de Strasbourg. Il décide de se rendre dans les quartiers gitans pour y acheter une guitare manouche. Baignant dans la culture et la musique tzigane, il va faire son éducation amoureuse avec Swing, une jeune fille de son age.

Le jazz manouche est omniprésent dans le film : parmi les acteurs, non-professionnels recrutés sur place en Alsace, certains sont des musiciens reconnus : Tchavolo Schmitt, qui incarne Miraldo le professeur de Max, Mandino Reinhardt, qui campe le brocanteur, la violoniste Caroline Stenger ou la chanteuse d'origine kabyle Hayet Ayat.



La bande originale est d'ailleurs interprétée par trois de ces acteurs : Mandino Reinhardt, Abdellatif Chaarani et Tchavolo Schmitt, déjà musicien sur Latcho Drom ainsi que par Tony Gatlif, le réalisateur, féru de musique. Compositeur, il crée lui-même, parfois en collaboration avec d'autres artistes, les musiques de Latcho Drom, Gadjo Dilo, Vengo, Transylvania... Avec Swing, Gatlif, né de parents gitans, nous transmet sa vison magique de sa communauté dans les nombreuses séquences de musique, puissantes ou poétiques, mais toujours émouvantes.

 

Swing 1 cd 1 dvd

 

Le cinéma s'est intéressé à tous les styles de jazz. Citons également :

Le jazz latino                          
Calle 54 1 dvd
Chico & Rita 1 cd 1 dvd

Free jazz                                                        
Stranger than paradise 1 cd

Jazz sud africain                                                                           
S'en fout la mort : 1cd

Un instrument : la batterie      

Whiplash  1 cd 1 dvd

Dessins animés et séquences comiques

Durant les années 30, le swing et les orchestres de jazz sont en pleine explosion. Deux ans après le premier film parlant Le Chanteur de jazz, le créateur de Mickey Mouse réalise Jazz Fool dans lequel Mickey exécute un numéro au piano "plutôt acrobatique" qui tourne au duel.

 

 

Le jazz dans les cartoons accompagne le plus souvent les scènes d'actions ou les génériques.

La Panthère Rose

En 1963 Fritz Freleng créa son personnage de fiction sous la forme d'un félin rose en le faisant apparaître au générique de début et de fin du film de Blake Edwards. Dans le film, la panthère rose désigne un bijou, objet de l'enquête de l'inspecteur Clouzeau (Peter Sellers). Le film remporte un tel succès que les producteurs décident d'en faire une série de courts métrages animés au cinéma et à la télévision (jusqu'à 300 épisodes sur une durée de cinquante ans).

Henry Mancini qui collaborait pour la cinquième fois avec Blake Edwards, composa l'inoubliable Pink Panther Theme, "musique culte" reprise pour chaque dessin animé et qui reste à jamais gravée dans nos mémoires. Un triangle, une basse électrique, qui jouent quelques notes chromatiques, puis un saxo jazzy évoquent les pas feutrés du félin.

La Panthère rose 1 cd

 

Le Livre de la Jungle

L'histoire du petit Mowgli du Livre de la Jungle, abandonné dans la jungle et élevé par Baloo, a bercé notre enfance.

Dans l'oeuvre originale de Kipling, le roi des singes, le Roi Louie, n'existe pas. Pour présenter la scène de l'enlèvement de Mowgli, les réalisateurs se sont inspirés de Louis Prima et de son orchestre, tant du côté de leur gestuelle que par leur façon de chanter en scat.

Le livre de la jungle 1 cd 1 dvd

Les Aristochats

Contrairement à la musique classique, le jazz c'est aussi la musique des loulous, des quartiers louches, comme le montrent si bien les Aristochats !

 Premier long-métrage réalisé après la mort de Walt Disney, Les Aristochats rappelle le scénario des 101 Dalmatiens : des animaux domestiques sont volontairement égarés dans la nature et veulent retrouver leur domicile au prix de maintes aventures. Les chansons signées des frères Sherman évoquent l'atmosphère parisienne de l'époque : le jazz pour le côté noir, la musique classique pour le côté blanc, symbole de la haute bourgeoisie. La jolie et raffinée Duchesse va s'encanailler avec Thomas O' Malley et la bande de Scat Cat.

Une fois encore la part belle est laissée au jazz, symbole de fête et de happy end.

Les Aristochats 1 dvd

35 chansons et plus à travers les films de Walt Disney 1 cd

 

Qui veut la peau de Roger Rabbitt

Le jazz illustre également la sensualité des femmes. De Betty Boop à Qui veut la peau de Roger Rabbitt, les chanteuses dégagent une séduction troublante.

Roger Rabbitt, un lapin vedette, soupçonne sa femme, la pulpeuse Jessica, de le tromper. Pour le sauver de la déprime et le faire se ressaisir son producteur engage Eddie Valiant, un détective privé humain et alcoolique, pour prouver l'infidélité de Jessica. La pin-up rousse et pulpeuse (clin d'oeil assumé à Gilda) chante sur un rythme langoureux et jazzy.

Why don't you do right est le nom d'un standard de jazz composé par Joe McCoy en 1936. C'est la version de Peggy Lee avec l'orchestre de Benny Goodman qui popularisera la chanson auprès du grand public. Les différentes interprétations insistent sur des aspects très divers de la chanson. Celle d'Amy Irving, par exemple, relativement récente, insiste sur la volupté du personnage féminin ; elle est accompagnée d'une contrebasse et d'un clavier, dans une atmosphère feutrée. Jessica allume littéralement Eddie Valiant.

 

Une vie de Chat

Plus récemment, Une vie de chat emprunte aux codes du film noir, d'une part par le choix d'un graphisme qui rappelle celui des années 50 (découpe et ombres chinoises) et par le choix de la musique de Serge Besset : le saxophone illustre les sorties nocturnes du voleur et du chat Dino sur les toits de Paris au tout début du film.

Une vie de chat 1 cd  1 dvd

 

Chico et Rita

Chico & Rita de Fernando Trueba et Javier Mariscal, relate les amours de Chico un pianiste, et Rita, une chanteuse cubaine, dans le milieu du jazz cubain à La Havane et à New York au milieu du XXe siècle. La bande son du film est entièrement jazzy.

Chico & Rita 1 cd 1 dvd

 

 Jerry Lewis et the Errant Boy

Et pour le plaisir, retrouvons un extrait de The Errant Boy dans laquelle Jerry Lewis improvise une imitation de big boss d'entreprise sur fond de jazz.

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