phare rumiz1Dans les entrailles du Cyclope.

Dans Le phare, voyage immobile, Paolo Rumiz relate sa résidence d'écriture de 3 semaines dans un phare accroché à une île minuscule de Méditerranée. Une expérience physique et introspective intense, qu'il nous fait partager avec douceur et érudition.

En 2014, épuisé par ses voyages incessants, le journaliste Paolo Rumiz demande à son employeur un reportage statique afin de reprendre haleine. Il est envoyé sur une île déserte - dont il faut taire le nom - sans aucun média, en haut d'un phare, surnommé le Cyclope, perché à 110 m au-dessus de la Méditerranée.

Ce voyage immobile qui aurait pu être ennuyeux, se révèle être une expérience physique et intellectuelle inouïe pour l'auteur, qui en part transformé. Chaque instant est vécu avec une telle acuité que le rythme des heures en semble ralenti. Les tâches ménagères, l'exploration du phare, de l'île, l'observation du ciel, du vent, de la mer et de longs moments d'introspection composent ses journées. Cette écoute de lui-même et de la nature l'amène à réévaluer la place de l'homme au sein de l'univers.

Par son écriture douce et fluide, Paolo Rumiz nous emmène avec bonheur dans son imaginaire peuplé d'êtres mythologiques et de voyages intérieurs. Il nous aère l'esprit par ses descriptions de la nature et nous offre en prime un véritable petit traité des vents.

Prix Nicolas Bouvier 2015