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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Noël is back in town !

6 thèmes | 22 oeuvres
Une déesse grecque, un Santa Claus salace, un squelette d'Halloween égaré devant la cheminée, un ange, un empereur barbu et le petit Brian Cohen, voisin de Jésus : ils sont tous venus passer les fêtes avec nous pour une promenade culturelle parmi les contes et légendes de Noël. Comme au réveillon, il arrive que ça tourne mal, mais il se produit aussi, parfois, de vrais petits miracles !

Black Christmas

Parfois, la réalité vient briser le déluge de bons sentiments du 25 décembre. Pour la famille Vuillard du film d’Arnaud Desplechin, Noël est le temps des règlements de compte, James Brown chante Noël mais dépose la question noire américaine au pied du sapin, la mort rôde autour des fraternisations du réveillon 1914 dans le film "Joyeux Noël", Disney ose, dans "L'Etrange Noël de Monsieur Jack", un dérangeant éloge de la différence. Douce nuit…

The Complete James Brown Christmas

En se livrant à l'exercice obligé du « disque de Noël » dès 1966 (il mourra 40 ans plus tard, un... 25 décembre), James Brown montre que rien ne l'arrête : non seulement il est alors en train de révolutionner la musique noire (nous sommes entre « Papa's Got a Brand New Bag » et « Cold Sweat », mètres-étalon du funk naissant), mais il s'impose aussi au sein du showbiz blanc. Après avoir signé le slow de l'été 1966 (« It's a Man's Man's Man's World »), le voici défiant Bing Crosby ou Elvis sur un terrain ultra-balisé. Amer et conquérant, il n'en fait qu'à sa tête : l'ensemble chauffe plus sûrement qu'une cheminée, et, sur « Santa Claus Go Straight to the Ghetto », il recommande au Père Noël de visiter «de sa part» les quartiers noirs déshérités de l'Amérique d'alors.

L'Etrange Noël de monsieur Jack

Pour un Disney de fin d'année, c'était gonflé. Avec son univers digne d'un "horror movie" (squelettes, monstres et cimetières), réalisé selon la vieille technique d'animation « image par image » ("Toy Story", en 1995, marquera le passage à la 3D), le film, sur un scénario de Tim Burton, s'amuse à gâcher la fête : Jack, grand maître d'Halloween, s'ennuie et décide de remplacer le Père Noël. Problème, il ne sait fabriquer et distribuer que des jouets épouvantables ! Les scènes d'ouverture de cadeaux par des enfants terrorisés sont réjouissantes, et ce « contre-Noël » qui part joyeusement en vrille est aussi, mine de rien, un bel éloge de la marginalité et de la différence...

Joyeux Noël

Pour le centenaire de Noël 1914, il est bon de revoir ce film consacré à la trêve et aux scènes de fraternisation dans les tranchées qui marquèrent les premières Fêtes de la Grande guerre. Car derrière les bons sentiments, il nous rappelle que, si le Verdun de 1916 est resté comme l'archétype de la boucherie, les premiers mois du conflit déclenché en août 1914 furent les plus sanglants (320 000 morts français dès la mi-octobre), car placés sous le sceau de l'offensive au grand jour, sans réelle organisation du système de tranchées mis en place par la suite. Ce sont des belligérants hébétés par ces quelques mois d'hécatombes et d'horreur qui sont mis en scène ici. Il leur faudra près de quatre Noëls de plus pour sortir du bourbier.

Un conte de Noël

Noël est traditionnellement le temps de la paix, des grandes réunions de famille et des yeux des enfants qui brillent. Mais dans la famille d’Abel et Junon Vuillard, ce vieux couple encore amoureux qui décide de recevoir tous leurs enfants dans leur confortable maison de Roubaix, les retrouvailles d’un frère et d’une sœur qui s’évitent depuis des années vont faire éclater la chape de plomb des non-dits et libérer des paroles assassines. Et après deux jours de tensions, chacun repartira vers sa vie presque soulagé. Un miracle de Noël ? Assurément un des meilleurs films de Desplechin avec une distribution exceptionnelle.

Hot hotte

En célébrant à la fois la Nativité et la Virginité de Marie, Noël trahit ses origines pré-chrétiennes puisque la déesse grecque Artémis incarnait elle aussi cette double performance. Le mystère de la conception est au cœur de la fête, ce qu'un certain nombre de provocateurs aiment à rappeler de temps à autres, des cantiques ambigus d'Elvis Presley aux récentes expositions du sculpteur américain Paul McCarthy, détournant les symboles de Noël en jouets sexuels.

Artémis, cœur d'artichaut

Bien avant Marie, une autre figure divine a été chargée d'incarner virginité et nativité à la fois : la déesse grecque Artémis, réputée chaste mais patronne des femmes en couche, fille de Zeus gardant un œil sur la nymphe Callisto, enceinte de son père. Cet étonnant premier long métrage la précipite dans la France d'aujourd'hui. Etudiante en lettres à Caen, en colocation avec une certaine « Kalie Steaux », Artémis découvre l'indépendance et les amours de vacances dans un vrai « film de copines » qui hésite entre Nouvelle Vague et fantasmagorie à la Méliès (pour les trucages réalisés avec des bouts de ficelle).

Chocolate Factory

« Platitude obscène » ou « défi salutaire à l'ordre moral », les critiques sont partagés. N'empêche que dans une France divisée sur la question du mariage homosexuel, le sculpteur américain a frappé là où ça fait mal, cet automne, en exposant place Vendôme son « Tree » vert, un sapin en forme de jouet sexuel anal. Passé la polémique et la destruction de l'œuvre, il reste cette expo-usine (jusqu'au 4 janvier à la Monnaie de Paris) où de pseudo-chocolatiers en débitent des répliques, ainsi que des Pères Noël brandissant un autre jouet du même acabit. On en pense ce qu'on veut, mais l'angle choisi a le mérite de replacer la sexualité au cœur de cette fameuse histoire d'enfant né d'une mère vierge...

Elvis' Christmas Album

A la mort du King en 1977, John Lennon eut cette formule : "« Elvis est mort le jour où il est parti au service militaire. »" Son incorporation, début 1958, marque la fin de la première période de l'inventeur du rock'n'roll, quelques années où le gamin de Tupelo (Mississippi) fût un artiste sauvage et sensuel. Ce dernier disque avant l'armée, sous couvert d'un inoffensif album de Noël, concentre tout son talent d'alors, innocent et chargé d'énergie sexuelle. Ici, les fêtes foutent les boules (« Blue Christmas ») mais il y a moyen de se consoler, comme dans « Santa Claus is Back in Town », où Elvis, en Père Noël pas très catholique, avertit une femme : "« J'arrive dans ma grosse Cadillac, alors accroche tes jolis bas et éteins la lumière, car ce soir Santa Claus passe par la cheminée. » "

  CD
Elvis' Christmas album
Auteur: Presley, Elvis (1935-1977)
Edition: BMG Music
Collection: Elvis in the 90's

Jésus, Brian, Nicolas et les autres

Fête religieuse, Noël convoque aussi tout une galerie de personnages, de traditions et de récits historiques. Car le solstice d'hiver a toujours été vu comme un moment où se manifestent la magie et le merveilleux, incarnés par des anges ou, bien sûr, par le Père Noël, figure syncrétique mélange de dieu Odin et de Saint Nicolas, entre autres. Pas étonnant que J.R.R. Tolkien, auteur du Seigneur des anneaux et spécialiste des langues scandinaves médiévales, ait su se glisser dans la peau du personnage et rédiger « ses » lettres...

Lettres du Père Noël

Alors que sort en salles "La Bataille des cinq armées", troisième volet de la trilogie de Peter Jackson adaptée de "Bilbo le Hobbit", rappelons que ce roman publié par Tolkien en 1937, sorte de « prequel » au Seigneur des Anneaux, est d'abord né d'histoires fantastiques créées pour ses enfants. De même, entre 1920 et 1943, ses trois garçons et sa fille eurent le plaisir de recevoir cette trentaine de lettres, soi-disant envoyées par le Père Noël depuis son repaire du Pôle Nord. Un petit bijou où le talent poétique de Tolkien explose bien plus fort que dans un blockbuster pétaradant.

Cher Père Noël ! Un siècle de lettres au Père Noël

Depuis 1962, toute lettre mentionnant le Père Noël dans l'adresse est acheminée à un « secrétariat » mis en place par la Poste chaque hiver, qui compte aujourd'hui une soixantaine de personnes chargées de lire près de 2 millions de missives en quelques semaines, et même d'y répondre ! De ce riche matériau, Jean-Pierre Guéno, spécialiste du genre (il a compilé des paroles de Poilus de 14-18, des correspondances de Français sous l'Occupation...) tire un livre magique, agrémenté de dessins et de nombreux extraits. Une vraie madeleine pour quiconque, à l'âge tendre, a pris la plume à l'approche des fêtes, mais aussi une petite histoire de France contemporaine vue par les enfants.

La Vie est belle

George Bailey, bienfaiteur de sa ville en butte à un millionnaire sans foi ni loi, est au bord du suicide le soir de Noël. Sauvé par son ange gardien, il reprend confiance, jusqu'à ce que le Bien triomphe... Ce conte manichéen, sauvé par l'humour, la virtuosité et l'interprétation (fantastique James Stewart), est le dernier grand film de Frank Capra (1897-1991). S'il mit si souvent en scène «l'homme de la rue» face aux puissants, le réalisateur semble avoir manqué dans la vie des bons sentiments qui suintent de ses films, à en croire une biographie jamais traduite ("The Catastrophe of Success", de Joseph McBride), qui dépeint un homme torturé et misogyne, honteux de ses origines siciliennes, complice des patrons de studio dans la persécution des syndicalistes dès les années 30 puis de la chasse aux sorcières maccarthyste après-guerre.

La Vie de Brian

Oserait-on encore ce film qui tourne en dérision à la fois le christianisme et le conflit israélo-palestinien ? Le jour de la naissance du Christ, dans l'étable voisine, vient au monde un certain Brian Cohen, que les Rois mages prennent un temps pour le Messie. Trente ans plus tard, tandis que Jésus prêche, Brian rejoint le « Front populaire de Judée », hostile à l'occupant romain mais surtout à ses rivaux de « Galilée libre »... Lâchés à la veille du tournage par des producteurs craignant la réaction des croyants (notamment à la scène finale, qui voit les victimes d'une crucifixion collective chanter en chœur « Prends toujours la vie du bon côté »...), les Monthy Python purent se lancer grâce à l'appui financier de l'ex-Beatles George Harrison, grand fan de leur « nonsense ».

L'Avent et l'après

Avec son héros, né le même jour que le Christ dans l'étable voisine, "La vie de Brian" des Monthy Python rappelle ce que la date de Noël a d'arbitraire : Jésus serait plutôt né entre -7 et -5. Et encore, pas en hiver. Le choix du 25 décembre, au IVe siècle, vise à remplacer les fêtes païennes du solstice d'hiver, occasions aussi de célébrer la maternité, comme on célébrait Artémis, patronne des femmes en couche. Puis la date est devenue politique (baptême de Clovis, couronnement de Charlemagne) et signe de ralliement à Rome : adoptant le calendrier grégorien en 1582, les Pays-Bas espagnols passèrent, cette année-là, directement du 14 au 25 décembre !

Artémis, cœur d'artichaut

Bien avant Marie, une autre figure divine a été chargée d'incarner virginité et nativité à la fois : la déesse grecque Artémis, réputée chaste mais patronne des femmes en couche, fille de Zeus gardant un œil sur la nymphe Callisto, enceinte de son père. Cet étonnant premier long métrage la précipite dans la France d'aujourd'hui. Etudiante en lettres à Caen, en colocation avec une certaine « Kalie Steaux », Artémis découvre l'indépendance et les amours de vacances dans un vrai « film de copines » qui hésite entre Nouvelle Vague et fantasmagorie à la Méliès (pour les trucages réalisés avec des bouts de ficelle).

Charlemagne

Décédé l'été dernier à 82 ans, le grand médiéviste Jean Favier réussit avec ce livre un pari impossible : la biographie de Charlemagne (768-814), personnage sur lequel il existe plus de mythes que de sources écrites. On apprend que « l'empereur à la barbe fleurie » était glabre, qu'il n'a pas « inventé l'école », mais aussi que ce chef de guerre était fin lettré, et sans doute auteur d'une bonne part de sa propre légende. Notamment en choisissant de se faire couronner empereur le 25 décembre 800, à la Noël d'une année ronde, pour en appeler à la fois à l'empire romain (le pape Libère, premier à fixer à Rome le siège apostolique, fixa aussi en 354 la date de naissance « officielle » de Jésus) et au baptême de Clovis, un 25 décembre de la fin du Ve siècle.

  Livre doc
Charlemagne
Auteur: Favier, Jean (1932-....)
Edition: Fayard

La Vie de Brian

Oserait-on encore ce film qui tourne en dérision à la fois le christianisme et le conflit israélo-palestinien ? Le jour de la naissance du Christ, dans l'étable voisine, vient au monde un certain Brian Cohen, que les Rois mages prennent un temps pour le Messie. Trente ans plus tard, tandis que Jésus prêche, Brian rejoint le « Front populaire de Judée », hostile à l'occupant romain mais surtout à ses rivaux de « Galilée libre »... Lâchés à la veille du tournage par des producteurs craignant la réaction des croyants (notamment à la scène finale, qui voit les victimes d'une crucifixion collective chanter en chœur « Prends toujours la vie du bon côté »...), les Monthy Python purent se lancer grâce à l'appui financier de l'ex-Beatles George Harrison, grand fan de leur « nonsense ».

Les bons contes

Pas de Noël sans bons sentiments ni intervention du merveilleux. Cette journée est en tout cas un immense réservoir d'intrigues et de scénarios en forme de contes, particulièrement réussis dans la littérature de Charles Dickens et dans les films de Frank Capra. Parfois Noël produit de vrais petits miracles comme lors des scènes de fraternisation dans les tranchées de 1914. Fiction ou réalité, c'est tout cela qu'ont en tête les enfants qui continuent d'écrire au Père Noël...

Cher Père Noël ! Un siècle de lettres au Père Noël

Depuis 1962, toute lettre mentionnant le Père Noël dans l'adresse est acheminée à un « secrétariat » mis en place par la Poste chaque hiver, qui compte aujourd'hui une soixantaine de personnes chargées de lire près de 2 millions de missives en quelques semaines, et même d'y répondre ! De ce riche matériau, Jean-Pierre Guéno, spécialiste du genre (il a compilé des paroles de Poilus de 14-18, des correspondances de Français sous l'Occupation...) tire un livre magique, agrémenté de dessins et de nombreux extraits. Une vraie madeleine pour quiconque, à l'âge tendre, a pris la plume à l'approche des fêtes, mais aussi une petite histoire de France contemporaine vue par les enfants.

Contes de Noël

Romancier de l'enfance mais aussi feuilletoniste capable de débiter à la demande des textes de saison, Charles Dickens (1812-1870) s'est naturellement fait une spécialité des contes de Noël. Ce recueil en rassemble cinq (sur la vingtaine publiée au cours de sa carrière), dont le plus célèbre, Un chant de Noël. Ancrés dans le dur réalisme d'une Angleterre en pleine révolution industrielle, comme toujours avec l'auteur d'Oliver Twist, ces textes montrent qu'il était avant tout un grand fantaisiste, à mille lieux du « naturalisme » d'un Emile Zola.

Joyeux Noël

Pour le centenaire de Noël 1914, il est bon de revoir ce film consacré à la trêve et aux scènes de fraternisation dans les tranchées qui marquèrent les premières Fêtes de la Grande guerre. Car derrière les bons sentiments, il nous rappelle que, si le Verdun de 1916 est resté comme l'archétype de la boucherie, les premiers mois du conflit déclenché en août 1914 furent les plus sanglants (320 000 morts français dès la mi-octobre), car placés sous le sceau de l'offensive au grand jour, sans réelle organisation du système de tranchées mis en place par la suite. Ce sont des belligérants hébétés par ces quelques mois d'hécatombes et d'horreur qui sont mis en scène ici. Il leur faudra près de quatre Noëls de plus pour sortir du bourbier.

La Vie est belle

George Bailey, bienfaiteur de sa ville en butte à un millionnaire sans foi ni loi, est au bord du suicide le soir de Noël. Sauvé par son ange gardien, il reprend confiance, jusqu'à ce que le Bien triomphe... Ce conte manichéen, sauvé par l'humour, la virtuosité et l'interprétation (fantastique James Stewart), est le dernier grand film de Frank Capra (1897-1991). S'il mit si souvent en scène «l'homme de la rue» face aux puissants, le réalisateur semble avoir manqué dans la vie des bons sentiments qui suintent de ses films, à en croire une biographie jamais traduite ("The Catastrophe of Success", de Joseph McBride), qui dépeint un homme torturé et misogyne, honteux de ses origines siciliennes, complice des patrons de studio dans la persécution des syndicalistes dès les années 30 puis de la chasse aux sorcières maccarthyste après-guerre.

Sapins et autres accessoires

Le cadeau de fin d'année n'est pas né avec Noël mais avec les traditionnelles offrandes du solstice d'hiver. En constante transformation, les rites et le décorum de la fête se sont ainsi largement américanisés au cours du XXe siècle, à mesure que s'affirmait la puissance économique et culturelle des Etats-Unis, capables d'exporter leurs coutumes en même temps que leurs produits.

Chocolate Factory

« Platitude obscène » ou « défi salutaire à l'ordre moral », les critiques sont partagés. N'empêche que dans une France divisée sur la question du mariage homosexuel, le sculpteur américain a frappé là où ça fait mal, cet automne, en exposant place Vendôme son « Tree » vert, un sapin en forme de jouet sexuel anal. Passé la polémique et la destruction de l'œuvre, il reste cette expo-usine (jusqu'au 4 janvier à la Monnaie de Paris) où de pseudo-chocolatiers en débitent des répliques, ainsi que des Pères Noël brandissant un autre jouet du même acabit. On en pense ce qu'on veut, mais l'angle choisi a le mérite de replacer la sexualité au cœur de cette fameuse histoire d'enfant né d'une mère vierge...

Le cadeau de Noël, Histoire d'une invention

Déjà auteur d'un livre sur la plus répandue des illusions enfantines ("Faut-il croire au Père Noël" ?, en 2010), cette chercheuse au CNRS nous rappelle que dans la Rome antique, déjà, on s'offrait, en fin d'année, des cadeaux en hommage à la déesse de la santé, Strenia (d'où le mot « étrennes »). Mais, sociologue avant tout, elle lie le succès de cette pratique depuis le XIXe siècle à l'essor et à la démocratisation de nouvelles formes de commerce. Une somme passionnante, à l'heure où de plus en plus de cadeaux s'achètent sur Internet... et s'y revendent dès le 26 décembre.

Norman Rockwell, Le peintre préféré de l'Amérique

Peintre et illustrateur, (il a réalisé les couvertures du « Saturday Evening Post » de 1916 à 1960 !), Norman Rockwell (1894-1978) est resté célèbre pour avoir créé l'équivalent américain de nos images d'Epinal : des Etats-Unis idéalisés, dégoulinants de piété, de simplicité rurale et de bon droit démocratique. Le folklore de Noël y tient une grande place et, à se plonger dans ses saynètes autour du sapin ou de la cheminée, on se rend compte à quel point nos fêtes de fin d'année, où se mêlaient des traditions latines et scandinaves, sont aujourd'hui sous influence de l'Oncle Sam. Lequel a réussi à exporter d'autres coutumes festives, comme Halloween ou les « bals de promotion » en fin d'année scolaire.

L'Etrange Noël de monsieur Jack

Pour un Disney de fin d'année, c'était gonflé. Avec son univers digne d'un "horror movie" (squelettes, monstres et cimetières), réalisé selon la vieille technique d'animation « image par image » ("Toy Story", en 1995, marquera le passage à la 3D), le film, sur un scénario de Tim Burton, s'amuse à gâcher la fête : Jack, grand maître d'Halloween, s'ennuie et décide de remplacer le Père Noël. Problème, il ne sait fabriquer et distribuer que des jouets épouvantables ! Les scènes d'ouverture de cadeaux par des enfants terrorisés sont réjouissantes, et ce « contre-Noël » qui part joyeusement en vrille est aussi, mine de rien, un bel éloge de la marginalité et de la différence...

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