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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Brésil

5 thèmes | 19 oeuvres
Si le football est depuis toujours le sport roi au Brésil, la musique est également une passion populaire et savante, essentielle au pays des maillots jaunes et verts. Au moment où la Coupe du Monde brésilienne arrive à son premier tournant, il est possible de jouer le contre-pied et de trouver son chemin dans la jungle des musiques brésiliennes qui, de la samba au funk en passant par la bossa nova ou la pop tropicaliste, représente l’âme authentique du Brésil.

Amities franco-brésiliennes

Depuis la palme d’or attribuée en 1959 à "Orfeu Negro", le célébrissime film tourné à Rio par le français Marcel Camus, l’attraction réciproque entre la France et le Brésil ne se dément pas. Dans les années 60-70, le Brésil fut souvent présent dans la chanson française avec des adaptations de succès brésiliens tels que "Fais comme l’Oiseau" de Michel Fugain ou "Qui c’est celui là ?" de Pierre Vassiliu. Aujourd’hui, c’est Sébastien Tellier qui reprend le flambeau de cette tradition métissée avec son dernier album "L’Aventura" entièrement immergé dans la chaleur de Rio.

Como e Porque

Disparue, à l’âge de 36 ans, à la suite d’une overdose, la chanteuse Elis Regina est un véritable mythe au Brésil et sans doute l’ambassadrice numéro un de sa musique. Pas véritablement rattachée à un courant particulier de la musique brésilienne, elle a chanté tous les grands, d’Antonio Carlos Jobim à Chico Buarque en passant par Gilberto Gil. Dans "Como e Porque", son meilleur album enregistré en 1968, elle passe avec une aisance confondante du traditionnel "Aquarela do Brasil" d’Ary Barroso à un air des Parapluies de Cherbourg, interprété en français s’il vous plaît !

Black Orpheus

Publié en 2013, cet album orienté jazz revient sur les pas du film mythique "Orfeu Negro", palme d’or au festival de Cannes 1959, et de sa bande-son légendaire qui a beaucoup contribué à la renommée internationale de la bossa nova. Le bassiste et producteur brésilien Nilson Matta mélange, pour l’occasion, ses compatriotes musiciens avec des pointures du jazz venus de tous les horizons. S’ensuit une brillante relecture des musiques d’Antonio Carlos Jobim et Luiz Bonfa, avec, au premier plan, les standards éternels "A Felicidade" et "Manha de Carnaval".

Un Homme et une Femme

Au premier abord, aucun rapport entre le Deauville hivernal du classique de Lelouch et les chaleurs de Rio ou Salvador. Un homme fait pourtant le trait d’union entre ces deux mondes, c’est Pierre Barouh, parolier et acteur d’"Un Homme et une Femme" et véritable passeur, avant Georges Moustaki ou Claude Nougaro, de la musique brésilienne en France. Au cœur d’une bande-son splendide signée Francis Lai et dominée par les chabadabada, Barouh adapte en français et reprend la fameuse "Samba Saravah" du guitariste Baden Powell qui s’exilera d’ailleurs à Paris quelques années plus tard. Quant à Pierre Barouh, avec les généreuses royalties de la BO du film, il créera, à la fin des années 60, son propre label bien nommé... "Saravah" !

L’Aventura

On n’attendait pas forcément l’excentrique Sébastien Tellier, mi-prophète, mi-trublion, sur les terres brésiliennes. Et pourtant, dans son dernier album, "L’Aventura", paru juste avant le début de la Coupe du Monde, le Français a éprouvé le besoin de rafraichir son électro-pop dans la bonne ville de Rio. Partagé entre l’influence de la pop française des années 70 et un certain parfum bossa, Sébastien Tellier s’inscrit ainsi, à sa manière très contemporaine, dans la déjà longue lignée des Français fascinés par le Brésil qui, de Pierre Barouh à Bernard Lavilliers en passant par Pierre Vassiliu et son fameux tube "Qui c’est celui là ?" adapté d’une chanson de Chico Buarque, ont acclimaté nos oreilles aux rythmes de la bossa nova et de la samba.

Bossa Nova

A la fin des années 50, l’éclosion de la bossa nova, sous le haut-parrainage de Joao Gilberto, Antonio Carlos Jobim et du poète Vinicius de Moraes est un coup de tonnerre d’une infinie délicatesse dans un Brésil en pleine mutation. Les ondes du mouvement vont rapidement se propager un peu partout dans le monde, et notamment aux USA où l’industrie du disque et le jazz vont s’emparer goulument de la bossa nova pour la mettre à toutes les sauces. Si la bossa nova est parfois victime de sa trop grande célébrité, elle reste, de toutes les manières, un chapitre essentiel dans l’histoire contemporaine du Brésil.

Brasil

Publié sous le nom de Joao Gilberto, en 1981, Brasil marque la rencontre inter-générationnelle entre l’homme qui, vingt ans plus tôt, inventa la bossa nova et ses admirateurs, Veloso, Gil, Bethania, grands rénovateurs tropicalistes de la "Musique Populaire Brésilienne". Enregistré entre Rio et Los Angeles, le répertoire de l’album est pourtant ancré dans les terres bahianaises, région d’origine de ses quatre protagonistes et puise dans les sambas du Nordeste brésilien. La merveilleuse version collective du classique "Aquarela do Brasil" donne le la d’un disque intemporel doué d’un swing et d’une douceur incomparables.

Blue Note Plays Bossa Nova

Si l’association Stan Getz/Joao Gilberto/Astrud Gilberto constitue l’archétype du jazz bossa nova, cette excellente compilation qui parcourt l’histoire du label "Blue Note" sous tropisme brésilien, prouve que les rapports entre le jazz et la bossa nova sont bien plus étroits qu’on aurait pu le croire. En réalité, la plupart des grands du jazz des années 60 ont sacrifié à ce qui a été, en son temps, une mode. Mode qui retrouve parfois des couleurs vives comme en témoigne la présence, dans cette compilation, de figures contemporaines du jazz telles que la chanteuse Cassandra Wilson ou le pianiste Jacky Terrasson.

Stone Flower

Antonio Carlos Jobim, le père fondateur de la bossa nova, à égalité avec Joao Gilberto a donné son nom à l’aéroport international de Rio. Et pourtant il a fait une partie de sa carrière aux USA, à l’époque où les Américains ne juraient ou presque que par le Brésil. Dans les années 60 donc, Jobim a enregistré, dans les studios californiens ou new-yorkais, une poignée d’albums instrumentaux de toute beauté. Le plus aérien et le plus magique est sans doute "Stone Flower" dans lequel Jobim, épaulé par les splendides arrangements d’Eumir Deodato, donne une version technicolor et rêveuse du classique "Aquarela do Brazil" de près de 10 minutes. 10 minutes de bonheur bien sur !

Pop, Soul, Electro

On identifie souvent le Brésil au carnaval, à la samba ou à la bossa nova. Et pourtant depuis les années 1960 et l’irruption des tropicalistes, la musique brésilienne a toujours su se conjuguer au présent intégrant les influences pop, puis la soul dans les années 1970, sans parler du punk, du grunge, du rap, du funk, du folk ou de l’électro dans les décennies suivantes. Preuve qu’il n’y a pas une seule musique brésilienne mais une multitude d’idiomes qui se mélangent généreusement et qui incarnent, à chaque époque, le moment présent.

Caetano Veloso

Avec son premier album, publié en 1967, le grand Caetano Veloso met d’emblée l’imagination au pouvoir. Considéré comme le manifeste du "Tropicalisme" naissant, un mouvement qui revendique simultanément l’influence des vieilles sambas aussi bien que celles de Godard ou des Beatles, ce grand disque pop baroque et bigarré est un peu le Sergent Pepper’s brésilien et s’avère, avec le recul, un classique de la Musique Populaire Brésilienne. Deux ans plus tard, pour cause de durcissement de la dictature militaire, Caetano Veloso devra s’exiler à Londres, en compagnie de son camarade de jeu Gilberto Gil, l’autre grande figure du "Tropicalisme".

Gal Costa

Parmi les divas de la musique brésilienne, Gal Costa n’est pas la plus célèbre, en tout cas hors du Brésil, mais reste pourtant une des plus grandes, toutes époques confondues. Sous l’égide de ses deux mentors, Caetano Veloso et Gilberto Gil, celle qu’on surnomme parfois « la muse du Tropicalisme » impose, dès son premier album paru en 1969, son style vocal, à la fois suave et puissant, qui la rapproche, par instants, de Janis Joplin. Par ailleurs, l’album, qui porte juste le nom de la chanteuse, est un monument de sophistication pop et peut être considéré tout simplement comme un des très grands disques de l’histoire de la musique brésilienne.

Black Rio

En dehors du Brésil, on connaît surtout Rio comme berceau de la samba et de la bossa nova. On sait moins que dans les années 1970, la ville du Corcovado et d’Ipanema a été le théâtre d’une très passionnante mutation soul de la musique brésilienne dont Jorge Ben est sans doute le saint patron. Dans cette parfaite compilation, la meilleure du genre réalisée par des Anglais, on retrouvera l’esprit noir et funky de cette musique qui trouvera des prolongements dans les années 2000 à l’intérieur des scènes rap et Baile funk des favelas.

  CD
Black Rio
Edition: Strut

Cavalo

Avec "Cavalo", son premier album paru au début de l’année 2014, le carioca Rodrigo Amarante s’invite immédiatement à la table des grands de la "Musique Populaire Brésilienne". Enregistré à Los Angeles, "Cavalo" mélange des influences pop, folk, électro avec une certaine tradition de la chanson brésilienne. Il en résulte un album intime, presque onirique, qui incarne, à lui tout seul, le devenir possible d’une musique brésilienne forcément métissée. Désigné comme héritier spirituel de Caetano Veloso, la trajectoire très personnelle et parfaitement contemporaine de Rodrigo Amarante est à suivre avec beaucoup d’attention.

Traditions

Au Brésil, la modernité n’est jamais complètement détachée des traditions variées qui irriguent la musique depuis les origines. Choro, frevo, samba, forro sont les genres traditionnels de la musique brésilienne. Et à chaque génération, les musiciens les plus variés s’en emparent pour les revivifier au présent. Car, au Brésil, paradoxe du Nouveau Monde, la tradition n’est jamais morte, elle coule dans les veines de tous les Brésiliens et plus particulièrement des musiciens qui connaissent tous parfaitement leurs classiques.

Banana Split

Réalisé par l’immense chorégraphe Busby Berkeley aux idées de ballet souvent délirantes, "Banana Split" réalisé en 1943, est surtout l’occasion de faire connaissance avec la chanteuse et danseuse Carmen Miranda, la première Brésilienne exportée aux USA dès la fin des années 30 où elle s’installe à Hollywood. Avec ses extravagants costumes de bananes forcément hauts en couleurs, cette grande figure de la samba traditionnelle incarne à merveille un mixage de la tradition authentique et de l’exotisme que certains ont pu qualifier de pacotille. Par son goût des mélanges baroques, elle fait pourtant partie, selon Caetano Veloso, des influences revendiquées du mouvement tropicaliste.

La Vie peu ordinaire de Dona Linhares

Enorme succès au Brésil, au début des années 2000, "La Vie peu ordinaire de Dona Linhares" dont l’action se déroule au cœur du Nordeste met en scène une femme qui multiplie les amants, une façon comme une autre de retourner le traditionnel machisme brésilien. Mais l’intérêt majeur du film tient à sa bande-son réalisé par Gilberto Gil. L’occasion d’entendre le futur ministre de la Culture dans un répertoire inhabituel pour lui puisque l’essentiel des chansons du film sont des classiques du forro, genre populaire du Nordeste, à base d’accordéon, rendu célèbre par Luiz Gonzaga. Une nouvelle preuve que, dans la musique brésilienne, les traditions ne se perdent jamais complètement.

Cartola

C’est grâce au succès international de "La Cité de Dieu" le film de Fernando Mereilles, que le nom de Cartola, présent dans la remarquable BO du film, a été enfin connu hors du Brésil. Parmi les grands sambistes de l’âge classique (les années 30), Cartola est sans doute le plus important et le plus respecté. Adepte de la samba chanson plus lente et moins festive que la samba carnaval, Cartola enregistre, dans les années 60-70, au crépuscule de sa vie, une série d’albums intemporels. Celui-ci comporte quelques chansons tranquillement sublimes comme "O Mundo e um Moinho" ou "Preciso me Encontrar". Pour sentir le vrai parfum des cafés et autres cabarets où l’on joue la samba à Rio.

MPB Musique Populaire Brésilienne

Vous ne connaissez rien aux musiques brésiliennes et vous avez envie de tout savoir sur le sujet ? "MPB" est le livre qu’il vous faut. Catalogue de l’exposition sur la musique brésilienne qui eut lieu au printemps 2005 à la Cité de la Musique, l’ouvrage en question parcourt tout le spectre des musiques brésiliennes, depuis les ancestrales influences indiennes et africaines jusqu’aux dernières tendances contemporaines. Au passage, ce livre très complet montre que l’éventail des musiques au Brésil est bien plus large que l’image qu’on en a en France et que la bossa nova est peut-être bien l’arbre qui cache l’immense forêt tropicale de ses pratiques et autres genres musicaux.

Tropicalisme

Le grand mouvement de rénovation de la culture brésilienne éclot en 1967, au moment de la parution des premiers albums de Caetano Veloso et Gilberto Gil qui en sont les chefs de file aux côtés de Gal Costa, Tom Ze ou encore du groupe Os Mutantes. Adeptes des mélanges les plus baroques, les tropicalistes plongent la musique brésilienne dans un grand bain de modernité où la pop sophistiquée des Beatles croise les sambas métissées de Carmen Miranda. Le tropicalisme est tout simplement la forme la plus avancée d’un psychédélisme à la sauce brésilienne dont les échos sont encore très sensibles aujourd’hui.

Caetano Veloso

Avec son premier album, publié en 1967, le grand Caetano Veloso met d’emblée l’imagination au pouvoir. Considéré comme le manifeste du "Tropicalisme" naissant, un mouvement qui revendique simultanément l’influence des vieilles sambas aussi bien que celles de Godard ou des Beatles, ce grand disque pop baroque et bigarré est un peu le Sergent Pepper’s brésilien et s’avère, avec le recul, un classique de la Musique Populaire Brésilienne. Deux ans plus tard, pour cause de durcissement de la dictature militaire, Caetano Veloso devra s’exiler à Londres, en compagnie de son camarade de jeu Gilberto Gil, l’autre grande figure du "Tropicalisme".

Gal Costa

Parmi les divas de la musique brésilienne, Gal Costa n’est pas la plus célèbre, en tout cas hors du Brésil, mais reste pourtant une des plus grandes, toutes époques confondues. Sous l’égide de ses deux mentors, Caetano Veloso et Gilberto Gil, celle qu’on surnomme parfois « la muse du Tropicalisme » impose, dès son premier album paru en 1969, son style vocal, à la fois suave et puissant, qui la rapproche, par instants, de Janis Joplin. Par ailleurs, l’album, qui porte juste le nom de la chanteuse, est un monument de sophistication pop et peut être considéré tout simplement comme un des très grands disques de l’histoire de la musique brésilienne.

Brasil

Publié sous le nom de Joao Gilberto, en 1981, Brasil marque la rencontre inter-générationnelle entre l’homme qui, vingt ans plus tôt, inventa la bossa nova et ses admirateurs, Veloso, Gil, Bethania, grands rénovateurs tropicalistes de la "Musique Populaire Brésilienne". Enregistré entre Rio et Los Angeles, le répertoire de l’album est pourtant ancré dans les terres bahianaises, région d’origine de ses quatre protagonistes et puise dans les sambas du Nordeste brésilien. La merveilleuse version collective du classique "Aquarela do Brasil" donne le la d’un disque intemporel doué d’un swing et d’une douceur incomparables.

Banana Split

Réalisé par l’immense chorégraphe Busby Berkeley aux idées de ballet souvent délirantes, "Banana Split" réalisé en 1943, est surtout l’occasion de faire connaissance avec la chanteuse et danseuse Carmen Miranda, la première Brésilienne exportée aux USA dès la fin des années 30 où elle s’installe à Hollywood. Avec ses extravagants costumes de bananes forcément hauts en couleurs, cette grande figure de la samba traditionnelle incarne à merveille un mixage de la tradition authentique et de l’exotisme que certains ont pu qualifier de pacotille. Par son goût des mélanges baroques, elle fait pourtant partie, selon Caetano Veloso, des influences revendiquées du mouvement tropicaliste.

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