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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Le malentendu Mc Cartney

6 thèmes | 20 oeuvres
Qu’attendre d'un nouveau McCartney en 2013, son quatorzième album en quinze ans, tous genres confondus ? Rien si on en croit son numéro de scène, un cocktail avec beaucoup de Beatles, un peu de Wings et pas grand-chose d’autre, rodé en quelque quatre cent quarante concerts depuis 1989. En revanche, en studio, cet homme de 71 ans ose tout : musique électronique, œuvres classiques ou chansons pop enregistrées dans des conditions extrêmes (faire tout lui-même sans musiciens, se donner une seule journée par morceau, utiliser des instruments exotiques...). Caricaturé depuis toujours en simple auteur de ballades sentimentales, desservi par son image publique 100% consensuelle, l’artiste a en lui bien plus de rock et d’audace qu’on ne le croit.

L'avant-gardiste

Une bonne partie de l'autobiographie "Many Years from Now" est là pour rappeler le rôle d'innovateur de McCartney au sein des Beatles – il était, de loin, le plus « branché » des quatre sur tout ce qui bougeait dans le Londres des années soixante. Musique expérimentale, art contemporain, bidouillages en studio, tout cela s'est intégré à l'œuvre du groupe et reste, aujourd'hui aussi, au cœur de son travail.

Magritte, le jour et la nuit

Jeune homme dans le coup (et fortuné) dans le Londres des années soixante, McCartney devient collectionneur d'art. C'est Robert Fraser, galeriste "underground" et marchand des pionniers du pop art (Peter Blake, Richard Hamilton) qui le branche alors sur l'œuvre du peintre belge (1898-1967), dont le surréalisme inspire beaucoup l'imagerie psychédélique de l'époque. Le musicien achète entre autres "Le Jeu de mourre", peint en 1966. Un gros plan sur une pomme qui inspirera le nom et le logo d'Apple, la société créée par les Beatles en 1968. Ce film réalisé pour le musée Magritte, inauguré à Bruxelles en 2009, retrace la vie et la carrière de l'artiste en s'appuyant sur de nombreux documents.

Electric Arguments

Depuis 1993, McCartney a enregistré trois albums avec Youth, ex-bassiste du groupe post-punk Killing Joke et producteur renommé (U2, Depeche Mode, The Verve...), sous le nom de The Fireman [le pompier]. L'ex-Beatles a toujours expérimenté en studio (dès 1966, à son initiative, le groupe utilise des bandes passées à l'envers, des boucles de son trafiqué et autres bricolages) et s'est mis à la musique électronique dès l'album "McCartney II" (1980), enregistré seul avec les synthétiseurs rudimentaires de l'époque. Avec Youth, il a aussi conçu en 2000 "Liverpool Sound Collage", un montage mêlant ambiances de rue et vieilles bandes de l'époque Beatles. Pour ce troisième album, les deux hommes se sont interdits de passer plus d'une journée sur chaque morceau – écriture, enregistrement et mixage compris.

Design : Peter Blake

Ce livre n'a pas été traduit en français. Il vaut surtout pour ses cent cinquante reproductions d'œuvres de l'artiste britannique Peter Blake, né en 1932 et figure du pop art anglais. Dès la fin des années cinquante, il mêle publicités et affiches de music-hall dans des collages fondateurs, qui inspireront Andy Warhol et les autres. En 1967, c'est lui qui réalise la plus célèbre pochette de l'histoire de la musique pop, le "Sgt. Pepper" des Beatles. L'année suivante, McCartney commandera à Richard Hamilton, autre pionnier du pop art, le "design" immaculé de leur « Album blanc ». Son intérêt pour les pochettes ne se dément pas : celle du nouvel album est inspirée du travail du plasticien américain Dan Flavin (1933-1996), connu pour son utilisation de tubes fluorescents colorés.

L'éclectique

Si "New" est son premier album « pop » en six ans, McCartney a entre-temps publié un disque de musique électronique et livré une partition classique au New York City Ballet (deux genres qu'il a explorés assidûment dès les années soixante), sans parler de sa collection de reprises jazzy avec la chanteuse Diana Krall ("Kisses on the Bottom", 2011). Ces centres d'intérêts tous azimuts, qui ont toujours informé son travail, avec les Beatles et après, sont un modèle d'ouverture d'esprit pour n'importe quel artiste décidé à ne pas s'enfermer dans le strict format de la pop rock.

The Family Way

Connu pour une série de comédies satiriques (dont "I'm All Right Jack", le premier film notable avec Peter Sellers), Roy Boulting fit grand bruit en 1966 avec ce film au sujet délicat (les difficultés et frustrations sexuelles d'un couple de jeunes mariés dans un milieu populaire du Nord de l'Angleterre), typique de la nouvelle vague du cinéma britannique d'alors, les « "kitchen sink drama" » (littéralement, les « comédies d'évier »), qui s'attachaient à peindre avec beaucoup de réalisme le quotidien gris de l'Angleterre de cette époque. Le jeune Paul McCartney, lui, surprit les fans des Beatles en écrivant la bande originale pour quatuor à cordes, flûte et clarinette. Une première incursion dans l'orchestration classique qu'il confirmera, à partir de 1991, par cinq albums de « grande musique ». Le dernier en date, "Ocean's Kingdom" (2011), a été composé pour une création du New York City Ballet.

Sea Change

Jusqu'à cet album produit par Nigel Godrich, qui sera aux manettes sur le "Chaos and Creation in the Backyard" de McCartney, Beck avait une réputation d'amusant touche-à-tout, capable de mêler racines folk et influences hip hop ("Mellow Gold" en 1994), auteur de chansons pop impeccables ("Mutations", 1998) ou de réjouissants exercices de style funk ("Midnite Vultures", 1999). Mais voilà qu'une rupture amoureuse le précipite dans ce disque intimiste, d'une profondeur inattendue. Si tout le monde repère les clins d'œil appuyés au Serge Gainsbourg de Melody Nelson (le morceau « Paper Tiger »), ce disque de clown soudain triste rappelle aussi les œuvres les plus personnelles et dépressives de McCartney. La chanson « Lonesome Tears » s'achève même sur une montée de violons psychédéliques digne des Beatles crû 1967.

  CD
Sea change
Auteur: Beck (1970-....)
Edition: Geffen

Here Come the Bombs

« Pas facile de se succéder à soi-même », déclara McCartney après la séparation des Beatles. Le défi hante tout musicien à l'aube d'une deuxième vie après une carrière en groupe. Il tourne souvent au fiasco (voir les disques solo de Mick Jagger). Mais parfois au miracle, comme dans le cas de Gaz Coombes. À la tête de Supergrass, de 1994 à 2011, ce musicien anglais de 37 ans a incarné la britpop dans le sillage de Blur et Oasis. Comme son aîné sur "McCartney", le premier album post-Beatles, le voici seul aux instruments et à l'enregistrement, avec un son renouvelé (« Bombs », « Daydream On a Street Corner ») et une tonalité proche de la confession (« White Noise »). Une réussite à redécouvrir.

Run Devil Run

Une superstar rend hommage aux disques de sa jeunesse : depuis Bowie ("Pin Ups", 1973) et Lennon ("Rock'n'Roll", 1975), l'exercice est convenu. McCartney s'y était lui-même déjà livré en 1988 ("Back in the USSR"). Mais cet album est différent : sous couvert de nostalgie, accompagné par des requins de son âge (David Gilmour de Pink Floyd et Ian Paice de Deep Purple), l'ex-Beatles exorcise ici l'un des pires moments de sa vie, le décès de sa première femme, la photographe Linda Eastman (1941-1998). Il reprend les plus grands (Elvis, Carl Perkins, Fats Domino...), mais choisit des morceaux presque inconnus. Il ressuscite des artistes oubliés (« No Other Baby » du groupe de skiffle The Vipers). Et il rappelle à coups de hurlements, échos et hoquets qu'il n'est pas seulement un chanteur de douces ballades, mais aussi un immense aboyeur de rock'n'roll. Poignant et réjouissant à la fois.

L'incompris

Le problème de McCartney a un nom : John Lennon. À côté de ce personnage extraverti, écorché vif, audacieux et mort dans des circonstances dramatiques, lui est resté « le gentil Beatles » pour les livres d'histoire – et ça l'agace assez pour qu'il y consacre encore une chanson (« Early Days ») de son nouvel album, après s'être fait écrire une autobiographie en forme d'autojustification. Mais son travail plus récent mérite lui aussi une réévaluation : depuis la fin des années quatre-vingt-dix, les disques de McCartney sont variés, innovants et introspectifs, bref, plus intéressants que ceux des deux décennies précédentes.

New

Ces chansons n'auront sans doute jamais les honneurs de la scène : en tournée, McCartney se repose sur un "best of" de son répertoire familier et pioche rarement dans son travail postérieur à 1980. Dommage, car il fait toujours preuve de fraîcheur juvénile, d'un impressionnant éclectisme (avec ici des ambiances acoustiques aussi bien que des trouvailles electro ou des climats rock très plombés) et d'une profondeur inattendue. Amer quand il médite sur son passé confisqué par mille légendes (« Early Days »), terriblement inquiet quand il évoque sa relation amoureuse (« Scared »), l'ex-Beatles a encore beaucoup à offrir – dont pas mal de mélancolie.

Revolution in the Head

Enfin traduit en français, ce livre est une bible pour qui s'intéresse à l'histoire culturelle des années soixante. En plongeant dans l'œuvre des Beatles, chanson par chanson, ce critique britannique, mort en 2003, examine la portée musicale et sociale de la moindre note enregistrée par le célèbre groupe. Fan mais pas laudateur, il sait se montrer sévère avec l'auto-complaisance dont ses musiciens chéris ont parfois fait preuve. Au passage, il rétablit quelques vérités. On comprend ainsi que McCartney, réputé consensuel et conservateur face à un John Lennon écorché vif et avant-gardiste, était sans doute, dans le groupe, le plus avide d'innovation et d'aventure.

Many Years from Now

Tirée d'entretiens avec Barry Miles, figure du Londres "underground" des années soixante restée proche de l'ex-Beatles, cette biographie officielle a un passionnant parfum de règlement de comptes avec la figure légendaire de John Lennon. McCartney revendique sa part d'un certain nombre de chansons attribuées à son comparse, et s'emploie à corriger sa réputation de gentil Beatles spécialiste des chansonnettes sentimentales, racontant qu'il était, des quatre, le seul vraiment branché musique expérimentale et art contemporain, et même consommateur assidu de cocaïne à une époque où le reste du groupe s'en tenait au cannabis.

Le bricoleur spontané

Parce qu'il fut largement responsable de l'orchestration luxuriante de "Sgt. Pepper's" et du medley final sur "Abbey Road", on croit McCartney adepte d'une musique léchée et surproduite. Or, s'il pèche parfois par gourmandise (trop d'arrangements, trop d'invités prestigieux, trop de temps en studio), c'est plutôt une esthétique du dépouillement qui domine son œuvre. Souvent seul à jouer de tous les instruments, il aime aussi les enregistrements rapides, à la limite de l'artisanat, même quand il donne dans l'expérimentation electro. Une méthode qui a largement fait école auprès d'artistes bidouilleurs solitaires comme Beck, Eels ou plus récemment l'ex-Supergrass, Gaz Coombes.

Electric Arguments

Depuis 1993, McCartney a enregistré trois albums avec Youth, ex-bassiste du groupe post-punk Killing Joke et producteur renommé (U2, Depeche Mode, The Verve...), sous le nom de The Fireman [le pompier]. L'ex-Beatles a toujours expérimenté en studio (dès 1966, à son initiative, le groupe utilise des bandes passées à l'envers, des boucles de son trafiqué et autres bricolages) et s'est mis à la musique électronique dès l'album "McCartney II" (1980), enregistré seul avec les synthétiseurs rudimentaires de l'époque. Avec Youth, il a aussi conçu en 2000 "Liverpool Sound Collage", un montage mêlant ambiances de rue et vieilles bandes de l'époque Beatles. Pour ce troisième album, les deux hommes se sont interdits de passer plus d'une journée sur chaque morceau – écriture, enregistrement et mixage compris.

Sea Change

Jusqu'à cet album produit par Nigel Godrich, qui sera aux manettes sur le "Chaos and Creation in the Backyard" de McCartney, Beck avait une réputation d'amusant touche-à-tout, capable de mêler racines folk et influences hip hop ("Mellow Gold" en 1994), auteur de chansons pop impeccables ("Mutations", 1998) ou de réjouissants exercices de style funk ("Midnite Vultures", 1999). Mais voilà qu'une rupture amoureuse le précipite dans ce disque intimiste, d'une profondeur inattendue. Si tout le monde repère les clins d'œil appuyés au Serge Gainsbourg de Melody Nelson (le morceau « Paper Tiger »), ce disque de clown soudain triste rappelle aussi les œuvres les plus personnelles et dépressives de McCartney. La chanson « Lonesome Tears » s'achève même sur une montée de violons psychédéliques digne des Beatles crû 1967.

  CD
Sea change
Auteur: Beck (1970-....)
Edition: Geffen

Here Come the Bombs

« Pas facile de se succéder à soi-même », déclara McCartney après la séparation des Beatles. Le défi hante tout musicien à l'aube d'une deuxième vie après une carrière en groupe. Il tourne souvent au fiasco (voir les disques solo de Mick Jagger). Mais parfois au miracle, comme dans le cas de Gaz Coombes. À la tête de Supergrass, de 1994 à 2011, ce musicien anglais de 37 ans a incarné la britpop dans le sillage de Blur et Oasis. Comme son aîné sur "McCartney", le premier album post-Beatles, le voici seul aux instruments et à l'enregistrement, avec un son renouvelé (« Bombs », « Daydream On a Street Corner ») et une tonalité proche de la confession (« White Noise »). Une réussite à redécouvrir.

Le dépressif

Tout en sourires, clins d'œil et pouces levés, McCartney n'a jamais cherché à arborer la pose du rockeur ténébreux, de l'artiste torturé. Sur son nouvel album, comme sur ceux qui ont suivi les grands traumatismes de sa vie (la séparation des Beatles en 1970, la mort de sa première femme Linda en 1998, ses déboires avec la deuxième, Heather Mills, dans les années 2000), le joyeux drille laisse pourtant entrevoir de belles fêlures. Un élément mal connu mais essentiel de sa personnalité.

Sea Change

Jusqu'à cet album produit par Nigel Godrich, qui sera aux manettes sur le "Chaos and Creation in the Backyard" de McCartney, Beck avait une réputation d'amusant touche-à-tout, capable de mêler racines folk et influences hip hop ("Mellow Gold" en 1994), auteur de chansons pop impeccables ("Mutations", 1998) ou de réjouissants exercices de style funk ("Midnite Vultures", 1999). Mais voilà qu'une rupture amoureuse le précipite dans ce disque intimiste, d'une profondeur inattendue. Si tout le monde repère les clins d'œil appuyés au Serge Gainsbourg de Melody Nelson (le morceau « Paper Tiger »), ce disque de clown soudain triste rappelle aussi les œuvres les plus personnelles et dépressives de McCartney. La chanson « Lonesome Tears » s'achève même sur une montée de violons psychédéliques digne des Beatles crû 1967.

  CD
Sea change
Auteur: Beck (1970-....)
Edition: Geffen

Run Devil Run

Une superstar rend hommage aux disques de sa jeunesse : depuis Bowie ("Pin Ups", 1973) et Lennon ("Rock'n'Roll", 1975), l'exercice est convenu. McCartney s'y était lui-même déjà livré en 1988 ("Back in the USSR"). Mais cet album est différent : sous couvert de nostalgie, accompagné par des requins de son âge (David Gilmour de Pink Floyd et Ian Paice de Deep Purple), l'ex-Beatles exorcise ici l'un des pires moments de sa vie, le décès de sa première femme, la photographe Linda Eastman (1941-1998). Il reprend les plus grands (Elvis, Carl Perkins, Fats Domino...), mais choisit des morceaux presque inconnus. Il ressuscite des artistes oubliés (« No Other Baby » du groupe de skiffle The Vipers). Et il rappelle à coups de hurlements, échos et hoquets qu'il n'est pas seulement un chanteur de douces ballades, mais aussi un immense aboyeur de rock'n'roll. Poignant et réjouissant à la fois.

Chaos & Creation in the Backyard

L'un des plus beaux disques de McCartney, toutes époques confondues, date de 2005. Comme souvent, il l'a enregistré seul (aidé seulement du producteur Nigel Godrich, connu pour son travail avec Radiohead ou Beck) et dans une période sombre – cette fois, la fin de son deuxième mariage avec le mannequin Heather Mills. Malgré quelques chansons guillerettes, le disque est hanté par ses morts (sa mère, sa première femme, John Lennon et George Harrison...), par la paranoïa, l'amertume et les amitiés trahies. Musicalement, il prend le risque du dépouillement et ose des arrangements inédits – la chanson « Jenny Wren » est ainsi le premier morceau pop à utiliser le « duduk », une flûte traditionnelle arménienne. McCartney à son meilleur, le cœur et les oreilles ouvertes.

Le rockeur

Le malentendu date sans doute du 14 juin 1965, le jour où McCartney, à quelques jours de ses 23 ans, enregistra « Yesterday », devenue la chanson de tous les records et censée incarner son style. Or, quelques minutes auparavant, il avait aussi hurlé dans son micro « I'm Down », un rock salace écrit à la va-vite et enregistré en une prise... Fidèle à ses racines fifties, vers lesquelles il replonge à la moindre occasion, auteur et chanteur de quelques-unes des chansons les plus brutales des Beatles (comme « Helter Skelter », récemment jouée sur scène avec les survivants du groupe Nirvana), McCartney a toujours eu le respect de musiciens peu suspects d'aimer la guimauve, de Jimi Hendrix à Motörhead.

Don't You Rock Me Daddy-O

Avant le rock, les adolescents britanniques des années cinquante fomentaient leur propre révolution, le « skiffle », une musique endiablée inspirée du blues et de la country, jouée avec les moyens du bord : guitares acoustiques, percussions sur planches à laver et contrebasses à base de bassines et cordes à linge. John Lennon, George Harrison et Ringo Starr jouaient chacun dans un groupe de skiffle avant même que Paul McCartney ne les rencontre. Ce dernier n'a pas oublié le répertoire de l'époque, allant jusqu'à reprendre un morceau des Vipers, typiques du genre, sur l'album "Run Devil Run" en 1999. Et il continue à enregistrer avec l'éthique « Do It Yourself » du skiffle : sur son nouvel album, il utilise par exemple des stylos pour jouer du bouzouki...

The Buddy Holly Collection

Adolescent des années cinquante, McCartney a pris de plein fouet la première vague rock'n'roll. Fan d'Elvis (il possède et utilise la contrebasse de Bill Black, musicien du jeune Presley) et de Little Richard, il vénère aussi l'auteur de « Peggy Sue », qu'il vit en concert lors d'une tournée anglaise en 1958. On doit à l'auteur-compositeur texan à la carrière éclair (révélé en 1957, mort dans un accident d'avion en 1959) le nom même des Beatles (« "beetle" » [scarabée], en hommage au groupe d’Holly, les Crickets) et surtout leur insistance à écrire leurs propres chansons, une rareté au début des années soixante. Propriétaire du catalogue de chansons de Buddy Holly, McCartney participe fidèlement aux hommages qui lui sont régulièrement rendus.

Butchering the Beatles : A Headbashing Tribute

On connaît l'héritage des Beatles du côté des groupes à la musique surproduite (d'Electric Light Orchestra à Coldplay) et des inconditionnels de la mélodie (la britpop de Blur, Oasis et autres dans les années quatre-vingt-dix). Mais bien des rockeurs purs, durs et brutaux s'en réclament aussi – c'était le cas de Kurt Cobain, le chanteur de Nirvana. On trouve ainsi, sur ce disque hommage dont le titre promet de « massacrer les Beatles », Lemmy Kilmister (le chanteur de Motörhead joue sur basse Rickenbacker, comme McCartney, et tient les Rolling Stones pour des mauviettes comparés aux Fab Four), d'autres hard rockeurs (Alice Cooper, Steve Vai), l'ex-punk Billy Idol et même Billy Gibbons, le guitariste des rois du boogie texan ZZ Top !

Axis : Bold As Love

En juin 1967, ayant renoncé à la scène, les Beatles déclinent une invitation à jouer à Monterey (Californie), le premier grand festival pop de ces années-là. Au passage, McCartney recommande aux organisateurs de programmer Jimi Hendrix. Ce premier concert aux États-Unis, qu'il termine en brûlant sa guitare, lancera pour de bon la carrière du guitariste américain venu un an plus tôt chercher fortune dans le Swinging London. Sur ce deuxième album écrit et enregistré en Angleterre, Hendrix se montre digne de ce parrainage. Lui qui vénérait les Beatles et a souvent repris leurs chansons est ici à leur école : expérimental et innovant, tout en restant mélodique et concis, ce qui ne sera pas toujours son cas...

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