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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Éloge du piano

6 thèmes | 20 oeuvres
Après s’être définitivement débarrassé de ses ancêtres (clavecin raffiné et autre piano-forte), le piano règne en maître sur la musique occidentale depuis deux siècles. Instrument de torture pour tous ceux qui griffonnent une « lettre à Élise », instrument martyr sous les doigts des compositeurs les plus exigeants et les interprètes les plus virtuoses, le piano est à la fête, chaque année, au Festival International de Piano de La Roque-d’Anthéron. À l‘occasion de la XXXIIIème édition, qui se tient du 20 juillet au 20 août, éloge du piano.

Grandes partitions

Si l’on interprète aujourd’hui les grands compositeurs classiques, comme Bach ou Mozart, au piano, c’est Beethoven qui a réellement été le premier à le célébrer, ouvrant la voie aux romantiques (Schubert, Schumann, Chopin, Liszt, Brahms, etc.) dont il sera l’instrument de prédilection, et à des générations entières de compositeurs qui le serviront avec des œuvres d’anthologie.

Beethoven, Bagatelles Opus 33, 119, 126, Lettre à Élise

La « Lettre à Élise » est probablement le plus grand « tube » de la musique classique pour piano, à ceci près que le grand public et les générations d’élèves qui ont cru bon de s’y attaquer n’en connaissent généralement que quelques mesures… Ce morceau est donc devenu une sorte de farce, une tarte à la crème de l’apprentissage ingrat du piano. Il fait partie des "Bagatelles", œuvres relativement mineures mais fort agréables de Beethoven.

Piano seul et duos

Ce coffret de six CD propose en ouverture le célèbre album de piano solo consacré à Chopin enregistré en 1965 par Martha Argerich, artiste hors norme, peut-être la plus grande pianiste vivante. Les cinq autres disques sont constitués de duos à couper le souffle. Spécialiste des répertoires romantiques et modernes, la pianiste argentine interprète ici, entre autre, des œuvres de Schumann, Mendelssohn, Rachmaninov, Prokofiev ou Messiaen. La générosité et la passion qui caractérisent son jeu sont parfaitement illustrées par le choix et l’interprétation du dernier morceau, clin d’œil à la musique de son pays, le fameux « Libertango » d’Astor Piazzolla.

Ravel - Debussy

Maurice Ravel et Claude Debussy ont révolutionné la musique en enrichissant sa palette harmonique – on qualifie souvent leurs compositions d’« impressionnistes ». Leurs œuvres pour piano sont particulièrement riches et sensibles. Arturo Benedetti Michelangeli, pianiste de génie au look de dandy échappé d’un film de Visconti, est un de leurs meilleurs interprètes, comme le prouve ce disque parfait, tant au niveau de l’interprétation, sur un nuage, que du son, exceptionnel.

Grands interprètes

D’Alfred Cortot à Lang Lang en passant par Arthur Rubinstein, Vladimir Horowitz, Glenn Gould et bien d’autres, les grands pianistes ont toujours été des sortes de héros ou de rock stars avant l’heure, parfois plus médiatisés que les compositeurs qu’ils interprètent. C’est l’art délicat de l’interprétation, souvent subjectif à souhait, qui fait les grands pianistes.

Piano seul et duos

Ce coffret de six CD propose en ouverture le célèbre album de piano solo consacré à Chopin enregistré en 1965 par Martha Argerich, artiste hors norme, peut-être la plus grande pianiste vivante. Les cinq autres disques sont constitués de duos à couper le souffle. Spécialiste des répertoires romantiques et modernes, la pianiste argentine interprète ici, entre autre, des œuvres de Schumann, Mendelssohn, Rachmaninov, Prokofiev ou Messiaen. La générosité et la passion qui caractérisent son jeu sont parfaitement illustrées par le choix et l’interprétation du dernier morceau, clin d’œil à la musique de son pays, le fameux « Libertango » d’Astor Piazzolla.

The Last Romantic

Vladimir Horowitz (1903-1989) fut l’un des plus grands pianistes du XXème siècle. Il était d’ailleurs tout simplement considéré comme le meilleur par ses pairs. Célèbre pour la puissance et la virtuosité de son jeu, il a magistralement interprété les œuvres les plus difficiles jamais écrites pour le piano par Liszt, Chopin, Tchaïkovski, Rachmaninov (dont il était l’ami) ou Scriabine. Ce disque a été enregistré à la fin de sa vie, chez lui, en 1985, pour un film documentaire passionnant du même titre, édité en DVD. S’il ne fallait garder qu’un seul disque de piano sur la fameuse île déserte... Documentaire

Live in Vienna

Dans la grande tradition des stars de la musique classique (Toscanini, Horowitz, Callas, etc.), le jeune pianiste chinois est l’incarnation moderne d’un nouveau type de vedette : exceptionnellement doué, bourreau de travail, monstre de technique, immensément charismatique et fortement médiatisé. Son désir de faire partager sa passion au plus grand nombre – il se produit lors des plus grands événements planétaires, des Jeux Olympiques au Forum de Davos ! – fait évidemment grincer des dents certains « puristes ». Mais le voir et l’entendre ici interpréter Beethoven, Chopin ou Prokofiev en concert balaie toute critique : Lang Lang est le parfait ambassadeur planétaire de la musique classique en ce début de XXIème siècle.

Glenn Gould Plays Bach

Glenn Gould était un pianiste et un homme de génie absolument fascinant, par son jeu, sublime et totalement anticonformiste (sa fameuse façon de fredonner en jouant), par son intransigeance (il arrêta très tôt de se produire en concert) et par l’intensité de son engagement artistique. Ce documentaire, qui mêle de sublimes interprétations de grandes pièces de Bach et de passionnantes interviews du pianiste, tourné dans l’intimité de son atelier, est tout simplement l’un des meilleurs films musicaux de tous les temps, tous genres confondus. En vidéo, extrait du documentaire « The Art of Piano », Glenn Gould joue la Partita n°2 de J.S. Bach.

Le piano aujourd’hui

Parallèlement à la perpétuation d’une forte tradition classique (dont Lang Lang est un des plus flamboyants représentants), le piano ne cesse de se réinventer dans des œuvres modernes qui n’ont plus peur depuis longtemps de mélanger les idiomes (classique, folklore, variété, jazz, rock, minimalisme), les sonorités (mélanges d’acoustique et d’électronique) et les pratiques (en fusionnant par exemple le jeu d’un pianiste et celui d’un ordinateur). L’avenir du piano – comme le nôtre – est dans le métissage.

The Last Romantic

Vladimir Horowitz (1903-1989) fut l’un des plus grands pianistes du XXème siècle. Il était d’ailleurs tout simplement considéré comme le meilleur par ses pairs. Célèbre pour la puissance et la virtuosité de son jeu, il a magistralement interprété les œuvres les plus difficiles jamais écrites pour le piano par Liszt, Chopin, Tchaïkovski, Rachmaninov (dont il était l’ami) ou Scriabine. Ce disque a été enregistré à la fin de sa vie, chez lui, en 1985, pour un film documentaire passionnant du même titre, édité en DVD. S’il ne fallait garder qu’un seul disque de piano sur la fameuse île déserte... Documentaire

We Speak Etruscan

Lee Hyla est un compositeur américain contemporain qui a la particularité d’avoir joué du rock’n’roll… Ce qui prouve une fois de plus que l’époque des séparations dogmatiques entre musiques « sérieuses » et « populaires » est aujourd’hui largement dépassée. Dans ses œuvres, et notamment dans son "Concerto pour piano n°2", Hyla introduit au milieu d’un langage typiquement contemporain des riffs de piano proches de ceux d’un Jerry Lee Lewis... à qui certains critiques le comparent avec respect – signe des temps ! Une œuvre hybride qui indique une voie possible pour les musiques du futur.

Confessions d’un compositeur

John Cage a révolutionné l’idée même de la musique au XXème siècle, allant jusqu’à proposer une composition intégralement faite… de silence. Proche de l’art contemporain conceptuel, il affirmait que la musique était « l'organisation par n'importe quel moyen de n'importe quel son », offrant ainsi une sacrée bouffée d’air frais à toute une nouvelle génération de musiciens. Iconoclaste, il a imaginé le « piano préparé », obtenu en truffant les cordes de l’instrument de divers objets, gommes, punaises, etc.

Pianiste super star

Depuis toujours, le pianiste – comme l’écrivain –, par sa puissance romantique et son côté « hors du temps », est un personnage qui attire les romanciers et les cinéastes. C’est pourquoi, loin de s’attacher à une vision réaliste et parfois peu glamour du « métier » de pianiste, les auteurs choisissent souvent d’en faire un héros romantique, cachant bien son jeu. Elle croyait avoir affaire à un simple plombier, jusqu’à ce que ses doigts effleurent quelques touches du vieux piano du salon : à vous d’écrire la suite...

De battre mon cœur s’est arrêté

Tom (Romain Duris) qui semble avoir abandonné ses rêves de devenir pianiste concertiste comme sa mère, travaille à la limite de la légalité avec son père (Niels Arestrup, formidablement antipathique) dans l’immobilier. Mais sa passion musicale n’est pas morte, et une audition pourrait changer sa vie... Un film coup de poing ("remake" d’un long métrage de James Toback avec Harvey Keitel), brut et épuré, digne d’une tragédie grecque, où le héros marche constamment sur un fil entre le bien et le mal, ses rêves et la réalité.

Five Easy Pieces

Robert Dupea vit une existence minable faite de petits boulots manuels et de plaisirs au rabais. On comprend rapidement qu’il s’agit d’un déclassé volontaire, ex-pianiste virtuose en rupture de ban avec une famille étouffante de musiciens classiques coupés du monde. Jack Nicholson est époustouflant dans ce rôle d’homme perdu entre deux univers, perpétuellement en fuite, qui ne sait pas réellement à quoi il aspire. Un pur produit du « Nouvel Hollywood », produit par la même équipe que le mythique "Easy Rider".

Tirez sur le pianiste !

Eddie, le héros fatigué de ce polar mythique, est un ex-concertiste réputé, qui a eu son heure de gloire en se produisant au Carnegie Hall. À la suite de drames personnels, il est devenu pianiste dans un boui-boui de Philadelphie, où ses gangsters de frères le retrouvent et l’entraînent dans une sordide histoire... Sur fond de piano bar, ce classique du roman noir, typique de l'univers désespéré de David Goodis, est une belle parabole sur le poids du passé.

Piano bourlingueur

Les racines du piano sont bien évidemment européennes, mais l’instrument, malgré sa taille imposante (et son poids d’âne mort !) a toujours aimé bourlinguer. À l’aise sous toutes les latitudes et dans tous les lieux, il s’est bien plu dans les tripots de la Nouvelle-Orléans et les gargotes de Memphis comme dans les lofts de la musique expérimentale, et s’est adapté à peu près à toutes les cultures.

Minimalist Dream House

Les sœurs Labèque sont mondialement célèbres pour leurs talents de pianistes, bien sûr, mais aussi pour leur goût de la découverte de nouveaux champs d’exploration. Elles célèbrent ici, sur un triple album, les 50 ans de la musique dite « minimaliste » – on disait autrefois « répétitive », terme abandonné pour son côté péjoratif –, dont les compositeurs les plus célèbres sont Philip Glass, Steve Reich ou Terry Riley. Un récital inattendu, d’Erik Satie et John Cage jusqu’au rock expérimental de Radiohead et Sonic Youth. Marielle et Katia Labèque se produiront le samedi 10 août au Château de Florans avec un programme Gershwin, Glass, Ravel et musique traditionnelle basque.

We Speak Etruscan

Lee Hyla est un compositeur américain contemporain qui a la particularité d’avoir joué du rock’n’roll… Ce qui prouve une fois de plus que l’époque des séparations dogmatiques entre musiques « sérieuses » et « populaires » est aujourd’hui largement dépassée. Dans ses œuvres, et notamment dans son "Concerto pour piano n°2", Hyla introduit au milieu d’un langage typiquement contemporain des riffs de piano proches de ceux d’un Jerry Lee Lewis... à qui certains critiques le comparent avec respect – signe des temps ! Une œuvre hybride qui indique une voie possible pour les musiques du futur.

Le Roman du piano, du XIXème au XXème siècle

Comme son titre le laisse entendre, ce livre se lit comme un roman et nous raconte l’histoire, ou plutôt les histoires, de ce « monstre étrange, poli et verni », avec ou sans queue, depuis son invention, voici deux cents ans, jusqu’à aujourd’hui. De ses aspects techniques et même commerciaux à ses grands serviteurs (de Mozart à John Cage), de ses qualités à ses défauts, une histoire à la fois complète et parfois décalée.

  Livre doc
Le roman du piano
Auteur: Hildebrandt, Dieter (1932-....)
Edition: Actes Sud
Collection: Babel

Piano guérilla

Le piano est à bien des égards un instrument de torture : pour les jeunes pianistes qui s’escriment sans plaisir sur la « Lettre à Élise », pour leur entourage, qui souffre de l’entendre ânonnée, mais aussi pour les virtuoses, pour qui il est synonyme d’abnégation... Juste retour des choses, le piano est aussi un instrument martyr, quand un John Cage le « prépare », ou un Arman l’atomise. La musique est un combat.

Beethoven, Bagatelles Opus 33, 119, 126, Lettre à Élise

La « Lettre à Élise » est probablement le plus grand « tube » de la musique classique pour piano, à ceci près que le grand public et les générations d’élèves qui ont cru bon de s’y attaquer n’en connaissent généralement que quelques mesures… Ce morceau est donc devenu une sorte de farce, une tarte à la crème de l’apprentissage ingrat du piano. Il fait partie des "Bagatelles", œuvres relativement mineures mais fort agréables de Beethoven.

La Pianiste

Isabelle Huppert est glaçante à souhait en professeur de piano du Conservatoire de Vienne. Extrêmement rigide avec ses élèves, elle vit chez sa vieille mère (Annie Girardot) et fait d’un de ses élèves (Benoît Magimel) son objet sexuel pour réaliser ses fantasmes masochistes. Un film d’une froideur saisissante, Grand Prix du Jury du Festival de Cannes 2001, où la beauté des œuvres de Schubert et de Schumann offre un contraste troublant avec un monde hostile et déshumanisé. Une vision austère et douloureuse de l’univers des pianistes de haut niveau.

Confessions d’un compositeur

John Cage a révolutionné l’idée même de la musique au XXème siècle, allant jusqu’à proposer une composition intégralement faite… de silence. Proche de l’art contemporain conceptuel, il affirmait que la musique était « l'organisation par n'importe quel moyen de n'importe quel son », offrant ainsi une sacrée bouffée d’air frais à toute une nouvelle génération de musiciens. Iconoclaste, il a imaginé le « piano préparé », obtenu en truffant les cordes de l’instrument de divers objets, gommes, punaises, etc.

Arman

Ami d’Yves Klein, membre du groupe des Nouveaux Réalistes, Arman est célèbre pour ses "Accumulations" qui rassemblent de grandes quantités d’objets identiques fondus dans du plexiglas, mais aussi pour ses Colères, dans lesquelles il s’attaque à divers objets, notamment des instruments de musique. Pour réaliser l’une de ses œuvres les plus célèbres, "Chopin’s Waterloo", lors du vernissage de l’exposition "Musical Rage" en 1962, il détruit en public un piano droit à coups de masse avant de fixer les éléments ainsi obtenus sur un panneau préparé à l’avance, produisant une sorte d’œuvre cubiste. Une autre vision du piano... Présentation de l’expo par Jean-Michel Bouhours

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