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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Daft Punk : Chroniques martiennes

6 thèmes | 19 oeuvres
Finalement dévoilé en intégralité le 19 avril dernier, après avoir été livré par petits bouts et fait l’objet d’un nombre invraisemblable de versions officieuses, le single « Get Lucky » a colonisé le net et offert un buzz royal au quatrième album de Daft Punk. Un mois après (et huit ans après "Human After All"), "Random Access Memories" déferle sur la planète avec un casting pharaonique (Nile Rodgers, Giorgio Moroder, Pharrell Williams, Julian Casablancas, Panda Bear, Chilly Gonzales...) et joué avec de vrais instruments : un retour aux racines de la pop music pour délivrer un message d’enthousiasme au genre humain... Le résultat est souvent assez irrésistible.

Dans le rétro

Sur "Random Access Memories", la liste des invités dévoile ce qui tourne dans le jukebox des Daft Punk depuis qu’ils sont en âge d’écouter de la musique : Chic, Giorgio Moroder, Paul Williams (le compositeur de la comédie musicale "Phantom of the Paradise"), John Robinson Jr (le batteur de Michael Jackson sur "Off the wall"), Omar Hakim (le batteur de Stevie Wonder et Miles Davis)… Un bouquet de guests classieux pour une lecture du passé en mode « "random" » ultra-select.

Random Access Memories

Propulsé par l’énorme single « Get Lucky » qui atteint le top des charts aux États-Unis et en Angleterre le jour de sa sortie et pulvérise depuis tous les records de téléchargements et d’écoute sur iTunes et Spotify, "Random Access Memories" suscitait une attente considérable. Le duo casqué fait sa petite révolution en se dotant de visages (Nile Rodgers, Giorgio Moroder, Pharrell Williams, Julian Casablancas des Strokes, Panda Bear...) et en utilisant de vrais instruments (guitare, basse, batterie, piano)… mais "Random Access Memories" continue toujours de faire la navette avec la programmation technologique et le monde des robots, jouant avec le passé et le futur, ce qui est humain et ce qui tente de l’être... Un album d’anticipation rétro-futuriste aux accents psychédéliques.

  CD
Random access memories
Auteur: Daft punk
Edition: Sony Music

Phantom of the Paradise

Leach, jeune compositeur inconnu, se fait aborder par Swan, producteur et patron du label Death Records, à la recherche de nouveaux talents pour l'inauguration du Paradise, le club qu'il veut lancer. Swan, aussi convaincu des compositions de Leach que de son manque de charisme, lui vole ses partitions et organise un casting pour le remplacer. Défiguré après l’attentat manqué qu’il a fomenté contre le producteur et le visage caché sous un masque, le compositeur revient hanter le Paradise pour se venger... Toutes les chansons de la comédie musicale de Brian De Palma ont été composées par Paul Williams : jadis songwriter pour Bowie notamment (sur "Hunky Dory") et aujourd’hui septuagénaire, il a collaboré sur deux titres de "Random Access Memories".

C’est Chic

Depuis la fin des années soixante-dix, Nile Rodgers s’est révélé être un redoutable hitmaker. Au sein de sa formation Chic tout d’abord (« Le Freak », « Good Times », etc.), mais aussi lorsqu’il compose pour les autres (Sister Slege, Blondie, Diana Ross) ou produit certains des plus gros succès d’artistes déjà planétaires (Bowie, Madonna, B-52’s…). Pionnier de la dance music, Nile Rodgers revient une fois de plus sur le devant de la scène avec le nouvel album de Daft Punk. Avec sa partie de guitare ultra-Chic, « Get Lucky » convoque les dieux de la disco et rembobine : nous sommes à New York City en 1978. Documentaire vidéo

From Here to Eternity

Ce ne sont certes pas les deux titres qu’il a produits pour Mireille Mathieu en 1973 qui ont permis à Giorgio Moroder de rentrer dans l’Histoire. On citera plus volontiers sa longue et fructueuse collaboration avec Donna Summer qui fit de lui l’un des producteurs les plus recherchés des années quatre-vingts (Bowie, Blondie, Sparks, Japan, etc.) sans oublier les bandes originales de "Midnight Express", "American Gigolo" ou "Scarface" (De Palma) qui marquèrent elles aussi l’époque. « Giorgio » fut à la fois un pionnier, un visionnaire et un gourou adulé de toute une génération de musiciens à laquelle les Daft Punk appartiennent. La preuve, le titre « Giorgio by Moroder » sur "Random Access Memories".

Derrière le masque

Les Daft Punk ont toujours refusé de montrer leur visage, avançant casqués depuis leurs débuts en 1991. Ils ont depuis été suivis par d’autres de façon plus ou mois radicale (Gorillaz, Stupeflip...), mais la pop sans visage ne date pas non plus d’hier : de Kiss à Alice Cooper en passant par les Residents... D’autres avant eux ont refusé de se prêter au jeu du star system... Suscitant du même coup la curiosité ainsi qu’un étrange pouvoir de fascination.

Random Access Memories

Propulsé par l’énorme single « Get Lucky » qui atteint le top des charts aux États-Unis et en Angleterre le jour de sa sortie et pulvérise depuis tous les records de téléchargements et d’écoute sur iTunes et Spotify, "Random Access Memories" suscitait une attente considérable. Le duo casqué fait sa petite révolution en se dotant de visages (Nile Rodgers, Giorgio Moroder, Pharrell Williams, Julian Casablancas des Strokes, Panda Bear...) et en utilisant de vrais instruments (guitare, basse, batterie, piano)… mais "Random Access Memories" continue toujours de faire la navette avec la programmation technologique et le monde des robots, jouant avec le passé et le futur, ce qui est humain et ce qui tente de l’être... Un album d’anticipation rétro-futuriste aux accents psychédéliques.

  CD
Random access memories
Auteur: Daft punk
Edition: Sony Music

Daft Punk’s Electroma

Dans un monde terrestre peuplé de robots portant des casques à visière opaque, deux robots « différents » roulent au volant d'une voiture, traversant le désert minéral et les villes pour cheminer vers leur rêve : devenir humains. Dans leur périple pour changer de vie, ils se heurtent aux mystères de l'existence et leur quête court à l’échec… Aucune musique signée Daft Punk dans "Electroma" : aux longues plages contemplatives de silence succède une bande-son parfaite où se mêlent pépites seventies et titres classiques d’Allegri, Haydn, Chopin. Un film à la mélancolie ensorcelante, entre "Gerry", "Easy Rider" et "2001 : l’odyssée de l’espace".

Eskimo

Les Residents sont les premiers à avoir tourné le dos à l’ahurissante égomanie qui sévit dans la pop culture. Pas d’interviews, pas de leader et, depuis quarante ans, un globe oculaire en guise de visage… Formé en 1972 à San Francisco, le collectif ne transige pas et reste sur la crête de l’avant-garde, déconstruit et concasse jazz, muzak, jingles, country, pop, symphonies classiques, musiques de films, comptines, chansons du répertoire traditionnel des régions américaines… Plus de quarante années et autant d’albums plus tard, le mystère reste entier.

Mémoire vive

Les Daft Punk envisagent le cerveau humain comme un « "hard drive" » et jouent en permanence de l’analogie entre mémoire réelle et mémoire virtuelle. Leur disque dur englobe quarante ans de pop music, des Beach Boys à Michael Jackson, de Jackson C. Frank à Primal Scream, des trésors engloutis de l’acid folk à la soul music en passant par l’âge d’or de la funk ou encore les tubes du père de Thomas Bangalter, producteur disco dans les années soixante-dix au sein du groupe Ottawan. Sans oublier des fichiers audio-visuels comportant comédies musicales des années soixante-dix et mangas des années quatre-vingts.

Parallelograms

On sera éternellement reconnaissants aux Daft Punk de nous avoir fait découvrir un magnifique titre de Linda Perhacs sur la bande-son de leur film "Electroma" présenté au festival de Cannes en 2006. La chanson en question, « If You Were My Man » est un petit joyau de délicatesse qui figure sur le non moins remarquable "Parallelograms", trésor oublié de l’acid folk. Réédité en 2003, c’est l’unique album de Linda Perhacs.

French Touch

Un peu d’archéologie musicale avec ce livre de Stéphane Jourdain consacré à l’aventure de la « french touch » qui eut lieu à l’orée des années quatre-vingt-dix et dont Daft Punk fut l’un des fers de lance avec Stardust, Étienne de Crécy, Motorbass, Air, St Germain, Cassius, Mr. Oizo, et bien sûr, Laurent Garnier... Un mouvement qui n’en était pas vraiment un, mais qui coïncida avec la période la plus créative de la musique française, à grands coups de house filtrée, de BPM et de samples issus de la funk et de la disco. L’espace de quelques mois, la France devenait l’épicentre de la « house nation »...

  Livre doc
French touch
Auteur: Jourdain, Stéphane (1979-....)
Edition: Castor astral
Collection: Castor music

D.I.S.C.O.

Groupe disco des années quatre-vingts responsable de quelques tubes édités en anglais et en français, Ottawan était l’œuvre du producteur et parolier Daniel Vangarde – de son vrai nom Daniel Bangalter qui n’est autre que le père de... Thomas. Vangarde était également producteur des Gibson Brothers, de Sheila et d’Eddie Jones... dont les Daft Punk sampleront le "More Spell On You" pour leur « One More Time ».

Robots

Les Daft Punk se sont découverts humains sur le tard, avec l’album "Human After All" puis sur "Random Access Memories", mais ils continuent d’entretenir le mythe de la réplique artificielle, du robot doué de sentiments. Kraftwerk avait fait l’apologie de la robotique quarante ans avant eux bien sûr, mais les Daft Punk y ajoutent une sincérité et, parfois, une mélancolie supplémentaire : les robots n’ont jamais été aussi proches de nous...

A.I. (Intelligence Artificielle)

Dans un monde futuriste, où la fonte des glaces a englouti la majorité des terres habitables et provoqué famine et exode, les robots assurent désormais la plupart des tâches domestiques. Pourtant, un scientifique veut aller plus loin et créer le premier androïde sensible : un enfant capable de développer un large éventail d'émotions et de souvenirs. Troisième volet du triptyque extraterrestre, après "Rencontres du troisième type" et "E.T.", A.I. a parfois été décrit comme le dernier film de « Kubrick » tant l’hommage de Spielberg au maître était appuyé. Kubrick avait d’ailleurs envisagé de se livrer lui-même à cette adaptation de la nouvelle de Brian Aldiss, "Supertoys Last All Summer Long", avant de renoncer.

L’Ève future

Pour consoler Lord Ewald amoureux d’une femme aussi ravissante qu’idiote, Thomas Edison conçoit une réplique artificielle parfaite : l’Ève future, une « andréide ». Devant l’effrayante ressemblance, choisira-t-il d’épouser l’illusion ou la réalité ? « L’âme divine » ou l’œuvre d’art d’une « absolue nouveauté humaine » ? Paru en 1886, "L’Ève future" est l’un des premiers romans d’anticipation scientifique de cet admirateur d’Edgard Allan Poe – une œuvre éminemment poétique, à la lisière du symbolisme et du mouvement des décadents de la fin du XIXème siècle.

Daft Punk’s Electroma

Dans un monde terrestre peuplé de robots portant des casques à visière opaque, deux robots « différents » roulent au volant d'une voiture, traversant le désert minéral et les villes pour cheminer vers leur rêve : devenir humains. Dans leur périple pour changer de vie, ils se heurtent aux mystères de l'existence et leur quête court à l’échec… Aucune musique signée Daft Punk dans "Electroma" : aux longues plages contemplatives de silence succède une bande-son parfaite où se mêlent pépites seventies et titres classiques d’Allegri, Haydn, Chopin. Un film à la mélancolie ensorcelante, entre "Gerry", "Easy Rider" et "2001 : l’odyssée de l’espace".

Superhéros

Sur « Teachers », le dernier titre de leur premier album ("Homework"), Daft Punk égrenait la liste des artistes qui les avaient influencés (Paul Williams, Brian Wilson, Dr. Dre, etc.). Mais ils n’avaient pas eu le temps de citer tout le monde : Quincy Jones, Michael Jackson, Giorgio Moroder, Chic... Et Leiji Matsumoto, le créateur d’"Albator", avec lequel ils allaient réaliser leur rêve d’enfants : faire un film d’animation musical.

Musical Biography of Quincy Jones

En activité depuis plus de six décennies, Quincy Jones a collaboré avec Lionel Hampton, Dizzy Gillespie, Ray Charles, Frank Sinatra, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Duke Ellington, Miles Davis... Et, bien sûr, il a aussi été le producteur mythique des albums "Off the Wall", "Thriller" et "Bad" de Michael Jackson, l’idole absolue de Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo. « Les disques produits par Quincy Jones nous ont toujours fascinés par leur précision ultime qui n’a jamais été atteinte par quelque technologie que ce soit », déclarait le duo peu avant la sortie de "Random Access Memories".

From Here to Eternity

Ce ne sont certes pas les deux titres qu’il a produits pour Mireille Mathieu en 1973 qui ont permis à Giorgio Moroder de rentrer dans l’Histoire. On citera plus volontiers sa longue et fructueuse collaboration avec Donna Summer qui fit de lui l’un des producteurs les plus recherchés des années quatre-vingts (Bowie, Blondie, Sparks, Japan, etc.) sans oublier les bandes originales de "Midnight Express", "American Gigolo" ou "Scarface" (De Palma) qui marquèrent elles aussi l’époque. « Giorgio » fut à la fois un pionnier, un visionnaire et un gourou adulé de toute une génération de musiciens à laquelle les Daft Punk appartiennent. La preuve, le titre « Giorgio by Moroder » sur "Random Access Memories".

Albator

En 2002, le duo versaillais s’envole au Japon pour rencontrer Leiji Matsumoto, le créateur historique d’Albator. Ils veulent proposer à la superstar des mangakas de réaliser un film d’animation musical autour de l’album Discovery. Matsumoto a raison de se laisser convaincre : les accents nostalgiques des 14 titres de Discovery se fondent à merveille dans son graphisme rétro-futuriste. "Interstella 5555": "The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem" suit la trame et les thématiques de l’album des Daft pour mêler science-fiction et star system, vaisseaux de l’espace et limousines. Présenté à Cannes en mai 2003, le film reçoit un accueil critique enthousiaste. Inattendu mais pas volé.

Superstars

En choisissant d’avancer masqué, le duo versaillais voulait renverser les codes du star system. Résultat, ils en sont devenus les chantres et leur image est plus forte que toutes les stars qui circulent à visage découvert. Des Sex Pistols à Kanye West, de Michael Jackson à Lady Gaga, de KLF à Daft Punk, la société du spectacle engendre des mutants de natures diverses... mais qui finissent tous par devenir des objets de grande consommation.

Random Access Memories

Propulsé par l’énorme single « Get Lucky » qui atteint le top des charts aux États-Unis et en Angleterre le jour de sa sortie et pulvérise depuis tous les records de téléchargements et d’écoute sur iTunes et Spotify, "Random Access Memories" suscitait une attente considérable. Le duo casqué fait sa petite révolution en se dotant de visages (Nile Rodgers, Giorgio Moroder, Pharrell Williams, Julian Casablancas des Strokes, Panda Bear...) et en utilisant de vrais instruments (guitare, basse, batterie, piano)… mais "Random Access Memories" continue toujours de faire la navette avec la programmation technologique et le monde des robots, jouant avec le passé et le futur, ce qui est humain et ce qui tente de l’être... Un album d’anticipation rétro-futuriste aux accents psychédéliques.

  CD
Random access memories
Auteur: Daft punk
Edition: Sony Music

808s & Heartbreak

Avec ses poses de diva et son ego superlatif, Kanye West a choisi un chemin diamétralement opposé à celui de Daft Punk en terme d’image. Pourtant entre Kanye et le duo qui avance masqué, des liens se sont créés : en 2007, ils collaborent pour la première fois sur le titre « Stronger » de Kanye (qui reprend « Harder, Better, Faster, Stronger »). Et cette année, les Daft Punk ont d’ores et déjà annoncé qu’il seraient présents sur le prochain album du rappeur...

The White Room

Formation majeure de l’acid house qui émerge dans la deuxième partie des années quatre-vingts, KLF stationne longtemps au sommet des charts avec une succession de singles extraordinaires (« What time is love », « Last Train to Trancentral », « 3 A.M. Eternal », « Justified & Ancient »...) sans jamais se défaire de son intransigeance jusqu’à l’autodestruction du groupe au sommet de sa gloire. En samouraïs pop, Bill Drummond et Jimmy Cauty se rendent sur la petite île écossaise de Jura et procèdent à la crémation d’un million de livres sterling – soit la totalité de leurs royalties – avant de brûler les bandes de leur nouvel album quelques jours avant sa sortie et de disparaître de la circulation. Vingt ans après, on ne les a toujours pas revus.

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