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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

David Bowie

7 thèmes | 19 oeuvres
Après dix années d’absence (l’album "Reality" en 2003), Bowie est de retour. Un premier single mélancolique, « Where are we now » « , sorti le 8 janvier dernier, le jour même de son 66e anniversaire, qui sonne comme une ode à ses années berlinoises, pour reprendre contact. Et le voilà enfin : "The Next Day", 26ème album studio produit par Tony Visconti – déjà aux manettes de douze des précédents opus du Thin White Duke. La sortie de l’album coïncide, à quelques jours près, avec l’exposition-rétrospective qui lui est consacrée au Victoria and Albert Museum de Londres du 23 mars au 11 août 2013... Tapis rouge !

Du glam à l’électro

Bowie a été de tous les courants, souvent avant tout le monde. De ses flamboyantes années glam rock où il partageait le devant de la scène avec son ami et rival Marc Bolan jusqu’aux multiples collaborations avec la crème des producteurs de la scène électronique, en passant par la production du "Transformer" de Lou Reed, les années berlinoises puis les années Chic, ses mutations successives ont croisé le chemin d’autres figures majeures de l’histoire de la pop music.

Another green world

Brian Eno, après avoir tenu les claviers au sein de Roxy Music a quasiment inventé l'ambiant music. Inspiré par les minimalistes et Philip Glass en particulier (avec lequel il travaillera), il a fait table rase de presque toutes ses références pop pour mieux reconstruire une musique qui servira de terreau à ses aventures de producteur qui travaillera également avec Talking Heads, David Bowie, parmi tant d'autres, et qui inspirera les premiers aventuriers de l'électro dont Aphex Twin.

26 mixes for cash

Après avoir rempli les stades pendant les années 1980, Bowie fait un détour par le rock (Tin Machine) avant de se tourner vers un style expérimental, hybride, qui intègre pêle-mêle courant existant (rock industriel) et genres émergents (techno, drum’n’bass). Dans cet esprit, il scelle ses retrouvailles avec Brian Eno ("Outside"), multiplie les collaborations avec la nouvelle scène anglaise (Photek, Goldie) et commande des remixes à tout va, dont le fameux "Heroes" retoqué par Richard D. James – aka Aphex Twin.

The Chic Organization Boxset vol.1

Après "Scary Monsters", Bowie opère un changement à 180° en choisissant Niles Rodgers, le leader du groupe Chic, pour produire son album "Let’s Dance", qui met sa carrière sur orbite en l’orientant vers un son FM d’une efficacité redoutable. Héros du disco, parrain du hip hop, ses productions mêlant sonorités soul, funk et euro-disco dynamitent les clubs new-yorkais avant de conquérir le monde et d’influencer, entre autres, Sugarhill Gang, Madonna, Prince, ou plus récemment Danger Mouse et Daft Punk.

Lonely Planet Boy

Si Jobriath ne connut jamais le succès des icônes de la scène glam, c’est peut-être tout simplement parce qu’il était originaire des États-Unis, un pays qui n’était pas préparé à accepter une créature si outrancière, si ouvertement gay. Il aurait peut-être fallu commercer par écouter ses disques : compositeur bouleversant, interprète éclatant, pianiste virtuose, Jobriath était un artiste incompris dont les albums résistent merveilleusement à l’épreuve du temps.

La littérature

Lecteur insatiable des aventuriers de la Beat Generation, (Kerouac, Ginsberg, Burroughs, Ferlinghetti) mais aussi d’Orwell, Salinger, Brecht, Genet ou encore de Nietzsche... Bowie a croisé dans leurs livres des personnages et y a puisé son inspiration, des thèmes, une méthode d’écriture et certains concepts d’albums...

Notre-Dame-des-Fleurs

Dans ce roman écrit en prison, Jean Genet, solidaire « de tous les bagnards de sa race », peignait les homosexuels, les prostitués, les criminels, et célébrait la perversion, « les monstres » et les fastes de l’homo-érotisme dans les prisons et les bas-fonds. Pas étonnant qu’il ait autant fasciné Bowie qui rendit à l’auteur un hommage « probablement subconscient » en intitulant l’une de ses chansons « Jean Genie » sur l’album "Aladdin Sane" (1973)...

  Livre Fiction
Notre-Dame-des-Fleurs
Auteur: Genet, Jean (1910-1986)
Edition: Gallimard
Collection: Folio

Nova Express

Figure de la Beat Generation, Burroughs fut celui qui remit au goût du jour la technique du « "cut-up" » inventée par Tristan Tzara puis reprise par Bowie pour l’écriture de certains textes et compositions. « "Nova Express" m’a vraiment rappelé "Ziggy Stardust", que je vais adapter sur scène, confia Bowie en 1973. J’aimerais que les personnages et les acteurs apprennent des scènes qu’on mélangerait ensuite dans un chapeau et le jour de la représentation, ils les joueraient dans l‘ordre du tirage. »

Le langage du corps

Contrairement à l’être immatériel que l’on décrit parfois, Bowie n’a jamais oublié qu’il avait un corps et son aura quasi chamanique ne doit rien au hasard : il prend des cours d’expression corporelle, apprend l’art du mime, étudie la commedia dell’arte, le kabuki, l’expressionnisme, il chorégraphie ses shows et invente sa propre dramaturgie théâtrale...

Le mime Marceau

De 1967 à 1970, soit quelques années avant de dévoiler sur scène la splendeur androgyne de Ziggy, Bowie fut mime professionnel et participa notamment aux représentations du chorégraphe Lindsay Kemp, mêlant mime, musique et poésie. « Je lui ai appris à libérer son corps », expliqua Kemp, qui était lui-même un ancien disciple du mime Marceau. Plusieurs années – et quelques artefacts – plus tard, le Pierrot de "Ashes to Ashes" évoque cette fois Bip, le personnage silencieux qui donna au mime Marceau sa jeunesse éternelle...

  Livre doc
Le Mime Marcel Marceau
Auteur: Marceau, Marcel (1923-2007)
Edition: Somogy

Egon Schiele

Bowie était si fasciné par le peintre Egon Schiele qu’il commanda personnellement plusieurs scénarios pour voir sa vie portée à l’écran. Le projet ne vit jamais le jour, mais l’on comprend aisément ce qui reliait les deux hommes. Même fascination pour le corps humain, même usage expressionniste du langage corporel, même goût pour l’érotisme, l’autoportrait... La pochette de l’album "Heroes" est, semble-t-il, un hommage à l’art de ce génie foudroyé par la grippe espagnole à l’âge de 28 ans.

Come, been and gone

Chorégraphe phare de la scène londonienne, Michael Clark aime jouer avec les stéréotypes et les codes (vestimentaires, sexuels). "Come, been and gone", sa dernière création, plonge dans l’univers musical de Bowie, convoque ses chansons et ses tenues, celles de ses collaborateurs (Lou Reed, Iggy Pop), et de ses influences revendiquées (Velvet, Kraftwerk) pour dessiner le portait en creux de toute une génération de danseurs marqués par Bowie, ses chansons, son mythe, ses personnages...

Le son des villes

Bowie va de ville en ville, de port d’attache en port d’attache, toujours en partance sauf lorsqu’il trouve un environnement où son travail musical peut s’épanouir. Certains des albums auxquels il a participé sont étroitement liés à une ville. Des lieux de création, des lieux de perdition, parfois les deux...

The Next Day

« J'ai toujours su qu'il m'appellerait pour refaire un disque. Je me demandais juste à quel moment ça arriverait », confiait récemment Tony Visconti le producteur « historique » de Bowie. Absent des radars depuis 2003, le chanteur est donc de retour avec "The Next Day" qu’on annonce partagé entre chansons typiquement « bowiennes » et pièces plus avant-gardistes...

  CD
The next day
Auteur: Bowie, David (1947-2016)
Edition: Sony Music

Raw Power

En état végétatif pendant plusieurs mois au motif d’addiction lourde à l’héroïne, les Stooges de Detroit se reforment en 1973, sur l’invitation de David Bowie, pour réaliser ce troisième album enragé, sauvage, qui ouvre une brèche au punk quatre ans avant les premières déflagrations des Sex Pistols. Originellement produit par Bowie, l’album sera remasterisé par Iggy Pop lui-même en 1997, dans une version encore plus puissante que l’originale.

Heroes

Berlin fut le point d’ancrage d’une des périodes les plus prolifiques de Bowie. Entouré des fantômes de Munch, Brecht et Murnau, de travestis et de dealers, il y fit surgir sa fameuse trilogie berlinoise (1977-1979), soit "Low, Heroes" et "Lodger", trois albums avant-gardistes qui – avec les albums d’Iggy Pop ("The Idiot" et "Lust for Life"), produits par Bowie dans la même ville, à la même période – constituèrent un terreau fertile pour la new wave et le funk urbain émergeant alors des décombres du punk.

Les fondations

Bowie n’a pas encore dix ans lorsqu’il découvre Little Richard, Vince Taylor, Gene Vincent et Chuck Berry. Des rencontres décisives : « J’ai su dès lors ce que j’allais faire plus tard. Je voulais participer à ça. À cet âge, on croit que tout est possible et, en définitive, c’est vrai. » Quelques années plus tard, à l’âge de 17 ans, c’est dans l’effervescence du "Swinging London", que le jeune Bowie publiera ses premières chansons tout en apprenant l’art du mime. Avant de devenir le caméléon que l’on sait.

Le mime Marceau

De 1967 à 1970, soit quelques années avant de dévoiler sur scène la splendeur androgyne de Ziggy, Bowie fut mime professionnel et participa notamment aux représentations du chorégraphe Lindsay Kemp, mêlant mime, musique et poésie. « Je lui ai appris à libérer son corps », expliqua Kemp, qui était lui-même un ancien disciple du mime Marceau. Plusieurs années – et quelques artefacts – plus tard, le Pierrot de "Ashes to Ashes" évoque cette fois Bip, le personnage silencieux qui donna au mime Marceau sa jeunesse éternelle...

  Livre doc
Le Mime Marcel Marceau
Auteur: Marceau, Marcel (1923-2007)
Edition: Somogy

Complete Works 1958-1965

On l’appelait « l’Ange noir du rock’n’roll », un hybride d’Elvis et de Gene Vincent qui, à l’instar d’Hendrix ou du Legendary Stardust Cowboy, inspira à Bowie son double Ziggy. Le destin fictif de Ziggy épouse en effet étroitement les contours de celui, bien réel, du créateur de « Brand New Cadillac » : son ascension, sa chute et, dans l’intervalle, sa perte de contact progressive avec la réalité...

Les héritiers

Comment recenser les héritiers de Bowie lorsque la liste s’étoffe chaque année, et même chaque mois, de nouveaux candidats ? De Boy George à Marc Almond, de Billy MacKenzie à Momus, Gavin Friday ou plus récemment... Lady Gaga (!), la galaxie Bowie est en perpétuelle expansion.

Come, been and gone

Chorégraphe phare de la scène londonienne, Michael Clark aime jouer avec les stéréotypes et les codes (vestimentaires, sexuels). "Come, been and gone", sa dernière création, plonge dans l’univers musical de Bowie, convoque ses chansons et ses tenues, celles de ses collaborateurs (Lou Reed, Iggy Pop), et de ses influences revendiquées (Velvet, Kraftwerk) pour dessiner le portait en creux de toute une génération de danseurs marqués par Bowie, ses chansons, son mythe, ses personnages...

Secrets of the Beehive

Comme Bowie, David Sylvian a eu plusieurs vies. Au sein de Japan d’abord, où du glam rock des débuts à la new wave raffinée des dernières heures du groupe, il offrait l’image d’un héritier très ressemblant au jeune Bowie. Puis dans une carrière solo où il a tombé le(s) masque(s) pour explorer de nouveaux territoires, entre recherche spirituelle et avant-gardisme, toujours au-dessus de la mêlée. Sylvian fut aussi, avec Ryuichi Sakamoto, l’auteur et l’interprète du titre « Forbidden Colours », qui figurait dans le film "Furyo" d’Oshima avec... David Bowie.

Les métamorphoses

Tour à tour mime, pop star, comédien – au cinéma, "Furyo", et au théâtre, "Elephant Man" –, hippie, mod, glitter... Bowie change de fonction, de peau, de visage et multiplie les alter ego avant de les faire mourir : Major Tom, Ziggy Stardust, Aladdin Sane, Thin White Duke, Halloween Jack, Nathan Adler… Bowie incarne à lui seul « "Les Métamorphoses" d’Ovide expl iquées aux téléspectateurs de MTV » ("Carnet de bal 3", Marc Lambron, Grasset 1991).

The Next Day

« J'ai toujours su qu'il m'appellerait pour refaire un disque. Je me demandais juste à quel moment ça arriverait », confiait récemment Tony Visconti le producteur « historique » de Bowie. Absent des radars depuis 2003, le chanteur est donc de retour avec "The Next Day" qu’on annonce partagé entre chansons typiquement « bowiennes » et pièces plus avant-gardistes...

  CD
The next day
Auteur: Bowie, David (1947-2016)
Edition: Sony Music

Ziggy Stardust

Métaphore sur les mutations d’une rock star extraterrestre depuis son ascension jusqu’à sa chute dans un monde lui-même condamné à la destruction, "The Rise and Fall Of Ziggy Stardust And The Spiders From Mars" marque les esprits plus qu’aucun de ses précédents albums. Un album de glam rock et de science-fiction à la fois dense et intense, énergique et lyrique, traversé de pulsions de vie et de mort et servi par le chant de Bowie et les éclats de guitare du génial Mick Ronson. Cinquante ans après, l’impact est intact.

Secrets of the Beehive

Comme Bowie, David Sylvian a eu plusieurs vies. Au sein de Japan d’abord, où du glam rock des débuts à la new wave raffinée des dernières heures du groupe, il offrait l’image d’un héritier très ressemblant au jeune Bowie. Puis dans une carrière solo où il a tombé le(s) masque(s) pour explorer de nouveaux territoires, entre recherche spirituelle et avant-gardisme, toujours au-dessus de la mêlée. Sylvian fut aussi, avec Ryuichi Sakamoto, l’auteur et l’interprète du titre « Forbidden Colours », qui figurait dans le film "Furyo" d’Oshima avec... David Bowie.

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