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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Nick Cave !

8 thèmes | 25 oeuvres
Le nouveau disque de Nick Cave & The Bad Seeds, leur quinzième album studio, se faisait désirer depuis "Dig, Lazarus, Dig" !!! en 2008. Entre-temps, leur leader s’était lancé dans des projets parallèles comme "Grinderman", une formation qui revenait au rock abrasif et brut de décoffrage de ses débuts avec The Birthday Party, et l’écriture de musique de films avec son compère Warren Ellis. On le retrouve (enfin) aujourd’hui, au sommet de son art, avec "Push the sky away", un album d’une richesse et d’une douceur littéralement inouïes, bientôt suivi de concerts attendus comme le retour du Messie !

Australie

Le désert australien et ses puissantes vibrations telluriques ont marqué Nick Cave à vie. Pas étonnant qu’il soit fasciné par les États-Unis : l’histoire de ces deux pays est terriblement similaire, entre péché originel (un génocide qui ne dit pas son nom) et modernité flamboyante. Avant Nick Cave, la musique populaire australienne avait engendré le meilleur, avec The Saints, comme le pire, en la personne de Kylie Minogue. À la surprise générale, Cave offre à cette dernière une crédibilité en béton armé en l’invitant à chanter avec lui… Par pur patriotisme ?

Push The Sky Away

Un nouvel album à l’atmosphère calme et émouvante, comme si le savoir-faire du groupe - dont les débuts remontent maintenant à plus de trente ans ! - explosait enfin de façon lumineuse, délaissant quelque peu les expérimentations grinçantes et les hurlements détraqués, pour créer une musique de toute beauté, d’une douceur extrême, presque inquiétante ...

  CD
Push the sky away
Auteur: Cave, Nick (1957-....)
Edition: Pias

Murder Ballads

Comment faire d’un album sombre, voire morbide, vu son thème, le plus gros succès commercial de sa carrière ? En invitant Kylie Minogue à chanter en duo sur « "Where the Wild Roses Grow" », qui deviendra un hit, et PJ Harvey sur « "Henry Lee" » ? Probablement. Mais le disque dans son ensemble est une vraie réussite, belle réalisation d’une idée originale et radicale.

The Proposition

Nick Cave avait déjà écrit un scénario filmé par Hillcoat, "Ghosts... of the Civil Dead" en 1988. Ses collaborations avec ce réalisateur incluent également l’écriture de la musique du sinistre "La Route" (adapté de Cormac McCarthy en 2009), ainsi que celles du scénario et de la musique de Lawless en 2012. Mais c’est en écrivant le scénario de "The Proposition", superbe western élégiaque et violent situé dans le bush australien, que Cave a probablement donné le meilleur de lui-même.

  Dvd Fiction
The proposition
Auteur: Hillcoat, John (1961-....)
Edition: Sony Pictures Home Entertainment

Berlin

Au milieu des années 1980, après Melbourne et Londres, Nick Cave et les Bad Seeds s’installent à Berlin, une ville qui attire de nombreux artistes, notamment depuis que David Bowie est venu y chercher l’inspiration et y enregistrer sa célèbre trilogie. Véritable champ de ruines où tout est à reconstruire, à cheval entre passé et futur, toujours coupée en deux par le sinistre mur mais vibrante et magnétique, la mégalopole allemande est emblématique d’une époque à la fois glaciale et brûlante.

Kicking Against the Pricks

Dès leur troisième disque, enregistré à Berlin, les Bad Seeds livrent un traditionnel « album de reprises ». Mais celui-ci échappe évidemment à toutes les conventions. Loin des habituelles relectures convenues de ce genre d’exercice, le groupe traite ces chansons d’origines diverses comme s’il s’agissait des siennes et se les approprie totalement. Le blues, la country, le rock (« "Hey Joe" »), le Velvet Underground ou la variété (« "By The Time I Get to Phoenix" ») sont passés à la moulinette Bad Seeds et ne ressemblent plus à rien… Si ce n’est à du Nick Cave. Magistral !

  CD
Kicking against the pricks
Auteur: Cave, Nick (1957-....)
Edition: Mute

Low

La « trilogie berlinoise » de Bowie (dont "Low" est le premier volet), enregistrée avec l’aide de Brian Eno, révolutionne la musique de cette fin des années soixante-dix, annonce la new-wave, l’ambient, bref, tout ce qui va suivre. Puisant leur inspiration dans une musique électronique allemande encore largement underground, ces trois albums saisissants n’auraient pas pu voir le jour ailleurs qu’à Berlin, dans les fameux studios Hansa, où les Bad Seeds enregistreront quelques années plus tard leurs premiers albums.

Les Ailes du Désir

Ode poétique à la ville de Berlin et à la beauté de la vie, cette histoire d’anges désirant redevenir de simples mortels pour goûter aux plaisirs de l’existence sera un surprenant succès cinématographique. On y voit Nick Cave sur scène, dans un décor majestueux et décrépit parfaitement approprié à sa musique, interpréter deux chansons, « "From Her To Eternity" » et « "The Carny" », ainsi que "Crime and the City Solution", groupe ami formé de dissidents des Bad Seeds.

Blues

Sans être un chanteur de blues stricto sensu, Cave est probablement l’artiste contemporain le plus proche des racines brutes de cette musique, par l’esprit et par l’intensité de ses performances. Qu’il interprète des classiques du genre comme « "I’m Gonna Kill That Woman" » de John Lee Hooker, « "John The Revelator" » de Blind Willie Johnson, « "I Feel So Good" » de J.B. Lenoir, ou qu’il en écrive une version hyper moderne sur son dernier album (« "Higgs Boson Blues" » !), Nick Cave crache le blues comme si sa vie en dépendait. Ce qui est probablement le cas ...

Push The Sky Away

Un nouvel album à l’atmosphère calme et émouvante, comme si le savoir-faire du groupe - dont les débuts remontent maintenant à plus de trente ans ! - explosait enfin de façon lumineuse, délaissant quelque peu les expérimentations grinçantes et les hurlements détraqués, pour créer une musique de toute beauté, d’une douceur extrême, presque inquiétante ...

  CD
Push the sky away
Auteur: Cave, Nick (1957-....)
Edition: Pias

Father of folk blues

Redécouvert dans les sixties, Son House interprète ici des classiques de son répertoire des années 1930 comme « "Death Letter Blues" » ou « "John The Revelator" » de Blind Willie Johnson (que Nick Cave reprendra à son tour), accompagné par l’harmonica gorgé de feeling du regretté Alan Wilson, de "Canned Heat". Des versions magnifiques et hantées de chansons à vous mettre les poils au garde à vous, auxquelles les puristes préfèrent évidemment celle des 78 tours originaux, quasiment inaudibles. Sans commentaire ...

The Soul of a Man

Bel hommage de Wim Wenders, cinéaste fou de musique, à trois bluesmen mythiques, Skip James, J.B. Lenoir et Blind Willie Johnson. Sorte de biopic en noir et blanc, son film est à mi-chemin entre le documentaire pointu et l’évocation onirique, superbement entrecoupé d’interprétations intenses de chansons de ces trois grands artistes par des musiciens hors-norme d’aujourd’hui comme The Jon Spencer Blues Explosion, Beck, Nick Cave ou Lou Reed.

Feel Like Going Home

Sous-titré "Légendes du blues et pionniers du rock’n’roll", cet ouvrage initialement paru en 1971, est une véritable bible. Guralnick, jeune journaliste blanc new-yorkais passionné de musique, a été l’un des premiers à aller à la rencontre d’un monde aujourd’hui disparu, celui des "juke-joints", "roadhouses" et autres bars louches perdus en pleine cambrousse où jouaient ses idoles, de vieux bluesmen oubliés dont il a recueilli les incroyables témoignages. À la fois vivant et encyclopédique, personnel et minutieusement documenté : du journalisme comme on n’en fait plus !

L’Australien est absolument fasciné par le Far West américain, un monde où tout est à inventer, où la loi se heurte à l’anarchie et la religion à la violence, au milieu de décors arides et majestueux. D’où son amour pour la musique country et pour le western crépusculaire, un genre qu’il adaptera à l’histoire - tout aussi folle et tragique - de son propre pays, en écrivant le scénario épique de "The Proposition".

American III : Solitary Man

Johnny Cash est très malade, proche de la mort. Mais il continue son entreprise de réinterprétation de titres contemporains, réussissant même à rendre émouvantes des ballades un peu mièvres comme le « "One" » de U2 ... Alors quand il s’attaque à une chanson aussi intense que « "The Mercy Seat" » de Nick Cave - chantée du point de vue d’un condamné à mort ! -, le résultat est absolument terrassant.

La Nuit du chasseur

Mythique western crépusculaire, cette adaptation par l’acteur Charles Laughton (l’unique réalisation de toute sa carrière !) d’un roman de David Grubb est un chef-d’œuvre du septième art. Il faut revoir Robert Mitchum, terrifiant prédicateur aux phalanges tatouées (« Haine » sur une main, « Amour » sur l’autre), chevaucher le long de la rivière dans le soleil couchant : un subtil mélange de beauté absolue et d’angoisse larvée.

The Proposition

Nick Cave avait déjà écrit un scénario filmé par Hillcoat, "Ghosts... of the Civil Dead" en 1988. Ses collaborations avec ce réalisateur incluent également l’écriture de la musique du sinistre "La Route" (adapté de Cormac McCarthy en 2009), ainsi que celles du scénario et de la musique de Lawless en 2012. Mais c’est en écrivant le scénario de "The Proposition", superbe western élégiaque et violent situé dans le bush australien, que Cave a probablement donné le meilleur de lui-même.

  Dvd Fiction
The proposition
Auteur: Hillcoat, John (1961-....)
Edition: Sony Pictures Home Entertainment

Death songs

Les chansons de mort et de meurtre sont une tradition anglo-saxonne importée en Amérique – et tout particulièrement dans le Sud – par les colons blancs (une population qui incluait elle-même pas mal de meurtriers...). Elles ont par la suite été adaptées dans tous les styles de musique populaire américaine, du folk « "Long Black Veil" » à la pop « "Hey Joe" » en passant par le blues « "Death Letter" » et la country (« "Folsom Prison Blues" » de Johnny Cash, dans laquelle le narrateur raconte avoir « tué un homme à Reno juste pour le regarder mourir »)... Cave reprendra un grand nombre de ces titres, avant de leur consacrer un album entier !

Kicking Against the Pricks

Dès leur troisième disque, enregistré à Berlin, les Bad Seeds livrent un traditionnel « album de reprises ». Mais celui-ci échappe évidemment à toutes les conventions. Loin des habituelles relectures convenues de ce genre d’exercice, le groupe traite ces chansons d’origines diverses comme s’il s’agissait des siennes et se les approprie totalement. Le blues, la country, le rock (« "Hey Joe" »), le Velvet Underground ou la variété (« "By The Time I Get to Phoenix" ») sont passés à la moulinette Bad Seeds et ne ressemblent plus à rien… Si ce n’est à du Nick Cave. Magistral !

  CD
Kicking against the pricks
Auteur: Cave, Nick (1957-....)
Edition: Mute

Murder Ballads

Comment faire d’un album sombre, voire morbide, vu son thème, le plus gros succès commercial de sa carrière ? En invitant Kylie Minogue à chanter en duo sur « "Where the Wild Roses Grow" », qui deviendra un hit, et PJ Harvey sur « "Henry Lee" » ? Probablement. Mais le disque dans son ensemble est une vraie réussite, belle réalisation d’une idée originale et radicale.

American III : Solitary Man

Johnny Cash est très malade, proche de la mort. Mais il continue son entreprise de réinterprétation de titres contemporains, réussissant même à rendre émouvantes des ballades un peu mièvres comme le « "One" » de U2 ... Alors quand il s’attaque à une chanson aussi intense que « "The Mercy Seat" » de Nick Cave - chantée du point de vue d’un condamné à mort ! -, le résultat est absolument terrassant.

La religion est au cœur même de l’œuvre de Nick Cave, dans ses titres d’albums, de chansons ou de livres, fréquemment tirés de la Bible, dans ses textes, dans ses musiques souvent proches d’un gospel détraqué, dans ses visuels, voire dans ses postures christiques… Aujourd’hui, il préfère évoquer son intérêt pour les mythes ancestraux et leurs interprétations contemporaines. Quoi qu’il en soit, qu’il se réfère aux anges ou aux sirènes, il semble toujours vouloir s’extraire de notre monde quotidien bassement matériel...

Les Ailes du Désir

Ode poétique à la ville de Berlin et à la beauté de la vie, cette histoire d’anges désirant redevenir de simples mortels pour goûter aux plaisirs de l’existence sera un surprenant succès cinématographique. On y voit Nick Cave sur scène, dans un décor majestueux et décrépit parfaitement approprié à sa musique, interpréter deux chansons, « "From Her To Eternity" » et « "The Carny" », ainsi que "Crime and the City Solution", groupe ami formé de dissidents des Bad Seeds.

La Nuit du chasseur

Mythique western crépusculaire, cette adaptation par l’acteur Charles Laughton (l’unique réalisation de toute sa carrière !) d’un roman de David Grubb est un chef-d’œuvre du septième art. Il faut revoir Robert Mitchum, terrifiant prédicateur aux phalanges tatouées (« Haine » sur une main, « Amour » sur l’autre), chevaucher le long de la rivière dans le soleil couchant : un subtil mélange de beauté absolue et d’angoisse larvée.

Et l’âne vit l’ange

Sombre et violente histoire d’un gamin ayant grandi dans une secte religieuse et parti à la découverte d’un monde inquiétant, le premier roman de Cave, paru en 1989, est du pur "Southern Gothic" moderne. On y retrouve toutes les obsessions des chansons de Cave, qui s’affirme ici comme une sorte de William Faulkner rock’n’roll ...

Reprises

Infatigable passeur, érudit et passionné, d’une tradition qui va du blues au punk, Nick Cave ne cesse de puiser dans ces influences prestigieuses et d’en proposer une réécriture souvent extrême pour en saisir l’essence même, loin d’un trop grand respect formel. La boucle est bouclée quand des artistes d’horizons divers le reprennent à leur tour : Metallica (« "Loverman" »), The Arctic Monkeys (« "Red Right Hand" ») ou, récompense suprême, Johnny Cash, dont il avait adapté « "The Singer" » et qui donne, à la fin de sa vie, une superbe version de « "The Mercy Seat" ».

Kicking Against the Pricks

Dès leur troisième disque, enregistré à Berlin, les Bad Seeds livrent un traditionnel « album de reprises ». Mais celui-ci échappe évidemment à toutes les conventions. Loin des habituelles relectures convenues de ce genre d’exercice, le groupe traite ces chansons d’origines diverses comme s’il s’agissait des siennes et se les approprie totalement. Le blues, la country, le rock (« "Hey Joe" »), le Velvet Underground ou la variété (« "By The Time I Get to Phoenix" ») sont passés à la moulinette Bad Seeds et ne ressemblent plus à rien… Si ce n’est à du Nick Cave. Magistral !

  CD
Kicking against the pricks
Auteur: Cave, Nick (1957-....)
Edition: Mute

Father of folk blues

Redécouvert dans les sixties, Son House interprète ici des classiques de son répertoire des années 1930 comme « "Death Letter Blues" » ou « "John The Revelator" » de Blind Willie Johnson (que Nick Cave reprendra à son tour), accompagné par l’harmonica gorgé de feeling du regretté Alan Wilson, de "Canned Heat". Des versions magnifiques et hantées de chansons à vous mettre les poils au garde à vous, auxquelles les puristes préfèrent évidemment celle des 78 tours originaux, quasiment inaudibles. Sans commentaire ...

American III : Solitary Man

Johnny Cash est très malade, proche de la mort. Mais il continue son entreprise de réinterprétation de titres contemporains, réussissant même à rendre émouvantes des ballades un peu mièvres comme le « "One" » de U2 ... Alors quand il s’attaque à une chanson aussi intense que « "The Mercy Seat" » de Nick Cave - chantée du point de vue d’un condamné à mort ! -, le résultat est absolument terrassant.

Southern Gothic

Ce genre littéraire, inspiré du roman gothique européen, est indissociable du Sud des États-Unis. Avec ses ambiances lourdes et inquiétantes mélangeant fantastique, surnaturel, horreur, poids de la religion et moites fantasmes sexuels, il ne pouvait qu’inspirer Nick Cave : son premier roman s’inscrit résolument dans cette tradition dont les représentants les plus célèbres sont Edgar Poe, William Faulkner, Flannery O’Connor ou, aujourd’hui, William Gay.

La Mort au crépuscule

William Gray, vétéran du Vietnam et critique musical à ses heures, s’inscrit dans la tradition d’un "Southern Gothic" morbide et terrifiant, en plongeant le polar dans les pires cauchemars du genre. Ce roman noir a des allures de "Nuit du chasseur" hallucinée. Une nature sauvage ruisselante d’humidité, hantée de vieillards à moitié fous ou de bigots passablement perturbés, un monde rural et violent, rongé par l’alcool, les perversions, le fanatisme religieux ou la sorcellerie, bref le décor idéal pour une lutte à mort entre le bien et le mal : tout y est !

Histoires extraordinaires

Ce recueil de nouvelles traduites par Charles Baudelaire en 1856 est un grand classique de la littérature américaine, d’une richesse foisonnante. Poe y invente quasiment le roman policier (« "La Lettre volée" »), mais aussi ce fameux style "Southern Gothic", qui mélange diverses influences européennes comme le conte d’horreur (« "Morella" ») et le gothique morbide allemand (« "Ligeia" », « "Metzengerstein" »).

Dernier été du vieux monde

Cœurs éclatés, corps ravagés et âmes égarées dans la nuit de trop silencieux crossroads : tatoueur et illustrateur « à l’ancienne », Jean-Luc Navette développe une esthétique noire, qui s’inspire tout autant du rock alternatif que des gravures du XIXe siècle, du blues du delta du Mississippi que de l’horreur des tranchées de la Première Guerre mondiale. Un artwork idéal pour des disques de Nick Cave. Il devrait peut-être y jeter un coup d’œil ...

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