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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Maestro Verdi !

7 thèmes | 19 oeuvres
En 2013, Wagner ne sera pas le seul à fêter le bicentenaire de sa naissance. Giuseppe Verdi l’accompagnera, porté par tout un pays, l’Italie, qui a donné ses lettres de noblesse à un genre somptueux, l’opéra. Fils d’aubergiste, Verdi fut le compositeur le plus populaire et prolifique du siècle, auteur d’une œuvre immense et littéraire, où se mêlaient tragédie et comédie, et dont la notoriété dépassera le cadre de la musique pour rayonner politiquement sur une Italie en pleine construction.

Des interprètes de haute volée

Verdi demeure le passage obligé de tout interprète ambitieux. Beaucoup en sont sortis grandis (Maria Callas, Placido Domingo, Nathalie Dessay…). D’autres ont vu leur étoile pâlir comme Roberto Alagna. Sifflé en 2006 par le public de la Scala pendant la difficile aria de "Aïda", il déserta la scène après un bras d’honneur.

Le sceptre d'Ottokar

Publié en 1938 en feuilleton dans "Le Petit Vingtième", "Le Sceptre d’Ottokar" est l’une des aventures les plus romanesques et célèbres de Tintin. L’épisode se déroule dans un pays imaginaire d’opérette, la Syldavie. C’est surtout au cours de cette histoire de sombre complot contre le roi Muskar XII que notre vaillant reporter rencontre la cantatrice Bianca Castafiore, archétype de la chanteuse lyrique un brin ridicule et extravagante, qui reviendra souvent dans l’œuvre de Hergé.

  Livre Fiction
Tintin
Auteur: Hergé (1907-1983)
Edition: Casterman

Aïda

On ne présente plus l’Espagnol Placido Domingo, personnalité illustre du monde de l’opéra, roi des ténors (avec Carreras et Pavarotti) qui a chanté à peu près tous les grands rôles du répertoire, depuis celui d’Alfredo dans "La Traviata", au début des années 1960. Il attaque ici, en 1974, le monument "Aïda", aux côtés d’une autre star, sa compatriote Montserrat Caballé, et dirigé par le très célèbre chef napolitain Riccardo Muti. Difficile de rater une pareille « dream team ».

Dans la tête de Richard Wagner

Aucun compositeur ne semble plus éloigné de Verdi que le Germanique Richard Wagner. Mais les deux compositeurs, sont nés la même année. Ce bicentenaire commun pourrait les rapprocher. Ils ont obtenu leur premier succès en 1842, Verdi avec "Nabucco", Wagner avec "Rienzi". Si Verdi admirait l’audace de Wagner, l’Allemand préférait ignorer son collègue. Mais à consulter les pensées de l’auteur des "Walkyries", contenues dans le livre de Christopher Looten, on voit bien qu’il avait des passions littéraires plutôt proches de Verdi, il aimait Balzac, le nu grec et Shakespeare !

La Traviata

Ceux qui ont assisté à la représentation de "La Traviata" captée au théâtre de l’Archevêché, pendant le Festival d’Aix-en-Provence, en 2011, ne s’en sont pas remis. Nathalie Dessay y a donné le meilleur d’elle-même, profitant de la mise en scène habile de Jean-François Sivadier. « À quoi tient cette réussite, si magistrale qu'elle a été saluée par une ovation unanime ? », écrit "Télérama". « À un point de vue très simple mais très juste : Jean-François Sivadier s'attache à l'histoire d'amour d'un couple, Violetta et Alfredo, et non à la seule tragédie amoureuse d'une héroïne qui s'étourdit pour oublier sa solitude, puis s'autorise une passion romantique pour tromper l'approche de la mort. »

Un pays en pleine construction

L’engagement politique de Verdi, partisan du "risorgimento" (mouvement en faveur de la restauration de l’unité italienne), fut aussi bref qu’intense. Dès 1859, les nationalistes italiens criaient : "Viva Verdi !", acclamant un compositeur dont l’œuvre était largement nationaliste, comme le montre son opéra "La Bataille de Legano" qui raconte la révolte, au XIIe siècle, des patriotes lombards contre les Allemands. Il se fit même élire au Parlement, avec l’aide d’un politicien influent, Camillo Cavour, mais à la mort de ce dernier, Verdi se retira de la politique.

Le Guépard

Tiré du grand roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, "Le Guépard", sorti en 1963, est l’un des films les plus célèbres de Luchino Visconti. Il se déroule dans l’Italie chaotique du XIXe siècle, entre une aristocratie déclinante et les révolutionnaires partisans de Garibaldi, sur fond musical de Verdi et Bellini. Bals, beaux costumes, trahisons, beaux acteurs (Alain Delon, Burt Lancaster et Claudia Cardinale) : plus de trois heures de spectacle, et une Palme d’or au Festival de Cannes.

Garibaldi, la force d'un destin

Une statue de Giuseppe Garibaldi se dresse sur une belle place de Nice, ville natale du grand général politicien, considéré aujourd’hui comme le père de l’unité italienne. Il voulait en finir avec les duchés, les petites royautés, et faire de Rome la capitale d’un vrai pays. Ses idées finiront par triompher, pour le grand plaisir de ses nombreux partisans, dont Verdi. Cette fresque aventureuse ne pouvait que séduire un amateur de grands personnages comme Max Gallo.

Senso

Avec "Le Guépard", "Senso", tourné neuf ans plus tôt (1954), est l’autre grande fresque « garibaldienne » de Visconti, située dans cette période charnière de 1860-1863. Le film ouvre sur une représentation, à Venise, de l’opéra de Verdi "La Trouvère" que des nationalistes italiens interrompent pour protester contre l’occupation autrichienne. Le décor est planté, sublimé par les amours coupables d’une comtesse vénitienne et d’un soldat ennemi. Du merveilleux technicolor.

Une empreinte ineffaçable

L’Europe des salles légendaires vibre du souvenir de Verdi, des illustres villes italiennes, Venise, Naples, Milan, jusqu’à Paris et son Palais Garnier. Mais son œuvre ne comporte pas que des opéras. Le compositeur transalpin a composé de la musique vocale, instrumentale, et sacrée, réussissant chaque fois à subjuguer le public, et à devenir une sorte de modèle pour ses héritiers.

Le Routard Milan 2013

Aller à Milan, au nord de l’Italie, c’est bien sûr parcourir une ville hantée par l’opéra, suivre les traces des grands maîtres d’œuvre italiens à la Scala, cette prestigieuse et austère salle à laquelle « il faut faire la cour », comme l’écrit Alain Duault, où Rossini, Bellini et bien sûr Verdi créèrent leurs chefs d’œuvre. Un guide précieux pour le mélomane flâneur.

La Traviata

Ceux qui ont assisté à la représentation de "La Traviata" captée au théâtre de l’Archevêché, pendant le Festival d’Aix-en-Provence, en 2011, ne s’en sont pas remis. Nathalie Dessay y a donné le meilleur d’elle-même, profitant de la mise en scène habile de Jean-François Sivadier. « À quoi tient cette réussite, si magistrale qu'elle a été saluée par une ovation unanime ? », écrit "Télérama". « À un point de vue très simple mais très juste : Jean-François Sivadier s'attache à l'histoire d'amour d'un couple, Violetta et Alfredo, et non à la seule tragédie amoureuse d'une héroïne qui s'étourdit pour oublier sa solitude, puis s'autorise une passion romantique pour tromper l'approche de la mort. »

Une œuvre populaire

Au temps de Verdi, au milieu du XIXe siècle, l’opéra, art extrêmement populaire, tient, comme le souligne le critique Alain Duault, « du football et du cinéma ». Verdi est totalement inconnu lorsque la Scala accueille, en 1839, sa première représentation, "Oberto". Le public s’enflamme. Dès lors, le succès ne le quittera plus, grâce à une recette imparable : un grand sens mélodramatique et mélodique, et un lien tenu avec la culture populaire et les grands mythes universels ("Attila") qui permettent toujours à ses créations de dominer l’art lyrique.

Verdi

Déjà auteur d’une biographie de Federico García Lorca dans la même collection, Albert Bensoussan s’attaque à un autre passionné de la vie, Giuseppe Verdi. L’auteur raconte la vie effervescente d’un artiste, né au sein d’une petite bourgeoisie campagnarde, qui a composé 28 opéras, et reste aujourd’hui placé au sommet du genre.

Dans la tête de Richard Wagner

Aucun compositeur ne semble plus éloigné de Verdi que le Germanique Richard Wagner. Mais les deux compositeurs, sont nés la même année. Ce bicentenaire commun pourrait les rapprocher. Ils ont obtenu leur premier succès en 1842, Verdi avec "Nabucco", Wagner avec "Rienzi". Si Verdi admirait l’audace de Wagner, l’Allemand préférait ignorer son collègue. Mais à consulter les pensées de l’auteur des "Walkyries", contenues dans le livre de Christopher Looten, on voit bien qu’il avait des passions littéraires plutôt proches de Verdi, il aimait Balzac, le nu grec et Shakespeare !

La Traviata

Ceux qui ont assisté à la représentation de "La Traviata" captée au théâtre de l’Archevêché, pendant le Festival d’Aix-en-Provence, en 2011, ne s’en sont pas remis. Nathalie Dessay y a donné le meilleur d’elle-même, profitant de la mise en scène habile de Jean-François Sivadier. « À quoi tient cette réussite, si magistrale qu'elle a été saluée par une ovation unanime ? », écrit "Télérama". « À un point de vue très simple mais très juste : Jean-François Sivadier s'attache à l'histoire d'amour d'un couple, Violetta et Alfredo, et non à la seule tragédie amoureuse d'une héroïne qui s'étourdit pour oublier sa solitude, puis s'autorise une passion romantique pour tromper l'approche de la mort. »

Une source littéraire

Verdi a trouvé dans les œuvres lyriques classiques ou contemporaines de quoi alimenter ses opéras, qu’il s’agisse de la farce bouffonesque de "Rigoletto" inspirée du "Roi s’amuse" de Victor Hugo, ou des drames passionnels de son favori, William Shakespeare, dont il adapta "Macbeth", "Otello" et "Falstaff". Il avait toujours le soin de raconter en musique de bonnes histoires.

La dame aux camélias

Verdi puisait beaucoup de ses histoires dans la littérature. Le mélodrame d’Alexandre Dumas fils qui racontait la passion entre la courtisane tuberculeuse Marguerite Gautier et son jeune amant Armand Duval, lui inspira son plus célèbre opéra "La Traviata". Marguerite devint Violetta, et le succès fut tel qu’il inspira à Marcel Proust ce méchant commentaire : « Verdi a donné à "La dame aux camélias" le style qui lui manquait. »

Othello

De nombreux créateurs - Verdi, Wagner, le peintre Delacroix… - auront trouvé leur inspiration dans l’œuvre de Shakespeare. Le cinéaste prodige Orson Welles s’y est attaqué un siècle plus tard. Entre sa version de "Macbeth" (1947), et son chef d’œuvre "La Soif du Mal" (1958), il tourne une adaptation d’"Othello" qu’il met quatre longues années à mener à bien. Et sa patience s’en trouvera récompensée car avec lui, la jalousie destructrice et sans fondements du Maure Othello pour son épouse Desdémone garde toute sa dimension.

Les Fiancés : Histoire milanaise du XIIe siècle

On sait que Verdi a dédié son "Requiem" au poète et dramaturge milanais Alessandro Manzoni. Tenant de l’école romantique, catholique éclairé, partisan de l’unification italienne, il aura laissé à la postérité "Les Fiancés", énorme roman (près de mille pages) traitant des amours contrariées de deux villageois dans l’Italie du XVIIe siècle.

Une vie qui couvre le siècle

Né alors que Napoléon est encore au pouvoir, et mort au début du siècle suivant, Verdi a traversé tous les courants artistiques et politiques de son temps. Il a transporté avec lui l’esprit romantique, l’engagement politique auprès des grands fondateurs de l’unité italienne, Garibaldi et Cavour, dont son œuvre porte l’histoire tourmentée.

Tutto Verdi : L'Intégrale des opéras

Quoi de mieux que le Regio di Parmo, théâtre fondé en 1829, à Parme, non loin de l’endroit où Verdi a vu le jour, pour honorer la mémoire du grand compositeur, à l’occasion de son bicentenaire. C’est lui qui a produit cette somme, en proposant une série de grands opéras enregistrés sur sa prestigieuse scène. Accompagnés d’un brillant livret en quatre langues (anglais, italien, allemand, français), les trente DVD proposent l’œuvre complète du grand homme "Aïda", "Don Carlo", "la Traviata", "Rigoletto", "Attila"… avec les meilleurs chefs d’orchestre et chanteurs.

1900

Ce n’est pas un hasard si le grand film historique de Bertolucci commence par l’évocation de la mort de Giuseppe Verdi, le 27 janvier 1901. Car l’œuvre qui narre la vie parallèle de deux garçons nés le même jour, mais l’un du côté des paysans, l’autre fils de propriétaire, raconte bien la fin d’un monde, d’une société incarnée par le populaire compositeur. Elle s’achève lors de la seconde époque avec une autre mort emblématique, celle du fasciste Mussolini. Un film qui a fait date.

  Dvd Fiction
1900
Auteur: Bertolucci, Bernardo (1941-....)
Edition: MGM home entertainment France [éd., distrib.]

Verdi, un certain romantisme italien

L’opéra de Verdi met en spectacle de l’émotion extrême. Les femmes meurent et souffrent. Verdi se verra souvent reprocher un certaine tendance à l’excès, au mauvais goût, loin de l’académisme en vogue, jusqu’à se voir qualifier de « compositeur barbare ». Cet amoureux de Shakespeare cherchait à aller toujours plus loin dans le souffle des passions.

Chroniques italiennes

Stendhal aura été l’écrivain français le plus passionné par l’Italie (avant Dominique Fernandez). Nous aurions pu tout aussi bien retenir son autre livre, "Rome, Florence, Naples", mais nous avons choisi les "Chroniques italiennes", parues dans la "Revue des deux Mondes" de 1837 à 1839, sans doute pour l’incroyable folie de ces histoires de parricides, de vengeances dont certaines se déroulent à l’époque où Verdi a situé son opéra "Don Carlo", au XVIe siècle, dans une Europe en proie aux passions les plus extrêmes.

  Livre Fiction
Chroniques italiennes
Auteur: Stendhal (1783-1842)
Edition: Gallimard
Collection: Folio classique

Dans la tête de Richard Wagner

Aucun compositeur ne semble plus éloigné de Verdi que le Germanique Richard Wagner. Mais les deux compositeurs, sont nés la même année. Ce bicentenaire commun pourrait les rapprocher. Ils ont obtenu leur premier succès en 1842, Verdi avec "Nabucco", Wagner avec "Rienzi". Si Verdi admirait l’audace de Wagner, l’Allemand préférait ignorer son collègue. Mais à consulter les pensées de l’auteur des "Walkyries", contenues dans le livre de Christopher Looten, on voit bien qu’il avait des passions littéraires plutôt proches de Verdi, il aimait Balzac, le nu grec et Shakespeare !

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