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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

« Ce n’est pas de l’art, c’est du rock’ n’ roll » Iggy Pop

4 thèmes | 11 oeuvres
Le son des Stooges doit à la fois au blues de Bo Diddley, au free jazz de Sun Râ, à la fureur électrique des MC5, et … aux marteaux-pilons des usines de Détroit. Sur scène, envoûté par cette puissance tellurique, Iggy Pop, tel un derviche tourneur psychédélique, aimantait toutes les haines et libérait de toutes les frustrations. Depuis, des groupes ont joué plus vite, plus fort, mais peu d’entre eux rendirent au rock n’ roll sa dangerosité originelle comme le firent les Stooges. C’est l’histoire de ce groupe unique que raconte "Gimme Danger", le documentaire que Jim Jarmusch leur a consacré. Let’s rock n’ roll !

Black Music

Dans les années trente, les Noirs du sud des Etats-Unis partirent en masse chercher du travail dans les usines des grandes villes du nord du pays. C’est donc à Chicago ou Détroit qu’ils s’installèrent, que le blues devint électrique et que la soul, puis le funk, virent le jour. Par la suite, Motown déménagera sous le soleil de Los Angeles et la ville s’enfonçant dans la crise, les pionniers de la techno feront trembler les murs des entrepôts abandonnés.

Standing in the Shadows of Motown

Après avoir composé quelques succès, Berry Gordy, enfant de Détroit et ancien boxeur, a très vite compris que pour connaître le véritable succès, ses artistes devaient séduire le public blanc et produire beaucoup. Tamla Motown a été créé, en 1959, sur ces deux principes. Berry Gordy engagea une brochette de musiciens de jazz capables de façonner des écrins aux compositions de ses vedettes, les enferma en studio, et fit défiler Marvin Gaye, Smokey Robinson, Stevie Wonder, Diana Ross… Hitsville U.S.A. était né.

8 Mile

Un jeune ouvrier d’une usine automobile vit avec sa mère alcoolique dans une caravane, à Ann Arbor, charmante bourgade de la banlieue de Détroit. Renfermé sur lui-même, il essaye de s’imposer sur la scène rap locale. "« ""Eminem et son personnage sont dépositaires de tout cet héritage : charismatiques comme Iggy, héros prolétaires comme tous leurs illustres aînés du rock, abrasifs comme le MC5, Blancs incarnant une musique essentiellement noire, ce qui prolonge le projet de Berry Gordy qui entendait vendre la soul music à l’Amérique blanche… »" Serge Kaganski - Les Inrockuptibles 2003

Interstellar Fugitives 2

A Detroit, la furie des guitares répondait au vacarme des usines qui tournaient à plein régime. A mesure que la ville se vidait, c’est une techno expérimentale et funky qui commença à suinter des murs des entrepôts laissés à l’abandon. « Mad » Mike Banks, Jeff Mills et leurs comparses fondèrent Underground Resistance comme une machine dont ils contrôlent tous les leviers – de la production à la distribution -, reléguant les egos derrière la musique et l’esprit de combat.

Du bruit et de la fureur

"Pour couvrir la fureur du bruit des moteurs et des marteaux-pilons qui pliaient les tôles d’acier, il fallait des musiques puissantes. Celles des Stooges, du MC5, de Mitch Rider, d’Alice Cooper, de Ted Nugent… C’est également à Détroit que Jack White (The White Stripes) a façonné le son abrasif de son jeu de guitare. Fureur un jour, fureur toujours. "

Gimme Danger

On connaît la passion de Jim Jarmusch pour le rock’ n’ roll et ses grandes figures tutélaires. Dans "Coffee and Cigarettes" (2003), il avait déjà mis Iggy Pop en scène face à Tom Waits. Le documentaire qu’il consacre aux Stooges s’inscrit donc naturellement dans sa filmographie déjà riche d’un hommage à Neil Young, "Year of the Horse "(1997). Un homme de goût.

The Stooges

La structure musicale de ce premier album est simple : fureur des guitares fuzz et rythmique tribale. C’est le chant sans effet, la voix blanche et pleine de morgue du chanteur qui fit toute la différence. La façon dont il posait des paroles au nihilisme jamais entendu jusque-là "(No Fun, I Wanna Be Your Dog)" sidérèrent les rares acheteurs. Trop décapants pour l’époque, les Stooges ont en commun avec le Velvet Underground (dont John Cale, producteur de ce premier album) d’avoir eu une influence inversement proportionnelle à leur succès commercial. Il faudra la bénédiction de David Bowie et le succès tardif d’Iggy Pop pour que la reconnaissance de l’importance des Stooges dans l’histoire du rock dépasse le premier cercle des amateurs. Too much, too soon ?

  CD
1969
Auteur: Stooges (The)
Edition: WEA

Ultraglide In Black

Prenez un choix de reprises griffées Smokey Robinson, Sly & the Family Stone, Curtis Mayfield, Marvin Gaye, Stevie Wonder,… convoquez une légende locale derrière le micro (Mick Collins), ajoutez-y une rythmique forgée par deux guitares bass et deux batteries, et vous obtenez la fusion idéale soul’ n’ roll que seul Détroit est capable de produire. Inusable.

Ghost Town

"En une quarantaine d’années, Détroit est passée du statut de capitale mondiale de l’automobile à celui de première ville en faillite des Etats-Unis. Sous les coups de boutoir de la mondialisation, les fermetures d’usines se sont succédées, la population a déserté, la criminalité grimpé en flèche et Détroit est devenue la ville fantôme la plus dangereuse d’Amérique. Une blague circulait pour illustrer la désertification de la ville : que le dernier à partir éteigne la lumière."

Fordetroit

Autrefois métropole trépidante, Détroit forme aujourd'hui un décor dévasté pour photographes néo-romantiques en arrêt devant ces splendides ruines postindustrielles. Alexandre Friederich a choisi, lui, de s'y installer momentanément, de se laisser absorber par cette ville anthropophage. Détroit lui a inspiré un texte fulgurant, mi-récit d'aventure, mi-reportage, forme qui lui permet, insidieusement, d'écrire un véritable roman d'anticipation. Allia

Only Lovers Left Alive

Dans cette histoire d’amour entre deux vampires, on retrouve les éléments qui rendent le cinéma de Jim Jarmusch si particulier : le temps qui s’étire, des villes désolées et romantiques (Détroit et Tanger) et ces personnages décalés à la classe vénéneuse (Tilda Swinton et Tom Hiddleston) qui ne demandent qu’à vivre en marge d’un monde qui ne les concerne pas. Jarmusch pousse ici son amour de la musique jusqu’à faire de son personnage principal un guitariste de rock.

La ville usine

Chicago avait ses abattoirs, Détroit, ses usines d’automobiles. Ford, Parckard, Dodge, Chrysler et les autres constructeurs conférèrent à la ville son statut de capitale mondiale de l’automobile. Véritable poumon industriel de l’Amérique, Détroit accueillit des vagues de cols bleus venus produire ces millions de voitures, véritables objets de la mythologie américaine que l’on retrouve en bonne place dans les productions de Clint Eastwood, Elmore Leonard, Paul Schrader ou Bruce Springsteen.

Gran Torino

Walt Kowalski (Clint Eastwood), un octogénaire veuf,  acariâtre et raciste, ancien combattant de la guerre de Corée, et retraité des usines Ford, voit d’un œil mauvais une famille Hmong s’installer dans la maison voisine. Pourtant, à la suite d’un incident auquel il est mêlé malgré lui, Walt va prendre sous son aile, pour le protéger d’un gang qui essaye de l’enrôler, Thao, l’ado de la famille, et sa sœur Sue. Une protection qui ira jusqu’au sacrifice mais pas sans que Walt n’ait pris le temps de faire de Thao l’heureux héritier de la Ford Gran Torino de 1972 qu’il bichonnait dans son garage.

Blue Collar

Trois copains, ouvriers dans une usine d’automobiles et confrontés chacun à des problèmes de fin de mois, décident de voler la caisse de leur syndicat. A la place de l’argent qu’ils espéraient trouver, ils tombent sur un livre de comptes truqués et décident de faire chanter leurs représentants syndicaux. Mais ils s’attaquent à des gens beaucoup plus retors et dangereux qu’eux ; la peur et les enjeux personnels vont prendre le dessus et faire voler en éclats leur amitié. Un jeu du « chacun pour soi » qui préfigure la société ultralibérale que mettra en place l’administration Reagan trois ans plus tard.

Blue collar
CVS
Blue collar
Auteur: Schrader, Paul (1946-....)
Edition: Universal Studio Canal Video Gie (prod.)

La Loi de la cité

Sur la pierre tombale d’Elmore Leonard est gravé : « The Dickens of Detroit ». En soixante ans de carrière, Elmore Leonard a écrit des westerns ("3h10 pour Yuma"), des romans policiers ("Punch Creole," devenu "Jacky Brown" au cinéma), des dizaines de nouvelles et autant de scénarii. On salue la qualité de ses dialogues, qu’il réécrivait jusqu’à en effacer toute trace de littérature : "« Si cela ressemble à de l'écrit, je le réécris »""." "La Loi de la cité ""se déroule à Detroit et raconte l’éternelle histoire de l’affrontement entre un tueur sans scrupules et un flic décidé à aller jusqu’au bout, quitte à froisser la déontologie s’il le faut. Basique et efficace."

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