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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Lalo Schifrin, un homme-orchestre

4 thèmes | 12 oeuvres
Parmi les compositeurs du Hollywood des années 60-70, Lalo Schifrin, Argentin d’origine, fait figure de mythe et de maître. Ses thèmes et ses climats inspirent encore aujourd’hui les musiciens et les cinéphiles les plus variés. À l’heure où la Cinémathèque lui rend hommage du 9 au 14 novembre, et que sort un coffret reprenant quelques unes de ses grandes musiques de films, il est urgent de se replonger dans la galaxie du grand Lalo.

Couleurs

Lalo Schifrin se définit volontiers comme un peintre. Un peintre qui utilise les sons comme autant de couleurs sur une palette musicale particulièrement étendue. Sa science de l’arrangement et de la mise en scène confine à l’onirisme. Et quand un groupe comme Portishead le sample, c’est évidemment dans un but précis : s’approprier ses couleurs… Tout simplement !

The Sound of Lalo Schifrin

Si vous cherchez la porte d’entrée dans l’univers d’un des plus grands compositeurs de musique de film, la voici. Un coffret-anthologie qui regroupe des classiques ("Mission Impossible, Dirty Harry," etc.) et des raretés (la bande originale de "Once a Thief", un des rares films américains avec Alain Delon, "Rock Requiem", un album hors cinéma mais passionnant qui date de 1971…). Toute la palette sonore d’un alchimiste musical estampillé « Nouvel Hollywood », sa science des rythmes et des climats portée à son zénith. Avec, en prime, un concert inédit donné par le maestro à Paris en 2007.

Charles n°19 : Argent et politique

Qu'on en dépense trop (comme Nicolas Sarkozy lors de sa campagne 2012) ou qu'on se défende d'en avoir (comme le candidat à la primaire PS, Benoît Hamon, un brin gêné quand il est révélé que sa compagne est l'une des dirigeantes d'un grand groupe de luxe), l'argent, en politique, est à la fois le nerf de la guerre et l'origine des scandales. Ce numéro de "Charles" s'y attaque avec de nombreuses interviews : les entretiens avec Daniel Fasquelle (trésorier du parti LR) et Thomas Thévenoud (éphémère ministre PS renvoyé pour avoir «oublié» de payer ses impôts) sont passionnants.

Taxi Téhéran

Ours d'or au festival de Berlin en 2015, ce film plonge dans la société iranienne via les courses d'un taxi à Téhéran, conduit par le réalisateur, qui tourne illégalement depuis plusieurs années. Il charge une succession de personnages : hommes ou femmes, conservateurs ou modernes, honnête commerçant ou vendeur de DVD à la sauvette, qui se livrent sur la situation du pays de la révolution islamique. Entre documentaire et fiction mais toujours avec humour, on découvre la réalité d'un régime répressif qui doit lui aussi renouveler le mandat de son président, le 19 mai prochain, deux semaines après la France.

Jazz

Même s’il connait parfaitement l’histoire de la musique classique et qu’il a su puiser, au fil des années, aux sons de toutes les musiques du monde, le jazz est, depuis sa fameuse collaboration avec Dizzy Gillespie, le vocabulaire naturel du pianiste Lalo Schifrin. Un jazz qu’il a su infuser dans certaines de ses BO et tout particulièrement dans la toute première, "Les Félins".

libraires

Les Félins

C’est à René Clément que Lalo Schifrin doit ses véritables débuts au cinéma. Pour cette coproduction franco-américaine, polar irradié par la beauté et le magnétisme d’Alain Delon et de Jane Fonda, Schifrin, pour sa première bande originale, fait fructifier son amour du jazz. Il en résultera un film vénéneux à souhait, habité par la manipulation et une certaine forme de perversion, et un thème imparable, "« Joy House alias The Cat »" qui deviendra un standard sous les doigts magiques de l’organiste Jimmy Smith.

Le Maître du Haut Château

«Tous les mêmes», vraiment, nos élus ? Cette uchronie de Philip K. Dick tend à prouver le contraire en imaginant comme point de départ l'assassinat en 1933 du président américain Franklin Roosevelt (qui resta en réalité à la Maison Blanche jusqu'à sa mort en 1945). Et si ce partisan de la guerre contre l'Allemagne et le Japon avait été remplacé par un isolationniste ? Eh bien, prédit l'auteur à rebours, les deux dictatures seraient sorties victorieuses en 1947, et l'Amérique du début des années 60 qu'il décrit, aurait elle aussi été ravagée par la solution finale nazie.

Nouvel Hollywood

C’est au cœur du cinéma américain des années 60-70 que Lalo Schifrin a opéré sa propre révolution. Celle d’un compositeur pour l’image qui a su dessiner et incarner le son d’une époque. Revoir "Bullitt", "Dirty Harry" ou "Opération Dragon", c’est, au-delà de Steve Mc Queen, Clint Eastwood ou Bruce Lee, se replonger dans les rythmiques et les sons d’un maître funky pour l’éternité.

Paris

Argentin d’origine et Américain d’adoption, Lalo Schifrin est aussi, à sa façon, un vrai Parisien. Marqué par ses études parisiennes auprès d’Olivier Messiaen, Lalo Schifrin aime revenir régulièrement dans la ville Lumière. Pour donner des concerts et même pour illuminer de sa grâce musicale une marque de lingerie française…

Turangalîla Symphonie

Après avoir étudié avec le père de Daniel Barenboim, Enrique Barenboim, à Buenos Aires, Lalo Schifrin débarque à Paris au début des années 50 et suit les cours d’Olivier Messiaen, professeur au Conservatoire. L’influence du compositeur français sur le jeune étudiant argentin sera durable. C’est particulièrement vrai pour la "Turangalîla- Symphonie", une œuvre majeure et monumentale écrite par Messiaen dans l’immédiate après-guerre sous influence asiatique, mais où le compositeur français déploie une extraordinaire palette orchestrale dont Schifrin se souviendra forcément lorsqu’il travaillera au cœur d’Hollywood.

  CD
Turangalîla-symphonie
Auteur: Messiaen, Olivier (1908-1992)
Edition: Deutsche Grammophon

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