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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Folle journée, folles musiques

7 thèmes | 19 oeuvres
Dès 1850, les musiques espagnoles et françaises connaissent un exceptionnel âge d’or qui éclairera une bonne partie du XXe siècle, bouleversant ainsi toute la société des arts et des lettres. Nées sur les cendres du romantisme, elles donneront des compositeurs aussi brillants que Camille Saint-Saëns, César Franck, Manuel de Falla, Maurice Ravel, Isaac Albéniz, Charles Koechlin, Erik Satie, Paul Dukas, jusqu’à Pierre Boulez aujourd’hui… À l’occasion de La Folle Journée de Nantes (du 30 janvier au 3 février), voyage au cœur d’une musique qui, encore aujourd’hui, continue à inspirer…

L’attraction de la magie

Toute la vague postromantique et impressionniste qui déferle du milieu du XIXe au début du XXe siècle, et notamment les musiques de Paul Dukas ou de Manuel de Falla, puise dans deux formes d’art très populaires à l’époque, le cirque et la magie. Le spectacle de Buffalo Bill, l’ancien chasseur de bisons et d’Indiens du Far West, fait un tabac en France lors de l’Exposition universelle de Paris, en 1889. La magie, elle, est incarnée par le plus grand prestidigitateur de l’Histoire, Harry Houdini (1874-1926), et le cinéaste Georges Méliès avec son fameux "Voyage dans la Lune" (1902).

Fantasia

Beaucoup d’enfants et adultes auront découvert Paul Dukas en regardant le classique de Walt Disney, Fantasia. Mickey trouve le chapeau d’un magicien, et acquiert de super pouvoirs. Il commande des balais qui portent à sa place de lourds sceaux d’eau (jusqu’à la catastrophe que l’on imagine), scène baroque et poétique illustrée par le beau et ample morceau de Paul Dukas, "L’apprenti Sorcier", à la fois répétitif dans sa tension dramatique et riche mélodiquement.

L'Amour sorcier, Le Tricorne

C’est pour répondre à la commande d’une danseuse de flamenco souhaitant une « gitanerie musicale » que Manuel de Falla a imaginé l’histoire de cette jeune femme que le fantôme d’un ancien amour vient harceler chaque nuit. Cet Amour sorcier, avec sa fameuse « Danse du feu », est la première pierre d’une trilogie composée de Nuits dans les jardins d’Espagne (1916) et du Tricorne (1919). Une œuvre majeure de l’époque.

Le testament d’orphée

Jean Cocteau transpose le mythe d’Orphée dans la France des années cinquante. Réflexions sur la mort, sur l’au-delà, poèmes surréalistes, testament… Tourné dans les carrières des Baux-de-Provence, soutenu par la Nouvelle Vague, sur une musique de Georges Auric et du pianiste de jazz Martial Solal, ce film expérimental suscite toujours autant d’interrogations et de fascination. Et on a même la surprise de voir apparaître la silhouette du plus célèbre chauve hollywoodien… Yul Brynner !

Henri Matisse

Aucune nouvelle forme d’art n’était étrangère au peintre français Henri Matisse. Né en 1869 et mort en 1954, il a donné une couleur définitive à l’époque charnière des XIXe et XXe siècles. Il a fréquenté l’impressionnisme, le fauvisme, illustré le chef-d’œuvre de James Joyce, "Ulysse", et laissé entre autre un livre coloré sur le cirque et les danseurs, Jazz, reflet d’une époque dense et contrastée…

L’avènement du jazz

L’avènement du jazz aura un énorme retentissement sur toute la première moitié du XXe siècle et transformera inconsciemment la musique postromantique des grands compositeurs obligés de prendre en compte la nouvelle forme d’expression venue des États-Unis. Tout le monde ne jure que par Louis Armstrong et, en Europe, les Parisiens vibrent aux souples mouvements de la danseuse Joséphine Baker qui, en 1925, avec sa "Revue nègre", au Théâtre des Champs-Élysées, fait fureur. Un changement définitif.

Hymne au soleil

Parcourir le répertoire français un peu oublié de la fin du XIXe et du début du XXe siècle : c’est le défi que se sont imposés les frères Belmondo, le saxophoniste et orchestrateur Lionel et le trompettiste Stéphane. Ils nous offrent cet album devenu un classique. Grâce à lui, des compositeurs comme l’auteur du fameux "Hymne au soleil", Lili Boulanger (la sœur de l’enseignante Nadia), ou Maurice Duruflé, sont revenus au premier plan à côté de Gabriel Fauré et de Maurice Ravel. L’un de ces disques, a écrit Télérama, « que l’on qualifie de miraculeux ».

Sketches of Spain

C’est un ami bassiste hispano-indien (Joe Mondragon) qui fit un jour écouter à Miles Davis le Concerto d’Aranjuez, composé en 1939, par Joaquin Rodrigo, un élève de Paul Dukas à Paris. L’œuvre lui plut tant qu’il décida d’enregistrer un disque hommage à la musique traditionnelle espagnole, avec le subtil arrangeur Gil Evans. Le fameux Concerto d’Aranjuez pour guitare, joué ici merveilleusement à la trompette, précède un autre classique ibérique, « Will Of The Wisp », de Manuel de Falla. Joaquin Rodrigo, alors âgé de 59 ans, ne l’aima guère. « Attendons un peu, écrivit Miles, on verra s’il ne l’aime pas quand il recevra de gros chèques de droits. »

Henri Matisse

Aucune nouvelle forme d’art n’était étrangère au peintre français Henri Matisse. Né en 1869 et mort en 1954, il a donné une couleur définitive à l’époque charnière des XIXe et XXe siècles. Il a fréquenté l’impressionnisme, le fauvisme, illustré le chef-d’œuvre de James Joyce, "Ulysse", et laissé entre autre un livre coloré sur le cirque et les danseurs, Jazz, reflet d’une époque dense et contrastée…

L’Europe a peur

Cette foi dans l’avenir qui se manifeste à l’aube du siècle ne dure pas. Si les débuts de l’aviation, la traversée de la Manche par Louis Blériot, prolongent ce sentiment radieux, la catastrophe du "Titanic" en 1912, très symbolique, vient montrer au monde la fragilité des destins et le possible naufrage de la vieille Europe. La guerre de 1914-1918 et ses horreurs viendront vite confirmer ces très mauvais pressentiments…

Et vogue le navire ...

Pendant cette période de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, le paquebot transatlantique est le passage obligé de tout citoyen désireux de connaître le monde. Il accueille les riches comme les pauvres, entassés dans les ponts inférieurs. On sait que Charlie Chaplin et Stan Laurel débarquèrent aux États-Unis après un voyage à bord du "Queen Mary". C’est cette ambiance des grands navires, à la fois mystérieuse et splendide, que Federico Fellini peint dans son film opéra "Et vogue le navire" dont l’histoire se déroule en 1914, deux ans après le drame du "Titanic".

Jean-Christophe

L’exhumation récente de son "Journal de Vézelay" a remis en lumière Romain Rolland, écrivain ultra célèbre du début du XXe siècle, Prix Nobel de littérature en 1915, grâce à son important ouvrage, "Jean-Christophe". Ce roman fleuve de 1500 pages, en dix tomes publiés entre 1904 et 1912, décrit toute une civilisation au bord du chaos qui s’apprête à basculer dans la guerre. Une œuvre majeure de ce début de siècle.

L’Europe est fière

La période des musiques espagnoles et françaises, à partir de 1850, marque l’épanouissement et le bonheur européens avant la grande déflagration et le désespoir de 1914. C’est l’époque où Henri Matisse peint un tableau plein d’optimisme, "La Joie de vivre" (1908). Et quand Lili Boulanger compose sa douce symphonie œcuménique "L’Hymne au soleil", en 1911-1912, elle trahit une irréductible foi en l’avenir, dans une Europe généreuse et artistiquement dynamique. Le monde semble encore insouciant.

Hymne au soleil

Parcourir le répertoire français un peu oublié de la fin du XIXe et du début du XXe siècle : c’est le défi que se sont imposés les frères Belmondo, le saxophoniste et orchestrateur Lionel et le trompettiste Stéphane. Ils nous offrent cet album devenu un classique. Grâce à lui, des compositeurs comme l’auteur du fameux "Hymne au soleil", Lili Boulanger (la sœur de l’enseignante Nadia), ou Maurice Duruflé, sont revenus au premier plan à côté de Gabriel Fauré et de Maurice Ravel. L’un de ces disques, a écrit Télérama, « que l’on qualifie de miraculeux ».

Henri Matisse

Aucune nouvelle forme d’art n’était étrangère au peintre français Henri Matisse. Né en 1869 et mort en 1954, il a donné une couleur définitive à l’époque charnière des XIXe et XXe siècles. Il a fréquenté l’impressionnisme, le fauvisme, illustré le chef-d’œuvre de James Joyce, "Ulysse", et laissé entre autre un livre coloré sur le cirque et les danseurs, Jazz, reflet d’une époque dense et contrastée…

La femme vers l’émancipation

Pendant les années 1920, les grands mouvements féministes commencent à se structurer. Les suffragettes, au Royaume-Uni, nées avant la Première Guerre mondiale, réclament le droit de vote. Le mouvement de l’Internationale socialiste des femmes, ou L’Union féminine civique et sociale (UFCS), créée en 1925, permettent au « sexe faible » de se faire entendre. En France, la « garçonne », dont l’écrivain Victor Margueritte fera un archétype, voit le jour, frondeuse et libre. Ce courant féministe peut compter sur des figures emblématiques comme Coco Chanel et la compositrice Lili Boulanger dont les cantates et psaumes sont les hymnes du siècle féminin…

Ariane et Barbe Bleue

C’est en 1907 que le compositeur Paul Dukas, professeur de composition au Conservatoire de Paris, ancien condisciple de Debussy, crée, à l’Opéra Comique, Ariane et Barbe Bleue, d’après une pièce de l’écrivain belge Maurice Maeterlinck. L’histoire reprend le personnage de Charles Perrault, Barbe Bleue, le dévoreur de femmes. Mais cette fois, le tyran se trouve confronté à la rebelle Ariane qui tente de délivrer les cinq épouses prisonnières et esclaves. Elle échouera tant l’esprit de servitude reste encore trop fort en ce début de XXe siècle. Cet unique opéra de Dukas, aux accents très wagnériens, remporta un franc succès. Une œuvre majeure.

Coco avant Chanel

Coco n’a pas toujours été Chanel. Inspiré du roman d’Edmonde Charles-Roux, "L’Irrégulière", le film d’Anne Fontaine s’intéresse aux premières années de la future grande couturière. À l’époque, elle se nomme Gabrielle Bonheur Chanel. Issue d’un milieu modeste, orpheline, elle commence sa carrière de « couseuse » dans les arrière-boutiques avant d’affronter la société puritaine de son époque et de se faire un nom. Audrey Tautou interprète ici un petit soldat rugueux et effronté.

La mode espagnole

Si Maurice Ravel a écrit "Rhapsodie espagnole" (1908) et trois ans plus tard "L’Heure espagnole", ce n’est pas un hasard. Pendant la grande période de la révolution Industrielle et les premières années du XXe siècle, la mode est à l’Espagne. Sa littérature (avec García Lorca), sa peinture (Salvador Dali), son cinéma (Luis Buñuel) et sa culture tauromachique sophistiquée, éclairent toute l’Europe. Une période de grâce que ne parviendra pas à occulter la terrible guerre civile de 1936.

Sketches of Spain

C’est un ami bassiste hispano-indien (Joe Mondragon) qui fit un jour écouter à Miles Davis le Concerto d’Aranjuez, composé en 1939, par Joaquin Rodrigo, un élève de Paul Dukas à Paris. L’œuvre lui plut tant qu’il décida d’enregistrer un disque hommage à la musique traditionnelle espagnole, avec le subtil arrangeur Gil Evans. Le fameux Concerto d’Aranjuez pour guitare, joué ici merveilleusement à la trompette, précède un autre classique ibérique, « Will Of The Wisp », de Manuel de Falla. Joaquin Rodrigo, alors âgé de 59 ans, ne l’aima guère. « Attendons un peu, écrivit Miles, on verra s’il ne l’aime pas quand il recevra de gros chèques de droits. »

Arènes sanglantes

Pour adapter au cinéma le roman de Vicente Blasco Ibáñez, sorti en 1908 et vite oublié, la 20th Century Fox a mis tous les atouts de son côté en convoquant un grand réalisateur, Rouben Mamoulian, l’auteur de "Dr Jekyll and Mr Hyde" et du "Signe de Zorro", et deux stars hollywoodiennes, Tyrone Power et l’icône Rita Hayworth. Avec un tel casting, l’histoire de ce torero tiraillé entre la gloire des arènes et les tentations amoureuses ne pouvait que prendre une dimension épique. Un classique.

Iberia, Navarra, Suite espagnole

Dans cette série d’œuvres composées pour piano et rassemblées en 1887, le compositeur espagnol Isaac Albéniz parcourt Grenade, les Asturies; gambade du côté de Séville et de Cadix; mêle flamenco et sérénade. Autant de pièces joliment rendues par la grande pianiste ibère Alicia de Larrocha disparue un siècle (2009) après Albéniz.

La star Ravel

Le célébrissime Boléro reste l’une des œuvres musicales les plus jouées au monde. On l’entend dans de nombreux films, et des musiciens de rock et de jazz y font souvent référence. D’ailleurs son auteur, Maurice Ravel, a peut-être été l’une des premières « rock stars » de l’Histoire. Dès 1928, en effet, il est un musicien consacré que le monde admire et s’arrache.

Boléro

Le boléro est l’une des œuvres les plus célèbres du répertoire, et la plus connue de Maurice Ravel. Avec son rythme léger et cadencé, sa mélodie lancinante, répétitive, sa lente montée en puissance, cette œuvre de maturité (composée vers la fin de la vie du musicien) a gardé au fil des ans toute sa force de frappe. Le très excentrique pianiste François-René Duchâble, dirigé par Amin Jordan, nous offre ici l’un de ses meilleurs enregistrements.

Ravel

Publié en 2006, ce roman consacré aux dernières années du compositeur Maurice Ravel ouvre la courte trilogie biographique à laquelle s’est attelé Jean Echenoz ces dernières années, avec un hommage au marathonien Emil Zatopek ("Courir"), et une ode à l’inventeur Nikola Tesla ("Des éclairs"). Ce qui fascine Echenoz dans "Ravel", au-delà du compositeur, c’est le musicien célèbre, parti pour une tournée triomphale aux États-Unis. Le dandy adulé, la canne à la main, rongé par la solitude. Flamboyant.

  Livre Fiction
Ravel
Auteur: Echenoz, Jean (1947-....)
Edition: Minuit

Truth

Le Boléro a souvent inspiré le rock. En 2003, le chanteur canadien Rufus Wainwright plaça le fameux motif dans sa chanson « Oh What A World » (sur l’album "Want One"). Mais l’un des plus intenses clins d’œil au « tube » de Ravel nous vient du guitariste anglais Jeff Beck, qui, à la fin des années 1960, dans son disque Truth, entre deux gémissements blues de Rod Stewart, rendit un bel hommage électrique au Boléro  accompagné d’une vraie « dream team » : le guitariste Jimmy Page et son collègue de Led Zeppelin, John Paul Jones, et le batteur des Who, Keith Moon. Décidément, Maurice Ravel aura été servi !

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