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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Jazz à la Villette

4 thèmes | 13 oeuvres
Comme tous les ans en France, la rentrée fait la part belle à la littérature. Raison de plus pour commencer cette nouvelle saison en musique à l’occasion de Jazz à la Villette qui se tient jusqu’au 11 septembre. Dans ce festival créé en 2002, du jazz, il est bien entendu question mais pas seulement puisqu’ à côté d’Archie Shepp ou Chick Corea, on retrouve Ernest Ranglin, Seun Kuti ou encore Rokia Traoré. Le swing ne connaît pas de frontière.

Grand mélange

L’évolution de la musique est une éternelle histoire d’influences, d’emprunts, de courants qui se croisent, se nourrissent. Les frontières ne sont plus étanches. Mais l’ont-elles jamais été ? Pas dans l’esprit de Nas, Miles Davis, Rokia Traoré ou Émile Parisien.

Illmatic

Fils d’un musicien de jazz, Nas (Nasir Bin Olu Dara Jones) a marqué les esprits avec un premier album de rap considéré comme l’un des meilleurs jamais produits. En une dizaine d’albums, il assiéra sa réputation de MC et de parolier hors pair avec un flow tranchant et percussif. Ses prestations sur scène sont rares.

The Alan Lomax Collection

Alan Lomax, producteur et historien de la musique auquel Jazz à la Villette rend hommage, est connu pour avoir épaulé son père John dans le travail de musicologue qu’il commença dès les années 1910 en sillonnant le sud rural des Etats-Unis. C’est Alan qui découvrit Muddy Waters, qui travaillait alors (en 1941) dans une plantation de coton du Delta du Mississipi. Pendant cinquante ans, il élargira encore la collecte, en partie déposée à la Bibliothèque du Congrès américain, en allant jusqu’en Roumanie ou au Maroc sans oublier les Caraïbes, l’Italie et la France.

Ne So

Le sixième enregistrement de Rokia Traoré, sur scène à la Villette aux côtés d’Erik Truffaz, ne se fixe pas uniquement sur le Mali, pays natal de la chanteuse, mais fait aussi voyager vers d’autres univers musicaux. Réalisé par John Parish, l’habituel complice musical de PJ Harvey, l’album oscille entre tradition et modernisme, musique mandingue, folk et blues (superbe reprise du "Strange Fruit", le classique de Billie Holiday).  Les textes, dont un écrit par Toni Morrison, parlent à la fois de déracinement et de joie de vivre retrouvée…

Né so
GAM
Né so
Auteur: Traoré, Rokia (1974-....)
Edition: Warner Music

Chien Guêpe

Né en 1982 dans le Lot, Émile Parisien a appris la musique à Marciac, puis à Toulouse. Virtuose très tôt repéré, il a développé un style qu’il a façonné en mélangeant dans son chaudron des grands noms du jazz (Coltrane, Shorter…) mais aussi des compositeurs classiques comme Berlioz,  Stravinsky, Schoenberg. Il se produit avec son quartet où l’improvisation a la part belle.

Pages blanches

Le jazz à ses grandes figures qui n’ont rien à envier aux icones de la pop ou à celles, tutélaires, de la musique classique. Des personnages « bigger than life » dont la vie peut nourrir plus d’une biographie. Mais le jazz se diffuse aussi sous la plume d’écrivains dont les univers frôlent souvent le polar. 

Brève histoire de sept meurtres

La Jamaïque est connue pour avoir donné naissance à Usain Bolt et au reggae dont Bob Marley reste la figure de proue, véritable star planétaire trente-cinq ans encore après sa disparition. Mais en 1976, cette île plantée au sud de Cuba est un pays où règne une violence propagée par les gangs de la capitale Kingston, gangs au service des deux partis qui se disputent le pouvoir. A la veille des élections, à l’occasion d’un grand concert gratuit, Bob Marley veut rapprocher les leaders des deux partis (dont le JPL soutenu en sous-main par la CIA qui craint de voir la Jamaïque se transformer en nouveau Cuba). Mais deux jours avant l’évènement, Marley sera victime d’un attentat qui le laissera avec une balle dans le bras. C’est cette histoire que raconte Marlon James dans un roman foisonnant de huit cents pages couronné par le Man Booker Prize 2015.

  Livre Fiction
Brève histoire de sept meurtres
Auteur: James, Marlon (1970-....)
Edition: Albin Michel
Collection: Terres d'Amérique

Jazz Supreme

Les œuvres et les parcours de Duke Ellington, John Coltrane, Sun Ra, d’Archie Shepp et de beaucoup d’autres musiciens sont analysés dans ce livre qui met en évidence l’influence des croyances religieuses ou mystiques sur le jazz. Son auteur, qui est aussi chercheur et saxophoniste, s’attarde sur certaines anecdotes, sait judicieusement partager ses connaissances de la musique et des contextes historiques ou sociaux. Un tiers du livre est consacré à Coltrane et à son chef-d’œuvre, "A Love Supreme".

Le Black Note

"« Paul, le saxophoniste, ils l’ont surnommé John à cause de John Coltrane, Georges, à la contrebasse, c’était Jimmy, et Christian, c’était devenu Elvin. Même la maison sur l’île, quand ils se sont installés ensemble pour jouer, ils ont voulu la surnommer : ils l’ont appelée Black Note. Mais la maison maintenant n’existe plus, et le quartet non plus. De la clinique où on l’a conduit, le narrateur et trompettiste du groupe continue de ressasser ce temps de la vie commune. Très vite, le récit se concentre autour d’un événement : Paul, sa mort, et les circonstances obscures qui l’entourent. »" Texte de l’éditeur. Un roman entre littérature classique et polar. On n’est pas loin de la note bleue.

Le Black note
Le Black note
Auteur: Viel, Tanguy (1973-....)
Edition: Minuit

Salles noires et écrans lumineux

Miles Davis au centre d’un film (réussi), quelle évidence ! Mais cette année, les programmateurs de Jazz à la Villette et le MK2 Quai de Seine élargissent l’horizon du jazz en proposant cinq documentaires qui ont en commun l’Afrique et ses musiques. Cinq regards sur des musiciens africains ou américains en Afrique.

 

Miles Ahead

""Ce n'est pas du jazz, c'est de la musique sociale"" dit Miles Davis de sa musique aux journalistes qui l’interrogent. "Miles Ahead" (du nom de son album sorti en 1957), le film de et avec Don Cheadle dans le rôle titre (sorti dans quatre salles aux Etats-Unis et uniquement disponible en VOD en France), retrace la vie de Miles de la fin des années 70 aux années 80, période qu’il a passée le nez dans la poudre et dont il sortira en publiant l’album "The Man with the Horn", en 1981. Don Cheadle, dont le film a été cofinancé par une opération de crowdfunding, rend hommage au musicien génial mais aussi à l’homme qui, à l’instar d’un Mohamed Ali, a toujours dénoncé le racisme dont les Noirs sont aujourd’hui encore les victimes.

Finding Fela

Fela Anikulapo Kuti commence sa carrière de jazzman en 1958 à Londres. Après un séjour aux Etats-Unis où il découvre les thèses des Black Panthers, il rentre au Nigéria pour inventer l’afrobeat, un mélange de musique traditionnelle nigériane, de jazz, de highlife et de funk qui fait la part belle à la batterie, aux percussions et aux cuivres. Celui qu’on surnomma « le Black President » ne cessera de chanter contre la dictature et donner une voix aux laissés-pour-compte des ghettos de Lagos et du Nigéria tout entier. Il meurt en 1997 du sida. Le film d’Alex Gibney ("Un Taxi pour l’enfer", Oscar 2007 du meilleur documentaire) est un documentaire digne de son sujet.

Soul Power

En 1974, pour accompagner ce qui allait devenir le « combat du siècle » entre Mohamed Ali et George Foreman, à Kinshasa alors capitale du Zaïre sur lequel régnait Mobutu, s’est tenu un festival où, pendant trois jours, tout le gratin de la musique soul de l’époque allait défiler : James Brown, B.B. King, The Crusaders,  mais aussi Manu Dibango, le Fania All Stars avec Celia Cruz, ou encore Miriam Makeba. Une programmation qui n’aurait pas dépareillé à la Villette.

Sans frontière

Né sur les bords du Mississippi à la fin du XIXe siècle, le jazz est l’enfant de la culture des esclaves noirs d’Afrique et de celle des émigrants européens arrivés en Amérique avec dans leurs bagages, musique classique et danses populaires. Depuis le jazz n’a cessé de voyager avec les soldats de la Première Guerre mondiale et la venue de musiciens américains en Europe, sur disques, sur les ondes, et de se régénérer dans un incessant ballet d’allers et retours.

A Long Way to the Beginning

Né en 1983, Seun Kuti fait ses classes dans Egypt 80, l’orchestre de son père Fela Anikulapo Kuti. Depuis la mort de Fela en 1997, Seun a repris les reines de l’orchestre dont il est le leader et saxophoniste. Comme papa. Mais contrairement à beaucoup de fils de… Seun fait évoluer la formule grâce à un vrai sens de la composition et des collaborations prestigieuses comme celles de Brian Eno en 2011 ou du rappeur M1 sur cet album.

The Alan Lomax Collection

Alan Lomax, producteur et historien de la musique auquel Jazz à la Villette rend hommage, est connu pour avoir épaulé son père John dans le travail de musicologue qu’il commença dès les années 1910 en sillonnant le sud rural des Etats-Unis. C’est Alan qui découvrit Muddy Waters, qui travaillait alors (en 1941) dans une plantation de coton du Delta du Mississipi. Pendant cinquante ans, il élargira encore la collecte, en partie déposée à la Bibliothèque du Congrès américain, en allant jusqu’en Roumanie ou au Maroc sans oublier les Caraïbes, l’Italie et la France.

Chien Guêpe

Né en 1982 dans le Lot, Émile Parisien a appris la musique à Marciac, puis à Toulouse. Virtuose très tôt repéré, il a développé un style qu’il a façonné en mélangeant dans son chaudron des grands noms du jazz (Coltrane, Shorter…) mais aussi des compositeurs classiques comme Berlioz,  Stravinsky, Schoenberg. Il se produit avec son quartet où l’improvisation a la part belle.

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