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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Tous à l’Opéra !

4 thèmes | 11 oeuvres
Tous à l’Opéra ! L’initiative européenne, qui fête ses dix ans cette année, aspire à faire (re)découvrir cet art spectaculaire pour lui rendre l’immense popularité dont il a jouit pendant plus de trois siècles, avant de connaître le lent désamour qu’on sait suite à l’apparition du cinéma et de la télévision. Cette édition anniversaire réunit pas moins de 88 maisons d’opéras, dans 21 pays d’Europe. En France, ce sont 25 théâtres lyriques qui ouvrent leurs portes, les 7 et 8 mai, à un public toujours plus nombreux. L’occasion idéale de pénétrer ces lieux de magie, de passer en coulisse, de grimper dans les cintres et descendre dans la fosse, de visiter les ateliers de costumes et de décors et, pourquoi pas, de pousser une petite chansonnette sur la scène !

L’envers du décor

Vous aimez découvrir l’envers du décor, la fabrique de rêve, l’artisanat des artistes, les recettes des chefs-d’œuvre ? Les initiatives sont de plus en plus nombreuses pour satisfaire votre curiosité.

Vanya on 42nd

Cette fois, c’est un théâtre fermé. Un théâtre mythique de la 42ème rue à New York, qui fut de 1991 à 1994 le décor d’une expérience atypique, comme les appréciait beaucoup le metteur en scène Andre Gregory. Pour mieux comprendre et déconstruire "Oncle Vanya" de Tchékhov, Andre Gregory réunit autour de lui une distribution exceptionnelle (dont Wallace Shawn, superbe, et Julianne Moore, magnifique) dans le décor nu de ce théâtre désaffecté. Seuls quelques amis et proches ont le privilège d’assister aux répétitions. Parmi eux : Louis Malle qui, fasciné, voudra immortaliser ce laboratoire singulier.

Orchestre en fête

Organisé par l’Association française des orchestres, c’est le pendant symphonique aux journées Tous à l’Opéra ! 10 jours durant, l’orchestre s’invite dans les bars, dans les gares, sur les places, dans les parcs... Les répétitions sont publiques, de nombreux concerts éducatifs sont organisés, ainsi que des jeux musicaux et des concerts amateurs. Tout est fait pour découvrir ce microcosme merveilleux et harmonieux. Et l’expérience ne touche pas que l’ouïe : on en prend plein la vue, on ramasse les frissons à la pelle.

L’opéra s’ouvre

L’Opéra en tant que lieu est une petite ville dans la ville, un petit monde dans le monde. En tant qu’art, l’opéra est ouvert à tous les vents, à toutes les inspirations, à tous les publics, à toutes les inventions... Voici quelques pistes pour découvrir l’opéra, autrement.

Festival de Glyndebourne

Fondé en 1934, ce festival d’opéra est aujourd’hui un rendez-vous incontournable et presque légendaire. D’abord par son principe, "so British" : les représentations se tiennent dans un magnifique théâtre entouré d’un parc comme seuls savent les faire nos amis d’outre-Manche — et les entractes sont assez longs pour aller pique-niquer (le festival se tient entre mai et août, sur la Riviera anglaise près de Brighton) : aussitôt le rideau tombé, les pelouses se couvrent de nappes et de paniers d’osier. Ensuite par la qualité de ses productions, souvent reprises dans les plus grandes maisons d’opéra de part le monde. Et, enfin, par son soutien à la création — le public du festival est connu pour son sens de l’aventure artistique.

Le Piano Ambulant

Le projet est simple : la musique classique, ailleurs et autrement. Toujours en quête de nouveaux moyens de faire du concert un moment poétique, inspirant et généreux, les musiciens du collectif lyonnais "Le Piano Ambulant" sillonnent la France avec leur remorque-scène et se produisent en tout lieu, salle de concert, théâtre, cinéma, café, parcs et jardin et autres salles polyvalente, dans des spectacles mariant tour à tour musique et littérature, musique et ombres chinoises, musique et vidéo...

West Side Story

Parmi les nombreuses déclinaisons de l’opéra, la comédie musicale est sans doute celle qui assume le mieux son caractère populaire traditionnel, en même temps que ses aspirations dramaturgiques. En témoigne ce spectacle culte, "West Side Story", qui replonge l’histoire atemporelle de Roméo et Juliette dans les cités new-yorkaises. Robert Wise en a tiré un film formidable, mais des productions scéniques tournent toujours, parmi lesquels la production originale de Broadway de Jerome Robbins. Culte, on vous dit.

Le cinéma s’empare de l’opéra

On l’oublie un peu vite, mais avant que le cinéma ne prenne sa place, c’était l’opéra qui occupait la première place parmi les arts les plus populaires. Et pour cause : c’est, comme lui, un art complet, qui parle à tous les sens. Depuis, l’héritier n’a de cesse de rendre hommage à son prédécesseur.

La Flûte Enchantée

Selon toute vraisemblance, c’est une représentation filmée du chef-d’œuvre de Mozart, donnée en suédois dans le magnifique théâtre du Château de Drottningholm. En réalité, c’est bien plus qu’une simple captation. Il a fallu pas moins de deux ans de préparatifs et neuf mois de tournage au grand maître du cinéma suédois pour réaliser ce film, modèle d’intelligence et d’accessibilité, dont le voyage enchanteur nous fait glisser insensiblement des coulisses à la scène, et jusqu’à la salle. Toute la magie de l’opéra est là — et bien plus encore.

Don Giovanni

Ruggero Raimondi en Don Giovanni, José van Dam en Leporello, Kiri Te Kanawa en Donna Elvira, Teresa Berganza en Zerlina, Malcolm King en Masetto, sans parler de Lorin Maazel à la baguette : le casting ferait pâlir jusqu’aux plus prestigieuses maisons d’opéra. Joseph Losey filme l’opéra de Mozart et Da Ponte comme… un film, tout simplement ! On y chante plutôt qu’on y parle, mais on s’affranchit aussi de la scène du théâtre. Losey prend d’ailleurs quelque liberté géographique en transposant l’action de Séville à Venise — l’occasion de revisiter le riche imaginaire de la cité des doges, avec force masques et verres de Murano.

Fitzcarraldo

Une véritable tragédie opératique du XXe siècle. Klaus Kinski incarne Brian Sweeney Fitzgerald, dit « Fitzcarraldo », conquistador de l’inutile. Fou d’opéra, Fitzcarraldo rêve de construire un théâtre au fin fond de la forêt amazonienne — un théâtre digne d’accueillir son idole, le ténor italien Enrico Caruso. Pour cela, il se lance dans une folle entreprise, qui le verra tenter d’araser une colline et hisser un bateau pour le faire passer d’un fleuve à un autre. En vain, naturellement.

Les arts lézardent l’opéra

L’opéra charrie à sa suite une immense part de rêve — dans lequel les autres artistes n’ont cessé de puiser.

Le Fantôme de l’opéra

C’est à la fois un polar, une histoire de fantôme, une histoire d’amour, une resucée de "La Belle et la Bête" et de "Faust"... Quelle meilleure recette pour un roman gothique ? L’opéra, que ce soit le bâtiment signé Garnier, son dédale de couloirs et son légendaire lac souterrain, ou les œuvres qui y sont représentées, est ici un personnage à part entière.

La Disparition

Quand on parle de "La Disparition", on se souvient bien sûr de celle du « e ». On se souvient aussi des diverses interprétations historiques, métaphysiques et psychanalytiques de cet exercice d’écriture à contrainte à nul autre pareil. Mais se souvient-on que l’opéra est omniprésent dans ce récit délirant ? Parmi les disparus, on compte Douglas Haïg, ami d’Anton Voyl (la star du roman) et mort « un soir où, baryton, il chantait à la Scala », ainsi qu’Olga, sa femme soprano, et l’on croise aussi Rimski-Korsakov, et quelques autres figures lyriques.

Une nuit à l’opéra

Un cuirassé dans le Trouvère, un ténor italien et suffisant qui se fait assommer à tous les plans ou presque, un air de fanfare qui se glisse dans une ouverture tragique, un violon qui sert de batte de base-ball... les gags sont si nombreux, ce serait dommage de tous les dévoiler. "Une nuit à l’opéra" est sans doute le meilleur film des Marx Brothers. Et sans doute l’un des plus jouissifs (et grinçants) pour les fans d’opéra !

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