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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Frank Sinatra

4 thèmes | 14 oeuvres
Frank Sinatra, c’est l’histoire de l’Amérique faite homme. Celle que les Américains aiment raconter sur leur pays pour en vanter les mérites. Fils d’une modeste famille d’immigrés italo-américains, Frank va grimper les échelons du succès, séduire les foules, déclencher l’hystérie, divorcer, connaître un passage à vide, être impliqué dans des scandales, puis renaître de ses cendres pour finir au sommet, d’où personne ne l’a encore délogé. Cette année, "The Voice" aurait eu 100 ans. Et quelle voix ! Journée spéciale sur France Musique samedi 12 décembre.

Filiation indirecte

Bob Dylan, Bruce Springsteen ou Alain Chamfort ont en commun avec Sinatra d’avoir construit des carrières sur un temps long, d’avoir multiplié les expériences concert après concert, enregistrement après enregistrement. Tout ce qu’ils ont fait ne passera pas à la postérité (pas plus que de nombreux enregistrements de Sinatra) mais ils auront marqué leur époque plus que ces vedettes dont la notoriété peut atteindre des sommets en quelques semaines avant de disparaître tout aussi vite et d’être oublié de tous.

Shadows In The Night

Quand Robert Zimmerman, alias Bob Dylan, débarque à New York au début des années soixante, Sinatra est à son zénith et leurs univers sont aussi proches que le pôle Nord l’est du pôle Sud. Et pourtant, cinquante ans plus tard, avec cet album, c’est bien Bob qui rend un hommage indirect à Frank, soutenu par un groupe taillé pour faire la fermeture d’un bar louche. Et on se prend à rêver d’un duo improbable...

Shadows in the night
GAM
Shadows in the night
Auteur: Dylan, Bob (1941-....)
Edition: Sony Music

L’homme au bras d’or

Après avoir décroché l’Oscar du meilleur second rôle pour Tant qu’il y aura des hommes, Sinatra occupe cette fois le haut de l’affiche dans cette histoire de croupier accro à l’héroïne qui, après une cure de désintoxication, tente de devenir batteur de jazz. Adapté d’un roman de Nelson Algren, Sinatra délivre une de ses meilleures performances au cinéma. Peut-être s’est-il inspiré de tous les piliers de bar et musiciens qui courent le cachet, croisés depuis ses débuts ? L’ambiance sombre et jazzy (musique d’Elmer Bernstein) renforce l’impact de ce film, le premier à aborder le problème de la drogue au cinéma.

Greetings From Ashbury Park

Frank Sinatra n’a jamais aimé le rock n’ roll, pas plus Elvis Presley que les Beatles. C’est pourtant ces musiciens aux cheveux longs et aux jeans fripés qui vont composer la bande son d’une génération qui va revendiquer son émancipation et reléguer "Franky les Yeux Bleus" au rôle de chanteurs pour retraités. Comble de l’ironie, c’est Bruce Springsteen, natif comme lui du New Jersey et fier représentant des héritiers d’Elvis et de la classe ouvrière, qui prononcera le discours d’introduction de la cérémonie des 80 ans de Franky.

Sinatra

Le rayonnement de Frank Sinatra est tel qu’il dépasse les frontières de l’Amérique et des genres musicaux. Récemment, pour fêter son centième anniversaire, la crème de la scène américaine lui a été rendu hommage à Las Vegas en reprenant les standards qu’il a interprétés… mais qu’il n’a pas écrits. En France, c’est Alain Chamfort, parrain d’une génération d’artistes pop-classieux, qui a le mieux exprimé ce que représente "Yeux Bleus" dans ce morceau qui résume ainsi les choses ; le monde des chanteurs se divise en deux. Il y a, d’un côté, Sinatra, et de l’autre... tous les autres.

L’histoire du Rat Pack commence par une performance improvisée, quelques blagues échangées pendant un tour de chant. Sinatra va, par la suite, institutionnaliser le numéro qui fera les beaux jours du "Sands", le casino de Las Vegas dont il détiendra 9% du capital. Ils tourneront aussi des films sur lesquels il n’est pas nécessaire de s’attarder. Mais le Rat Pack c’est aussi la machine dont se sert Sinatra pour influer sur les relations entre la mafia et la famille Kennedy, notamment à travers Peter Lawford qui a épousé la sœur du futur président.

Dino

Ancien de la presse rock, Nick Tosches a déjà signé une bio extraordinaire de Jerry Lee Lewis (le rival d’Elvis) quand il s’attaque à celle de Dean Martin. Le « Prince du cool », ancien partenaire de Jerry Lewis (l’acteur), l’homme le plus distancié du monde, le seul membre du "Rat Pack" sur lequel même Sinatra ne semblait pas avoir prise, était en fait indifférent à tout et à tous. Boxeur minable, croupier pour des gens véreux, sa vie se déroulera entre show-biz et mafia. Mais quand il chante ou joue dans "Rio Bravo" ou "Le Bal des Maudits", peu importe l’indifférence ou la morgue, ne reste que son talent.

Casino

Las Vegas, c’est l’histoire d’un bout de désert que d’étranges individus ont transformé en une gigantesque cash machine. Frank Sinatra et sa joyeuse bande du "Rat Pack", avec la bénédiction de leurs amis et parrains, en ont fait leur royaume. Au programme : nœuds papillon, smokings, cigarettes, alcool, voix de crooners, répertoire débridé, jeux, outrances, démesure et débauche en tout genre. Las Vegas, ou quand le show-biz et les paillettes rencontrent le bruit incessant des dés qui roulent et des cartes que l’on retourne.

Sinatra Confidential

Sinatra incarne une Amérique forte et fière mais aussi l’Amérique corrompue, où les présidents prêtent serment sur la Bible mais collectionnent les maîtresses et pactisent avec des personnages louches pour se faire élire. "Sinatra Confidential" raconte les années 1957-1963, qui commencent quand Sinatra est au plus bas et qui finissent avec l’assassinat de Kennedy. Six années qui voient la création du "Rat Pack" (Dean Martin, Samy Davis Jr., Peter Lawford, Joey Bishop) entièrement au service de Sinatra, et tous les efforts de ce dernier pour être celui qui peut faire les présidents (Kennedy) et arranger les affaires de ses amis gangsters (Sam Giancana). Terrifiant et triste à la fois.

Recto verso

L’Amérique c’est aussi le pays des gangsters, de la mafia et de la corruption. Frank Sinatra sera l’incarnation de la voix de l’Amérique vertueuse, mais aussi celui qui arrangera les affaires de ses amis sans oublier les siennes par la même occasion. Les deux faces d’une même médaille... dorée sur tranche.

Casino

Las Vegas, c’est l’histoire d’un bout de désert que d’étranges individus ont transformé en une gigantesque cash machine. Frank Sinatra et sa joyeuse bande du "Rat Pack", avec la bénédiction de leurs amis et parrains, en ont fait leur royaume. Au programme : nœuds papillon, smokings, cigarettes, alcool, voix de crooners, répertoire débridé, jeux, outrances, démesure et débauche en tout genre. Las Vegas, ou quand le show-biz et les paillettes rencontrent le bruit incessant des dés qui roulent et des cartes que l’on retourne.

American Tabloid

"Americain Tabloid" est le premier volet (qui couvre les années 1958-1963) d’une trilogie que James Ellroy a consacrée à une histoire de l’Amérique contemporaine... vue des cuisines. Dans cette entreprise titanesque (près de trois mille pages au total), il nous donne un aperçu des intrigues qui impliquèrent la CIA, la mafia, le syndicat des Teamsters, sans oublier le FBI et son patron, John Edgar Hoover. Ellroy en profite pour démystifier la famille Kennedy : le père fit fortune pendant le krach de 29 et les années de la prohibition qui suivirent, et le fils, John, grand cavaleur s’il en fut, mais porteur de tous les espoirs d’une génération, se fit élire avec l’aide du syndicat des Teamsters et des amis de Sinatra.

  Livre Fiction
American Tabloïd
Auteur: Ellroy, James (1948-....)
Edition: Rivages
Collection: Rivages/Thriller

Sinatra Confidential

Sinatra incarne une Amérique forte et fière mais aussi l’Amérique corrompue, où les présidents prêtent serment sur la Bible mais collectionnent les maîtresses et pactisent avec des personnages louches pour se faire élire. "Sinatra Confidential" raconte les années 1957-1963, qui commencent quand Sinatra est au plus bas et qui finissent avec l’assassinat de Kennedy. Six années qui voient la création du "Rat Pack" (Dean Martin, Samy Davis Jr., Peter Lawford, Joey Bishop) entièrement au service de Sinatra, et tous les efforts de ce dernier pour être celui qui peut faire les présidents (Kennedy) et arranger les affaires de ses amis gangsters (Sam Giancana). Terrifiant et triste à la fois.

Voix de l’Amérique

Frank Sinatra, c’était la voix de l’Amérique dont le rayonnement illuminait le monde occidental. Celle des big bands rutilants, du cinéma des grands studios hollywoodiens et des voix de velours. Sinatra, Dean Martin et Nat King Cole en sont les plus talentueux représentants, les dignes successeurs de Bing Crosby, bien que le fait d’être noir avant l’abolition des lois raciales rendit les choses nettement plus compliquées pour Nat King Cole ou Sammy Davis Junior.

Songs for Young Lovers

"Songs for Young Lovers" est le premier album de Sinatra pour Capitol, où sa liberté sera totale, qu’il s’agisse du choix des morceaux ou de la composition de la pochette. "Songs for Young Lovers" marque la première collaboration de Sinatra avec Nelson Riddle au pupitre, l’arrangeur capable de tricoter des arrangements de cordes à faire pleurer les pierres. Ensemble, ils font sonner les huit standards de cet album ("I Get a Kick Out of You", "Funny Day", "My Funny Valentime"…) comme si on les entendait pour la première fois. Premier album d’une longue série, parmi les plus beaux enregistrements de "The Voice".

Francis Albert Sinatra & Antonio Carlos Jobim

Mais bien sûr ! Enregistrer la voix de Sinatra sur des compositions de Jobim ! Soit, la voix la plus soyeuse de l’Amérique sur des compositions d’Antonio Carlos Jobim que l’on croirait écrites pour l’occasion. A cette époque, les années 60, le monde entier tombe sous le charme de la musique brésilienne et de la bossa nova en particulier. Sinatra, qui n’a pas l’oreille dans sa poche, et qui a monté sa propre maison de disque, Reprise, quelques années plus tôt, a initié ce projet pour surfer sur la vague brésilienne. Grand bien lui en a pris. Regardez la vidéo !

Sings For Two in Love

De la même génération que Sinatra et Dean Martin, Nat King Cole peut être considéré comme leur égal tant son succès en Amérique comme à l’étranger fut immense. Titres dans les classements des meilleures ventes, salles combles, émissions de radio et de télévision à son nom… Mais, différence de taille, Nat King Cole était Noir, et dut se battre toute sa vie contre le racisme - il sera même agressé sur scène. Si Sinatra n’a pas jamais été un modèle de vertu, il faut lui reconnaître d’avoir toujours lutté contre le racisme et soutenu le mouvement des droits civiques. Il existe un enregistrement, datant de 1946, des deux crooners réunis à l’occasion d’une émission de radio. Tout un symbole.

Dino

Ancien de la presse rock, Nick Tosches a déjà signé une bio extraordinaire de Jerry Lee Lewis (le rival d’Elvis) quand il s’attaque à celle de Dean Martin. Le « Prince du cool », ancien partenaire de Jerry Lewis (l’acteur), l’homme le plus distancié du monde, le seul membre du "Rat Pack" sur lequel même Sinatra ne semblait pas avoir prise, était en fait indifférent à tout et à tous. Boxeur minable, croupier pour des gens véreux, sa vie se déroulera entre show-biz et mafia. Mais quand il chante ou joue dans "Rio Bravo" ou "Le Bal des Maudits", peu importe l’indifférence ou la morgue, ne reste que son talent.

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