Connexion

logomamediateque2

Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Encore un Tour !

5 thèmes | 14 oeuvres
« "I hope I die before I get old" » (« "J’espère mourir avant de devenir vieux" ») chantait The Who en 1965. Mais soixante ans plus tard, on ne compte plus les groupes (The Who en tête) qui se reforment, les artistes qui remontent sur les planches, sans même parler de ceux dont on a oublié qu’ils n’en sont jamais descendu et qui régulièrement nous font le coup de la dernière tournée. Mais il existe aussi ceux qui, au-delà de leurs problèmes avec le fisc, remettent tous les jours l’ouvrage sur le métier sans tambour ni trompette. On a même vu des œuvres continuer d’exister après que leur créateur a disparu. Bienvenue au royaume de la vie sans fin.

Bon qu’à ça

Le journal Libération demanda un jour à Samuel Beckett pourquoi il écrivait. L’auteur de "En attendant Godot" répondit : « "Bon qu’à ça" ». Comment mieux résumer la motivation de ces artistes qui, jour après mois après année composent, écrivent, tournent et recommencent sans jamais s’arrêter vraiment, comme les personnages des dessins d’Escher qui grimpent des escaliers sans fin. Et un jour, ils meurent.

Music Complete

Né sur les cendres du groupe Joy Division qui s’auto-dissout après le suicide de son chanteur et soleil noir, Ian Curtis, en 1980, New Order a été formé par les trois musiciens restants. En abattant le mur entre rock et dance music, ils ont pavé les années 80 de succès planétaires ("Blue Monday") qui ont bercé les membres des Happy Mondays, Stone Roses, Daft Punk et quelques milliers d’autres groupes. Brouilles, séparations, projets personnels, procès... le groupe revient ces jours-ci aux affaires sans son bassiste emblématique, Peter Hook, mais l’envie toujours chevillée au corps.

Val Abraham

La création est un baume qui a sur certains auteurs les mêmes effets que le temps sur Benjamin Button, le personnage né vieux qui rajeunit plus il avance dans la vie. Manoel de Oliveira, le réalisateur portugais qui, à 100 ans, tournait encore des longs métrages et qui reçut une Palme d’or à Cannes en 2008 pour l’ensemble de son œuvre, expliquait l'importance de l’acte de création pour un auteur : « "Cesser de travailler, c'est mourir. Si on m'enlève le cinéma, je meurs" ». Il s’est éteint à 106 ans.

Le Miraculé

En cinquante ans de carrière, l’ancien jeune premier a réalisé plus de soixante films ("Un Drôle de paroissien, A mort l’arbitre, Le Miraculé"...), a été patron de salle de cinéma (le Brady à Paris) et est devenu la grande gueule, l’anar officiel du cinéma français. A quatre-vingt ans passés (né officiellement en 1929 ou officieusement en 1933), il continue à tourner au rythme d’un film par an, qu’il distribue lui-même, des films noirs, satiriques, au casting improbable et à la distribution confidentielle. Mais il tourne.

Business as usual

Qui a dit qu’il ne faut pas tuer la poule aux œufs d’or ? Il suffit tout simplement de la remplacer ! Sans plus de scrupule, on a donc vu des groupes tourner sans leur chanteur (The Doors, The Queen), des spectacles avec des stars en hologramme (Elvis) ou des personnages de roman continuer leur petit bonhomme de chemin sans leur créateur. There is no business like show business.

Corto Malteses : Sous le soleil de minuit

Dans le monde de la bande dessinée aussi on sait prolonger la vie. Hugo Pratt, le père de Corto Maltese meurt en 1995. On pense alors que le marin aux aventures mouvementées dignes des romans de Kessel est mort avec lui. Que nenni ! Après quelques années de réflexion, c’est Juan Diaz Canales (scénario) et Ruben Pellejero (dessin) qui sont choisis pour redonner vie au marin et l’envoyer dans le Grand Nord, en 1915. Et la vie reprend ses droits comme après une longue sieste.

  Livre Fiction
Corto Maltese
Auteur: Díaz Canales, Juan (1972-....)
Edition: Casterman
Collection: Corto Maltese

Millenium 4

Problème de conscience. Doit-on continuer de faire vivre l’œuvre d’un créateur quand celui-ci a disparu ? Stieg Larsson est mort d’une crise cardiaque avant que les trois tomes des aventures de Lisbeth Salander ne soient publiés en 25 langues et ne se vendent à plus de 50 millions d’exemplaires. Ce sont donc ses ayants-droits (son père et son frère) et son éditeur qui ont pris la décision à sa place de poursuivre l’oeuvre. Suite il y a donc, et problème supplémentaire, elle est réussie. Les problèmes de conscience seraient-ils solubles dans les billets verts ?

  Livre Fiction
Millénium
Auteur: Lagercrantz, David (1962-....)
Edition: Actes sud
Collection: Blomkvist

Inoxydable

On prête à Beethoven (on ne prête qu’aux riches) la phrase : « "Le génie c'est 5% d'inspiration et 95% de transpiration" ». Ce qui est sûr en revanche, c’est que Manoel de Oliveira, Graham Parker ou Jacques Tardi ont en commun de tous les jours travailler, juste travailler pour peaufiner leur œuvre, un peu à la manière des artisans qui aiment le travail bien fait. Et leur public aussi.

Val Abraham

La création est un baume qui a sur certains auteurs les mêmes effets que le temps sur Benjamin Button, le personnage né vieux qui rajeunit plus il avance dans la vie. Manoel de Oliveira, le réalisateur portugais qui, à 100 ans, tournait encore des longs métrages et qui reçut une Palme d’or à Cannes en 2008 pour l’ensemble de son œuvre, expliquait l'importance de l’acte de création pour un auteur : « "Cesser de travailler, c'est mourir. Si on m'enlève le cinéma, je meurs" ». Il s’est éteint à 106 ans.

Pêche à la carpe sous valium

Graham Parker fait partie de ces jeunes énervés anglais qui, avec son groupe "The Rumour", ruèrent dans les brancards du rock anglais au milieu des années 70. Auteur remarquable, on retrouve son talent de tailleur de petites histoires dans ce roman construit comme un recueil de nouvelles dont le personnage principal, Brian, est le fil rouge. Mention spéciale pour le texte où Brian, bassiste de rock de son état, reçoit un coup de fil de Keith Richards qui lui propose de remplacer Mick Jagger...

Nestor Burma : Micmac moche au Boul’Mich

Personnage créé par Léo Malet en 1942, Nestor Burma va connaître de nombreuses vies, les aventures de « "l’homme qui met le mystère K.O." » seront adaptées au cinéma, à la télévision et, de manière remarquable, en bande dessinée par (Jacques) Tardi. Celui-ci étant fort occupé, c’est un autre dessinateur, Nicolas Barral, qui continue ce travail d’adaptation tout en conservant le trait si particulier de Tardi. Comme si Burma ne pouvait pas continuer à vivre sous un autre crayon que celui de son père adoptif.

La nostalgie camarade

Comme ces piliers de comptoir qui crient à chaque tournée : « "Allez, une p’tite dernière…" », le monde du show business est le royaume de ces artistes qui, régulièrement, nous annoncent avec force trompettes qu’à la demande générale (?) ils repartent pour un tour (plus ou moins long suivant le taux de remplissage des salles). Certains le font avec une vitalité et un talent incroyable, d’autres avec ce qu’il leur en reste. Parfois la désillusion est cruelle. La nostalgie camarade.

Music Complete

Né sur les cendres du groupe Joy Division qui s’auto-dissout après le suicide de son chanteur et soleil noir, Ian Curtis, en 1980, New Order a été formé par les trois musiciens restants. En abattant le mur entre rock et dance music, ils ont pavé les années 80 de succès planétaires ("Blue Monday") qui ont bercé les membres des Happy Mondays, Stone Roses, Daft Punk et quelques milliers d’autres groupes. Brouilles, séparations, projets personnels, procès... le groupe revient ces jours-ci aux affaires sans son bassiste emblématique, Peter Hook, mais l’envie toujours chevillée au corps.

New York Dolls

On a dit des New York Dolls, groupe new-yorkais formé en 1973 (1/3 Little Richard + 1/3 The Ronettes + 1/3 MC5), qu’ils auraient pu être les Rolling Stones américains. Mais les drogues dures et les galères en décidèrent autrement. Reformé en 2004, à la demande de Morrisey (The Smiths), les trois derniers membres du groupe : David Johansen (chant), Sylvain Sylvain (guitare) et Arthur Kane (guitare basse, qui décédera peu après) épaulés par une brochette de jeunes énervés, reprirent la route à plus de soixante ans pour des concerts qui laissèrent rêveurs bien des rockeurs qui pourraient être leurs petits-fils.

Dorian Gray

Un jeune homme beau comme une gravure ne veut pas voir sa beauté se flétrir et est prêt à tout pour conserver sa jeunesse : « "Je donnerais mon âme !" ». A les voir se déhancher ou adopter des poses suggestives à soixante-dix ans, on peut se demander si certaines rock stars n’ont pas elles aussi passé un pacte faustien. Plus sûrement, les miracles de la médecine et de la chirurgie plastique permettent à certains, si ce n’est de repousser, du moins de freiner les effets du vieillissement en oubliant que, dans la vie comme dans le roman d’Oscar Wilde, à la fin la mort gagne toujours.

Never ending tour

Comment imaginer qu'à plus de soixante ou soixante-dix ans dont quarante ou cinquante années passées sur les planches, Keith Richards, Bob Dylan ou David Johansen puissent arrêter de faire ce qu’ils font de mieux chacun dans leur domaine ? Et pourquoi ? Eux ne se posent pas la question, reprennent des anti-inflammatoires et enchaînent les concerts et les séances d’enregistrement.

Bob Dylan à la croisée des chemins

A l’âge où plus d’un se serait contenté de lustrer ses disques d’or, Bob Dylan s’est lancé en 1988 dans le "Never Ending Tour" (la tournée sans fin) et a depuis donné plus de… 2600 concerts. L’enregistrement de "Like a Rolling Stone", pierre angulaire de l’histoire du rock, fut raconté par le menu par l’écrivain Greil Marcus. De ce livre, Marie Rémond et Sébastien Pouderoux ont extrait la matière d’un spectacle épatant monté à la Comédie Française "Comme une pierre qui..." Scène de concert ou scène de théâtre, la pierre roule sans fin.

Crosseyed Heart

Qu’est-ce qui tient en vie l’homme-guitare (comme on dit de Bartabas que c’est un homme-cheval) qui, à plus de soixante-dix ans, continue de recevoir les journalistes une bouteille de vodka à la main et une cigarette collée au bec ? Le rock’n’roll, le blues, l’amour de la scène, des musiciens et de son groupe préféré. En vacances de celui-ci, Keith pour les intimes, sort son troisième album en solo, vingt-quatre ans après "Main Offender". Et Keith balance ses riffs avec ses vieux complices et Keith est heureux et Keith repart pour un tour. Increvable.

New York Dolls

On a dit des New York Dolls, groupe new-yorkais formé en 1973 (1/3 Little Richard + 1/3 The Ronettes + 1/3 MC5), qu’ils auraient pu être les Rolling Stones américains. Mais les drogues dures et les galères en décidèrent autrement. Reformé en 2004, à la demande de Morrisey (The Smiths), les trois derniers membres du groupe : David Johansen (chant), Sylvain Sylvain (guitare) et Arthur Kane (guitare basse, qui décédera peu après) épaulés par une brochette de jeunes énervés, reprirent la route à plus de soixante ans pour des concerts qui laissèrent rêveurs bien des rockeurs qui pourraient être leurs petits-fils.

logo departement

Notre newsletter

MDDS - Médiathèque des Deux-Sèvres

298, Route de Coulonges

79000 Niort

Tél. : 05 49 26 28 20

 

28, rue des Epinettes

79100 Thouars

Tél : 05 49 66 09 60