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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Tudo bom ?

5 thèmes | 16 oeuvres
Rémy Kolpa Kopoul, plus connu sous le diminutif de RKK, devait jouer au Festival Yeah ! créé par son ami Laurent Garnier avec qui il partageait, entre autre chose, une curiosité sans borne. A cette occasion, nous l’avions invité à faire son parcours. « "Je te fais ça après les représentations de K-Rio-K" ». Oui, mais voilà, son cœur en a décidé autrement. Ce Parcours est notre hommage à quelqu'un qui fut toujours généreux, qui dépensa ses forces sans compter pour nous aider à trouver le monde plus beau et la force de vivre libres. Saravah !

« Mao un jour, mambo toujours ! »

C’est par cette formule (dont il détenait le secret de fabrique) qu’il résumait ses années d’engagement politique. Engagé très jeune aux côtés des maoïstes, agitateur à la fac de Vincennes ou aux côtés de Serge July et Jean-Paul Sartre, à la création de "Libération". Faire de la politique, s’engager, militer, oui, mais... mambo toujours !

K-Rio-K

Rémy était le plus gros passeur de musique brésilienne de ce côté de l’Atlantique. Pas moins. Gilberto Gil lui a d’ailleurs rendu un dernier hommage sur twitter et Lenine (non, l’autre, le musicien brésilien !) s’étonnait même que le Brésil n’ait pas accordé la citoyenneté à RKK. Clin d’œil du destin, Rémy a fini par voir sur scène le spectacle auquel il pensait depuis près de trente ans, "K-Rio-K", une comédie musicale sur... le Brésil des années vingt.

Mammuth

Rémy disait que le problème qu’il avait avec le cinéma, ce qui le tenait à l’écart des salles obscures, c’est qu’il s’y endormait systématiquement ! En revanche, quand un copain lui demandait de faire une apparition, il se prêtait au jeu avec plaisir. Sur le papier, l’entendre un jour donner la réplique à Depardieu, calé dans le fond d’une caravane dans la peau d’un forain véreux, était franchement improbable. Et bien Kervern et Delepine l’ont fait. Et de quelle manière !

Libération 1973-2003

Membre de "La cause du peuple", étudiant « "agitateur à 9/10e de temps" » à la fac de Vincennes, « "établi" » à l’imprimerie Darboy, Rémy fut des débuts de l’aventure "Libération" aux côtés de Jean-Paul Sartre. Il collaborera au journal pendant une dizaine d’années où, après un premier reportage sur la révolution au Portugal, il s’attellera à écrire sur la musique et deviendra l’un des précurseurs de ce qu’on appellera, quelques années plus tard, la « "world music" ».

Brasil !

RKK et le Brésil, c’est une histoire d’amour qui a duré quarante ans et dont on peut mesurer la profondeur à ces quelques mots : « "Descanse em paz Remi Kolpa. A gratidão da música brasileira pela qual ele tanto fez." », Gilberto Gil. ("Repose en paix ami Rémy Kolpa et reçois toute la gratitude de la musique brésilienne pour laquelle tu as tant fait.")

Brasil do Futuro

S’il tombe définitivement amoureux de la musique brésilienne au cours d’un premier voyage à Manaus en 1977, RKK n’est jamais resté bloqué sur la musique d’un seul genre ou d’une seule époque. Au contraire, il n’a jamais cessé de chercher et de se faire l’ambassadeur des nouveaux artistes ou des nouvelles scènes qui émergeaient du pays des Auriverdes.

Getz/Gilberto

L’homme était réputé ingérable, aucun tourneur professionnel ne voulait prendre le risque de le produire sur scène. C’est donc RKK qui se lança dans l’aventure et, pour l’occasion, fit ses premières armes de tourneur. Et cette tournée de 1989 fut un triomphe !

Caetano Veloso

Concernant Caetano Veloso, RKK résumait l’affaire en quelques mots : « "S’il n’en reste qu’un…" ». Premier album publié en 1967, "Caetano Veloso" est considéré comme le manifeste du Tropicalisme naissant, un mouvement qui revendique simultanément l’influence des vieilles sambas aussi bien que celle de Godard ou des Beatles, ce grand disque pop baroque et bigarré est un peu le "Sergent Pepper’s" brésilien. Pas moins.

Festival Yeah !

RKK devait jouer ce week-end au "Festival Yeah !" créé par son ami Laurent Garnier. Après la presse, la radio, les compilations, les sets de DJ étaient la corde que Rémy avait tendue à son arc pour essayer de rendre le monde moins triste. Et les festivals se l’arrachaient ! Philippe Cohen Solal, de Gotan Project, un autre de ses amis, nous disait récemment : « "Il a un planning de DJ de malade !" ». Maintenant, il va faire chalouper les anges.

Connexioneur

C’est le mot qu’on pouvait lire sur sa carte de visite. Mettre les gens en relation, raconter des histoires, faire circuler les envies et partager les talents. Quel beau métier ! C’est celui qu’il s’était inventé et qu’il exerçait avec élégance et bonhommie, une coupe de champagne à la main.

Saravah

Pierre Barouh est un autre grand passeur de musiques, un pont entre le Brésil de Baden Powell et les cabarets de la Rive Gauche. Compositeur de la musique d’"Un homme et une femme" de Claude Lelouch, son morceau "Samba Saravah" est l’un des premiers titres en français à rendre hommage aux géants de la musique brésilienne, Vinicius de Moraes en tête. Barouh, un ami cher à Rémy, auteur de cette sublime maxime : « "Il y a des années où l’on a envie de ne rien faire" ».

you’re under arrest

Pour accompagner la sortie du nouvel album de Gainsbourg, un magazine commande à Rémy une interview de l’homme à la tête de chou. « "Je me suis fixé une règle - risquée -, boire exactement comme lui." » Quatorze heures plus tard : « "Me voilà en bas de chez moi, il est 4 heures 15. Et j’ai quatre étages à monter. Je ne me rappelle pas comment je suis arrivé en haut. 
Quand j’ai émergé, on n’était pas loin du surlendemain..." »

  CD
You're under arrest
Auteur: Gainsbourg, Serge (1928-1991)
Edition: Mercury

Jamel Comedy Club

Jamel Debouze fit ses débuts à "Radio Nova" au milieu des années 90. Malgré un succès phénoménal qui aurait pu lui faire perdre le sens des réalités, Jamel n’a jamais oublié de donner leur chance aux nouveaux talents, allant jusqu’à acheter un théâtre sur les boulevards parisiens pour produire de nouveaux comiques. Il en confia les clés, tous les lundis soirs, à RKK pour des soirées musicales "Lundi, c’est Rémy" dont on va avoir bien du mal à trouver l’équivalent.

Never ending tour

Rémy Kolpa Kopoul n’a jamais cessé d’être curieux, de laisser venir à lui toutes sortes de productions pour mieux les faire passer à son tour. Les artistes les premiers y étaient sensibles et encore récemment, au Jamel Comedy Club où Rémy recevait comme chez lui tous les lundis à l’heure de l’apéro, Rachid Taha et Rodolphe Burger sont venir nous offrir une version de « Take a Walk On a Wild Side » de toute beauté.

Brasil do Futuro

S’il tombe définitivement amoureux de la musique brésilienne au cours d’un premier voyage à Manaus en 1977, RKK n’est jamais resté bloqué sur la musique d’un seul genre ou d’une seule époque. Au contraire, il n’a jamais cessé de chercher et de se faire l’ambassadeur des nouveaux artistes ou des nouvelles scènes qui émergeaient du pays des Auriverdes.

Deep Orient

Le Brésil bien sûr, mais pas uniquement. Ce qu’aimait Rémy par-dessus tout, c’était de nous faire passer d’un univers musical à l’autre. Il partageait cette curiosité sans borne avec Jean-François Bizot, fondateur d’"Actuel" et de "Radio Nova", son complice au micro de l’émission « "Les Voyages Improbables" » sur "Nova". Et improbables, ces voyages l’étaient !

Festival Yeah !

RKK devait jouer ce week-end au "Festival Yeah !" créé par son ami Laurent Garnier. Après la presse, la radio, les compilations, les sets de DJ étaient la corde que Rémy avait tendue à son arc pour essayer de rendre le monde moins triste. Et les festivals se l’arrachaient ! Philippe Cohen Solal, de Gotan Project, un autre de ses amis, nous disait récemment : « "Il a un planning de DJ de malade !" ». Maintenant, il va faire chalouper les anges.

World music

D’abord dans les colonnes de "Libération", puis derrière le micro de "Radio Nova", RKK fut l’un des précurseurs de ce nouveau courant qui faisait tomber les frontières. Sur les antennes de "Radio Nova", aux côtés de Bintou ou de Jean-François Bizot (autre grand fumeur de menthol !), sur les compilations dont il soignait le track listing avec amour, ou encore derrière ses platines, tous les moyens étaient bons pour faire circuler la musique.

Saravah

Pierre Barouh est un autre grand passeur de musiques, un pont entre le Brésil de Baden Powell et les cabarets de la Rive Gauche. Compositeur de la musique d’"Un homme et une femme" de Claude Lelouch, son morceau "Samba Saravah" est l’un des premiers titres en français à rendre hommage aux géants de la musique brésilienne, Vinicius de Moraes en tête. Barouh, un ami cher à Rémy, auteur de cette sublime maxime : « "Il y a des années où l’on a envie de ne rien faire" ».

Caetano Veloso

Concernant Caetano Veloso, RKK résumait l’affaire en quelques mots : « "S’il n’en reste qu’un…" ». Premier album publié en 1967, "Caetano Veloso" est considéré comme le manifeste du Tropicalisme naissant, un mouvement qui revendique simultanément l’influence des vieilles sambas aussi bien que celle de Godard ou des Beatles, ce grand disque pop baroque et bigarré est un peu le "Sergent Pepper’s" brésilien. Pas moins.

Deep Orient

Le Brésil bien sûr, mais pas uniquement. Ce qu’aimait Rémy par-dessus tout, c’était de nous faire passer d’un univers musical à l’autre. Il partageait cette curiosité sans borne avec Jean-François Bizot, fondateur d’"Actuel" et de "Radio Nova", son complice au micro de l’émission « "Les Voyages Improbables" » sur "Nova". Et improbables, ces voyages l’étaient !

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