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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

AC/DC, toujours vert, toujours blues

5 thèmes | 15 oeuvres
Quarante ans après son premier album, AC/DC est sur la route pour sa énième tournée mondiale malgré l'absence du batteur Phil Rudd mais surtout du guitariste Malcolm Young, membre fondateur et, avec son petit frère soliste Angus, compositeur du répertoire et artisan du son qui ont forgé leur longévité. La famille Young a de la ressource : le neveu Stevie assure l'intérim sur scène. Comme s'il fallait être de ce sang australien d'origine écossaise pour dégainer ces riffs de guitare caractéristiques, plus blues que heavy metal, conçus au départ pour soutenir les hurlements du regretté chanteur Bon Scott qui sera l'objet de deux films (un documentaire et une fiction) en 2015.

A long way to the top

Lorsqu'AC/DC monte sur la scène de l'Apollo de Glasgow le 30 avril 1978, pour un concert extraordinaire qui donnera un live d'anthologie, quelque chose se passe : le groupe est tout simplement prêt pour la renommée mondiale, et ça s'entend. Tous les ingrédients y sont, il reste à publier l'album de la consécration (ce sera "Highway To Hell", l'année suivante, un sommet que le reste de leur discographie n'atteindra plus que par intermittence). Pour en arriver là, ils ont enchaîné enregistrements et concerts (déjà quatre disques et huit tournées dans les pattes, à cette date) avec une obstination qu'on ne trouve que chez les purs. On peut parier que, comme les losers du documentaire "Anvil", ils auraient continué même si le succès les avait fuis...

If You Want Blood, You'Ve Got It

Enregistré au printemps 1978 à l'Apollo de Glasgow, la ville d'origine des frères Young (Malcolm et Angus aux guitares, George à la production), ce live extraordinaire capture la formation classique d'AC/DC, avec Bon Scott au chant, juste avant la renommée mondiale. Ce sera le premier album vraiment remarqué hors d'Australie, notamment aux Etats-Unis où il finira par dépasser le million de ventes. On comprend pourquoi la planète a enfin tendu l'oreille. Même si le répertoire de dix morceaux ne contient pas les tubes qui orneront "Highway To Hell", l'année suivante, «Whole Lotta Rosie», «Riff Raff» ou «Let There Be Rock» sont impitoyables et ne quitteront plus les set lists. A quand une sortie en DVD ?

Ballbreaker

Pour l'essentiel, le son d'AC/DC s’est figé avec ses deux albums les plus célèbres, "Highway To Hell" (1979) et "Back In Black" (1980, après le décès du chanteur Bon Scott). Ensuite, leurs disques n'atteindront plus jamais ces sommets. Une exception toutefois, cet album produit il y a vingt ans par Rick Rubin, du label Def Jam, célèbre pour son double goût du hard rock et du rap (c'est lui qui avait réuni Aerosmith et Run DMC pour une reprise de «Walk This Way»). Après une série d'albums gâchés par un son trop heavy metal puis cinq ans de silence, le groupe retrouve son batteur historique Phil Rudd (parti en 1983) et les accents blues-rock qui fondent le vrai son AC/DC. Les ventes ne suivront pas, sauf en France. Mais le succès critique de l'album fera beaucoup pour le renouveau du groupe.

Anvil – The Story of Anvil

Tout avait bien commencé pour ce groupe de heavy metal formé à Toronto en 1978. Pris en charge par le manager d'Aerosmith en 1983, ils participent, l'année suivante, à l'un des plus gros festivals du genre, «Super Rock», au Japon. Ils partagent l'affiche avec Scorpions, Whitesnake ou Bon Jovi, mais toutes les malédictions du rock semblent s'abattre sur eux. Ce film les retrouve 20 ans plus tard. Le chanteur est chauffeur-livreur, le batteur fait des chantiers, mais leur flamme est intacte... L'histoire de ces losers finit par former une magnifique ode à l'obstination et à la foi en son art. Happy end : le succès du film a valu à Anvil de remonter sur scène pour des concerts enfin "sold out", et même pour une première partie... d'AC/DC !

Affaires de familles

Il faut croire qu'on s'ennuyait ferme entre frangins, dans l'Australie des années 70 : à la fin de la décennie, les charts mondiaux appartiennent à deux fratries d'origine britannique installées sur la côte est du pays. Et comme chez les Gibb de Brisbane – les Bee Gees – on sent alors chez les frères Young de Sydney une cohésion sonore instinctive qu'on n'obtient qu'en ayant partagé la même chambre d'enfants. Le son d'AC/DC, c'est la patte de l'aîné George, vétéran de la pop devenu producteur, mais surtout l'interaction entre les deux guitaristes Malcolm et Angus. Sur scène, où leurs batailles de riffs tiennent de la télépathie. Mais aussi en coulisses, où ils font montre d'un talent inné pour composer de véritables standards de rock.

The best of The Easybeats

Après une dizaine de tubes locaux en 1965, ils furent, l'année suivante, le premier groupe australien à obtenir un hit hors du pays avec l'immortel «Friday On My Mind». Co-auteur de cette chanson pop sophistiquée : un certain George Young, frère aîné des guitaristes d'AC/DC Angus et Malcolm. Devenu producteur en duo avec Harry Vanda, l'autre guitariste des Easybeats, il se chargera des premiers albums de ses cadets, jusqu'au live «If You Want Blood...». Artisan du son AC/DC, il sera aussi leur mentor et leur guide dans le monde du rock'n'roll, avec des conseils aussi avisés que «n’imaginez même pas vous considérer comme un groupe avant d'avoir donné 200 concerts.»

A Hillbilly Tribute To AC/DC

Une curiosité. Depuis quinze ans, ces musiciens du Tennessee jouent des versions country et blue grass des meilleurs morceaux de hard rock et de heavy metal, à commencer par ceux d'AC/DC, le groupe dont ils tirent leur nom («hayseed dixie» signifiant en gros «péquenaud du Sud»). Surprise : réarrangé pour guitare acoustique, banjo et violon, le répertoire des Australiens reste efficace et séduisant ! Entre hommage et pastiche, Hayseed Dixie met en lumière la qualité de compositions comme «Highway To Hell», «It's A Long Way To The Top» ou «Hell's Bells», véritables standards du rock.

La fièvre du samedi soir

Ce film à succès qui a révélé John Travolta en danseur amateur de Brooklyn, à New York, est tombé dans l'oubli. C'est plutôt injuste (à elle seule, la scène d'ouverture, où l'on suit les pas du héros dans les rues, vaut le détour), mais comment lutter contre la bande originale des Bee Gees ? «Staying Alive», «How Deep Is Your Love», «You Should Be Dancing» et le morceau-titre figurent tous sur cet album vendu à plus de 15 millions d'exemplaires rien qu'aux Etats-Unis. Comme pour le hard rock d'AC/DC, c'est donc un groupe de frères britanniques émigrés en Australie (Barry, Maurice et Robin Gibb) qui fait triompher le disco dans ces années-là. Ajoutez le premier "Mad Max" de George Miller, sorti sur les écrans en 1979 : décidément, l'Australie dominait la fin des années 70 !

Blues et glam en fusion

Hard rock ? Heavy Metal ? S'ils ont été associés à ces familles de l'histoire de la musique (dont ils se sont certes nourris tout en les influençant), les membres d'AC/DC se sont toujours définis comme «un groupe de rock'n'roll», point. Avec des racines chez les pionniers américains du genre (pour le chant à en perdre haleine) et du côté des héritiers britanniques, des amateurs de blues des années 60 (pour les guitares) jusqu'aux groupes de glam rock du début des années 70 (pour le sens du spectacle).

Here's Little Richard

C'est le seul point commun entre Paul McCartney et AC/DC, mais il est de (petite) taille : comme l'ex-Beatles, le chanteur Bon Scott était un fan absolu (et un imitateur convaincant) de Little Richard et de son chant caractéristique, hurlé à pleins poumons. En un album enregistré à 25 ans, ce natif de Macon, en Géorgie, a jeté les fondations du rock'n'roll à l'égal des autres pionniers du genre, Elvis Presley, Chuck Berry et Jerry Lee Lewis. Moins de deux ans plus tard, il quittait le business pour étudier la théologie et devenir prêtre. Le reste de sa carrière hésitera ainsi entre la scène et l'Eglise, mais c'est bien en criant l'inoubliable intro de «Tutti Frutti» («Awopbopaloobop Alopbamboom») qu'il aura fait le plus de convertis.

Slayed ?

Tout en adoptant l'imagerie (et parfois le son) du heavy metal, AC/DC est en réalité un cocktail de blues et de glam rock. Ce genre, né en Angleterre au début des années 70, a pu être sophistiqué (David Bowie, le premier Roxy Music) mais avait aussi un versant très pop, incarné par les tubes de T-Rex ou de Slade. Cet album était n°1 outre-Manche en 1973 alors que Bon Scott y tournait avec son groupe d'alors ; à son retour, il rejoindra AC/DC, qu'il voyait alors comme un groupe glam en combinaisons de satin. Tout y est : costumes et effets de scènes, rythmique de plomb, chant hurlé et suraigu... A la mort de Bon Scott, en 1980, l'un de ses remplaçants envisagés fut d'ailleurs Noddy Holder de Slade...

Red White & Blues

Partis en 1963 de leur Ecosse natale vers l'Australie, alors qu'ils avaient entre 8 et 16 ans, les frères Young n'ont pas assisté à l'effervescence musicale britannique de ces années-là. Mais leurs yeux et leurs oreilles sont restés tournés vers le royaume. Si l'aîné George a connu avec les Easybeats («Friday On My Mind») un succès pop inspiré des Beatles, Malcolm et Angus, futurs guitaristes d'AC/DC, ont préféré la vague du «British Blues Boom», incarnée par les Rolling Stones, les Yardbirds d'Eric Clapton ou les Animals. Un son plus dur, fondé sur le jeu de guitare, dont on sait ce que les Australiens feront... Sa naissance autour du pionnier Alexis Korner (qui repéra Brian Jones, Mick Jagger et Keith Richards dès 1961) est racontée dans cet épisode des films sur l'histoire du blues produits par Martin Scorcese.

Eloignements

Spontanément, on associe le son hard rock aux ambiances urbaines. Ce n'est pourtant pas si simple. La musique d'AC/DC n'a certes pas grand-chose de bucolique (même si leurs morceaux se prêtent étonnamment bien aux relectures country du groupe Hayseed Dixie), mais elle sent bel et bien la distance, l'exil loin de «là où ça se passe». Une musique d'Ecossais entendant à distance les échos de Londres, une musique d'Australiens relégués aux confins de l'ex-Empire britannique, une musique de revanche -sans faire de détail - sur les capitales.

Psychocandy

A la fin des années 70 et au début des années 80, tandis qu'AC/DC et consorts font du hard rock et du heavy metal des succès planétaires, d'autres musiciens se lancent dans l'aventure plus minimaliste du punk et de la new wave. Deux mondes pas si irréconciliables : AC/DC a toujours été bien accueilli par les punks, avec qui il partageait des influences glam rock, tandis que toute la new wave ne renonçait pas forcément aux guitares au profit des synthétiseurs. L'album majeur des deux frères écossais Jim et William Reid bâtit ainsi un véritable «mur du son» à base de six-cordes. Sur scène, ils avaient coutume de le reproduire en de très courts concerts donnés à volume maximum, en compagnie du batteur Bobby Gillespie, qui deviendra ensuite chanteur de Primal Scream.

A Hillbilly Tribute To AC/DC

Une curiosité. Depuis quinze ans, ces musiciens du Tennessee jouent des versions country et blue grass des meilleurs morceaux de hard rock et de heavy metal, à commencer par ceux d'AC/DC, le groupe dont ils tirent leur nom («hayseed dixie» signifiant en gros «péquenaud du Sud»). Surprise : réarrangé pour guitare acoustique, banjo et violon, le répertoire des Australiens reste efficace et séduisant ! Entre hommage et pastiche, Hayseed Dixie met en lumière la qualité de compositions comme «Highway To Hell», «It's A Long Way To The Top» ou «Hell's Bells», véritables standards du rock.

Eden-ville

Très peu traduit en France, ce romancier australien, prix Nobel de littérature 1973, a commencé sa carrière avant-guerre par ce coup de maître : Eden-ville («Happy Valley», dans la version originale) est le nom d'un ancien village de chercheurs d'or devenu une respectable bourgade mais dont les habitants semblent pris de folie chaque été : adultères, meurtres... Une ville guindée parfois rattrapée par son passé de pionniers sans foi ni loi, où l'auteur a concentré toute l'atmosphère de l'Australie, cette colonie «so British» mais naguère peuplée de forçats et de prostituées et dont il est si difficile de s'échapper. Une belle façon de respirer l'air étouffant du pays d'adoption des frères Young, et peut-être de comprendre leur éternelle vie sur la route des tournées, loin d'Eden-ville...

Glasgow-Sydney et retour

Nés en Ecosse, installés en Australie en 1963, les frères Young sont des enfants à distance du «British Blues Boom», cette version de la musique du Delta concoctée à l'époque par les Rolling Stones et consorts. Ils en ont tiré leur son caractéristique, en y injectant une violence simpliste puisée aux racines pionnières de l'Australie et leur goût très écossais du volume sonore impitoyable - il est arrivé à AC/DC d'employer des cornemuses, c'est chez eux à Glasgow qu'ils ont enregistré le meilleur live de leur carrière et l'on retrouve cette technique du «mur du son» chez d'autres natifs de la ville, les Jesus and Mary Chain.

If You Want Blood, You'Ve Got It

Enregistré au printemps 1978 à l'Apollo de Glasgow, la ville d'origine des frères Young (Malcolm et Angus aux guitares, George à la production), ce live extraordinaire capture la formation classique d'AC/DC, avec Bon Scott au chant, juste avant la renommée mondiale. Ce sera le premier album vraiment remarqué hors d'Australie, notamment aux Etats-Unis où il finira par dépasser le million de ventes. On comprend pourquoi la planète a enfin tendu l'oreille. Même si le répertoire de dix morceaux ne contient pas les tubes qui orneront "Highway To Hell", l'année suivante, «Whole Lotta Rosie», «Riff Raff» ou «Let There Be Rock» sont impitoyables et ne quitteront plus les set lists. A quand une sortie en DVD ?

Red White & Blues

Partis en 1963 de leur Ecosse natale vers l'Australie, alors qu'ils avaient entre 8 et 16 ans, les frères Young n'ont pas assisté à l'effervescence musicale britannique de ces années-là. Mais leurs yeux et leurs oreilles sont restés tournés vers le royaume. Si l'aîné George a connu avec les Easybeats («Friday On My Mind») un succès pop inspiré des Beatles, Malcolm et Angus, futurs guitaristes d'AC/DC, ont préféré la vague du «British Blues Boom», incarnée par les Rolling Stones, les Yardbirds d'Eric Clapton ou les Animals. Un son plus dur, fondé sur le jeu de guitare, dont on sait ce que les Australiens feront... Sa naissance autour du pionnier Alexis Korner (qui repéra Brian Jones, Mick Jagger et Keith Richards dès 1961) est racontée dans cet épisode des films sur l'histoire du blues produits par Martin Scorcese.

Psychocandy

A la fin des années 70 et au début des années 80, tandis qu'AC/DC et consorts font du hard rock et du heavy metal des succès planétaires, d'autres musiciens se lancent dans l'aventure plus minimaliste du punk et de la new wave. Deux mondes pas si irréconciliables : AC/DC a toujours été bien accueilli par les punks, avec qui il partageait des influences glam rock, tandis que toute la new wave ne renonçait pas forcément aux guitares au profit des synthétiseurs. L'album majeur des deux frères écossais Jim et William Reid bâtit ainsi un véritable «mur du son» à base de six-cordes. Sur scène, ils avaient coutume de le reproduire en de très courts concerts donnés à volume maximum, en compagnie du batteur Bobby Gillespie, qui deviendra ensuite chanteur de Primal Scream.

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