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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

L’art en fusion

6 thèmes | 19 oeuvres
Entre Frida Kahlo et Diego Rivera, l’amour était immodéré, turbulent, douloureux voire dévastateur, mais le divorce était impossible. Animés de la même ferveur révolutionnaire, du même élan nationaliste, de la même fièvre créatrice et surtout d’une passion à toute épreuve, le couple terrible s’est déchiré, séparé, rabiboché pendant plus de vingt-cinq ans jusqu’à la mort de Frida. Et les voilà aujourd’hui à nouveau réunis le temps de l’exposition que l’Orangerie leur consacre conjointement jusqu’au 13 janvier 2014. L’occasion de (re)découvrir les œuvres de deux artistes majuscules qui planchèrent sur la religion, le cycle de la vie, les révolutions et les rapports sociaux dans des styles résolument différents, mais toujours complémentaires. Vers site de l’expo

Art populaire

Dans leur pays, Frida Kahlo et Diego Rivera sont deux icônes populaires, même s’ils doivent essentiellement ce statut à des raisons biographiques et médiatiques, tant les destins et les péripéties du couple ont toujours passionné les mexicains. Mais leur art est lui aussi résolument populaire, voire indigène, nourri de signes et de symboles précolombiens et truffé de figures de la psyché mexicaine, entre folklore et art contemporain.

Frida Kahlo par Frida Kahlo

Ce recueil de textes, composé surtout de lettres signées de la main de Frida Kahlo déroule les pensées de Frida et suit le cours de sa vie, avec notamment des extraits de la correspondance qu’elle entretenait avec le peintre Diego Rivera. La douleur physique, son rapport à la peinture, son engagement politique et ses rencontres nourrissent par ailleurs ce recueil où l’écriture de Frida fait écho à sa peinture et apporte un éclairage nouveau sur ce que l’on sait de sa personnalité et de son fameux tempérament, avec notamment des pages trempées dans l’acide à l’évocation des surréalistes ou des « gringos ».

Diego Rivera

Après plus d’une dizaine d’années passées en Europe – et notamment à Paris où il fréquente Picasso, Matisse, Modigliani... –, Diego Rivera regagne le Mexique après la révolution et y réalise ses premières peintures murales. Irriguées de ses idéaux communistes et de « mexicanité », ses fresques monumentales deviennent bientôt les instruments de propagande du gouvernement post-révolutionnaire. En 1928, il rencontre Frida, peintre mais aussi militante communiste et féministe, avec laquelle il entretiendra une relation aussi frénétique qu’électrique.

Somos

Elle chantait dans le film "La Fleur de mon secret" de Pedro Almodóvar qui la comparait à Édith Piaf… Dans son pays, sa réputation était équivalente. Disparue l’année dernière à l’âge de 93 ans, Chavela Vargas avait d’abord été chanteuse de rues avant de devenir l’une des artistes les plus populaires du Mexique. Amie de Frida Kahlo et de Diego Rivera, « La Dame au poncho rouge » a enregistré plus de quatre-vingts albums en cinquante ans. En 2002, elle faisait également une apparition dans le film "Frida" de Julie Taymor...

En quête d’identité

Fille d’un photographe d'origine hongroise et de confession luthérienne et d’une Mexicaine au sang indien, Frida amorce sa carrière artistique en 1926, peu de temps après la fin de la révolution mexicaine. Et si son art répond surtout à des questions existentielles, sa production doit autant au métissage de ses origines qu’aux événements et à l’histoire de l’art mexicain. En revêtant les masques de la Malinche et de la Llorona, elle s’identifie aux mythes de la « mexicanité » et sa quête d’identité la conduit à s’inventer d’autres doubles, ailleurs...

Malinche, l’Indienne

La Malinche est un personnage historique de la conquête espagnole et son histoire est édifiante. Vendue par sa mère à des Indiens qui la revendent à leur tour aux colons espagnols, elle devient l’interprète, la confidente et la maîtresse du conquistador Hernán Cortés et, bientôt, la mère du premier "mestizo" de l’Histoire. Dans un tableau intitulé "La Mascara", Frida Kahlo s’identifie à la Malinche en revêtant le masque de celle que les mexicains considèrent comme la plus grande prostituée de l’histoire. De ses yeux s’échappent des larmes...

Egon Schiele

On retrouve chez Egon Schiele et chez Frida Kahlo le même goût pour l’autoportrait, la même quête d’identité, la même fascination pour la précarité du corps humain... Le peintre autrichien a peint une centaine d’autoportraits, se représentant souvent nu et torturé. Des tableaux tourmentés qui provoquent le regard, dérangent les spectateurs, suscitant chez eux un certain malaise par leur rapport à l’érotisme, la sexualité, la mort, la souffrance...

Néfertiti la Parfaite

Dans certains de ses portraits dédoublés, Frida scinde son visage en deux, la seconde moitié de son portrait étant représentée par la reine Néfertiti, parfois aux côtés de son époux Diego Rivera lui-même représenté en Akhenaton. Sur un dessin, la reine égyptienne porte même l’enfant que le couple n’aura jamais. Frida louait la beauté de « la reine parfaite » qu’elle tenait pour « une femme libérée et une intelligente collaboratrice de son mari ». Une femme dont l’influence dépassera celle de son époux. Comme ce sera le cas, en Europe au moins, pour Frida Kahlo et son œuvre.

Frida et les surréalistes

Entre Frida et les surréalistes, c’est l’histoire d’un amour non réciproque. Ils étaient fascinés par sa personnalité et par son travail ; elle les jugeait trop bavards et trop sérieux. « Bon sang ! Ça valait la peine de venir jusqu'ici juste pour comprendre pourquoi l'Europe est en train de pourrir, pourquoi tous ces incapables sont la cause de tous les Hitler et les Mussolini », s’emporte-t-elle lors de son voyage parisien. « Ils pensaient que j’étais surréaliste, mais je ne l’étais pas. Je n’ai jamais peint de rêves. J’ai peint ma réalité », ajoutait-elle.

Leonora

Une évocation de l’incandescente aventure artistique et de la vie non moins exaltante de Leonora Carrington, peintre surréaliste et romancière d’origine britannique qui s’installe a Paris à 20 ans, y fréquente Breton, Picasso, Duchamp, etc., avant de gagner l’Espagne lorsque Max Ernst, son compagnon, est envoyé en camp de concentration. Après avoir été internée dans un asile à Santander, puis être parvenue à s’enfuir, on retrouve « La Fiancée du vent » à Lisbonne, New York puis Mexico où elle continue à peindre et à écrire avec le même élan et se lie d’amitié avec Octavio Paz et Frida Kahlo. Cette dernière l’avait pourtant mise dans le même sac que « ces putains d’artistes parisiens » lorsqu’elle l’avait rencontrée à Paris une dizaine d’années plus tôt...

  Livre Fiction
Leonora
Auteur: Poniatowska, Elena (1933-....)
Edition: Actes Sud
Collection: Lettres latino-américaines

Frida

En 2002, Salma Hayek prête ses traits à Frida Kahlo pour un "biopic" qui raconte la vie tourmentée de l’artiste depuis ses années d’étudiante à ses derniers jours, en passant par sa poliomyélite, son accident, son engagement politique, sa rencontre puis son mariage orageux et passionnel avec le peintre Diego Rivera ou encore sa liaison secrète avec Léon Trotski... De nombreuses références aux tableaux de celle que Carlos Fuentes comparait à une icône aztèque sont présentes dans la mise en scène de Julie Taymor tandis que l’interprétation tout en densité de Salma Hayek lui valut d’être nominée à l’Oscar de la meilleure actrice en 2003.

  Dvd Fiction
Frida
Auteur: Taymor, Julie (1952-....)

Manifeste du surréalisme

En 1938, André Breton se rend au Mexique où il rencontre le couple Kahlo-Rivera. Fasciné par les peintures de Frida, Breton écrit : « L’art de Frida Kahlo est un ruban autour d’une bombe. » L’année suivante, c’est au tour de Frida de se rendre en France. Accueillie par Breton, elle rencontre la fine fleur des artistes de l’époque, Kandinsky, Picasso, Miró, Ernst, Duchamp... qui l’invitent à rejoindre leur cénacle. Frida décline : « J’aimerais mieux m'asseoir par terre sur le marché de Toluca pour vendre des tortillas que d'avoir quoi que ce soit à voir avec cette clique. »

Frida et ses révolutions

Frida Kahlo épouse la politique dès son plus jeune âge : « J'avais sept ans quand eut lieu la Decena Trágica, et je vis de mes propres yeux le combat entre les paysans de Zapata et les partisans de Carranza », écrit-elle dans son journal. Elle restera fidèle à ses engagements et à ses idéaux communistes toute sa vie, prenant la carte du parti, se mariant avec le secrétaire général du parti communiste mexicain et trompant celui-ci avec un certain… Léon Trotski. Sa fidélité à la révolution mexicaine était telle qu’elle prétendait être née au mois de juillet 1910 pendant l’insurrection de Zapata.

Pancho Villa, le roman d’une vie

S’il fut, selon la version officielle, victime d’un piège tendu par ses adversaires et exécuté, Pancho Villa serait finalement parvenu à s’échapper à en croire l’une des innombrables légendes qui courent à son sujet. Confronté au manque de fiabilité des témoignages sur les différents épisodes de la vie du révolutionnaire, Paco Ignacio Taibo II, revendiquant sa fascination pour son sujet, s'efforce de « tendre l'oreille au cœur de cette rumeur immense et interminable » pour dégager le portrait d’un héros qui fascina tous les enfants de la révolution. Lien Vidéo

L’homme qui aimait les chiens

À ma gauche, Léon Trotski : héros de la révolution russe exilé au Mexique où il fut accueilli par Frida Kahlo et Diego Rivera. À la gauche de ma gauche, Ramón Mercader, jeune républicain espagnol embrigadé par les communistes. Leonardo Padura suit les trajectoires des deux hommes jusqu’à ce que leurs destins se croisent pour une issue fatale. « J'ai voulu me servir de l'histoire de l'assassinat de Trotski pour réfléchir à la perversion de la grande utopie du XXème siècle, ce processus où nous fûmes tant et tant à perdre nos rêves et notre temps, quand ce ne fut pas notre sang et notre vie », explique l'auteur dans sa postface.

  Livre Fiction
L'Homme qui aimait les chiens
Auteur: Padura Fuentes, Leonardo (1955-....)
Edition: Métailié
Collection: Bibliothèque hispano-américaine

Diego et Frida

Lorsque Frida annonce son intention d'épouser Diego Rivera, le plus célèbre des fresquistes mexicains, la nouvelle est accueillie avec scepticisme. Celui que l’on surnomme « le Picasso des Amériques » a le double de son âge, le triple de son poids, une réputation de collectionneur de femmes, c’est aussi un communiste athée qui ose peindre à la gloire des Indiens des fresques où il incite les ouvriers à s’emparer du pouvoir... Entre le peintre révolutionnaire et la pasionaria éprise de politique, la passion sera totale.

Mexique, terre d’asile

L’onde de choc de la révolution mexicaine se fait sentir jusqu’en Europe. Le Mexique devient bientôt un carrefour idéologique et créatif où, dans les années trente, les artistes se pressent, en premier lieu ceux du mouvement surréaliste (Artaud, Péret, Breton, Leonora Carrington...), mais aussi, entre autres, D.H. Lawrence, Malcolm Lowry, Luis Buñuel et Tina Modotti. En 1937, Trotski vient également trouver refuge à Mexico, où il fréquente assidûment Frida et son mari Diego, avant d’y être assassiné en 1940.

L’homme qui aimait les chiens

À ma gauche, Léon Trotski : héros de la révolution russe exilé au Mexique où il fut accueilli par Frida Kahlo et Diego Rivera. À la gauche de ma gauche, Ramón Mercader, jeune républicain espagnol embrigadé par les communistes. Leonardo Padura suit les trajectoires des deux hommes jusqu’à ce que leurs destins se croisent pour une issue fatale. « J'ai voulu me servir de l'histoire de l'assassinat de Trotski pour réfléchir à la perversion de la grande utopie du XXème siècle, ce processus où nous fûmes tant et tant à perdre nos rêves et notre temps, quand ce ne fut pas notre sang et notre vie », explique l'auteur dans sa postface.

  Livre Fiction
L'Homme qui aimait les chiens
Auteur: Padura Fuentes, Leonardo (1955-....)
Edition: Métailié
Collection: Bibliothèque hispano-américaine

Leonora

Une évocation de l’incandescente aventure artistique et de la vie non moins exaltante de Leonora Carrington, peintre surréaliste et romancière d’origine britannique qui s’installe a Paris à 20 ans, y fréquente Breton, Picasso, Duchamp, etc., avant de gagner l’Espagne lorsque Max Ernst, son compagnon, est envoyé en camp de concentration. Après avoir été internée dans un asile à Santander, puis être parvenue à s’enfuir, on retrouve « La Fiancée du vent » à Lisbonne, New York puis Mexico où elle continue à peindre et à écrire avec le même élan et se lie d’amitié avec Octavio Paz et Frida Kahlo. Cette dernière l’avait pourtant mise dans le même sac que « ces putains d’artistes parisiens » lorsqu’elle l’avait rencontrée à Paris une dizaine d’années plus tôt...

  Livre Fiction
Leonora
Auteur: Poniatowska, Elena (1933-....)
Edition: Actes Sud
Collection: Lettres latino-américaines

Tina Modotti

Photographe, star du cinéma muet dans le Hollywood des années vingt, mais aussi militante exaltée, Tina Modotti plaque tout pour s’impliquer dans les luttes politiques du siècle dernier. Du Mexique révolutionnaire à la Russie stalinienne en passant par son engagement durant la guerre civile espagnole, elle croisera quelques-unes des grandes figures de son temps : Vladimir Maïakovski, Pablo Neruda, Edward Weston, John Dos Passos… et Frida Kahlo qu’elle présentera à Diego Rivera. Le remarquable roman graphique d’Ángel de la Calle est le portrait d'une femme au destin hors norme, servi par une magnifique préface de Paco Ignacio Taibo II.

Sous le volcan

Sur le rivage d'un Mexique omniprésent, l’ex-consul britannique Geoffrey Firmin consume sa vie et son destin. Chaleur, passions et mescal lui dévorent l'âme... Yvonne, son épouse, est revenue mais les dés sont déjà jetés. Lowry s’inspire de sa vie de couple tourmentée pour signer un livre extraordinaire sur l’impossibilité amoureuse, la perte, la descente aux enfers d’une âme égarée de la vraie route : « Il me reste pour toi tout l’amour du monde, mais cet amour me paraît si loin de moi, et si étrange aussi, je pourrais prétendre l’entendre, un bruit sourd et un sanglot, mais loin, très loin, un son triste, perdu, et qu’il s’approche ou s’éloigne, je ne saurais le dire. »

Une dynastie de « pleureuses »

L’une a passé l’essentiel de sa courte vie hors du Mexique et s’est éteinte à l’âge de 38 ans au Québec. L’autre est morte presque centenaire à Mexico après avoir connu tous les honneurs et tous les malheurs. La première a sorti trois albums. La seconde plus de quatre-vingts. La jeune Lhasa chérissait les chansons de la légendaire Chavela Vargas qui avait été la première femme à s’imposer dans la chanson "ranchera" mexicaine. Toutes deux étaient des "lloronas" [pleureuses] aztèques, chantant des chansons tristes et lumineuses dont la « mexicanité » et les accents mélodramatiques nous renvoient encore et toujours à Frida Kahlo.

Frida Kahlo par Frida Kahlo

Ce recueil de textes, composé surtout de lettres signées de la main de Frida Kahlo déroule les pensées de Frida et suit le cours de sa vie, avec notamment des extraits de la correspondance qu’elle entretenait avec le peintre Diego Rivera. La douleur physique, son rapport à la peinture, son engagement politique et ses rencontres nourrissent par ailleurs ce recueil où l’écriture de Frida fait écho à sa peinture et apporte un éclairage nouveau sur ce que l’on sait de sa personnalité et de son fameux tempérament, avec notamment des pages trempées dans l’acide à l’évocation des surréalistes ou des « gringos ».

Somos

Elle chantait dans le film "La Fleur de mon secret" de Pedro Almodóvar qui la comparait à Édith Piaf… Dans son pays, sa réputation était équivalente. Disparue l’année dernière à l’âge de 93 ans, Chavela Vargas avait d’abord été chanteuse de rues avant de devenir l’une des artistes les plus populaires du Mexique. Amie de Frida Kahlo et de Diego Rivera, « La Dame au poncho rouge » a enregistré plus de quatre-vingts albums en cinquante ans. En 2002, elle faisait également une apparition dans le film "Frida" de Julie Taymor...

Lhasa

Dans le premier album de "Lhasa" paru en 1997, la défunte chanteuse américano-mexicaine inventait un étrange blues déraciné, ponctué de rythmes mexicains des années trente et quarante, de motifs tziganes et d’échos klezmer. Un folklore proche de la lamentation qui évoquait la figure légendaire de la Llorona qui venait hanter les rues de Mexico de ses sanglots et dont Frida Kahlo proposa une série de représentations dans ses tableaux.

  CD
La Llorona
Auteur: De Sela, Lhasa (1972-2010)
Edition: Warner music
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