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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Marseille

6 thèmes | 19 oeuvres
Marseille, Capitale européenne de la culture, bouscule les lieux communs et les bonnes vieilles galéjades. La célèbre sardine ne bloque plus le port, et révèle à la fois une cité ancrée dans ses profondes racines culturelles et une ville furieusement tournée vers l’avenir. L’écrivain de polars marseillais Cédric Fabre, qui vient de sortir au printemps dernier "Marseille’s burning" à la Manufacture de livres, nous offre une balade sur la « planète Mars »...

Capitale européenne de la culture 2013

Le 16 septembre 2008, Marseille apprend enfin qu’elle a été choisie pour être Capitale européenne de la culture en 2013, face à des « concurrents » comme Toulouse, Bordeaux ou Lyon. Dès le début, Bernard Latarjet, qui pilote alors le dossier, annonce la couleur : « Ce projet n’est pas apporté de l’extérieur, greffé sur une ville de manière artificielle. Les acteurs de ce territoire sont les auteurs de ce projet. Et c’est là sa puissance motrice. » L’aventure se décline tout au long de l’année, avec de nouveaux musées, le J1, le MuCEM, la Villa Méditerranée, mais aussi la création originale d’un sentier de randonnée périurbain, le GR 2013. Vous avez dit « ville-monde » ?

MuCEM

Ce serait presque une concrétisation du vieux rêve saint-simonien qui consistait à bâtir un pont entre l’Europe et l’Orient : le MuCEM est le premier musée du monde consacré aux cultures de la Méditerranée. Sa galerie permanente abrite des collections d’objets et œuvres d’art liés à la vie quotidienne et aux traditions populaires des quatre coins de la "Mare Nostrum". Le bâtiment lui-même est un cube minéral de 72 mètres de côté. Le fleuron de cette année « capitale » marseillaise. Voir la vidéo

Le MaMo

Un lieu insolite et magique, puisqu’il est situé sur le toit de la « Maison du Fada », qui évoque la forme d’un paquebot et sur lequel on trouve une piste de jogging, un solarium et une salle de sport... Rebaptisé MaMo – jeu de mot entre Marseille et le « Modulor » cher au Corbusier, et clin d’œil au MoMa de New York –, le lieu ainsi revisité permet de réhabiliter enfin la Cité radieuse en l’ouvrant davantage au public. Bâtie entre 1947 et 1952, cette construction utopique – une « communauté verticale », selon « Le Corbu » – était destinée au départ à reloger les sinistrés des quartiers de la ville détruits pendant la guerre, avant de devenir l’antre de ceux qui furent peut-être les premiers bobos marseillais...

Marseille Culture(s)

Ni catalogue, ni encyclopédie, ce pavé de près de trois kilos et demi est une sorte de tour d’horizon de tout ce que Marseille a pu compter d’artistes, de sagas de créations parfois folles et démesurées. À son image... Un travail de mémoire (vive) colossal, qui n’avait jamais été mené jusqu’alors, qui présente des milliers d’artistes, dont certains oubliés – comme l’architecte Gaston Castel ou le ténor Victor Maurel –, qui réhabilite enfin Pagnol, si longtemps dénigré par les Marseillais eux-mêmes, et qui rappelle que cette cité-carrefour n’a pas attendu d’être labellisée Capitale européenne pour faire de la culture, ni pour rayonner au-delà de ses collines et de son horizon maritime.

Le Vieux-Port, cœur de la ville

On pourrait l’appeler, en l’imaginant vierge de toute présence humaine, « la calanque originelle ». De Pagnol à Izzo, il a inspiré quantité de romanciers et cinéastes… C’est dans ce lieu parfaitement protégé des vents et des coups de mer que l’histoire de Marseille a commencé. Le Lacydon, comme on l’appelle encore, c’est l’âme de la ville, immortalisée par la trilogie "Marius, Fanny, César"... Et s’il est aujourd’hui dédié à la plaisance, on dénombre encore plus de six cents pêcheurs au Vieux-Port ; le poète Louis Brauquier lui rendait ainsi hommage : « Le Vieux-Port balançant l’angoisse des mâtures / Et l’odeur des oursins / Et l’électricité rutilant en cassures / Sur le comptoir de zinc. »

MuCEM

Ce serait presque une concrétisation du vieux rêve saint-simonien qui consistait à bâtir un pont entre l’Europe et l’Orient : le MuCEM est le premier musée du monde consacré aux cultures de la Méditerranée. Sa galerie permanente abrite des collections d’objets et œuvres d’art liés à la vie quotidienne et aux traditions populaires des quatre coins de la "Mare Nostrum". Le bâtiment lui-même est un cube minéral de 72 mètres de côté. Le fleuron de cette année « capitale » marseillaise. Voir la vidéo

Je connais des îles lointaines

Il fut l’un des plus grands poètes marseillais du XXème siècle, couronné en 1971 par le Grand Prix de poésie de l’Académie française. Louis Brauquier (1900-1976) fut employé aux Messageries maritimes et vécut entre Sydney et Saigon, Djibouti et Shanghai. Il nourrissait une passion pour l’agitation des ports, décrivant les paquebots comme si c’étaient des cathédrales. Il n’a cessé de rendre hommage, au fil de ses poèmes, aux bas-fonds, mais aussi aux fastes, de sa cité natale, Marseille, qu’il disait « tragique, et toujours consentante ». Ses textes furent une inspiration majeure pour des auteurs comme Jean-Claude Izzo...

La trilogie Fabio Montale

Il avait fait une formation de tourneur-fraiseur, puis avait été journaliste. Il est l’écrivain qui a su redonner une voix aux Marseillais ordinaires, qui se reconnaissaient enfin dans une littérature « locale », sans les clichés habituels. Son personnage de flic, Fabio Montale, est un sentimental mélancolique, qui s’échine à lutter contre les mafias, la corruption, et la violence sociale. Il porte le nom d’un poète ligure, car Izzo (1945-2000) affirmait qu’il ne faisait pas la différence entre la poésie et le polar. Marseille est le véritable personnage de ces trois romans. L’écrivain la décrivait ainsi : « Marseille est un passeport. Elle n’est belle que par humanité. Marseille, c’est ma culture du monde […] Elle est la somme de toutes les nostalgies, les rêves et les espoirs des Marseillais. »

Marseille cliché

Terre d’élection des caricaturistes comme Albert Dubout, Marseille exagère toujours. On songe aux paroles d’Alibert, avec sa fameuse « Cane…Cane…Canebière » : « Elle a la grâce brune des filles du midi […] Elle est la capitale des marins de l’univers... » La démesure, c'est sa marque de fabrique, et le cliché est devenu son « label » ; d’ailleurs, c’est à Marseille qu’a été inventée la carte postale... On dirait qu’ici tout tourne autour du ballon, de la calanque et du cabanon. Et du cliché à la galéjade, il n’y a qu’un pas. L’histoire de la sardine ? Des faits et des mots plus hauts que les autres, certes, mais comme le chantait Ferré : « Oui, mais quels mots, Marseille ! Quand tu y mets ta musique ! »

La Ville est tranquille

Après "À l’attaque !", une bouffonnerie parfaitement déjantée, Guédiguian a réalisé cet étonnant film dans lequel il s’est laissé aller à un pessimisme des plus sombres. En choisissant de mettre en scène des personnages cabossés par l’existence – une poissonnière cherchant à sauver sa fille toxico, un ancien docker devenu chauffeur de taxi, un tueur à gages… – dans une cité étrangement inquiétante, le cinéaste révélait ses peurs intimes liées à l’an 2000, notamment la montée de l’obscurantisme et celle de l’extrême droite. Souvent comparé à "Short Cuts", de Robert Altman, cette œuvre demeure curieusement sous-estimée dans la filmographie foisonnante, et si riche, de Guédiguian.

OM, à jamais les premiers

Grâce à ce documentaire poignant – qu’on aime le foot ou non… – qui retrace l’épopée de la victoire de l’OM sur le Milan AC, le 26 mai 1993 où, pour la première fois, un club français remportait une coupe d’Europe – on réalise à quel point la cité phocéenne fusionne dans ce qui est, au-delà du simple idéal sportif, un véritable fantasme identitaire collectif. Cette date constitue presque un événement clé symbolisant l’unique reconnaissance à l’échelle nationale du talent, de l’élan et de la volonté de cette ville de gagner. Le parti pris des réalisateurs de donner la parole aux supporters ordinaires, qui laissent libre court à leur gouaille – avec de subtiles insertions de films « amateurs » –, offre enfin une image de l’OM à mille lieues des poncifs habituels.

#4

La phénoménale vague rap passée, ou presque, c’est finalement la pop et l’électro pop made in Mars qui, depuis quelques années, se fait une place sur les scènes nationales, avec des groupes comme Oh ! Tiger Mountain, Chinese Man – lié au label phocéen Chinese Man Records – ou Nasser. Ce dernier est un trio, lancé en 2010, qui réunit des copains issus du monde de la pub et qui martèle des chansons slogans avec un enthousiasme débridé, sur des mélodies entêtantes. L’hommage à leur cité est de rigueur avec « Marseille and Anywhere » et l’on gage qu’on tient là les nouveaux héros des apéros platine des bords de plage
(NB : Boulimiques de scène, ils seront visibles notamment au prochain festival Marsatac, du 19 au 29 septembre.)

Marseille voyou

De Paul Carbone aux histoires de Jean-Claude Izzo, en passant par la French Connection et les "mob stories", toute une mythologie du gangstérisme a fleuri sur les trottoirs de la ville. Le genre policier n’a d’ailleurs cessé de s’y épanouir. Même l’ancien flic Olivier Marchal a choisi Marseille, en 2008, pour y tourner MR73, alors que depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, Marseille devenait la cité reine du roman policier. Des auteurs comme Philippe Carrese ou François Thomazeau écrivaient à nouveau « en marseillais », devisant plus ou moins sérieusement sur le « polar aïoli » : il y avait bien eu le « western spaghetti » après tout.

La trilogie Fabio Montale

Il avait fait une formation de tourneur-fraiseur, puis avait été journaliste. Il est l’écrivain qui a su redonner une voix aux Marseillais ordinaires, qui se reconnaissaient enfin dans une littérature « locale », sans les clichés habituels. Son personnage de flic, Fabio Montale, est un sentimental mélancolique, qui s’échine à lutter contre les mafias, la corruption, et la violence sociale. Il porte le nom d’un poète ligure, car Izzo (1945-2000) affirmait qu’il ne faisait pas la différence entre la poésie et le polar. Marseille est le véritable personnage de ces trois romans. L’écrivain la décrivait ainsi : « Marseille est un passeport. Elle n’est belle que par humanité. Marseille, c’est ma culture du monde […] Elle est la somme de toutes les nostalgies, les rêves et les espoirs des Marseillais. »

Marseille Opus Mafia

La trame s’étale entre 1980 et 1987 et raconte la lutte d’une brigade de flics contre le grand banditisme, sur fond de trafic de drogue, de hold-up et d’assassinats, dont celui d’un juge en 1985. À peine romancés, ces souvenirs d’un ancien commandant de la PJ de Marseille, aujourd’hui à la retraite, nous baladent dans une cité du crime au fil de planques, de traques, d’une romance avec une belle indic et de conflits avec la hiérarchie. Sur ces flics qui récitent des poèmes d’Apollinaire, sur les pressions médiatiques, politiques et judiciaires, Jean-Louis Pietri est intarissable, et il qualifie son œuvre de « chronique de came et de sang ».

Borsalino

Roch Siffredi et François Capella avaient surtout une immense classe et une belle gueule. Leur obsession de vouloir contrôler tripots et lupanars marseillais dans ces années vingt demeure finalement secondaire dans l’intrigue... Sorti en 1970, "Borsalino" était adapté d’un roman d’Eugène Saccomano, "Bandits à Marseille", qui s’inspirait de la vie de deux truands nettement moins glamour, Carbone et Spirito, qui s’étaient taillés un empire en prenant Al Capone comme modèle, et qui avaient fini par rallier la politique collaborationniste du préfet Simon Sabiani pendant l’occupation. Leur plus haut fait d’arme demeure l’importation, en 1936, par voie de mer, de trente-quatre tonnes de parmesan, en plein embargo sur les produits italiens...

Une « ville ouverte » pour les écrivains voyageurs

Marseille a toujours inspiré les écrivains venus d’ailleurs, de Zola à Pierre Mac Orlan, en passant par Joseph Conrad ou Walter Benjamin qui n’avait rien trouvé de mieux que de se balader sur le Vieux-Port sous haschich pour écrire... Pour ces baroudeurs, elle était une ville ouverte qui accueillait ceux qui voulaient ramener des histoires de marins perdus et de mauvais garçons, qui feraient le sel de leurs récits. On songe notamment à "Banjo", du Jamaïcain Claude McKay, roman édifiant sur les bas-fonds du port de Marseille dans les années vingt... Sans oublier la revue "Les Cahiers du Sud", fondée par Jean Ballard en 1924, dans laquelle il était plus facile d’être publié si l’on était plutôt sud-américain que marseillais...

Je connais des îles lointaines

Il fut l’un des plus grands poètes marseillais du XXème siècle, couronné en 1971 par le Grand Prix de poésie de l’Académie française. Louis Brauquier (1900-1976) fut employé aux Messageries maritimes et vécut entre Sydney et Saigon, Djibouti et Shanghai. Il nourrissait une passion pour l’agitation des ports, décrivant les paquebots comme si c’étaient des cathédrales. Il n’a cessé de rendre hommage, au fil de ses poèmes, aux bas-fonds, mais aussi aux fastes, de sa cité natale, Marseille, qu’il disait « tragique, et toujours consentante ». Ses textes furent une inspiration majeure pour des auteurs comme Jean-Claude Izzo...

L'homme foudroyé

D’origine suisse, Cendrars – Frédéric Louis Sauser, de son vrai nom – fut le modèle absolu de l’écrivain bourlingueur de la première moitié du xxe siècle. Entre ses périples, du Brésil au Sénégal, il aimait faire escale à Marseille, où il fréquentait les univers interlopes. « Gonzo » avant l’heure… Il séjourna, à la fin des années vingt, dans une auberge de la Côte bleue, à la Redonne, dont il tira ce roman inclassable, publié en 1945, qui constitue aussi une extraordinaire ode à Marseille dont il disait : « Contrairement à Lisbonne, qui est la ville des adieux, Marseille est la ville de l’arrivée et de la bienvenue. Quelle liesse ! […] Marseille appartient à qui vient du large, elle est sale et mal foutue, mais elle est selon mon cœur. »

Les Mystères de Marseille

Zola ne l’aimait guère ce roman qu’il avait écrit en 1867 en période de vaches maigres. Il y dépeint pourtant un portrait particulièrement réaliste de la société des années 1840, y décrivant notamment l’antagonisme entre milieux populaires et classe des notables marseillais et aixois, sur fond d’agitation républicaine. Il s’agissait d’une commande du "Messager de Provence", pour laquelle il s’engageait à publier sous forme de feuilleton une histoire inspirée d’un fait réel. Où un jeune homme modeste, Philippe Cayol, « enlève » sa bien-aimée, Blanche de Cazalis, fille d’un député millionnaire, provoquant la fureur des potentats en place. Où, déjà, le clientélisme apparaît comme une spécialité locale.

À la grâce de Marseille

Une véritable curiosité et une grande œuvre littéraire... James Welch (1940-2003), écrivain "blackfeet" alors chef de file de la littérature amérindienne, se baladait dans Marseille quand il fut abordé par un autochtone qui lui jura être un descendant d’un des acteurs indiens du "Wild West Show", la troupe de Buffalo Bill qui se produisit en 1889 au Prado. Peu importait à Welch que l’histoire fût vraie ou non, il s’est immédiatement lancé dans cette biographie imaginaire : le destin singulier d’un Sioux, Charging Elk, qui aurait fait une chute de cheval, aurait été soigné à l’Hôtel-Dieu, et aurait été « oublié » à Marseille par ses compagnons... Il se serait alors inventé une nouvelle vie à Marseille, ayant même une descendance. Pas invraisemblable, disent les historiens...

  Livre Fiction
A la grâce de Marseille
Auteur: Welch, James (1940-....)
Edition: Albin Michel
Collection: Terres d'Amérique

Une cité métissée et cosmopolite

Fondée il y a deux mille six cents ans par Gyptis, la princesse ligure, et Protis, le marin phocéen – un mariage mixte, donc... –, Marseille fut et demeure une porte de l’Orient. Ville d’accueil pour les peuples venus de tous les horizons, des Italiens aux Arméniens, en passant par les Espagnols et les Comoriens, son centre-ville demeure un carrefour. Un terreau fertile pour tous les créateurs. Et l’écrivain René Frégni le formule subtilement : « Marseille est une ville qui vous enlève le goût de voyager – d’une rue à l’autre vous changez d’odeurs, de bruits, de continent. D’avenues tirées à quatre épingles aussi propres que la Suisse, je débouchais dans les dédales de Naples ou la banlieue d’Alger. »

Massalia Blues

Née en Corse d’une famille d’origine marocaine, Minna Sif a grandi dans le centre cosmopolite de la ville, s’est mise jeune à l’écriture et est devenue une voix littéraire féminine marseillaise incontournable. Elle avait tiré de ses souvenirs un magnifique roman, "Méchamment Berbère", véritable monographie de la porte d’Aix des années soixante-dix. Elle poursuit ici son exploration de ce cœur grouillant de la cité phocéenne, entre le cours Belsunce et la rue de la République, mettant en scène un vagabond sans papiers et inlassable conteur, un écrivain public, et une foule de personnages bigarrés, bateleurs, vieux immigrés à la retraite, vendeurs à la sauvette et autres as du système D, qui rappellent que, décidément, Marseille a deux rives...

À la grâce de Marseille

Une véritable curiosité et une grande œuvre littéraire... James Welch (1940-2003), écrivain "blackfeet" alors chef de file de la littérature amérindienne, se baladait dans Marseille quand il fut abordé par un autochtone qui lui jura être un descendant d’un des acteurs indiens du "Wild West Show", la troupe de Buffalo Bill qui se produisit en 1889 au Prado. Peu importait à Welch que l’histoire fût vraie ou non, il s’est immédiatement lancé dans cette biographie imaginaire : le destin singulier d’un Sioux, Charging Elk, qui aurait fait une chute de cheval, aurait été soigné à l’Hôtel-Dieu, et aurait été « oublié » à Marseille par ses compagnons... Il se serait alors inventé une nouvelle vie à Marseille, ayant même une descendance. Pas invraisemblable, disent les historiens...

  Livre Fiction
A la grâce de Marseille
Auteur: Welch, James (1940-....)
Edition: Albin Michel
Collection: Terres d'Amérique

Tout tourne autour du Soleil

Née en 1982, elle a montré très vite un tempérament de « "runaway" », et s’est lancée, à peine adolescente, dans l’écriture de textes virulemment engagés. Militante dans plusieurs collectifs, porte-parole de tous les « sans », elle s’est fait repérer grâce à l’âpreté et à la subtilité de ses chansons, dans un univers du rap dominé par les « keums ». Au-delà de ses compositions rageuses, il y a surtout cette énergie bondissante et cette stupéfiante présence scénique. Il était imparable qu’une femme de cette trempe reprenne le flambeau d’un genre qui avait tant de mal à se renouveler, et que Keny l’indomptable devienne ainsi la nouvelle idole rap dans la cité qui a vu naître « La Marseillaise », offrant à Marseille des hymnes acérés tels que « Les murs de ma ville ».

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