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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Keith Haring

6 thèmes | 21 oeuvres
Avec ses drôles de personnages aux formes simples, exécutés en quelques traits à la vitesse de la lumière dans des lieux publics, pour le plus grand bonheur d’enfants et de badauds attroupés, Keith Haring a donné vie à son rêve : un art populaire et accessible à tous. Mais au-delà de la performance, on découvre ou on redécouvre, à l’occasion de la grande rétrospective qui lui est consacrée au Musée d’Art Moderne de Paris du 19 avril au 18 août 2013, que Haring était avant tout un immense artiste engagé qui abordait tous les sujets majeurs de son époque, des plus joyeux (l’enfance, la danse, le sexe) aux plus dérangeants (la guerre nucléaire, le racisme, le sida)...

Contemporains

Dans le New York des années 1980 en pleine ébullition créative, Haring est au centre d’une communauté underground très active rassemblant des artistes dont la plupart sont aussi ses amis, notamment Jean-Michel Basquiat, Kenny Scharf, et l’inévitable Andy Warhol, qui fait office de figure tutélaire et de père spirituel de ce mouvement bouillonnant.

Di Rosa Graphic

La démarche du peintre sétois, fondateur du Musée des Arts Modestes, est assez proche de celle de Haring. Les deux hommes étaient d’ailleurs amis, Di Rosa ayant vécu à New York en 1984 et rencontré tout l’underground local de l’époque. Membre du groupe de la « Figuration libre » qui rassemble Rémi Blanchard, François Boisrond et Robert Combas, Di Rosa s’inspire de la culture populaire, du rock à la BD en passant par le cinéma ou les arts primitifs. Ce catalogue raisonné est un très bel objet, ludique et solaire, à l’image de l’artiste.

Ma Philosophie de A à B et vice-versa

L’inimitable ton pince-sans-rire de Warhol fait de la lecture de cet ouvrage culte – longtemps introuvable et enfin réédité – un véritable plaisir. Même s’il n’en parle pas réellement, on comprend beaucoup mieux l’œuvre de Warhol, et sa « philosophie », en dévorant ces pages provocatrices, hilarantes et parfois même touchantes. Passé maître dans l’art de parler sérieusement de choses totalement insignifiantes et légèrement des sujets les plus graves, Warhol fascine une fois de plus par son génie protéiforme. On le savait peintre, cinéaste, producteur de rock (avec le Velvet Underground), homme d’affaire, chroniqueur mondain, et bien d’autres choses. On découvre ici un écrivain espiègle et déroutant, radicalement original.

Jean-Michel Basquiat : The Radiant Child

Basquiat est né deux ans après Keith Haring, son grand ami, et mort d’une overdose deux ans avant lui – soit un an après Andy Warhol, leur mentor à tous les deux. C’est peu dire que la fin des années 1980 a été une période sombre pour l’avant-garde new-yorkaise... Basquiat était un pur génie, mélangeant matériaux divers, collages et écritures dans une explosion de couleurs et de puissance jamais vue. Ce film, basé sur des entretiens avec son amie réalisatrice Tamra Davis, le montre au travail, rayonnant, comme l’annonce justement son titre, clin d’œil à Haring et à son "Radiant Baby".

Keith Haring : le petit prince de la rue

Ce film documentaire retrace la vie et la carrière de Keith Haring en faisant la part belle aux images d’archive ainsi qu’aux témoignages des membres de sa famille et de ses amis de l’époque encore en vie (Kenny Scharf, Yoko Ono, David LaChapelle, Madonna ou Junior Vasquez). Les moments les plus impressionnants sont ceux où l’on voit Haring peindre, en véritable performer qu’il était, très rapide et très sûr de son trait, dans des lieux divers, notamment dans le métro, sur de grands panneaux publicitaires vides. En bonus, "Keith Haring, témoignages d'amis français", comprend des interviews de personnalités comme Jean-Charles de Castelbajac ou Hervé Di Rosa. Voir le documentaire ici.

Graffiti

De la grotte de Lascaux aux murs des grandes villes, l’homme a toujours dessiné et peint sur tous les supports « naturels » qui s’offraient à lui. Le graffiti, apparu à New York dans les années 1970, sur les murs et sur les rames de métro, fascine immédiatement Haring, qui le considère comme un art : « Les graffitis étaient la chose la plus merveilleuse que j’aie jamais vue. Ces garçons, qui étaient évidemment très jeunes et venaient de la rue, possédaient une incroyable maîtrise du dessin. » Dès 1980, Haring peint à son tour sur des palissades, des bennes à ordure, des murs et dans le métro, tout comme un certain « SAMO », pseudonyme de Basquiat, dont il admire le travail et qu’il va bientôt rencontrer.

Lascaux

Il y a plus de 15000 ans, le métro n’existait pas, les graffeurs de l’époque étaient donc obligés de descendre dans des grottes pour trouver un support adéquat à leurs peintures et à leurs gravures. Ce très beau livre au format original, magnifiquement illustré, nous rappelle que le street art n’est pas forcément né à New York dans les années 1970.

Le grand livre des petites choses

Keith Haring adorait les enfants. Il aimait les représenter (son fameux « bébé rayonnant »), les faire travailler, jouer avec eux et leur offrir des dessins. Ils le lui rendaient bien, amusés et fascinés par ses figures simples, tracées en quelques lignes, de chiens aboyant, de bonshommes sautillant, de pyramides, de soucoupes volantes... Ce livre « interactif », à l’origine un cadeau d’anniversaire pour les sept ans de Nina, la fille d’un de ses amis, est aujourd’hui destiné à tous les enfants du monde.

Jean-Michel Basquiat : The Radiant Child

Basquiat est né deux ans après Keith Haring, son grand ami, et mort d’une overdose deux ans avant lui – soit un an après Andy Warhol, leur mentor à tous les deux. C’est peu dire que la fin des années 1980 a été une période sombre pour l’avant-garde new-yorkaise... Basquiat était un pur génie, mélangeant matériaux divers, collages et écritures dans une explosion de couleurs et de puissance jamais vue. Ce film, basé sur des entretiens avec son amie réalisatrice Tamra Davis, le montre au travail, rayonnant, comme l’annonce justement son titre, clin d’œil à Haring et à son "Radiant Baby".

Keith Haring : le petit prince de la rue

Ce film documentaire retrace la vie et la carrière de Keith Haring en faisant la part belle aux images d’archive ainsi qu’aux témoignages des membres de sa famille et de ses amis de l’époque encore en vie (Kenny Scharf, Yoko Ono, David LaChapelle, Madonna ou Junior Vasquez). Les moments les plus impressionnants sont ceux où l’on voit Haring peindre, en véritable performer qu’il était, très rapide et très sûr de son trait, dans des lieux divers, notamment dans le métro, sur de grands panneaux publicitaires vides. En bonus, "Keith Haring, témoignages d'amis français", comprend des interviews de personnalités comme Jean-Charles de Castelbajac ou Hervé Di Rosa. Voir le documentaire ici.

L’homosexualité assumée de Keith Haring – à une époque où les "coming-out" étaient encore rares – imprègne une grande partie de son œuvre, sous une forme d’abord joyeuse puis forcément plus tragique, mais toujours sans pathos. Il vit pleinement la période hédoniste new-yorkaise du début des années 1980, avant l’arrivée du sida, qui le touche personnellement en 1988 et l’emportera deux ans plus tard. La fin de sa vie est une véritable course contre la montre : Haring travaille d’arrache-pied, répétant « J’ai encore tellement de choses à faire ». Il représente le virus dans ses toiles et milite avec acharnement pour la prévention à travers des œuvres explicites comme "Safe Sex".

Keith Haring, The Political Line

Exposition au MAM Avec près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, dont une quinzaine de grands formats exposés au CENTQUATRE, cette exposition est l’une des plus importantes jamais consacrée à Keith Haring. Elle est centrée sur la dimension politique de son travail, d’une force et d’une actualité impressionnantes. Qu’elle ait lieu à Paris n’est pas anodin : Haring adorait cette ville où il a fréquemment séjourné et qui a été l’une des premières à le faire entrer au musée, en 1984, avec l’exposition "Figuration Libre France/USA", qui présentait ses œuvres aux côtés de celles de Robert Combas, Hervé Di Rosa et Jean-Michel Basquiat.

Journal

Dès 1977, à l’âge de 19 ans, le jeune Keith Haring consigne dans ses carnets ses réflexions sur l’art, sur sa sexualité, sur ses lectures, puis, très vite, sur son succès commercial. La richesse de ce journal, qu’il tiendra jusqu’à sa mort et qu’il voulait vraisemblablement voir publié, en font l’antithèse de celui, tout aussi fameux, de son ami Andy Warhol. Là où ce dernier reste malicieusement superficiel et se délecte de ragots people, Haring est souvent profond et précis, et nous livre un document passionnant sur son œuvre, mais aussi sur son époque, sur l’art et sur la vie en général. Etonnant.

Ma Philosophie de A à B et vice-versa

L’inimitable ton pince-sans-rire de Warhol fait de la lecture de cet ouvrage culte – longtemps introuvable et enfin réédité – un véritable plaisir. Même s’il n’en parle pas réellement, on comprend beaucoup mieux l’œuvre de Warhol, et sa « philosophie », en dévorant ces pages provocatrices, hilarantes et parfois même touchantes. Passé maître dans l’art de parler sérieusement de choses totalement insignifiantes et légèrement des sujets les plus graves, Warhol fascine une fois de plus par son génie protéiforme. On le savait peintre, cinéaste, producteur de rock (avec le Velvet Underground), homme d’affaire, chroniqueur mondain, et bien d’autres choses. On découvre ici un écrivain espiègle et déroutant, radicalement original.

A Very Special Christmas

Haring a dessiné la pochette de ce très célèbre album de Noël destiné à lever des fonds au profit des "Special Olympics" (jeux olympiques des enfants et adultes handicapés mentaux). Le casting est impressionnant, de Bruce Springsteen à Madonna en passant par U2 ou Run DMC, tous interprètent des chansons de Noël inédites et feront de ce disque un énorme best seller : plus de quatre millions d’exemplaires vendus. Un bel objet, un beau cadeau, une bonne action.

Influences

Après avoir suivi une formation de dessinateur publicitaire, Keith Haring se passionne pour l’histoire de l’art et étudie les œuvres de Jean Dubuffet, Stuart Davis, Paul Klee, Jackson Pollock, Pablo Picasso, Fernand Léger et Henri Matisse, avant de découvrir le travail de Pierre Alechinski, qui sera une véritable révélation. Jusqu’à la fin de sa vie, il n’aura de cesse de visiter tous les musées de la planète pour s’imprégner des œuvres des grands maîtres.

Lascaux

Il y a plus de 15000 ans, le métro n’existait pas, les graffeurs de l’époque étaient donc obligés de descendre dans des grottes pour trouver un support adéquat à leurs peintures et à leurs gravures. Ce très beau livre au format original, magnifiquement illustré, nous rappelle que le street art n’est pas forcément né à New York dans les années 1970.

Alechinsky, le pinceau voyageur

Expo Aix-en-Provence 2010 Ce peintre belge est une figure majeure de l’avant-garde du XXème siècle, proche des surréalistes puis membre du groupe CoBrA. Fasciné par la spontanéité de la calligraphie orientale, il s’inspire également de la BD en entourant ses œuvres de petites vignettes qui les commentent. Haring le découvre lors d’une exposition à Pittsburgh en 1977 et ne s’en remet pas : « Je n’en ai pas cru mes yeux ! De tout ce que j’avais vu, c’était ce qui se rapprochait le plus de ce que j’étais en train de faire avec toutes ces petites formes qui s’engendraient d’elles-mêmes. J’ai soudain ressenti un afflux de confiance. »

Le mystère Picasso

Le film de Clouzot est à la fois unique et révolutionnaire. C’est la première et dernière fois que l’œuvre d’un peintre – en l’occurrence, pas n’importe lequel – est filmée « en train d’être réalisée ». Grâce à un procédé de transparence, on ne voit ni l’artiste, ni son bras ni même son pinceau, mais uniquement des lignes et des couleurs qui apparaissent sur la toile, en temps réel. On mesure ainsi la dextérité, la rapidité et la prolixité de Picasso, et on touche du doigt son génie. Les quelques scènes où on le voit parler à Clouzot entre deux peintures sont tout aussi extraordinaires. Ultime coup de maître : les tableaux ont été détruits, ils n’existent plus que dans le film ! Du coup, celui-ci a été déclaré trésor national par le gouvernement français...

L’artiste globe-trotter

La célébrité arrive très vite pour Keith Haring. Dès 1982, alors qu’il n’a que 24 ans, il est demandé dans le monde entier. Extrêmement productif et créatif, d’une énergie débordante, il va, durant tout le reste de sa très courte vie, parcourir le globe en avion pour exposer, donner des cours à des enfants ou peindre d’immenses fresques dans les lieux les plus divers, des galeries aux monuments publics, de Berlin à Pise en passant – entre autre ! - par Amsterdam, Paris, Anvers, Naples, Sao Paulo, Londres, Tokyo, Melbourne, Rio de Janeiro, Helsinki, Bordeaux, Paris, Barcelone...

Keith Haring, The Political Line

Exposition au MAM Avec près de 250 œuvres réalisées sur toile, sur bâche ou dans le métro, dont une quinzaine de grands formats exposés au CENTQUATRE, cette exposition est l’une des plus importantes jamais consacrée à Keith Haring. Elle est centrée sur la dimension politique de son travail, d’une force et d’une actualité impressionnantes. Qu’elle ait lieu à Paris n’est pas anodin : Haring adorait cette ville où il a fréquemment séjourné et qui a été l’une des premières à le faire entrer au musée, en 1984, avec l’exposition "Figuration Libre France/USA", qui présentait ses œuvres aux côtés de celles de Robert Combas, Hervé Di Rosa et Jean-Michel Basquiat.

Le mur de Berlin

En 1986, Keith Haring recouvre 90 mètres du mur de Berlin, côté ouest, de peintures aux couleurs du drapeau allemand pour exprimer l'espoir de voir un jour le pays réunifié, ce qui se produira enfin trois ans plus tard. C’est l’histoire hallucinante de ce mur de la honte que nous conte l’historien Frederick Taylor, de sa construction sinistre en 1961 à sa démolition joyeuse en 1989. Du contexte politique aux drames humains, cet ouvrage de référence nous explique absolument tout ce qu’il faut savoir sur le sujet.

Journal

Dès 1977, à l’âge de 19 ans, le jeune Keith Haring consigne dans ses carnets ses réflexions sur l’art, sur sa sexualité, sur ses lectures, puis, très vite, sur son succès commercial. La richesse de ce journal, qu’il tiendra jusqu’à sa mort et qu’il voulait vraisemblablement voir publié, en font l’antithèse de celui, tout aussi fameux, de son ami Andy Warhol. Là où ce dernier reste malicieusement superficiel et se délecte de ragots people, Haring est souvent profond et précis, et nous livre un document passionnant sur son œuvre, mais aussi sur son époque, sur l’art et sur la vie en général. Etonnant.

Au début des années 1980, New York est un paradis de créativité, de fête et d’exubérance, en perpétuel mouvement. Le mouvement hip-hop explose, la danse et le sexe insouciant règnent dans de mythiques boîtes gay comme le Mudd Club, le Club 57 et le Paradise Garage. Mais ces quelques années magiques seront bientôt balayées par les ravages de la drogue et du sida...

Recherche Susan désespérément

Madonna et Keith Haring se sont rencontrés à la Danceteria bien avant leurs célébrités respectives (il était aide-serveur, elle tenait le vestiaire). Le film qui a fait connaître la chanteuse au grand public, "Recherche Susan désespérément", décrit parfaitement le New York de cette époque, certaines scènes se déroulant même dans ce fameux club. Madonna n’a jamais fait mieux depuis... Amis pour la vie, il lui dessinera des vêtements et elle chantera « Dress You Up » lors de sa fête d’anniversaire, en 1984. Vingt-cinq ans plus tard, elle lui rend toujours hommage sur scène (cf. l’animation de personnages de Haring servant de décor à « Into the Groove » sur sa tournée "Sticky and Sweet" de 2008.

Paradise Garage

Larry Levan aux platines, dernière soirée du Paradise Garage, 1987 : Le Paradise Garage était LA boîte chérie de Keith Haring. Il vivra sa fermeture, en 1987, comme un deuil, qu’il surmontera en immortalisant ses danseurs dans nombre de ses peintures à venir... Larry Levan était le DJ star de l’endroit, un des premiers grands noms de la dance music. Cette compilation lui rend hommage, enchaînant plusieurs de ses mixes classiques : montez le son et dansez, vous êtes en 1987, au Paradise Garage !

Keith Haring : Retrospective Music of his Area

The Artist Speaks (Hommage à Keith Haring) de Junior Vasquez : Un album hommage à l’artiste et à la musique de son époque, avec un de ses fameux chiens (devenu DJ) en couverture et « The Artist Speaks », le titre qui lui est dédié, composé par son ami Junior Vasquez, qui mélange la voix de Haring à ses boucles electro. Quand l’artiste devient lui-même une source d’inspiration...

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