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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Vasarely

4 thèmes | 12 oeuvres
Vasarely. A ce nom, sont immédiatement associées des formes géométriques et des couleurs vives agencées pour composer des œuvres immédiatement reconnaissables. Vasarely, c’est aussi l’art industriel des années 60 et 70 que l’on a retrouvé absolument partout : des couvertures de livres aux capots des voitures, des décors de films aux façades des immeubles. Mais Vasarely, c’est avant tout un inventeur et un artiste radical.  L'exposition qui lui est consacrée au Centre Pompidou est l'occasion de dépasser quelques clichés. A voir jusqu’au 6 mai 2019.

De la pub aux façades des immeubles

Vasarely a étudié les techniques du graphisme à Budapest dans une école inspirée du Bauhaus. C’est au contact de cet enseignement qui visait à réduire l’espace entre art et industrie, que Vasarely se convainc que l’œuvre doit prendre sa place dans la cité.

Victor Vasarely, Le partage des formes

A Paris, la dernière exposition consacrée à Victor Vasarely date de 1963. Comment expliquer qu’un artiste mondialement célèbre, dont les œuvres sont comme autant de symboles des années 70 ait quasiment disparu ? Peut-être justement rappelait-il trop les Trente Glorieuses, période au cours de laquelle la France plongea dans la modernité avec gourmandise, un temps où l’industrie tournait à plein et où les cabines de l’ascenseur social étaient d’une grande capacité… Quoiqu’il en soit, cette exposition est l’occasion unique de refaire le parcours de Budapest à Paris, du constructivisme russe à l’abstraction géométrique, de Bowie à la régie Renault.

Victor Vasarely : De l'œuvre peint à l'œuvre architecturé

C’est l’architecture des nouvelles constructions modernes que Vasarely trouve appropriée au rayonnement de son œuvre. En 1954, le chantier de la cité universitaire de Caracas va lui donner la première occasion de concrétiser ses idées sur la façon d’intégrer l’art à la ville, aux côtés de Jean Arp, Calder ou Fernand Léger. Par la suite, Vasarely va intégrer ses œuvres comme autant d’éléments de construction dans la gare Montparnasse, au siège de Renault à Billancourt, dans la station de ski de Flaine (dessinée par Marcel Beuer, professeur au Bauhaus) ou sur la façade de l’immeuble de la radio RTL. C’est avec le bâtiment de ce qui deviendra la Fondation Vasarely à Aix-en-Provence qu’il se rapproche au plus près de ce qu’il appelle la « Cité du bonheur ».

La Grande arche

Paris est une ville basse, plate, dont les seules verticales sont, hormis la tour Eiffel, la tour Montparnasse et le quartier de la Porte de Choisy. Alors, pour construire un quartier capable de rivaliser avec les grands centres économiques européens, décision fut prise d’investir La Défense, ce quartier à l’ouest de Paris pour y bâtir ce qui est devenu un ensemble de tours gigantesques. C’est pour fermer la perspective historique parisienne – l’axe Louvre, Tuileries, Concorde, Arc de Triomphe- que François Mitterrand lance un concours international d’architecture duquel sortira le projet de Grande Arche développé par le Danois Johan Otto von Spreckelsen qui, usé par les luttes de pouvoir et les problèmes administratifs, démissionnera du projet et décédera deux ans avant l’inauguration du bâtiment. Nul doute que Vasarely aurait rêvé de s’emparer d’une telle construction.

Le temps des explorateurs

Des artistes se sont régulièrement frottés à la science et aux technologies pour faire avancer leur art. Bien leur en a pris.

Dans l’atelier de Mondrian

Les membres du groupe "De Stijl", peintres, architectes, sculpteurs, poètes, ont profondément influencé l'architecture du XXe siècle. Du groupe créé en 1917 par Theo van Doesburg, le membre le plus connu est Piet Mondrian dont la radicalité picturale (les lignes noires qui délimitent des espaces  bleus, jaunes ou rouges) reste l’une des influences majeures de Victor Vasarely, de même que l’école du Bauhaus et le peintre Kandinsky.

Seurat. Le rêve de l'art-science

Les artistes n’ont pas attendu le XXe siècle pour se frotter aux questions scientifiques du rendu de la lumière, des contrastes des couleurs entre elles, des rapports entre formes et couleurs. Georges Seurat, en se penchant sur l’application scientifique de la couleur, en étudiant les lois optiques et la perception de la couleur par l’œil humain, va tenter de produire un nouveau langage visuel : le chromo-luminarisme, plus connu sous le nom de pointillisme.

La réalité me casse les pieds

Comment invente-t-on un art ? De "Dim dam dom" à "Ubu roi", en passant par "Autoportrait mou de Salvador Dalí "ou "Les Raisins verts, "Jean-Christophe Averty a inventé un langage visuel nouveau, sans équivalent aujourd’hui encore. Un demi-siècle de création échevelée, tous azimuts, et d'une passion inépuisable pour la peinture, la littérature ou le jazz.

Ne pas confondre modernité et être à la mode

La mode est éphémère et s’use même si l’on ne s’en sert pas. Etre moderne, c’est créer un autre langage, ouvrir une nouvelle voie. Autrement plus ardu mais nettement plus gratifiant.

Messe pour le temps présent

Si la France d’avant 68 reste un pays franchement conservateur avant que n’explosent les revendications de la jeunesse, des artistes s’emploient à créer des œuvres résolument modernes dont l’écho résonne aujourd’hui encore. Après des études musicales au conservatoire de Paris auprès de Nadia Boulanger, Pierre Henry va devenir le pionnier de la musique concrète dès les années cinquante. De son côté, Maurice Béjart dynamite l’art de la danse, et présente son ballet "Messe pour le temps présent" sur la musique de Pierre Henry et Michel Colombier au Festival d’Avignon en 1967. Le changement est en marche.

Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?

Dans les années 60, la mode aussi est en pleine révolution : Pierre Cardin, Paco Rabanne et André Courrèges inventent une mode futuriste dans laquelle le vinyle et le métal le disputent à la mousseline de crêpe et à l’organdi. Dans" Qui êtes-vous, Polly Maggoo ?" William Klein, photographe et cinéaste, dépeint avec une force corrosive le milieu de la mode notamment en filmant un défilé dans lequel les mannequins portent des robes découpées dans des feuilles de métal avec lesquelles elles se coupent. Mordant.

Space Oddity

Dans les années 60 et 70, la modernité se conjugue au présent des formes géométriques primaires, et au futur des voyages dans l’espace (Neil Armstrong fera ses premières galipettes sur la lune en août 1969). Rien d’étonnant donc, à ce que le photographe et graphiste Vernon Dewhurst associe le portrait de David Bowie ("Ground Control to Major Tom…)" à une composition de Vasarely. Redescendu sur terre, Bowie rendra visite, en 1977, à Vasarely dans son atelier.

Trente Glorieuses

Période de plein emploi, de croissance économique indexée sur un pétrole bon marché, c’est aussi l’époque du « tout voiture », du diesel et des autoroutes. Une certaine idée de la modernité.

L'automobile au temps des trente glorieuses

Les Trente Glorieuses, cette période où l’économie tournait à plein régime qui court de la fin de la Seconde Guerre au premier choc pétrolier, a fait de l’automobile le plus fidèle compagnon de l’homme. Pour en profiter, celui-ci a construit des centaines de milliers de kilomètres de route bitumée à travers toute la France. C’est à cette période que le périphérique parisien sort de terre, comme les voies sur berges, seul tronçon restant du projet autoroutier qui, au milieu des années soixante, devait mailler Paris de plusieurs autoroutes ! Pour accompagner cette période florissante, Renault demande en 1967 à Vasarely de redessiner son logo. Ainsi est né le losange strié que l’on vit pour la première fois sur les capots des premiers modèles de la R5.

Georges Pompidou - Une certaine idée de la modernité

Originaire du Cantal, normalien, agrégé de lettres (auteur d’une Anthologie de la poésie française), Georges Pompidou reste le Président de la République de l’industrialisation de la France, de l’économie florissante, du Concorde et de l’automobile reine. C’est aussi un grand amateur d’art contemporain qu’il collectionna avec goût. C’est lui qui fera entrer une toile du peintre Pierre Soulages à Matignon, et les meubles du designer Pierre Paulin à l’Elysée. Last but not least, il est à l’origine de ce centre d’art contemporain qui porte aujourd’hui son nom  mais dont il ne verra pas la réalisation. Son portrait, réalisé par Vasarely, accueille les visiteurs dans le hall de ce qui est devenu l’un des musées les plus célèbres au monde.

Pierre Paulin: L'homme et l'œuvre

Pierre Paulin est l’un des designers français les plus connus. Ses fauteuils "Mushroom" (Champignon) Model No. 560, (1960), "Tongue chair" (chaise langue) Model No. 577, (1967) aux formes souples recouvertes de tissus aux couleurs vives sont devenus des emblèmes du modernisme des années 60 et 70. Il a connu deux fois les honneurs de la commande d’un Président de la République pour l’Elysée : avec, en 1970, la décoration des appartements privés de Georges Pompidou, et, en 1984, celle du bureau de François Mitterrand.

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