Connexion

logomamediateque2

Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Vive le patrimoine !

5 thèmes | 18 oeuvres
Il n’existe pas d’œuvre qui ne doive quelque chose à une création plus ancienne, à un trait de peinture sur un mur, à une note laissée en suspens ou à une colonne de pierres laissée à l’abandon. Certaines ont disparu, d’autres ont traversé le temps pour former un patrimoine culturel universel, certains lui ont consacré leur vie quand d’autres s’acharnent à le détruire. « "Les terroristes veulent tuer et détruire le passé ; nous, nous voulons construire l’avenir" » a déclaré Jean-Luc Martinez le président-directeur du Louvre. En ces temps difficiles, le patrimoine méritait bien qu’on lui consacre un parcours.

À quoi servent les musées ?

Les musées servent à conserver les œuvres d’art pour permettre au public de les voir. Mission périlleuse pendant la guerre, comme le montre le film "Francofonia" d’Alexandre Sokourov qui réalisa en temps de paix un film périlleux dans sa forme au musée de l’Ermitage. Toujours en temps de paix "National Gallery", le documentaire de Frederick Wiseman, montre toutes les facettes du travail dans un musée.

Francofonia

« "Si, à l’instant de ma mort, je ne devais retenir que deux choses de la vie, ce seraient la lumière du matin en été et la grande culture européenne" » dit Alexandre Sokourov, le réalisateur de "Francofonia". Méditation sur l’art et la civilisation européenne, son film mêle passé et présent, rêve et réalité, documentaire et fiction. Tourné en partie dans un Louvre vide, avec la participation amicale de Napoléon, "Francofonia" rend hommage à Jacques Jaujard, directeur des musées nationaux et à tous ceux qui, pendant l’Occupation allemande, préservèrent le patrimoine des folies destructrices et du pillage, parfois au péril de leur propre vie, pour les générations futures.

L’Arche russe

Une contrainte technique – un seul jour de tournage autorisé au musée de l’Ermitage - donne l’idée à Alexandre Sokourov, pour raconter l’histoire de la Russie, de réaliser "L’Arche russe", un film en un plan séquence de 96 minutes, avec 850 comédiens et près de 1000 figurants. Aux rabat-joie qui disent qu’on a du mal à suivre l’histoire, on peut répondre premièrement que l’histoire de la Russie est complexe ; deuxièmement, qu’Alexandre Sokourov est un poète ! Son film a du souffle, il décoiffe.

National Gallery

Tout le monde sait qu’un musée conserve les œuvres d’art et accueille les visiteurs, mais personne n’avait jamais eu l’idée d’en montrer les coulisses et le fonctionnement comme on les voit dans "National Gallery", le documentaire de Frederick Wiseman. Sa camera se promène dans le public, sans commentaire ni interview, au milieu des œuvres, dans les réunions administratives ou dans les ateliers de restauration. Et tous ces gens partagent un même but : transmettre. Bien sûr, à un moment, il est question de tirer parti du marathon dont l’arrivée se fera à proximité de l’entrée du musée. Pourtant, une chose est sure, on ne finit jamais une visite au musée, essoufflé !

  Dvd doc
National Gallery
Auteur: Wiseman, Frederick (1930-....)
Edition: Blaq Out (prod.)

Collections

Avant de préserver le patrimoine pour éviter qu’il ne disparaisse, il faut d’abord le constituer et le conserver dans des musées ou des institutions dont c’est le rôle. Alexandre Sokourov raconte ainsi l’histoire de la Russie à travers la collection du musée de l’Ermitage et "National Gallery" s’intéresse à la collection permanente d’un musée et à ceux qui la gèrent. Hommage aussi à la section musicale de l’Unesco et au travail d’Alan Lomax, exceptionnel collecteur de musiques américaines.

L’Arche russe

Une contrainte technique – un seul jour de tournage autorisé au musée de l’Ermitage - donne l’idée à Alexandre Sokourov, pour raconter l’histoire de la Russie, de réaliser "L’Arche russe", un film en un plan séquence de 96 minutes, avec 850 comédiens et près de 1000 figurants. Aux rabat-joie qui disent qu’on a du mal à suivre l’histoire, on peut répondre premièrement que l’histoire de la Russie est complexe ; deuxièmement, qu’Alexandre Sokourov est un poète ! Son film a du souffle, il décoiffe.

National Gallery

Tout le monde sait qu’un musée conserve les œuvres d’art et accueille les visiteurs, mais personne n’avait jamais eu l’idée d’en montrer les coulisses et le fonctionnement comme on les voit dans "National Gallery", le documentaire de Frederick Wiseman. Sa camera se promène dans le public, sans commentaire ni interview, au milieu des œuvres, dans les réunions administratives ou dans les ateliers de restauration. Et tous ces gens partagent un même but : transmettre. Bien sûr, à un moment, il est question de tirer parti du marathon dont l’arrivée se fera à proximité de l’entrée du musée. Pourtant, une chose est sure, on ne finit jamais une visite au musée, essoufflé !

  Dvd doc
National Gallery
Auteur: Wiseman, Frederick (1930-....)
Edition: Blaq Out (prod.)

Alan Lomax

Alan Lomax, producteur, historien de la musique, est connu pour avoir épaulé son père John dans le travail de musicologue qu’il commença dans les années 1910 en sillonnant le sud rural des Etats-Unis, afin d’y enregistrer les chants de travail, ballades traditionnelles, chants de prisonniers et bien sûr les premiers bluesmen. Alan élargira la collecte, en partie déposée à la Bibliothèque du Congrès, pendant cinquante ans, en allant jusqu’en Roumanie ou au Maroc sans oublier les Caraïbes, l’Italie et la France.

Collection UNESCO

Créée en 1945 l’UNESCO (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization, Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture) veille, dans le cadre de ses nombreuses missions, à maintenir un ensemble de biens culturels universels exceptionnels. Biens matériels et immatériels. C’est ainsi qu’est protégée une centaine d’enregistrements de musiques traditionnelles du monde entier du Japon au Yémen en passant par la Syrie ou l’Iraq.

Garder une trace

On sauvegarde pour transmettre. Mais comment sauvegarder ? Une loi peut aider. La loi Malraux fut appliquée pour la première fois dans le Marais et permit la restauration de monuments historiques. Comment réfléchir à la sauvegarde ? Un cinéaste porte son regard sur le Louvre pendant la guerre et un historien écrit un livre pour garder une trace de ce que l’on ne pourra plus voir à cause de la barbarie guerrière.

Francofonia

« "Si, à l’instant de ma mort, je ne devais retenir que deux choses de la vie, ce seraient la lumière du matin en été et la grande culture européenne" » dit Alexandre Sokourov, le réalisateur de "Francofonia". Méditation sur l’art et la civilisation européenne, son film mêle passé et présent, rêve et réalité, documentaire et fiction. Tourné en partie dans un Louvre vide, avec la participation amicale de Napoléon, "Francofonia" rend hommage à Jacques Jaujard, directeur des musées nationaux et à tous ceux qui, pendant l’Occupation allemande, préservèrent le patrimoine des folies destructrices et du pillage, parfois au péril de leur propre vie, pour les générations futures.

Viollet-le-Duc et la sauvegarde des monuments historiques

La population française se divise en deux catégories, ceux qui se moquent de Viollet-le-Duc et ceux qui le respectent. On lui reproche, par exemple, d’avoir pris quelques libertés avec la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Mais il fut l’un des pionniers de la restauration en France au XIXe siècle avec Prosper Mérimée et Victor Hugo : sans lui, on ne verrait plus les sculptures ni les gargouilles de Notre-Dame qui furent cassées à la Révolution. Sans lui on ne verrait même plus les remparts de Carcassonne !

Palmyre, l’irremplaçable trésor

En aout 2015, Daech a fait exposer le temple de Bêl et le temple de Baalshamin sur le site archéologique de Palmyre. Le temple de Bêl était la « perle du désert ». Dans son livre, l’historien Paul Veyne raconte la très longue histoire de cette cité antique, située à 200 km au nord de Damas, où la langue était l’araméen. Irremplaçable trésor dont l’auteur explique l’importance de la destruction avec quelques mots simples : « "Oui, décidément, ne connaître, ne vouloir connaître qu’une seule culture, la sienne, c’est se condamner à vivre sous un éteignoir." »

  Livre doc
Palmyre
Auteur: Veyne, Paul (1930-....)
Edition: Albin Michel

Le Marais en héritage(s)

50 ans de sauvegarde depuis la loi Malraux André Malraux disait : « "Dans notre civilisation, l’avenir ne s’oppose pas au passé, il le ressuscite" ». En 1962, la loi Malraux concerne la création de secteurs urbains sauvegardés « lorsque ceux-ci présentent un caractère historique, esthétique ou de nature à justifier la conservation, la restauration et la mise en valeur de tout ou partie d'un ensemble d'immeubles ». L’exposition "Le Marais en héritage(s)", au musée Carnavalet, montre le début de cette aventure à Paris ; le Marais fut le premier secteur sauvegardé.

Héros du patrimoine

Le patrimoine a ses héros. Certains ont été des pionniers de la restauration de monuments, comme Viollet-le-Duc. D’autres sont morts pour la défense d’œuvres d’art conservées dans un musée français ; leur mémoire n’est pas saluée par un monument aux morts mais par un film, "Le train". Le cinéaste, Alexandre Sokourov a, lui, réalisé L’Arche russe, un film héroïque, un seul plan tourné au musée de l’Ermitage sur l’histoire de la Russie.

L’Arche russe

Une contrainte technique – un seul jour de tournage autorisé au musée de l’Ermitage - donne l’idée à Alexandre Sokourov, pour raconter l’histoire de la Russie, de réaliser "L’Arche russe", un film en un plan séquence de 96 minutes, avec 850 comédiens et près de 1000 figurants. Aux rabat-joie qui disent qu’on a du mal à suivre l’histoire, on peut répondre premièrement que l’histoire de la Russie est complexe ; deuxièmement, qu’Alexandre Sokourov est un poète ! Son film a du souffle, il décoiffe.

Le Train

Un officier de la Wehrmacht fait mettre des tableaux de Renoir, Matisse, Braque, Picasso, Cézanne, conservés au Jeu de Paume, dans des caisses pour les emmener, coûte que coûte, en train en Allemagne. Cheminots et réseaux de résistance vont tout mettre en œuvre pour empêcher le train d’arriver à destination. Dans cette production internationale au casting prestigieux (Michel Simon, Jeanne Moreau, Burt Lancaster) il est question de vies humaines à épargner et de patrimoine à sauver pour l’humanité.

Viollet-le-Duc et la sauvegarde des monuments historiques

La population française se divise en deux catégories, ceux qui se moquent de Viollet-le-Duc et ceux qui le respectent. On lui reproche, par exemple, d’avoir pris quelques libertés avec la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Mais il fut l’un des pionniers de la restauration en France au XIXe siècle avec Prosper Mérimée et Victor Hugo : sans lui, on ne verrait plus les sculptures ni les gargouilles de Notre-Dame qui furent cassées à la Révolution. Sans lui on ne verrait même plus les remparts de Carcassonne !

Violence ou escroquerie

Quand des temples antiques sont détruits à coups d’explosifs, quand des résistants meurent pour défendre des œuvres d’art embarquées dans un train, il y a violence. Quand la valeur d’une collection d’œuvres d’art est masquée, soustraite au regard du plus grand nombre, il y a escroquerie et violence morale. Mais quand un faussaire de génie donne de vraies émotions à ceux qui regardent, peut-on encore parler d’escroquerie ?

Faussaires de génie - Autoportrait

Comme aux échecs, certains faussaires sont de grands maîtres. Certains ont même du génie. Wolfgang Beltracchi, aidé de sa femme Helene, fait partie de cette catégorie. Pendant des années, le couple n’a pas copié des tableaux, ils ont inventé des œuvres et les histoires qui les rendaient plus vraies que nature, et que les plus grands experts ont authentifiées et attribuées à Derain, Braque, Duffy. Les Beltracchi ont ainsi prolongé l’œuvre de Max Ernst de 25 toiles. Arrêtés, Wolfgang Beltracchi déclara à son procès : « "J’ai toujours essayé de faire un peu mieux que l’artiste lui-même" ». Après quelques années de prison, Beltracchi a commencé une carrière de peintre sous son nom ! A quand de faux Beltracchi ?

Le Train

Un officier de la Wehrmacht fait mettre des tableaux de Renoir, Matisse, Braque, Picasso, Cézanne, conservés au Jeu de Paume, dans des caisses pour les emmener, coûte que coûte, en train en Allemagne. Cheminots et réseaux de résistance vont tout mettre en œuvre pour empêcher le train d’arriver à destination. Dans cette production internationale au casting prestigieux (Michel Simon, Jeanne Moreau, Burt Lancaster) il est question de vies humaines à épargner et de patrimoine à sauver pour l’humanité.

L’affaire Wildenstein : Histoire d’une spoliation

En 2001, Daniel Wildenstein meurt ; il possédait une immense collection d’œuvres d’art extraordinaire mais ses fils le déclarent ruiné. Sa femme Sylvia, ayant renoncé à la succession de son époux, se rend alors compte qu’elle a été abusée. Les œuvres d’art, devenues propriété de grands trusts anonymes, ont disparu, mises à l’abri dans des ports francs et d’immenses entrepôts gardés comme la caverne d’Ali Baba. Ce livre est une sorte de « voyage jusqu’au bout de ces paradis fiscaux » ; il se termine par un redressement fiscal de 600 millions d’euros. À côté, prendre un ticket à 15 euros pour aller dans un musée admirer des œuvres d’art est un placement.

Palmyre, l’irremplaçable trésor

En aout 2015, Daech a fait exposer le temple de Bêl et le temple de Baalshamin sur le site archéologique de Palmyre. Le temple de Bêl était la « perle du désert ». Dans son livre, l’historien Paul Veyne raconte la très longue histoire de cette cité antique, située à 200 km au nord de Damas, où la langue était l’araméen. Irremplaçable trésor dont l’auteur explique l’importance de la destruction avec quelques mots simples : « "Oui, décidément, ne connaître, ne vouloir connaître qu’une seule culture, la sienne, c’est se condamner à vivre sous un éteignoir." »

  Livre doc
Palmyre
Auteur: Veyne, Paul (1930-....)
Edition: Albin Michel
logo departement

Notre newsletter

MDDS - Médiathèque des Deux-Sèvres

298, Route de Coulonges

79000 Niort

Tél. : 05 49 26 28 20

 

28, rue des Epinettes

79100 Thouars

Tél : 05 49 66 09 60