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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Pas fou, Van Gogh !

6 thèmes | 20 oeuvres
Dans "Van Gogh, le suicidé de la société", Antonin Artaud écrit que l’artiste peintre n’est pas fou. C’est justement le fil rouge de l’actuelle exposition au musée d’Orsay, et on est tenté de dire : « C’est celui qui le dit qui y est ! ». Oui mais voilà, l’art n’est pas une blague. Van Gogh porte l’émotion de la peinture à son comble. L’artiste peintre et Artaud furent internés. La société définit des normes ; gare à qui les transgresse ! Avant d’en finir avec la vie, Van Gogh avait eu “la chance” d’écrire des lettres à son frère...

Artaud

Connaissez-vous Antonin Artaud ? Oui, de nom, mais avez-vous lu "Van Gogh, le suicidé de la société" ? Non ? Et bien c’est l’occasion ! Mais Artaud a aussi écrit un essai sur le théâtre, "Le théâtre et son double" et surtout, il a adapté librement le roman noir, "Le moine" ; c’est son chef-d’œuvre. La lecture est très excitante !

Van Gogh, le suicidé de la société

Le texte réagit à un article du Dr Beer qui croyait déceler, chez Van Gogh, une schizophrénie “du type dégénéré”. Artaud décida de frapper fort en affirmant que Van Gogh n’était pas fou. Son texte court est fulgurant. Il sert de fil rouge à l’exposition actuelle, au risque de se transformer en présentation thématique des toiles de Van Gogh ; Artaud mode d’emploi ? Alors le mystère reste entier et tant mieux ! Le cocktail idéal est : 1/3 Van Gogh + 1/3 Artaud + 1/3 Alain Cuny. Où le déguster ? Dans la vidéo de l’exposition "Le champ aux corbeaux".

Le moine (de Lewis)

Dans sa libre adaptation du roman noir de Matthew Gregory Lewis, "Le moine", crépitent les illuminations d’un grand écrivain qui a surtout écrit des petits morceaux où son inspiration géniale se consume. Les 9 volumes de ses œuvres complètes réunissent des fragments, articles, projets, scénarios, courts essais, poèmes, et des lettres à Jacques Rivière, directeur de la NRF, où il écrit qu’il a tant à dire mais que le naufrage de son cerveau l’empêche d’écrire. Naufrage du cerveau, Van Gogh connaissait aussi, d’où leur rencontre...

La folie

Et si le début de la sagesse était de renoncer à être sage ? Qui, sinon la folie, détourne du suicide les hommes dont la vie n’a aucun sens ? Le collectif, dirigé par Raphaël Enthoven, examine ce genre de questions en évoquant Foucault, Jerry Lewis, Artaud... Artaud qui parle de « lucidité supérieure ». Est-ce à force d’être supérieurement lucide que Van Gogh s’est dit que ça allait comme ça... Au lieu de répondre, les corbeaux croassent dans le champ...

Echanges avec un artiste

Les lettres de Van Gogh à son frère Théo sont une excellente manière pour découvrir Van Gogh. D’autres lettres, moins connues, furent échangées entre l’écrivain Colette et Tonton de Montmartre, un célèbre animateur de cabaret. Les échanges peuvent prendre une forme orale quand le peintre Bacon et le critique d’art Sylvester se rencontrent : l’occasion d’entrer dans le moteur d’un géant de la peinture du XXe siècle.

Lettres à son frère Théo

Dans les lettres que Vincent adresse à son frère, il lui fait part de ses réflexions sur sa vie d’artiste. Dans la longue lettre de juillet 1880, il compare deux types de fainéants – c’est son frère qui l’entretient : celui qui est paresseux et l’autre qui « est rongé intérieurement par un grand désir d’action... dans l’impossibilité de rien faire, puisqu’il est comme en prison dans quelque chose ». Artaud et son naufrage du cerveau ne sont pas loin. Dans la même lettre Vincent précise : « Puisque l’on sait lire, qu’on lise donc ». A bon entendeur...

  Livre doc
Lettres à son frère Théo
Auteur: Van Gogh, Vincent (1853-1890)
Edition: Gallimard
Collection: Imaginaire

Entretiens avec Francis Bacon

Van Gogh échangeait avec son frère. Le peintre Francis Bacon eut de longs échanges avec David Sylvester, critique d’art britannique. La lecture de ce livre permet, d’une part, de découvrir comment un artiste parle de son rapport à son art, loin de toute anecdote et, d’autre part, permet d’imaginer ce qui n’existe pas, des échanges entre Van Gogh et un critique d’art. Un conseil pour terminer : si un artiste peut échanger avec un critique d’art, c’est parce que ce dernier a beaucoup regardé son travail. Donc, si vous voulez échanger avec un artiste sur son travail... commencez par beaucoup le regarder !

Lettres à Tonton

Restons à Montmartre où vécut Van Gogh, mais quittons le registre dramatique des peintures de l’exposition du musée d’Orsay ; à Montmartre, en 1942, Colette rencontre Gaston Baheux, dit Tonton de Montmartre, l’animateur haut en couleur du "Liberty’s", devenu "Chez Tonton", avant de fermer dans les années 50. Colette et Tonton deviennent très amis et se l’écrivent dans des lettres où l’écrivain dévoile ses inquiétudes pendant la guerre, ce qui n’empêche pas le ton des "Lettres à Tonton" d’être enjoué.

Etre ou ne pas être dans la norme

La folie est une maladie mentale ; elle relève de la psychiatrie. Mais la norme est une notion infiniment subjective : ainsi, Van Gogh n’était pas fou, soit, mais était-il normal pour autant ? La question a autant de réponses que de grilles d’évaluation : celle d’Artaud avec son fameux texte sur Van Gogh, celle mise en évidence par le film "Vol au dessus d’un nid de coucou", et enfin celle, tellement drôle, proposée par Pierre Desproges avec son fameux Manuel.

Van Gogh, le suicidé de la société

Le texte réagit à un article du Dr Beer qui croyait déceler, chez Van Gogh, une schizophrénie “du type dégénéré”. Artaud décida de frapper fort en affirmant que Van Gogh n’était pas fou. Son texte court est fulgurant. Il sert de fil rouge à l’exposition actuelle, au risque de se transformer en présentation thématique des toiles de Van Gogh ; Artaud mode d’emploi ? Alors le mystère reste entier et tant mieux ! Le cocktail idéal est : 1/3 Van Gogh + 1/3 Artaud + 1/3 Alain Cuny. Où le déguster ? Dans la vidéo de l’exposition "Le champ aux corbeaux".

Vol au-dessus d’un nid de coucou

"One Flew over a Cuckoo’s Nest" est le titre original de ce film culte de Milos Forman. Cuckoo signifie coucou ou une personne mentalement dérangée, soit la population de l’hôpital psychiatrique où McMurphy (Nicholson), débarque pour éviter la prison à la suite d’un viol sur une mineure. Il prend les choses à la rigolade et va aider au “réveil” de certains pensionnaires face à l’autorité de fer de Miss Ratched. L’Indien, Chef Bromden, restera fidèle à McMurphy jusqu’à la fin... Le film montre comment la norme est maintenue jusqu’à ce que la digue saute...

Manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis

Comme Vincent Van Gogh n’a pas eu la chance de rencontrer une femme dans sa vie, voyons les conseils de Desproges auxquels il a échappé : sachons reconnaître une femme d’un homme. Comment aborder une jolie femme ? Pourquoi aborder une femme laide ? L’hétérosexualité : pour quoi faire ? Qui emmener en voyage de noces ? Autant de sketches, autant de grands classiques ; Van Gogh le suicidé de la société pose la question de la norme. En rire n’est-il pas la meilleure manière d’éviter d’avoir la tête qui tourne ? Musset disait à George Sand : « Cause à mon cœur, ma tête est malade ! ».

Etre ou ne pas être fou

Selon Artaud, Van Gogh n’était pas fou. Lui même l’était... Qu’est-ce que la folie ? Réponse d’un collectif d’experts. Le Docteur Blanche ouvrit une maison à Montmartre qui entra dans l’histoire. La peintre Séraphine fut internée pendant la guerre dans un asile horrible. Horrible aussi l’autorité de l’infirmière dans "Vol au-dessus d’un nid de coucou".

La folie

Et si le début de la sagesse était de renoncer à être sage ? Qui, sinon la folie, détourne du suicide les hommes dont la vie n’a aucun sens ? Le collectif, dirigé par Raphaël Enthoven, examine ce genre de questions en évoquant Foucault, Jerry Lewis, Artaud... Artaud qui parle de « lucidité supérieure ». Est-ce à force d’être supérieurement lucide que Van Gogh s’est dit que ça allait comme ça... Au lieu de répondre, les corbeaux croassent dans le champ...

La maison du docteur Blanche

Van Gogh aurait certainement été heureux dans la maison du docteur Blanche, un asile d’un genre nouveau, fondé en 1821, à Montmartre, sur le modèle d’une pension de famille. La génération romantique y trouva refuge, Gérard de Nerval, Charles Gounod, Guy de Maupassant et... Théo Van Gogh, accueilli après la mort de son frère, alors que sa dépression était abyssale. Laure Murat révèle un lieu sans équivalent dans l’histoire de la psychiatrie et explore, à partir d’archives inédites, les rapports entre la création et la folie.

Séraphine

Si Van Gogh n’était reconnu de personne (à part son frère), Séraphine de Senlis était ignorée par tous ; elle faisait des ménages pour manger et de la peinture pour nourrir son âme assoiffée de Dieu. Le critique d’art, Wilhelm Uhde, découvre le génie de sa peinture et va s’occuper d’elle. L’immense Yolande Moreau est "Séraphine", dans le film qui s’inspire du livre de Françoise Cloarec. Après avoir eu droit à une exposition au musée Maillol, ses toiles font partie, aujourd’hui, de la collection permanente. Et les anges disent : « vive Séraphine ! ».

Vol au-dessus d’un nid de coucou

"One Flew over a Cuckoo’s Nest" est le titre original de ce film culte de Milos Forman. Cuckoo signifie coucou ou une personne mentalement dérangée, soit la population de l’hôpital psychiatrique où McMurphy (Nicholson), débarque pour éviter la prison à la suite d’un viol sur une mineure. Il prend les choses à la rigolade et va aider au “réveil” de certains pensionnaires face à l’autorité de fer de Miss Ratched. L’Indien, Chef Bromden, restera fidèle à McMurphy jusqu’à la fin... Le film montre comment la norme est maintenue jusqu’à ce que la digue saute...

Les peintres et Van Gogh

Si Gauguin est le peintre qui a connu Van Gogh en Arles lors d’une cohabitation houleuse, d’autres peintres, sans l’avoir connu, furent très marqués par son travail : Bacon le découvrit dans un film et en fut bouleversé ; Maurice Pialat avait été peintre avant de devenir cinéaste, d’où son envie de dire comment il voyait Van Gogh ; le peintre copiste, Gradimir Smudja, né en Yougoslavie, a réalisé un bande dessinée jubilatoire sur Van Gogh.

Van Gogh

« Au départ, l’ennui que j’avais par rapport à Maurice, c’était la peinture. C’est difficile de toucher à ça. Parce que non seulement Van Gogh était peintre (paraît-il), mais lui aussi... Plus, le cinéma... Ça fait beaucoup ! La meilleure solution, c’était de ne pas peindre », confie Dutronc, César du meilleur interprète en 1992, dans "Van Gogh" de Maurice Pialat. Succès populaire avec plus de 1,3 million de spectateurs, à mettre en rapport avec les 39,9 millions de dollars restés célèbres dans les annales de Sotheby’s pour la vente des "Tournesols".

Vincent et Van Gogh

Non, Van Gogh n’est pas un peintre de génie, mais un pauvre type sans talent, jusqu’au jour où il rencontre un chat en Arles qui s’appelle Vincent, et se met à peindre des toiles extraordinaires... Gradimir Smudja est né en 1956, en Yougoslavie, pays qu’il a quitté pour incompatibilité d’humeur avec le régime. Il est peintre copiste, dessinateur, caricaturiste ; son album sur Van Gogh est beaucoup plus drôle que le texte d’Artaud !

  Livre Fiction
Vincent et Van Gogh
Auteur: Smuda, Gradimir (1956-....)
Edition: Delcourt

Etudes pour un portrait de Van Gogh par Francis Bacon

La vie passionnée de Vincent Van Gogh ("Lust for Life"), de Vincent Minnelli – sorti en 1956, impressionne le peintre Francis Bacon qui se lance, comme un enragé, dans une série de huit tableaux à partir du Peintre sur la route de Tarascon de Van Gogh. Le livre raconte comment cette série va modifier la façon de travailler du peintre et l’aider à mieux traiter son sujet : une vision pessimiste de l’homme du XXe siècle. C’est donc vrai que les grands esprits se rencontrent !

Ouvrir le regard

Il y a plusieurs façons d’ouvrir le regard sur la peinture de Van Gogh : lire le texte d’Antonin Artaud ; regarder le film de Maurice Pialat ; lire l’essai de Viviane Forrester ; ou lire Jean Bazaine qui, s’il ne parle pas de Van Gogh, parle de ce qu’est la peinture, et du fait qu’elle ne dit jamais rien. Bien entendu, aucun de ces livres n’est à lire devant les tableaux, faute de ne rien voir du tout...

Van Gogh, le suicidé de la société

Le texte réagit à un article du Dr Beer qui croyait déceler, chez Van Gogh, une schizophrénie “du type dégénéré”. Artaud décida de frapper fort en affirmant que Van Gogh n’était pas fou. Son texte court est fulgurant. Il sert de fil rouge à l’exposition actuelle, au risque de se transformer en présentation thématique des toiles de Van Gogh ; Artaud mode d’emploi ? Alors le mystère reste entier et tant mieux ! Le cocktail idéal est : 1/3 Van Gogh + 1/3 Artaud + 1/3 Alain Cuny. Où le déguster ? Dans la vidéo de l’exposition "Le champ aux corbeaux".

Van Gogh

« Au départ, l’ennui que j’avais par rapport à Maurice, c’était la peinture. C’est difficile de toucher à ça. Parce que non seulement Van Gogh était peintre (paraît-il), mais lui aussi... Plus, le cinéma... Ça fait beaucoup ! La meilleure solution, c’était de ne pas peindre », confie Dutronc, César du meilleur interprète en 1992, dans "Van Gogh" de Maurice Pialat. Succès populaire avec plus de 1,3 million de spectateurs, à mettre en rapport avec les 39,9 millions de dollars restés célèbres dans les annales de Sotheby’s pour la vente des "Tournesols".

Le temps de la peinture

« Un tableau n’a rien à signifier, il est. Et c’est sa totale gratuité qui lui garde, à travers les âges, sa force révolutionnaire intacte », écrit Bazaine dans ce livre de réflexion où il n’est pas question de Van Gogh, mais dont la lecture permet de mettre au vestiaire les éternelles questions concernant les vibrations des toiles de Van Gogh, ou mieux, de changer l’objet des mêmes questions : pourquoi vibrons-nous face à ses toiles ? Pour trouver la réponse, chacun discute avec lui-même.

Van Gogh ou l’enterrement dans les blés

« Il faut être mort plusieurs fois pour peindre ainsi », disait Van Gogh à propos de Rembrandt. Une idée que rejoint Bazaine, considérant que le peintre naît vieux quand il arrive enfin à observer ce feu qui l’aveugle. Van Gogh n’a pas eu le temps de vieillir, mais son génie lui a permis de croire en sa peinture alors qu’il n’était soutenu que par son frère. Viviane Forrester explore la vie de l’artiste qui commença mal en naissant un an après son frère mort-né, Vincent Van Gogh ; ça n’aide pas, même si ça n’explique pas tout. Expliquer quoi ?

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