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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

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6 thèmes | 18 oeuvres
Le Grand Palais présente à partir de ce 18 septembre, et jusqu’au 6 janvier 2014, la première rétrospective consacrée à Georges Braque depuis tout juste quarante ans. Peintre fauve puis initiateur du cubisme aux côtés de Picasso, Braque fut l’une des figures majeures de l’avant-garde du début du siècle dernier avant de recentrer son œuvre autour de l’exploration de la nature morte et du paysage. L’exposition du Grand Palais déroule le fil chronologique de la création artistique de Braque tout en développant une réjouissante mise en perspective de son travail avec la peinture, la littérature et la musique de son temps...

Art engagé

En 1918, pendant que ses amis, Georges Braque, Max Jacob et André Derain, sont encore sur le front, Guillaume Apollinaire écrit "La Colombe poignardée" pour dénoncer l’horreur de la guerre. En 1937, Picasso peint "Guernica", une œuvre de dénonciation et de protestation contre le bombardement de la ville basque du même nom... À Paris, pendant les deux guerres, certains rares galeristes choisissent eux aussi de résister à leur manière en exposant des artistes considérés comme indésirables par l’occupant. Parmi eux, D.-H. Kahnweiler, déserteur allemand et grand promoteur des peintres modernes...

L’Homme de l’art : D.-H. Kahnweiler, 1884-1979

Écrivain, collectionneur et marchand d'art allemand, Daniel-Henry Kahnweiler fut le premier à défendre le mouvement cubiste, prenant sous son aile Picasso, Braque, Derain, Gris et Léger dès juillet 1907 pour les promouvoir jusqu’à la fin de sa vie. Refusant de combattre pour l’Allemagne, il fuit à l’étranger lors de la Première Guerre mondiale puis doit à nouveau interrompre ses activités de 1940 à 1944, pendant l’occupation. La vie de celui qui fut aussi l’éditeur des premiers manuscrits d’Apollinaire, Malraux, Bataille ou encore Leiris est un passionnant roman, admirablement retranscrit dans la biographie de Pierre Assouline, entre plongée dans le siècle et immersion dans l’histoire de l’art.

Les Sentiers de la gloire

Pamphlet antimilitariste basé sur des faits réels de la Première Guerre mondiale (des soldats français passés par les armes pour s’être rebellés contre une décision inepte de leurs supérieurs), le film de Kubrick fut si efficace dans son propos qu’il fut « invisible » dans les salles françaises, de 1957, date de sa sortie, à 1975, sur instruction du quai d’Orsay. Perçu comme une attaque directe contre l’état-major français, "Les Sentiers de la gloire" était avant tout un film dénonçant les aberrations de la Première Guerre mondiale et, par extension, de toutes les guerres...

Classiques et modernes

Si le cubisme marque une rupture avec l’art classique et sera à l’origine de l’abstraction d’après-guerre, Georges Braque n’en reste pas moins le dépositaire de la tradition classique et l’héritier de Jean-Baptiste Corot. En orientant sa démarche autour de ses « souvenirs », ce dernier allait influencer toute une génération d’artistes : Cézanne, Picasso, Braque, Matisse, Monet, Kandinsky...

De Corot à l'art moderne : Souvenirs et variations

Peintre de paysages et de figures classiques qui donne de plus en plus libre cours à son imagination au fil des années – autour du thème du souvenir notamment –, Jean-Baptiste Corot devient une influence majeure pour Courbet, Monet, Renoir puis Cézanne, Derain, Matisse, Picasso… et Braque qui ne cesse de s’y référer lorsqu’il se lance dans le cubisme. « Les tableaux de Braque exprimaient la France à l'égal de ceux de Corot – mais plus mystérieusement, car Corot, lui, l'avait beaucoup représentée », écrivit André Malraux lors de l’oraison funèbre de Braque...

Le Jour et la Nuit, cahiers de Georges Braque

« J’ai le souci de me mettre à l’unisson de la nature bien plus que de la copier », écrit notamment Georges Braque dans "Le Jour et la Nuit", un cahier de maximes et d’aphorismes écrits entre 1917 et 1952 et publiés en 1956, où le peintre s’exprime sur la politique, la guerre, la religion, la vie et l’art. Un recueil de pensées souvent fulgurantes qui témoignent de la modernité du regard de celui qui écrivait aussi : « Il faut toujours avoir deux idées, l’une pour tuer l’autre »...

L’Estaque : Cézanne-Braque

L’Estaque... Cézanne y réalise une vingtaine de toiles célèbres entre 1864 et 1865. Puis Braque vient y séjourner, quelques jours à peine après la mort du maître d’Aix, en 1906. Ce sera l’un des lieux de naissance de l’art moderne : monumentalité, modulation du relief, simplification du motif, formes géométriques… Le cubisme doit beaucoup au peintre de la montagne Sainte-Victoire. « Cézanne fut plus qu'une influence, une initiation », témoignait Braque. « Il était notre père à tous », ajoutait Picasso.

Compagnons de route

« On s'est dit avec Picasso pendant ces années-là des choses que personne ne dira plus, des choses que personne ne saurait plus se dire, que personne ne pourrait plus comprendre... » Outre Pablo Picasso, avec lequel il participe à l’aventure cubiste, Georges Braque se lie avec de nombreux artistes et figures intellectuelles déterminantes de son temps : Saint-John Perse, D.-H. Kahnweiler, René Char, Erik Satie, Pierre Reverdy, Francis Ponge, Carl Einstein, Jean Paulhan, Guillaume Apollinaire, Francis Picabia, Nicolas de Staël...

Amers suivi de Oiseaux

À l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de Braque, une petite maison d'édition provençale, Vent d’Arles, propose au peintre de rassembler dans un livre ses dernières lithographies autour d’un motif qui est alors devenu central dans son œuvre : les oiseaux. Elle commande à Saint-John Perse un texte pour les accompagner. Le poète, qui a toujours refusé des écrits de commande, accepte aussitôt et compose "Oiseaux", l'un de ses plus beaux textes.

L’Homme de l’art : D.-H. Kahnweiler, 1884-1979

Écrivain, collectionneur et marchand d'art allemand, Daniel-Henry Kahnweiler fut le premier à défendre le mouvement cubiste, prenant sous son aile Picasso, Braque, Derain, Gris et Léger dès juillet 1907 pour les promouvoir jusqu’à la fin de sa vie. Refusant de combattre pour l’Allemagne, il fuit à l’étranger lors de la Première Guerre mondiale puis doit à nouveau interrompre ses activités de 1940 à 1944, pendant l’occupation. La vie de celui qui fut aussi l’éditeur des premiers manuscrits d’Apollinaire, Malraux, Bataille ou encore Leiris est un passionnant roman, admirablement retranscrit dans la biographie de Pierre Assouline, entre plongée dans le siècle et immersion dans l’histoire de l’art.

Lettera Amorosa

L’amitié entre Georges Braque et René Char dura depuis leur rencontre en 1945 jusqu’à la mort du peintre en 1963. Entre eux, l’admiration était réciproque et le dialogue permanent, les deux hommes associant à plusieurs reprises leur art (poèmes, lithographies), comme pour l’édition de cette "Lettera Amorosa" que Braque chérissait et que la collection « Poche » a récemment rééditée avec sa lithographie d’origine.

  Livre doc
Lettera amorosa
Auteur: Char, René (1907-1988)
Edition: Gallimard
Collection: Poésie

Descendants

Le cubisme, « plus grande révolution jamais opérée depuis la Renaissance italienne » selon les mots du collectionneur Daniel-Henry Kahnweiler, va accompagner toutes les tendances à venir de l’art du XXème siècle, de la peinture abstraite de Mondrian et Malevitch au « ready-made » de Marcel Duchamp en passant par l’architecture moderniste de Le Corbusier. Les paysages et les natures mortes de Nicolas de Staël devront quant à elles beaucoup plus directement à Georges Braque...

Mulholland Drive

On a beaucoup parlé du rôle de la psychanalyse, et par extension du surréalisme, dans l’œuvre de David Lynch – beaucoup moins de celui du cubisme. On en trouvait déjà les traces dans Dune (on se souvient des armures démultipliant les combattants en de multiples facettes). Dans "Mulholland Drive", Lynch propose d’autres motifs cubistes (la boîte bleue !), mais surtout il invente un nouvel espace de perceptions pour convoquer une autre réalité, comme le firent Picasso et Braque en leur temps.

Le Prince foudroyé, la vie de Nicolas de Staël

Pour l’une de ses toutes premières expositions à Paris, en 1943, Nicolas de Staël reçoit la visite de Braque, qu’il considère comme l’un de ses maîtres. Braque manifeste sa sincère admiration pour le jeune peintre et les deux hommes se lient d’amitié. Comment ne pas voir des correspondances dans leur travail ? Les paysages du Sud de la France peints par De Staël à la fin de sa vie évoquent immanquablement les toiles peintes par Braque cinquante ans plus tôt à l'Estaque et à La Ciotat… On pense notamment à la profusion de barques sur la plage, un motif majeur chez les deux peintres.

Trespass, anthologie du street art

En 1912, Georges Braque amorce l’aventure des « papiers collés » en introduisant dans ses œuvres de nouveaux éléments (sable, fragments de papier, cendres de cigarette, déchets, épingles, lettrages, etc.) et en utilisant des pochoirs. « On peut peindre avec ce que l’on voudra... » Sans le savoir, il préfigure l’art brut d’un Dubuffet, mais aussi l’art urbain, qui se développera au XXème siècle, de l’affichage de rue illicite... jusqu’à l’accrochage du street art dans les musées. "Trespass, histoire de l’art urbain" fait le lien entre quatre générations de hors-la-loi visionnaires : Jean Tinguely, Spencer Tunick, Keith Haring, Jenny Holzer, Barry McGee, Gordon Matta-Clark, Banksy, etc ...

Drôles d’oiseaux

Le thème de l’oiseau est récurrent dans l’histoire de l’art et, au XXème siècle, trois artistes majeurs lui ont consacré des créations essentielles : Olivier Messiaen en musique, Saint-John Perse en littérature, Georges Braque en peinture... Chacun dans leur domaine, ils ont peuplé leur univers de ce motif, mais au-delà du symbole, c’est la couleur, le chant et le mouvement de l’oiseau qui les ont inspirés… On se souvient aussi des vers de Paul Éluard dans le poème intitulé « Georges Braque » : « Un homme aux yeux légers décrit le ciel d’amour / Il en rassemble les merveilles / Comme des feuilles dans un bois / Comme des oiseaux dans leurs ailes / Et des hommes dans le sommeil. »

Amers suivi de Oiseaux

À l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de Braque, une petite maison d'édition provençale, Vent d’Arles, propose au peintre de rassembler dans un livre ses dernières lithographies autour d’un motif qui est alors devenu central dans son œuvre : les oiseaux. Elle commande à Saint-John Perse un texte pour les accompagner. Le poète, qui a toujours refusé des écrits de commande, accepte aussitôt et compose "Oiseaux", l'un de ses plus beaux textes.

Catalogue d’oiseaux

Le langage musical d’Olivier Messiaen est éminemment poétique et spirituel, mais la démarche de celui qui se disait autant ornithologue que compositeur est bel et bien scientifique puisqu’il enregistrait et transcrivait lui-même le chant des oiseaux dans ses œuvres. Les pièces de "Catalogue d’oiseaux" sont ainsi toutes construites autour des chants des espèces d’oiseaux nichant dans les provinces de France. La préface précise : « Chaque soliste est présenté dans son habitat, entouré de son paysage et des chants des autres oiseaux qui affectionnent la même région. »

Braque, le défi silencieux

Braque a beau avoir été un acteur majeur de l’aventure de l’art au XXème siècle, son histoire est restée dans l’ombre quand des dizaines d’ouvrages ont été consacrés à son ami et rival Picasso. Dans cette première monographie complète éditée à l’occasion de l’exposition Georges Braque au Grand Palais, Alexandre Danchev remonte la trace du peintre, dévoilant une personnalité aussi silencieuse que mystérieuse...

La révolution cubiste

Apparu dans les années 1906-1907 sous l’impulsion de Picasso et de Braque suivis de près par Juan Gris, Léger et Delaunay, le cubisme fait voler en éclats la représentation du réel dans l’art pour inventer ses propres lois : décomposition du paysage traditionnel, juxtaposition des perspectives, volumes géométrisés… Un langage neuf et radical qui doit beaucoup aux arts primitifs, qui remettent en cause la tradition occidentale, et aux recherches d’un autre passeur de modernité, Cézanne, qui traite la nature par le cylindre, la sphère et le cône pour créer, selon Braque, « une nouvelle sorte de beauté »...

Georges Braque Rétrospective

L’exposition du Grand Palais – et le beau livre édité à cette occasion – rassemble les œuvres clés du père du cubisme ainsi que les séries de variations thématiques qui amplifient ses recherches. Depuis le fauvisme jusqu’aux œuvres ultimes qui culminent dans les séries éblouissantes des grands ateliers et des oiseaux, en passant par le cubisme, sa collaboration avec Picasso, les canéphores des années vingt ou les derniers paysages qu’aimait Nicolas de Staël… La rétrospective Braque n’omet aucune des métamorphoses stylistiques du peintre. Vidéo

La Peinture française et l’art nègre 1905-1914

Au début du XXème siècle, pour de nombreux peintres, l’art nègre devient une nouvelle référence plastique. Matisse, Picasso, Gris, Derain et Braque, qui en fut le principal promoteur en France, ont le coup de foudre. Ils collectionnent des masques africains, des objets primitifs en provenance d’Océanie et leur art en conserve l’empreinte : Picasso et Braque optent pour un graphisme simplifié, dégagent les formes essentielles, fragmentent les volumes... Le cubisme est né.

Les Peintres cubistes

Apollinaire est l’un des premiers à défendre les peintres cubistes. En 1913, deux mois avant de publier le recueil de poèmes "Alcools" (lui-même considéré en son temps comme un livre cubiste), Guillaume Apollinaire édite cet essai consacré au cubisme. Le poète y exalte l’art véritable, métaphysique, celui qui transcende le quotidien et donne accès à l’invisible : « La vérité sera toujours nouvelle. »

L’Estaque : Cézanne-Braque

L’Estaque... Cézanne y réalise une vingtaine de toiles célèbres entre 1864 et 1865. Puis Braque vient y séjourner, quelques jours à peine après la mort du maître d’Aix, en 1906. Ce sera l’un des lieux de naissance de l’art moderne : monumentalité, modulation du relief, simplification du motif, formes géométriques… Le cubisme doit beaucoup au peintre de la montagne Sainte-Victoire. « Cézanne fut plus qu'une influence, une initiation », témoignait Braque. « Il était notre père à tous », ajoutait Picasso.

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