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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

La Beat Generation à Paris

5 thèmes | 16 oeuvres
La Beat Generation, mouvement littéraire et artistique apparu à la fin des années 1940 aux États-Unis, scandalise l’Amérique puritaine et maccarthyste et préfigure la libération culturelle, sexuelle et le mode de vie de la jeunesse des années 1960. Paris sera le lieu d’élection européen de ce mouvement, essentiellement nomade : leur point de rassemblement sera le Beat Hotel, rue Gît-le-Cœur où résident, également dans les années 1950-1960, Burroughs, Corso, Ginsberg, Orlovsky et Brion Gysin. Après la visite de l’exposition au Centre Pompidou (à partir du 22 juin), prolongez le voyage à la libraire Le Regard Moderne, rue Gît-le-Cœur, tenue par Jacques Noël, et lancez-le sur le sujet.

Bande son

Dans les années 50 il y avait déjà les drogues, l'alcool et la route pour seul horizon. Sur une bande son qui faisait la part belle au jazz, les écrivains de la Beat Generation, Burroughs, Kerouack, Ginsberg en tête allaient dynamiter le cadre des lettres américaines et inspirer la génération des Bukowski, Tom Wolfe, Hunter Thompson et consort sur la musique des Thelonious Monk, Sonny Rollins, Dizzy Gillepsie… Après ce n’est qu'une question de bande son.

Shadows

"Shadows" est le premier film réalisé par John Cassavetes. C’est l’histoire de trois jeunes gens - deux frères, une sœur - qu’on suit dans le Greenwich et sur Broadway à la fin des années cinquante. Les deux frères veulent être musiciens de jazz et la sœur écrivain. Mais être afro-américains et sans le sou ne facilite pas l’éclosion des vocations. Improvisation, décors naturels, musique de Chalie Mingus, "Shadows" va être une des références principales des réalisateurs qui, quelques années plus tard, allaient secouer Hollywood.

Pithecanthropus Erectus

« Ma musique est vivante, elle parle de la vie et de la mort, du bien et du mal. Elle est colère. Elle est réelle parce qu’elle sait être en colère. » C. Mingus « Être noir aux Etats-Unis, c’est être en colère tous les jours. » James Baldwin

Correspondance

Dans les correspondances de Ginsberg comme dans celle de Céline, on s’offre un voyage dans le temps, leurs préoccupations, leurs attentes, leurs humeurs... qui nous font un peu pénétrer dans leurs univers et nous dévoilent un peu de leur personnalité. Parfois c’est hilarant, enrichissant, mais dans tous les cas, ça fait toujours plus de 140 caractères.

Lettres Choisies

C’est avec "Howl", son œuvre la plus connue, un long poème en prose, qu’Allen Ginsberg fut condamnée pour obscénité en 1956. La poésie de ce pilier des lettres américaines du XXème siècle se caractérise par sa liberté de ton et ses influences multiples ; poésie orientale, écrivains français (Jean Genet), sa foi bouddhiste, ses voyages. Dans ce recueil on trouve des lettres adressées – entre autres- à ses complices de la Beat Generation, à Bob Dylan, Jimmy Carter, Bill Clinton ou encore à Louis Ginsberg, son père.

Lettres à la N.R.F.

Admiré pour ses romans et notamment le "Voyage"... par Kerouac, Burroughs et Bukowski, les lettres de L.F. Céline à la N.R.F. étaient tout à la fois d’une férocité terrible et d’une grande drôlerie. « (…) Tout cela est parfaitement amené. Je ne voudrais pour rien au monde que ce sujet me soye soufflé. C’est du pain pour un siècle entier de littérature. C’est le prix Goncourt 1932 dans un fauteuil pour l’Heureux éditeur qui saura retenir cette œuvre sans pareil, ce moment capital de la nature humaine... Avec mes meilleurs sentiments Louis Destouches » Extrait de la lettre qui accompagne le manuscrit du "Voyage au bout de la nuit" en avril 1931. En 1932 Céline manquera le Goncourt pour deux voix.

Histoire(s)

Les grands mouvements artistiques, ceux dont le rayonnement continu bien après leurs dernières manifestations, sont toujours riches d’enseignements et de vitalité. Ils donnent envie de replonger dans les différentes histoires, d’en connaître les protagonistes, les origines, des sources d’inspiration et de rebondir d’œuvre en œuvre. Faire son parcours en quelque sorte...

Beat Generation : NewYork, San Francisco, Paris

Avec plus de cinq cents œuvres et documents, l’exposition « Beat Generation » met en perspective un courant qui va bien au-delà de l’avant-garde littéraire. Poèmes, essais, témoignages, photos, rendent compte de l’effervescence d’un des mouvements culturels les plus influents du XXe siècle.

A coney Island of the mind

Lawrence Ferlinghetti est poète mais reste surtout connu pour être le propriétaire de la librairie "City Lights Books" établie en 1953 à San Francisco, et de la maison d’édition du même nom qui publiera entre autres Kerouac, Ginsberg et même Bukowski.

The beats : anthologie graphique

C’est l’histoire du mouvement qui refusa le modèle établi de l’"american way of life" raconté suivant les principes du roman graphique. Aux Etats-Unis ce mouvement (et tout particulièrement Allen Ginsberg) va donner naissance aux beatniks et aux mouvements pacifistes en lutte contre la guerre du Viet Nam, notamment en prônant une façon de vivre qui fait la part belle à la musique, au sexe et aux drogues. Cool.

Les clochards célestes

«Les seuls gens vrais pour moi sont les fous, ceux qui sont fous d'envie de vivre, fous d'envie de parler, d'être sauvés, fous de désir pour tout à la fois, ceux qui ne baillent jamais et qui ne disent jamais de banalités, mais qui brûlent, brûlent, comme des feux d'artifice extraordinaires qui explosent comme des araignées dans les étoiles, et en leur centre on peut voir la lueur bleue qui éclate et tout le monde fait « Waou ! » »

Influences variées

Des mouvements collectifs et informels comme la Beat Generation ont des origines aussi variées que les personnalités qui les composent. Allen Ginsberg était un féru de culture orientale, Kerouac admirait Céline « Pour moi lire Voyage au bout de la nuit, c’était voir le plus grand film français jamais réalisé, un chant des brumes supra céleste (…). » et Burroughs eut la révélation à la lecture d’un long poème censuré. Tout ceci n’étant qu’une petite partie de l’iceberg.

La route de Los Angeles

« Notre appartement était le dernier au premier étage. Dès que je touchais la poignée de la porte je me sentais déprimé. Renter chez moi m’a toujours fait cet effet même du temps de mon père du temps où nous habitions une vraie maison. Ça ne me plaisait pas, je vouslais toujours m’en aller de chez moi ou bien tout chambouler. » Remis en selle par Charles Bukowski dans les années quatre vingt, John Fante est l’écrivain dont l’influence plane sur Jack Kerouac et Allen Ginsberg. A rédécouvrir.

Lettres à la N.R.F.

Admiré pour ses romans et notamment le "Voyage"... par Kerouac, Burroughs et Bukowski, les lettres de L.F. Céline à la N.R.F. étaient tout à la fois d’une férocité terrible et d’une grande drôlerie. « (…) Tout cela est parfaitement amené. Je ne voudrais pour rien au monde que ce sujet me soye soufflé. C’est du pain pour un siècle entier de littérature. C’est le prix Goncourt 1932 dans un fauteuil pour l’Heureux éditeur qui saura retenir cette œuvre sans pareil, ce moment capital de la nature humaine... Avec mes meilleurs sentiments Louis Destouches » Extrait de la lettre qui accompagne le manuscrit du "Voyage au bout de la nuit" en avril 1931. En 1932 Céline manquera le Goncourt pour deux voix.

La nuit d’enfer

Ce poème érotique (mis en images par Art Spiegelman) fut largement censuré aux Etats-Unis à sa parution en 1928. Comme souvent, cette œuvre circula sous le manteau avant de devenir un ouvrage culte. « La nuit d’enfer ? C’est le livre qui m’a donné envie de devenir écrivain. » William S. Burroughs

Haiku Anthologie du poème court japonais

Allen Ginsberg était un bouddhiste convaincu et grand amateur de poésie orientale et japonaise. On en retrouve l’influence dans ses deux longs poèmes les plus connus "Howl", et "Kaddish", qu’il écrivit pour les funérailles de sa mère. « Dans la vieille mare, une grenouille saute, le bruit de l'eau. » Bashō

Sans modération

Les drogues et l’alcool, sans même parler du tabac, furent le carburant de cette génération d’artistes. Amphétamines, morphine, héroïne, marijuana, champignons, blondes sans filtre, bourbon, scotch, gin, vin, bière… tout fût consommer sans modération. Force est de constater que si des lendemains furent difficiles, certains trouvèrent dans ce régime la force de produire des œuvres qui vibrent encore.

Les jours s’en vont…

La poésie de Charles Bukowski est crue, violente, désespérée comme le sont ses romans ("Mémoires d’un vieux dégueulasse", "Postier", "Pulp"). "Émeute" voilà la raison de l'émeute : nous avions tout le temps des fayots et un gardien a empoigné un garçon noir qui venait de jeter sa gamelle par terre et quelqu'un a touché un bouton et tout le monde a empoigné tout le monde ; j'ai frappé mon meilleur ami derrière l'oreille quelqu'un m'a balancé du café à la gueule (bah ! après tout, il était imbuvable) (…)

Drugstore Cowboy

"Drugstore Cowboy" raconte, dans les 70's, la vie de deux couples emmenés par Robert « Bob » Hughes (Matt Dillon) et sa femme Dianne (Kelly Lynch) dont l'activité principale est de dévaliser les "pharmacies" (Drugstore) pour se fournir en drogues de toutes sortes et les consommer à très hautes doses. Mais au pays de "la défonce" rien n’est jamais simple. Participation plus vraie que nature de William S. Burroughs dans un rôle d’ancien prêtre toxicomane...

Speed Fiction

« De jeunes auteurs qui lisent mes livres me demandent souvent comment on devient un écrivain comme moi. Je réponds : eh bien, détruis ta vie, trahis tes amis, perd tout ce que tu as, ruine ta santé, ne respecte pas la loi, vis dans la rue, et tu deviendras un écrivain, toi aussi. C’est un super-conseil pour des jeunes. » Interview de Jerry Stahl, Paris, mai 2010, film 13e Note Jerry Stahl.

Le porte-lame

Si, des écrivains de la Beat Generation, Kerouac est surtout connu pour ses récits de voyages, Ginsberg pour avoir été le « pape » des années hippies, nul doute que William Seward Burroughs, l’inventeur du cut-up, est à la fois le plus sombre (il tue sa femme accidentellement d’une balle dans la tête en jouant à Guillaume Tell en 1951) et celui dont l’influence sera la plus grande sur les artistes dans les années 80 et 90 jusqu’à sa mort en 1997. "Le Porte-lame" est un petit scénario dont l’histoire se passe en 2014 à New York devenu dépotoir, et où la pratique de la médecine pratiquée hors du contrôle des grands labos pharmaceutiques est devenue activité illégale et clandestine. Faut-il rappelé que Burroughs fut un grand consommateur d’héroïne et autres substances pendant près de quarante ans ?

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