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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Hayao Miyazaki

6 thèmes | 22 oeuvres
Hayao Miyazaki fait l’objet d’un véritable culte au Japon. Le succès mondial de "Princesse Mononoké" l’a propulsé au rang des cinéastes dont chaque nouveau film est attendu avec impatience et dont toute l’oeuvre est le sujet d’analyses fouillées. Le cinéma de Hayao Miyazaki puise à deux grandes sources ; la nécessité de vivre en harmonie avec la nature et les machines volantes. Deux thèmes qui rendent ses films universels mais dont la combinaison en fait un cinéaste profondément japonais tellement ce pays longtemps fermé sur lui même est à la fois détenteur d’une culture d’un grand raffinement et le chantre d’une modernité dans laquelle le pays est entré à marche forcée après la guerre. 歓迎

Animation

D’abord destinés aux enfants, les films d’animation ont conquis leurs lettres de noblesse avec des gens comme Disney (consensuel), Tex Avery (le loup.. ) Paul Grimault (poétique), Pixar (bluffant)... L’animation venue du Japon (la « japanim ») avec ses personnages aux yeux ronds et ses mouvements figés a d’abord été vue comme une sous-culture réservée aux ados illettrés. Depuis l’Occident a découvert la richesse de la culture manga et les jeux vidéo. Et Miyazaki. Tout ça en trente ans. Pas mal !

Monstres & Cie

En 1995, après des dizaines d’années où film d’animation rimait avec Disney, les studios Pixar lâchèrent "Toy Story" sur les écrans du monde entier avec le succès qu’on sait. Sorti en 2001, "Monstres & Cie", a pour cadre une ville qui puise son énergie dans les cris des enfants effrayés par des monstres cachés sous les lits et dans les placards. Jusqu’au jour où c’est un enfant qui sème la panique chez les monstres. En comparaison des films de Miyazaki, les films signés Pixar (qui appartient aujourd’hui à Disney) tiennent plus de la farce que du compte poétique. Mais la place de l’enfant qui doit lutter dans le monde hostile des adultes est la même.

Amer Béton

Dans "Amer Béton", les enfants ne sont pas gentils, mais redevenus sauvages pour survivre dans un monde qu’ils se disputent avec les yakuzas. Les aventures des deux orphelins, Blanc et Noir, surnommés « les chats » pour leur agilité, ont d’abord existées dans un manga. C’est le réalisateur américain Michael Arias qui a réalisé le film en terre japonaise. Son dessin très original en totale rupture avec les codes habituels des mangas (yeux ronds, cerné noir), renforce le côté dramatique de l’histoire. Remarquable.

Le Tombeau des lucioles

Isao Takahata est le cofondateur des studios Ghibli avec Hayao Miyazaki, mais, à la différence de son complice, Takahata est un réalisateur qui ne dessine pas ses films. Sorti en 1988 au cinéma, "Le Tombeau des lucioles", est un film bouleversant sur la vie de deux enfants qui cherchent à survivre dans le Japon de la fin de la guerre, alors que leur mère est morte dans un bombardement et qu’ils sont sans nouvelles de leur père marin sur un bateau militaire. Avec un dessin au réalisme étonnant qui apporte une tension dramatique supplémentaire, Isao Takahata réalise un film sur l’égoïsme des adultes vus comme les véritables ennemis de ces enfants qui subissent doublement les effets de la guerre.

Le Roi et l’Oiseau

Sorti une première fois en 1952 dans une version raccourcie par les producteurs, puis en 1979 dans une version longue et remontée par Paul Grimault, "Le Roi et l’Oiseau" est l’exemple type d’une production indépendante qui finira par s’imposer tout en se démarquant du modèle dominant de Disney. L’histoire poétique de la bergère et du ramoneur, qui luttent pour sauver leur amour dans un royaume où règne la terreur imposée par le roi tyran Charles V + III = VIII + VIII = XVI de Takicardie, est imaginée par Jacques Prévert d’après un conte d’Andersen. Admiré par tous, ce film aura une grande influence sur Isao Takahata et Hayao Miyazaki qui lui rendront plus d’une fois hommage dans plusieurs de leurs films.

Enfance

L’enfance c’est normalement le rêve et l’innocence. Mais pas toujours. Parfois c’est aussi la lutte pour la survie dans un monde façonné par les adultes. Certains ont en tiré des comédies, d’autres des drames. Au choix suivant les humeurs.

Le vent se lève

Les films d’Hayao Miyazaki peuvent se classer en deux grandes catégories : ceux dont le thème principal est la nature et ceux qui parlent d’aviation et de tout ce qui vole en général. "Le vent se lève" se range dans cette dernière catégorie puisqu’il est inspiré de la vie de l’ingénieur qui dessina le Zero, cet avion révolutionnaire qui équipa l’armée japonaise, notamment les kamikazes qui plongeaient sur les porte-avions pendant la guerre… Mais Hayao Miyazaki préfère s’attacher aux rêves de l’ingénieur enfant. "Le vent se lève", est annoncé comme le dernier film de celui qui est adulé par tout un peuple. Drame national.

Le Petit Prince

Se retrouver en plein Sahara à devoir dessiner des moutons pour un petit garçon tombé d’un astéroïde on ne sait comment... Tout ça à cause d’une panne d’avion ! Cette histoire d’Antoine de SaintExupéry, publiée en 1943, est un long conte qui invite les adultes à s’interroger sur la perte de l’innocence, sur l’absurdité des principes qui les éloignent de la vraie vie, de l’amour et de l’amitié. C’est la candeur du Petit Prince qui sauvera l’aviateur. Heureusement qu’il savait dessiner !

Monstres & Cie

En 1995, après des dizaines d’années où film d’animation rimait avec Disney, les studios Pixar lâchèrent "Toy Story" sur les écrans du monde entier avec le succès qu’on sait. Sorti en 2001, "Monstres & Cie", a pour cadre une ville qui puise son énergie dans les cris des enfants effrayés par des monstres cachés sous les lits et dans les placards. Jusqu’au jour où c’est un enfant qui sème la panique chez les monstres. En comparaison des films de Miyazaki, les films signés Pixar (qui appartient aujourd’hui à Disney) tiennent plus de la farce que du compte poétique. Mais la place de l’enfant qui doit lutter dans le monde hostile des adultes est la même.

Amer Béton

Dans "Amer Béton", les enfants ne sont pas gentils, mais redevenus sauvages pour survivre dans un monde qu’ils se disputent avec les yakuzas. Les aventures des deux orphelins, Blanc et Noir, surnommés « les chats » pour leur agilité, ont d’abord existées dans un manga. C’est le réalisateur américain Michael Arias qui a réalisé le film en terre japonaise. Son dessin très original en totale rupture avec les codes habituels des mangas (yeux ronds, cerné noir), renforce le côté dramatique de l’histoire. Remarquable.

Le Japon

Le pays du Soleil Levant reste encore aujourd’hui un des pays les plus énigmatiques pour nous Occidentaux. Le Japon est à la fois un pays qui fascine par sa culture empreinte de délicatesse et d’harmonie, mais qui effraye aussi par la violence sociale qui y règne, son sens de l’ordre et de la hiérarchie qui participent à classer le Japon dans le peloton de tête des pays qui comptent le plus grand nombre de suicides. Rien n’est simple au pays qui a enfanté Mario et Mishima.

Chronique japonaise

Pendant des siècles le Japon est resté fermé sur lui-même ne laissant que très peu de voyageurs fouler son sol. Cet isolement dura jusqu’au milieu de XIXe siècle, après que les Occidentaux ont forcé le Japon à ouvrir ses frontières. Nicolas Bouvier, l’auteur de "L’Usage du monde", se rend pour la première fois au Japon en 1955. Avec un sens du récit où le temps ne se mesure pas à la vitesse d’une connexion à Internet, Nicolas Bouvier nous raconte un Japon vécu à hauteur d’homme. « J’ai débarqué, consigné mon bagage à Tokyo Central et suis parti au hasard dans cette ville interminable, une brosse à dent dans la poche. » Passionnant et lumineux.

L’Art japonais

Hayao Miyazaki est un enfant de la guerre traumatisé par la bombe atomique, mais aussi un héritier d’une culture où la relation harmonieuse avec la nature est fondamentale. On retrouve cette harmonie et la paix qui s’en dégage dans les estampes et la peinture japonaise du XVIIe et XVIIIe siècle notamment, ont les célèbres vues d’Edo d’Hiroshige, ou "La Vague" d’Hokusai. C’est cette même peinture pleine d’harmonie qui influencera le fougueux Van Gogh : « On aime la peinture japonaise, on en a subi l'influence, tous les impressionnistes ont ça en commun. »

Fukushima, récit d’un désastre

« Michaël Ferrier était à Tokyo quand tremblement de terre et tsunami ravagèrent le Japon. Il décrit la peur, le littoral dévasté, recueille le récit des témoins et victimes. Avant de partir vers la zone interdite et de tenter de cerner les causes et les responsabilités de la catastrophe nucléaire. » (Texte de l’éditeur) De son côté, la catastrophe de Fukushima va renforcer Miyazaki dans ses convictions antinucléaires et contre le gouvernement en place. Après avoir rompu son contrat avec Telco, il installera même un drapeau « Pas d’électricité nucléaire chez nous » sur le toit des studios Ghibli.

Nature et écologie

Au Japon, peut-être plus que dans aucun autre pays développé, la notion d’équilibre, de respect de la nature, d’harmonie est au cœur de la culture. Mais au Japon comme ailleurs la rapacité des hommes met à mal cet équilibre fragile. C’est pour nous rappeler l’impérieuse nécessité de maintenir cet équilibre, et les dangers terribles qui nous guettent quand nous poussons trop loin les limites du développement, que des créateurs comme Miyazaki développent une œuvre que ces thèmes rendent universelle.

Princesse Mononoké

"Princesse Mononoké" a révélé Hayao Miyazaki au monde entier c’est aussi son plus gros succès au Japon. C’est histoire d’un prince frappé par une malédiction après avoir tué un dieu sanglier, et qui part dans l’espoir de retrouver les esprits des dieux de la forêt et comprendre les raisons de sa malédiction. C’est le film le plus représentatif de la ligne écologiste du cinéma de Hayao Miyazaki. L’homme doit arrêter de détruire la nature et tout faire pour vivre en harmonie avec elle. On retrouve également la place centrale des femmes qui sont celles qui portent la sagesse.

L’Art japonais

Hayao Miyazaki est un enfant de la guerre traumatisé par la bombe atomique, mais aussi un héritier d’une culture où la relation harmonieuse avec la nature est fondamentale. On retrouve cette harmonie et la paix qui s’en dégage dans les estampes et la peinture japonaise du XVIIe et XVIIIe siècle notamment, ont les célèbres vues d’Edo d’Hiroshige, ou "La Vague" d’Hokusai. C’est cette même peinture pleine d’harmonie qui influencera le fougueux Van Gogh : « On aime la peinture japonaise, on en a subi l'influence, tous les impressionnistes ont ça en commun. »

Le Château dans le ciel

Dans "Le Château dans le ciel", le troisième film de Miyazaki sorti en France en 2003 (en 1986 au Japon), on retrouve les deux thèmes chers à Hayao Miyazaki, les objets volants (un dirigeable) et un monde caché où la nature est pure et toute puissante (la ville de Laputa). On retrouve aussi les militaires destructeurs et les enfants porteurs d’espoir. Là réside la magie Miyazaki : faire des films intemporels, inusables, avec des sujets aussi simplistes. De nombreux clins d’oeil au "Roi et l’Oiseau" de Paul Grimault se glissent sous nos yeux ébahis.

Pikmin 3

"Pikmin" est à "GTA5" ce que "Monstres & Cie" est à "La Horde sauvage" de Sam Peckinpah. Un havre de paix et de subtilité. Un petit cosmonaute échoué sur une planète doit reconstruire sa fusée pour rentrer chez lui. Pour y arriver le plus vite possible, il doit se faire aider par d’étranges petites créatures, mi-radis mi-fourmis, que notre cosmonaute devra d’abord aider à se développer. Un jeu ludique qui pose les questions des ressources rares et de leur gestion, et dans lequel pour gagner on ne doit pas affronter l’autre mais l’aider. Développé sous la houlette du génial Shigeru Miyamoto, maître à penser de Nintendo et qui est au jeu vidéo ce que George Lucas ou Steven Spielberg sont au cinéma, ce jeu est beau et surtout drôle.

Poids de l’histoire

Longtemps fermé sur lui-même, le Japon va s’ouvrir au monde à coups de bombes atomiques. Depuis, l’Occident a découvert un pays qui le fascine avec, d’un côté, une culture millénaire d’un immense raffinement, et de l’autre, une modernité technologique souvent délirante. Quand plus de soixante ans après les bombardements de Hiroshima et Nagasaki, le nucléaire se rappelle aux mémoires sous la forme d’une catastrophe aux origines naturelles, le traumatisme remonte comme les ondes de choc d’une secousse sismique.

Fukushima, récit d’un désastre

« Michaël Ferrier était à Tokyo quand tremblement de terre et tsunami ravagèrent le Japon. Il décrit la peur, le littoral dévasté, recueille le récit des témoins et victimes. Avant de partir vers la zone interdite et de tenter de cerner les causes et les responsabilités de la catastrophe nucléaire. » (Texte de l’éditeur) De son côté, la catastrophe de Fukushima va renforcer Miyazaki dans ses convictions antinucléaires et contre le gouvernement en place. Après avoir rompu son contrat avec Telco, il installera même un drapeau « Pas d’électricité nucléaire chez nous » sur le toit des studios Ghibli.

Le Tombeau des lucioles

Isao Takahata est le cofondateur des studios Ghibli avec Hayao Miyazaki, mais, à la différence de son complice, Takahata est un réalisateur qui ne dessine pas ses films. Sorti en 1988 au cinéma, "Le Tombeau des lucioles", est un film bouleversant sur la vie de deux enfants qui cherchent à survivre dans le Japon de la fin de la guerre, alors que leur mère est morte dans un bombardement et qu’ils sont sans nouvelles de leur père marin sur un bateau militaire. Avec un dessin au réalisme étonnant qui apporte une tension dramatique supplémentaire, Isao Takahata réalise un film sur l’égoïsme des adultes vus comme les véritables ennemis de ces enfants qui subissent doublement les effets de la guerre.

Pluie noire

Deux fois Palme d’or et une fois Prix spécial à Cannes, Shõhei Imamura est un des réalisateurs japonais les plus importants de l’après-guerre. "Pluie noire" raconte l’histoire d’une femme, contaminée par une pluie radioactive, qui va devoir essayer de survivre dans un Japon traumatisé par la défaite. C’est cette même « pluie noire » qu’on retrouve au début du film "Le Tombeau des lucioles". Cette pluie peut aussi être vue comme le symbole de l’américanisation de la société japonaise qu’Imamura ne cessera de dénoncer dans ses films.

Une certaine modernité

Paul Virilio a dit un jour : « Quand on invente l’avion, on invente l’accident d’avion. » La modernité est peut-être source de bien-être, de confort, de développement, mais elle porte aussi en elle les symptômes de la catastrophe. Il appartient à l’homme de savoir jusqu’où et au profit de quoi (ou de qui) repousser les limites du faisable sans mettre en péril la sécurité de tous. À trop repousser les limites de la sécurité on prend le risque de démultiplier les effets d’une catastrophe naturelle. Un typhon est un élément naturel. Pas la construction d’une centrale nucléaire sur une zone à risques.

Le vent se lève

Les films d’Hayao Miyazaki peuvent se classer en deux grandes catégories : ceux dont le thème principal est la nature et ceux qui parlent d’aviation et de tout ce qui vole en général. "Le vent se lève" se range dans cette dernière catégorie puisqu’il est inspiré de la vie de l’ingénieur qui dessina le Zero, cet avion révolutionnaire qui équipa l’armée japonaise, notamment les kamikazes qui plongeaient sur les porte-avions pendant la guerre… Mais Hayao Miyazaki préfère s’attacher aux rêves de l’ingénieur enfant. "Le vent se lève", est annoncé comme le dernier film de celui qui est adulé par tout un peuple. Drame national.

Aviator

La grande passion d’Hayao Miyazaki est l’aviation. Dès l’enfance il rêvait d’être pilote, mais ce rêve lui sera interdit à cause d’une trop forte myopie. Howard Hughes lui aussi rêvait de voler. Il poussera cette passion, dans son cas on peut parler d’obsession, jusqu’à concevoir des avions et posséder une compagnie aérienne. C’est l’histoire de cet homme hors du commun que raconte Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio dans le rôle de l’homme à femmes, cinéaste, pilote, milliardaire, et grand cinglé...

Le bilan de l’intelligence

Le titre du film de Miyazaki, Le vent se lève, est tiré d’un poème de Paul Valéry écrit en 1920, "Le Cimetière marin", « Le vent se lève !... Il faut tenter de vivre ! » C’est le même Paul Valéry qui écrit en 1935 le texte d’une conférence dans lequel il attire notre attention sur les progrès techniques qui améliorent la vie et le confort, mais qui modifient également notre rapport à l’environnement auquel nous devenons moins sensibles, et au temps qui nous rend moins patient. Deux thèmes « miyazakiens » s’il en est.

Fukushima, récit d’un désastre

« Michaël Ferrier était à Tokyo quand tremblement de terre et tsunami ravagèrent le Japon. Il décrit la peur, le littoral dévasté, recueille le récit des témoins et victimes. Avant de partir vers la zone interdite et de tenter de cerner les causes et les responsabilités de la catastrophe nucléaire. » (Texte de l’éditeur) De son côté, la catastrophe de Fukushima va renforcer Miyazaki dans ses convictions antinucléaires et contre le gouvernement en place. Après avoir rompu son contrat avec Telco, il installera même un drapeau « Pas d’électricité nucléaire chez nous » sur le toit des studios Ghibli.

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