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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Éric Rohmer

5 thèmes | 19 oeuvres
Éric Rohmer, Maurice Schérer, de son vrai nom, n’a jamais osé avouer à sa mère qu’il était devenu cinéaste, lui faisant croire jusqu’à la fin qu’il était demeuré professeur de lettres, son premier métier. Celui que ses amis surnommaient « le Grand Momo » a longtemps connu l’insuccès avec ses films. Marié, père de deux garçons, catholique pratiquant, volontiers conservateur, il a appris à vivre et à filmer chichement, selon une économie de moyens qui, plus qu’un style, devint une véritable éthique esthétique du cinéma, désormais mondialement reconnue.

La jeune fille rohmérienne

Éric Rohmer était un immense admirateur de la Comtesse de Ségur, sur laquelle il avait d’ailleurs commencé à écrire un essai. Du coup, on ne s’étonne pas que la jeune fille, plus ou moins modèle, soit la figure archétypale de son cinéma. Celle-ci, au fil des ans, a pris de nombreux visages, de Marie Rivière à Florence Darel, en passant par Arielle Dombasle.

Glamour à mort

En jouant dans cinq longs métrages d’Éric Rohmer ("Perceval le Gallois", "Le Beau Mariage", "Pauline à la plage", "L’arbre", "Le Maire et la Médiathèque" et "Les Rendez-vous de Paris"), Arielle Dombasle fait partie des grandes égéries rohmériennes. Naturellement décalée, avec son phrasé « vieille France » et son impossible culot, l’épouse de Bernard-Henri Lévy n’est jamais aussi performante, et à sa place, que dans les films du Grand Momo.

Les petites filles modèles

Rohmer est obsédé par la Comtesse de Ségur, qu’il a lue à l’adolescence. En 1952, son premier court métrage est une adaptation, semble-t-il très fidèle au livre, des "Petites Filles modèles". Le film ne sera pas commercialisé et très vite, la pellicule sera perdue. Beaucoup plus tard, en 2008, Éric Rohmer commencera la rédaction d’un essai, dont il demeure quatre-vingts pages sur la Comtesse de Ségur, où il explique comment il s’est très souvent inspiré de ses romans pour ses propres films.

Éric Rohmer, l’Intégrale

Toute l’œuvre rohmérienne est là. Au total, vingt-quatre longs métrages, neuf courts métrages dont deux inédits et des dizaines d'heures de bonus : entretiens inédits avec les acteurs et plus proches collaborateurs du cinéaste, documentaires signés Éric Rohmer, documents d'archives... Les courts métrages réalisés par ses comédiennes seront réunis sur deux DVD bonus.

Émile perverti

René Schérer est le frère cadet d’Éric Rohmer. Il deviendra le porte-parole d’une philosophie libertaire, chantre d’une pédagogie alternative, éveilleur de la libido enfantine, défenseur de l’homosexualité comme mode de pensée autant que comme mode de vie, ce qui lui vaudra quelques soucis, notamment en 1982 où il est traîné devant les tribunaux pour « incitation de mineurs à la débauche ».

Rohmer et la littérature

C’est sous le signe de la littérature que débute la carrière d’Éric Rohmer avec un premier roman publié chez Gallimard en 1946. Sa rencontre avec le romancier et scénariste Paul Gégauff réactive son désir d’écrire. Il rédige alors plusieurs nouvelles qui resteront inédites jusqu’à nos jours, mais qui serviront de canevas à ses futurs films. Par ailleurs, son œuvre comporte trois adaptations littéraires à proprement parler.

Une âme damnée : Paul Gégauff

Écrivain, scénariste, Paul Gégauff, qu’Éric Rohmer rencontre le 14 juillet 1947 au bal des pompiers de la caserne Maubert, est un personnage sulfureux qui, par son dandysme scandaleux, son aristocratisme dévoyé et son rapport compulsif aux femmes (il finira poignardé par l’une d’elles) va séduire de nombreux cinéastes de la Nouvelle Vague : Vadim, Chabrol ou Godard. On peut le voir comme le modèle de certains personnages masculins des films de Rohmer.

Le Lys dans la vallée

Balzac est le romancier préféré des écrivains de la Nouvelle Vague. Pour Rohmer, qui a lu toute "La Comédie humaine", volume après volume, dans son adolescence, "Le Lys dans la vallée" est un roman culte. Quant à Une ténébreuse affaire, dont il connaît certains passages par cœur, il en utilisera certains ressorts pour l’un de ses derniers films, "Agent triple".

L’Imaginaire

« Si vous voulez retracer mon itinéraire esthétique et idéologique, il faut partir de l’existentialisme de Jean-Paul Sartre, qui m’a marqué au début. Je ne parle jamais de Sartre mais je suis quand même parti de lui. » Éric Rohmer, dans un entretien de 1983.

La Marquise d’O

Par trois fois, Éric Rohmer a adapté des œuvres littéraires au cinéma. D’abord, en 1975, "La marquise d’O" d’après la nouvelle de Heinrich von Kleist ; puis "Perceval le Gallois" d’après le récit de Chrétien de Troyes, enfin "Les Amours d’Astrée et de Céladon", d’après le roman d’Honoré d’Urfé en 2006.

Rohmer et la musique

Bien qu’il écoutât beaucoup de musique classique, son jardin secret, et qu’il eût voulu être musicien, Éric Rohmer se méfiait énormément de la musique au cinéma. Ce qui ne l’empêcha pas de faire sur ce plan des choix audacieux, comme de faire appel aux jeunes punks Elli et Jacno pour son film "Les Nuits de la pleine lune".

Éric Rohmer

Antoine de Baecque et Noël Herpe publient une imposante biographie d’Éric Rohmer, le plus secret des cinéastes de la Nouvelle Vague. Marié, père de deux garçons, catholique pratiquant, volontiers conservateur, il a appris à vivre et à filmer chichement, selon une économie de moyens qui, plus qu’un style, devint une véritable éthique esthétique du cinéma, désormais mondialement reconnue.

More

Avant de devenir à son tour cinéaste et de tourner "More" puis "La Vallée", deux films sur la culture hippie enorgueillis par la musique de Pink Floyd, puis des documentaires (sur Amin Dada ou l’avocat Jacques Vergès), Barbet Schroeder a d’abord créé avec Éric Rohmer la société de production qui allait produire la quasi-totalité des films de ce dernier : Les Films du Losange.

Rectangle

Signée Elli et Jacno, la BO des "Nuits de la pleine lune" est une rencontre entre le classicisme apparent de Rohmer et ceux, issus du punk, qu’on appelait alors les jeunes gens modernes. Dans son livre sur Jacno, le musicien et écrivain Pierre Mikaïloff écrit : « Je me souviens que Rohmer et Varda emmerdaient Jacno. Je me souviens que je n’arrivais pas à le convaincre que "Le Signe du Lion" n’était pas un film emmerdant. Mais il fut extrêmement touché d’être sollicité par Éric Rohmer et apprécia énormément sa personnalité. Ils étaient de la même famille: celles des électrons libres qui mènent leur barque à leur guise, sans tenir compte des modes ou des pressions financières. »

Glamour à mort

En jouant dans cinq longs métrages d’Éric Rohmer ("Perceval le Gallois", "Le Beau Mariage", "Pauline à la plage", "L’arbre", "Le Maire et la Médiathèque" et "Les Rendez-vous de Paris"), Arielle Dombasle fait partie des grandes égéries rohmériennes. Naturellement décalée, avec son phrasé « vieille France » et son impossible culot, l’épouse de Bernard-Henri Lévy n’est jamais aussi performante, et à sa place, que dans les films du Grand Momo.

Rohmer et la Nouvelle Vague

Eric Rohmer vient objectivement de la Nouvelle Vague mais, estampillés comme tels, ces premiers films ne connaissent pas le succès de ceux de ses compères, Godard, Chabrol ou Truffaut. Est-ce l'objet d'une jalousie? Toujours est-il que Truffaut cherchera pendant plusieurs années à l'évincer de la rédaction en chef des Cahiers du cinéma, sous prétexte qu'il ne parlait pas assez dans ses pages des films de la Nouvelle Vague. Curieusement, c'est le passage sous silence d'un film d'Alain Robbe-Grillet, ""L'immortelle"", qui le fera "tomber" en 1963.

Hitchcock

Avec Howard Hawks, Alfred Hitchcock est certainement le cinéaste préféré d’Éric Rohmer. À l’époque où Rohmer officie en tant que critique, c’est une véritable bataille d’Hernani. Contre ceux qui voient en Hitchcock un artisan du spectacle, Rohmer et les siens, ceux qu’on appelle les Jeunes Turcs, répondent en refusant de juger un cinéaste sur son scénario et en défendant le formalisme de la mise en scène d’Hitchcock. En 1957, avec Claude Chabrol, Rohmer écrira un petit livre sur Hitchcock, qui sera réédité en 2006.

Godard

Avec Truffaut et Chabrol, Godard est l’un des premiers grands copains de Rohmer. Ensemble, ils écrivent et tournent plusieurs courts métrages. Sur le tournage des "Petites Filles modèles", la machine à écrire de la scripte disparaît. On apprendra plus tard que c’est Jean-Luc Godard qui l’a volée...

Les Cahiers du cinéma

Éric Rohmer a été rédacteur en chef des "Cahiers du cinéma" de 1957 à 1963. Non sans mal. Au bout d’un moment, Truffaut et d’autres demandent sa tête, pour ne point soutenir assez dans la revue les films de la Nouvelle Vague. Ils l’emporteront finalement, Rohmer étant remplacé dans ses fonctions par Jacques Rivette.

Rohmer et le cinéma

Par rapport à Truffaut, Chabrol ou Godard, Rohmer qui a dix ans de plus qu’eux, découvre tardivement le cinéma. Il rattrape son retard avec une insatiable boulimie, et se distinguera très vite par ses articles théoriques, notamment à propos d’Alfred Hitchcock. Il dirigera "Les Cahiers du cinéma" de 1957 à 1963.

Friponnes de porcelaine

Jeune, Éric Rohmer voulait devenir écrivain. En 1946, il publie chez Gallimard un roman, "Élisabeth" (réédité en 2007 sous le titre : "La Chambre d’Élisabeth") qui passe inaperçu. Puis il propose un recueil de nouvelles que Gallimard refuse, le jugeant trop classique. Ces nouvelles que l’on découvre aujourd’hui sont pourtant matricielles. Les films que Rohmer tournera entre le milieu des années soixante et le début des années quatre-vingts puiseront à cette source.

Éric Rohmer, l’Intégrale

Toute l’œuvre rohmérienne est là. Au total, vingt-quatre longs métrages, neuf courts métrages dont deux inédits et des dizaines d'heures de bonus : entretiens inédits avec les acteurs et plus proches collaborateurs du cinéaste, documentaires signés Éric Rohmer, documents d'archives... Les courts métrages réalisés par ses comédiennes seront réunis sur deux DVD bonus.

Hitchcock

Avec Howard Hawks, Alfred Hitchcock est certainement le cinéaste préféré d’Éric Rohmer. À l’époque où Rohmer officie en tant que critique, c’est une véritable bataille d’Hernani. Contre ceux qui voient en Hitchcock un artisan du spectacle, Rohmer et les siens, ceux qu’on appelle les Jeunes Turcs, répondent en refusant de juger un cinéaste sur son scénario et en défendant le formalisme de la mise en scène d’Hitchcock. En 1957, avec Claude Chabrol, Rohmer écrira un petit livre sur Hitchcock, qui sera réédité en 2006.

Les Cahiers du cinéma

Éric Rohmer a été rédacteur en chef des "Cahiers du cinéma" de 1957 à 1963. Non sans mal. Au bout d’un moment, Truffaut et d’autres demandent sa tête, pour ne point soutenir assez dans la revue les films de la Nouvelle Vague. Ils l’emporteront finalement, Rohmer étant remplacé dans ses fonctions par Jacques Rivette.

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