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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Viva Las Vegas

6 thèmes | 18 oeuvres
La vie et la carrière de Liberace sont indissociables de Las Vegas. À partir des années cinquante, celui que tout le monde appelle « Lee » prend racine dans cette ville qui lui ressemble et y triomphe devant un public essentiellement composé de « mamies aux cheveux bleus ». Disparu en 1987, ce prince du kitsch fait aujourd’hui partie de la mythologie de la ville aux côtés d’autres statues du commandeur. Dans "Ma vie avec Liberace", Steven Soderbergh s’empare du récit de Scott Thorson, qui fut l’amant du "showman", pour livrer le portrait de ce pianiste de music-hall devenu une figure mythique de la société du spectacle américaine.

Bêtes de scène

Liberace a trouvé à las Vegas un lieu bâti à sa démesure où, des années durant, il se produit à l’envi moyennant des cachets de nabab. Il n’est bien sûr pas le seul. La cité des péchés a toujours été un lieu de passage voire de résidence obligé pour les stars américaines, à tel point qu’aujourd’hui encore, quoique plus morts que vifs, Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr., Roy Orbison ou le King Elvis, continuent virtuellement de s’y « produire » dans le cadre de "tributes shows" qui se jouent le plus souvent à guichets fermés.

Ma vie avec Liberace

Un jour de l'été 1977, le beau et jeune Scott Thorson pénètre dans la loge de la superstar Liberace au Las Vegas Hilton et, malgré la différence d'âge et de milieu social, les deux hommes entament une liaison secrète qui durera cinq ans. Le "biopic" de Steven Soderbergh narre les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre à leur douloureuse rupture publique. Avec Michael Douglas dans le rôle de Liberace et Matt Damon, dans le rôle de Scott Thorson...

Ma vie avec Liberace
CVS
Ma vie avec Liberace
Auteur: Soderbergh, Steven (1963-....)
Edition: Universal Pictures Video (prod.)

Sinatra at the Sands

Enregistré entre janvier et février 1966 dans le plus grand casino-hôtel de Las Vegas (le défunt Sands, où Sinatra avait déjà tourné "L’Inconnu de Las Vegas" avec le Rat Pack au grand complet), "Sinatra at the Sands" est un enregistrement essentiel du crooner d’Hoboken. Un album légendaire enregistré avec l’orchestre de Count Basie, dirigé par Quincy Jones et gorgé de classiques à tomber à la renverse (« Come Fly With Me », « I Got You Under My Skin », « It Was a Very Good Year »...)

That's the Way it Is

En 1969, après plusieurs années consacrées au cinéma, Elvis retourne sur scène pour relancer sa carrière de chanteur. De 1969 à 1976, il donne près de six cents concerts à guichets fermés à Las Vegas. Entre juillet et août 1970, pour sa troisième saison dans la cité des péchés, plusieurs répétions et concerts du King sont filmés pour les besoins du documentaire "That's the Way it Is". C’est l’une des dernières occasions d’admirer une idole qui va bientôt perdre de sa superbe...

Dino

Crooner, acteur, star, playboy accompagné des plus belles femmes du monde... Dean Martin était certes l’incarnation du rêve américain, mais il était aussi un poivrot invétéré, une petite frappe, toujours prêt à se fourrer dans les mauvais coups, un homme trouble qui fraie avec la mafia et semble tout droit sorti du "Goodfellas" de Scorsese. La passionnante bio (non autorisée) de Nick Tosches passe derrière les feux de la rampe pour percer une partie du mystère de cet immigré italien qui vivait son statut de maître du monde avec une suprême indifférence.

Derrière les apparences…

Mort du sida en 1987, Liberace a toujours nié être gay, attaquant systématiquement en diffamation les tabloïds qui se risquaient à l’insinuer. Deux ans auparavant, photographié à la sortie de l’hôpital américain de Paris, Rock Hudson avoue quant à lui être atteint par le virus, avant d’être emporté à son tour par la maladie... Pour autant, il n’a lui non plus jamais publiquement admis son homosexualité. À cette époque, aux États-Unis, le silence est d’or sur la question.

Ma vie avec Liberace

Un jour de l'été 1977, le beau et jeune Scott Thorson pénètre dans la loge de la superstar Liberace au Las Vegas Hilton et, malgré la différence d'âge et de milieu social, les deux hommes entament une liaison secrète qui durera cinq ans. Le "biopic" de Steven Soderbergh narre les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre à leur douloureuse rupture publique. Avec Michael Douglas dans le rôle de Liberace et Matt Damon, dans le rôle de Scott Thorson...

Ma vie avec Liberace
CVS
Ma vie avec Liberace
Auteur: Soderbergh, Steven (1963-....)
Edition: Universal Pictures Video (prod.)

Mon histoire

En juillet 1985, photographié le visage décharné par le syndrome de Kaposi, Rock Hudson se voit forcé de révéler, par l’intermédiaire de son attaché de presse, qu'il est atteint du sida. Une annonce qui tient immédiatement lieu de "coming out", tant la maladie est à l’époque systématiquement associée à la communauté gay. De son vivant, celui qui était le fantasme ultime de ces dames a pourtant toujours nié son homosexualité, répondant ainsi aux diktats de l’époque. Comme un certain Liberace... dont il était l’amant.

Éloge du kitsch

Liberace repoussait les limites du kitsch au-delà du raisonnable. Quelque chose comme Lady Gaga, Elton John, Ricky Martin et Pascal Sevran concassés dans un seul et même improbable personnage à moumoute et manteau clignotant. Une légende de la culture populaire américaine comme on en trouve dans les toiles d’Andy Warhol, Guy Peellaert ou, plus sûrement, chez le nouveau maître du kitsch Jeff Koons.

Rock Dreams

Disparu en 2008, le graphiste belge Guy Peellaert détournait et recomposait la réalité autour de figures marquantes des années pop : les Beatles, Ray Charles, Elvis, Dylan, Hendrix, Phil Spector, Mick Jagger, Lou Reed, Alice Cooper... Dans "Rock Dreams", ils étaient tous là... sans y être vraiment, icônes de légende plantées dans les décors d’une Amérique imaginaire, entre clichés kitsch, mythe et réalité. Une série de cent vingt-cinq planches travaillées à l’aérographe suffisamment fascinantes pour susciter des sons, des images, comme une machine à rêves où projeter ses fantasmes d’adolescent éternel...

Goodbye Yellow Brick Road

Dans les années cinquante, le show télévisé de Liberace devient si populaire auprès de la ménagère américaine de plus de 50 ans que le programme est exporté au Royaume-Uni. Là, Liberace ne tarde pas à devenir une vedette et à être repéré par un gamin qui en fait à la fois son héros et son modèle... Elton John. L’anglais se perfectionne à la pratique du piano, joue dans les pubs, s’invente un personnage excentrique aux tenues exubérantes et, comme son idole, devient célèbre des deux côtés de l’Atlantique avec l’album "Goodbye Yellow Brick Road" en 1973...

Versailles

Jeff Koons : ses Balloon Dogs, ses bibelots rococo, ses souvenirs de bazar ou encore son bouquet de tulipes récemment exposé à Las Vegas... L’artiste américain a fait son chemin dans le monde de l’art sans se soucier des arbitres des élégances. Il s’est affirmé dans un style néo-pop fétichiste qui évoque Warhol et dans un autre registre... Liberace, autre homme libre, affranchi du regard des autres, qui voulait quant à lui démocratiser la musique classique dans l’univers non moins impitoyable du spectacle.

Gangsters et gamblers

Las Vegas offre l’image d’un gigantesque parc d’attractions, une métropole presque entièrement orientée autour des jeux d’argent, où tous les excès sont permis. Pourtant, derrière les néons de la capitale du Nevada se cache une réalité plus sombre qui inspire un nombre croissant d’œuvres littéraires et cinématographiques...

Destination Graceland

À leur sortie de prison, Michael Zane et son codétenu Thomas Murphy, persuadé d'être le fils naturel d'Elvis Presley, se mettent en tête de vider les coffres du casino Riviera de Las Vegas. Une convention de fans d'Elvis se déroulant justement sur place, le parfait déguisement pour passer inaperçu parmi la foule d'aficionados est celui du King… Entre thriller sanguinolent et comédie très à l’ouest, "Destination Graceland" est au final un ovni assez rock’n’roll, avec Kevin Costner, Kevin Russell, Christian Slater et ... Paul Anka, ami et rival du « vrai » Elvis.

Casino

Dans les années soixante-dix à Las Vegas, Ace Rothstein, dirige d'une main de fer l'un des casinos les plus prospères de la ville. Impitoyable avec les tricheurs, Rothstein se laisse un jour séduire par une virtuose de l'arnaque d'une insolente beauté. Amoureux, il baisse la garde, l'épouse et lui fait un enfant. C’est alors que ses ennuis vont commencer... En 1995, Scorsese délocalise la mafia à Las Vegas pour un thriller noir comme l’encre qui s’apparente à une métaphore de la cité des péchés : à la fin, pas d’issue possible...

Lost Vegas

Derrière les néons fluos des casinos de Las Vegas, se cache l’autre visage de la ville : celui des parieurs prêts à tout, des "losers" suicidaires, des prostituées défoncées et des matins blêmes dans les quartiers glauques. Dans "Lost Vegas", le journaliste américain Paul McGuire raconte les arrière-cuisines du "gaming business", les filouteries des croupiers et la réalité sordide d’une ville qui révèle plus qu’aucune autre la misère humaine.

Grandeur et décadence

Qu’est-ce qui unit Liberace, le comte de Montesquiou et Hunter S. Thompson ? A priori peu de choses sauf qu’ils sont tous des dandys et tournent, chacun à leur manière, comme des satellites autour de la notion de décadence. Le scénario de "Sunset Boulevard" de Billy Wilder interroge pour sa part le dernier acte d’une ancienne star du muet oscillant entre normalité et folie, illusion et aliénation, grandeur et... décadence.

Sunset Boulevard

Joe Gillis, jeune scénariste sans le sou, pénètre par hasard dans la propriété où Norma Desmond, une ancienne actrice du muet, vit recluse. Celle-ci lui propose de travailler au scénario du film qui marquera son retour à l'écran. Une relation complexe s’installe alors entre eux. « J’aime le côté "Sunset Boulevard" de Liberace et Scott : le vieux, le jeune ; le puissant, l’obscur. Avec un peu de paillettes pour pimenter le tout », expliquait Soderbergh à la sortie de "Ma vie avec Liberace".

Les pas effacés

Il a, dit-on, inspiré le personnage de Des Esseintes à Huysmans dans "À rebours" et le Baron de Charlus à Proust dans" À la recherche du temps perdu". Surnommé « le professeur de beauté », Robert de Montesquiou ne se contentait pas d’être le mécène de l’avant-garde de son époque. C’était aussi un auteur raffiné dont "Les Pas effacés", ses mémoires, réunissent, comme dans un salon mondain, une constellation d’artistes de la période dite « décadente » : Proust, Huysmans, Verlaine, Mirbeau, Louÿs, etc...

Las Vegas Parano

Récit déjanté d'une quête du rêve américain sous l’influence de la prise répétée de substances tous azimuts (bourbon, joints, coke, poppers...), "Las Vegas Parano", récit du journaliste « gonzo » Hunter S. Thompson, était à l’origine un reportage livré en épisodes dans le magazine "Rolling Stone". C’est devenu un classique de la littérature US : un objet psyché, planant, foutraque, sauvage... réactivé en 1998 par l’adaptation éponyme de Terry Gilliam au cinéma.

Leçons de piano

« J’ai été capable de réaliser avec le piano quelque chose que peut-être les plus grands virtuoses n’ont pas fait. J’ai su toucher les gens. J’ai parlé un langage musical qui a été compris par les peuples de tous les pays. » Plus proche d’André Rieu que de son héros – le compositeur Ignacy Paderewski –, Liberace n’en reste pas moins un « virtuose » aux yeux des mamies qui constituent la grosse majorité de son public. Et une idole pour Elton John qui en fait son modèle...

Ma vie avec Liberace

Un jour de l'été 1977, le beau et jeune Scott Thorson pénètre dans la loge de la superstar Liberace au Las Vegas Hilton et, malgré la différence d'âge et de milieu social, les deux hommes entament une liaison secrète qui durera cinq ans. Le "biopic" de Steven Soderbergh narre les coulisses de cette relation orageuse, de leur rencontre à leur douloureuse rupture publique. Avec Michael Douglas dans le rôle de Liberace et Matt Damon, dans le rôle de Scott Thorson...

Ma vie avec Liberace
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Ma vie avec Liberace
Auteur: Soderbergh, Steven (1963-....)
Edition: Universal Pictures Video (prod.)

A Selection Of his US Victor Recordings

Liberace commence à jouer du piano dès l’âge de 4 ans. Encouragé par son père, il multiplie dès lors les cours particuliers. À 8 ans, il rencontre son idole, le pianiste polonais Ignacy Paderewski, d’origine polonaise comme lui, après un concert : « J'ai été saisi par la joie de voir ce virtuose jouer. Mon rêve était de suivre ses pas. Poussé par l'ambition, j'ai commencé à jouer avec une plus grande ferveur », explique-t-il dans sa biographie "Liberace : An American Boy".

Goodbye Yellow Brick Road

Dans les années cinquante, le show télévisé de Liberace devient si populaire auprès de la ménagère américaine de plus de 50 ans que le programme est exporté au Royaume-Uni. Là, Liberace ne tarde pas à devenir une vedette et à être repéré par un gamin qui en fait à la fois son héros et son modèle... Elton John. L’anglais se perfectionne à la pratique du piano, joue dans les pubs, s’invente un personnage excentrique aux tenues exubérantes et, comme son idole, devient célèbre des deux côtés de l’Atlantique avec l’album "Goodbye Yellow Brick Road" en 1973...

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