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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Rêves d’îles

6 thèmes | 18 oeuvres
Après les îles Marquises, Madagascar, le cap Vert, l’Islande, le Sri Lanka, la Nouvelle-Calédonie, ou encore les îles de l’Arctique en 2012, la XIIIème édition du Festival international du film insulaire de Groix, qui a lieu jusqu’au 25 août, est cette année consacrée à l’Irlande. Pendant quelques jours, ce petit bout de terre au large de Lorient présente une sélection de films documentaires « à rebours des cartes postales »... L’occasion d’un cabotage 100% insulaire et estival, entre bourlingue et exploration intérieure... L’aventure, la vraie !

Grands explorateurs

Marco Polo et Magellan ne sont pas les premiers explorateurs à avoir voulu repousser les frontières du monde connu. Mais ils ont fait rêver des générations d’explorateurs. Les dernières limites ont été repoussées cinq siècles plus tard avec l’exploration des pôles. Roald Amundsen fut le premier à atteindre le pôle Nord en 1909 et le pôle Sud deux ans plus tard. Les autres ont échoué – comme Sir Ernest Shackleton et Valerian Albanov. Mais leurs récits ont marqué l’Histoire.

Au pays de la mort blanche

En 1912, le Santa Anna quitte le port d’Alexandrovsk, dans la mer de Barents, et prend la route du nord pour tenter de rejoindre Vladivostok. Bientôt pris dans les glaces, le navire va dériver pendant près de deux ans. Treize hommes, menés par Valerian Albanov, décident de quitter le bateau pour rallier la première terre. Mais lorsqu'ils avancent vers le sud, la banquise sous leurs pieds dérive vers... le nord. Le récit d'Albanov, rédigé d'après son journal en 1917, est un fantastique récit d’aventure traversé de passages poétiques littéralement hallucinatoires au plus fort de la tourmente.

Robinson des mers du Sud

C’est à Suwarrow, un atoll des îles Cook à l’écart des routes maritimes, que le Néo-Zélandais Tom Neale décide de se faire déposer en 1954, après des décennies à arpenter les mers du Sud. Il y passera six années ponctuées de rares visites – dont celle de Bernard Moitessier – et entrecoupées de quelques séjours forcés à Rarotonga pour cause de sérieux problèmes de santé. À chaque fois, Neale se battra contre l’administration pour revenir sur « son » île. "Robinson des mers du Sud" raconte cette utopie réalisée : vivre sur une île déserte et y construire son paradis loin des hommes. Depuis la mort de Tom Neale en 1977, les marins qui font escale sur l’île sont priés de contribuer à entretenir le jardin qu'il avait créé et la tombe de cet aventurier misanthrope.

L'Odyssée de l'Endurance

En 1914, le célèbre explorateur polaire Sir Ernest Shackleton prend la mer à bord de l’Endurance avec un équipage de vingt-sept hommes. Le but de l’expédition – ouvrir la voie du pôle Sud à pied – constitue le dernier grand défi polaire des explorateurs de l’époque. Mais très rapidement, le navire se retrouve pris au piège des glaces et se met à dériver pendant des mois avant d’être broyé sous la pression de la banquise. L’équipage libère les chaloupes et stationne sur des blocs de glace en attendant le dégel pour commencer la plus grande histoire de survie de l’exploration de l’Antarctique... Six cent trente-cinq jours après le début de l’aventure, Shackleton parviendra à sauver tous ses hommes.

Îles d’exil

« Il est deux îles dont un monde sépare les deux Océans... », écrivait Victor Hugo en 1825 dans un poème ("Les Deux Îles") consacré à l’exil de Napoléon 1er. Il ne savait pas encore qu’il allait lui-même devoir s’exiler et passer les vingt ans du Second Empire à Jersey, puis à Guernesey... Mais de toutes les histoires d’exil, celle de l’Empereur a marqué les esprits plus qu’aucune autre et nombreux sont les historiens et les artistes à s’être penchés sur le mystère de ces six années passées à Sainte-Hélène. Plus proche de nous, dans une approche plus volontaire et « pacifique », d’autres ont choisi de s’exiler « au bord du monde » pour partir à l’assaut d’eux-mêmes...

Le Mémorial de Sainte-Hélène

Quand Napoléon 1er se voit conduit à l’exil sur l’île de Sainte-Hélène en 1815, une poignée de fidèles offrent de s’embarquer avec lui pour vivre ce qui seront les dernières années de l’Empereur. Parmi eux, le comte d’Empire et historien Emmanuel de Las Cases jouera pendant dix-huit mois un rôle de secrétaire particulier du captif et prendra note de leurs conversations pour les consigner jour après jour dans son "Mémorial de Sainte-Hélène". Un document de plus de deux mille pages qui reste le témoignage le plus complet de la chute et de la déchéance de l’Empereur mais aussi un recueil des pensées rétrospectives de l’Empereur sur son règne. Un livre que Las Cases publia deux ans après la mort de Napoléon, en 1823, et qui fit sa fortune puisque le "Mémorial" devint l’un des best-sellers du XIXème siècle.

La Chambre noire de Longwood

Après avoir connu la réclusion dans les geôles du Liban, Jean-Paul Kaufmann, amoureux des îles, choisi de se rendre dans certains bouts de terre parmi les plus isolés du globe. Après l’archipel des Kerguelen, le journaliste et écrivain se retrouve à Sainte-Hélène, sur les traces de Napoléon. Il part à la découverte de la petite société insulaire et s’enferme à Longwood, dans l’étrange demeure où l’Empereur vécut en exil les sept dernières années de sa vie. Dans ce qui est aujourd’hui devenu une petite enclave française, Kauffmann explore les odeurs, les objets, « le venin de l’ennui » avec la mélancolie qui caractérise son écriture, pour conclure par ces mots : « On ne visite pas Longwood, c’est Longwood qui vous visite. »

Armen

Gardien du phare mythique d’Ar-Men, au large de la pointe ouest de la Bretagne, un caillou isolé surnommé par ses gardiens « l’enfer des enfers », Jean-Pierre Abraham a vécu cinq ans un voyage immobile à l’affût de la moindre lumière, de la moindre seconde du temps qui passe et, surtout, « à l’assaut » de lui-même, du sens à donner à une vie dans un lieu où « s’impose l’extrême fermeté, la douce fermeté des rites ». « À cette heure, un mystérieux consentement m’habite... L’ultime point du soleil disparaît. La mer se referme. Si j’ai su perdre toute rancœur, toute crispation inutile, mon feu sera clair. […] Si quelque chose doit surgir, ce ne peut être que du fond de moi. Et voilà que je guette encore, comme si on allait frapper à la porte. » Voir la vidéo

Îles flottantes

"L’Appel du Nord"... C’est le nom d’un très beau livre du géographe, explorateur et écrivain Jean Malaurie qui sillonna l’Arctique au cours d’une trentaine d’expéditions polaires. L’appel du Nord, c’est aussi une façon de nommer le pouvoir d’attraction de cette région du monde, une surface mouvante, à géographie variable, qui s’étend grossièrement, pour un Français, de l’Atlantique nord au cercle polaire. Des îles d’Irlande au passage du Nord-Est en passant par les Orcades et les Hébrides écossaises... Un territoire rude, pas toujours hospitalier, qui a pourtant aimanté de nombreux explorateurs et artistes.

Orkney Symphony Magnetic North

Au XVIIIème siècle, une jeune femme s’est suicidée après avoir été bannie du village pour être tombée enceinte d’un mystérieux marin... Originaire de l’archipel des Orcades, au nord de l’Écosse, Gawain Erland Cooper s’inspire d’une légende locale pour écrire un album qui résonne comme un hommage à son île natale. Douze titres qui explorent les racines insulaires et inventent un étrange folklore, inquiétant et mélancolique, gorgé de cordes et de cuivres et magnifié par la chorale du coin.

How I Ended this Summer

Sur une île désolée de l'océan Arctique, le météorologiste Sergei et un jeune diplômé, Pavel, passent plusieurs mois dans une station polaire coupée du monde. Pavel reçoit un message radio dramatique qui concerne la famille de Sergei et essaie de trouver le bon moment pour en parler à son compagnon… en vain. Bientôt, la peur, le mensonge et le soupçon perturbent leurs relations... En 2011, Sergei Popogrebsky revient dans la région de la Tchoukotka où il a passé son enfance pour tourner son troisième film, un huis clos insulaire sauvage doublé d’un thriller psychologique magnifié par des images de paysages de bout du monde à tomber à la renverse.

Au pays de la mort blanche

En 1912, le Santa Anna quitte le port d’Alexandrovsk, dans la mer de Barents, et prend la route du nord pour tenter de rejoindre Vladivostok. Bientôt pris dans les glaces, le navire va dériver pendant près de deux ans. Treize hommes, menés par Valerian Albanov, décident de quitter le bateau pour rallier la première terre. Mais lorsqu'ils avancent vers le sud, la banquise sous leurs pieds dérive vers... le nord. Le récit d'Albanov, rédigé d'après son journal en 1917, est un fantastique récit d’aventure traversé de passages poétiques littéralement hallucinatoires au plus fort de la tourmente.

Tintin - L’Île noire

C’est dans "L’Île noire" que Tintin débarque pour la première fois sur une île. Il y reviendra plus tard à plusieurs reprises mais on n’y trouvera pas le halo de mystère qui fait de "L’Île noire" un livre si particulier. Normal : il semble que ce soit sur la légendaire île écossaise d’Arran que l’équipe d’Hergé a fait ses repérages. Le château abandonné de Ben More, les falaises battues par les vents, les paysages indomptables, les côtes déchiquetées... La fascination qu’exerce L’Île noire doit beaucoup à cette île de la mer d’Irlande qui aura donc éveillé l’imaginaire insulaire de toute une génération de passionnés des îles.

  Livre Fiction
Tintin
Auteur: Hergé (1907-1983)
Edition: Casterman

Naufrages

Les histoires de naufrages ont toujours exercé une sorte de fascination et alimenté une mythologie qui se niche dans la littérature ("Robinson Crusoé", "Vendredi ou La vie sauvage", "Sa majesté des mouches"...) au cinéma ("Pandora", "Titanic", "Seul au monde", etc.), et même dans la peinture (Turner, Géricault, Vernet…). Mais d’autres naufrages, ceux-là bien réels, et plus humains que maritimes, dépassent parfois la fiction...

Nauru, l’île dévastée

Minuscule confetti perdu dans le Pacifique, l’île de Nauru aurait dû vivre une vie sans histoires. Pourtant cette micro-nation – le plus petit pays de la planète – vit un destin à nul autre pareil. Quand on a découvert que son sous-sol renfermait un gisement de phosphate, Nauru est devenu un des pays les plus riches du monde. Mais après un siècle d’exploitation du minerai, l'épuisement des réserves conjugué à la corruption des dirigeants a plongé Nauru dans la faillite. Les Nauruans, obèses, meurent du diabète et les voitures de luxe achetées pendant les années d’abondance encombrent les bas fossés. Pour survivre, Nauru est devenu un paradis fiscal et loue son maigre territoire à l’Australie pour construire des camps de réfugiés à ciel ouvert... Une métaphore du monde moderne.

Sa majesté des mouches

À la suite d’un accident d’avion, un groupe d’enfants issus de la haute société britannique se retrouve isolé sur une île du Pacifique. Livrés à eux-mêmes dans une nature sauvage et paradisiaque, les jeunes survivants tentent d’organiser leur survie en reproduisant les schémas sociaux qui leur ont été inculqués. Mais bientôt, la petite communauté vole en éclats, laissant la place à une organisation cruelle et violente bâtie autour d'un chef charismatique et d'une religion de pacotille. Un grand roman d’aventure doublé d’une réflexion sur la précarité de l’idéal démocratique et les germes de la barbarie écrit moins de dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

L'Odyssée de l'Endurance

En 1914, le célèbre explorateur polaire Sir Ernest Shackleton prend la mer à bord de l’Endurance avec un équipage de vingt-sept hommes. Le but de l’expédition – ouvrir la voie du pôle Sud à pied – constitue le dernier grand défi polaire des explorateurs de l’époque. Mais très rapidement, le navire se retrouve pris au piège des glaces et se met à dériver pendant des mois avant d’être broyé sous la pression de la banquise. L’équipage libère les chaloupes et stationne sur des blocs de glace en attendant le dégel pour commencer la plus grande histoire de survie de l’exploration de l’Antarctique... Six cent trente-cinq jours après le début de l’aventure, Shackleton parviendra à sauver tous ses hommes.

Twist tropiques !

Depuis les Grecs, les îles occupent une place à part dans notre perception du monde : utopie, terre d’élection, promesse d’ailleurs et d’altérité… Les continentaux fortunés, qui ont tout loisir désormais d’y passer leurs vacances, ne se privent pas de le faire sans souci particulier d’y faire de l’ethnologie, et le tourisme de masse à de beaux jours devant lui... même s’il arrive à certains de découvrir la face cachée de la carte postale. Parfois c’est drôle, parfois beaucoup moins.

Lost – Intégrale saison 1 à 6

Après le crash du vol 815 de la compagnie Oceanic Airlines, sur une île du Pacifique, les soixante et onze survivants vont devoir apprendre à cohabiter et survivre… Créée en 2004 et disparue des radars en 2010 au terme de six saisons et 121 épisodes sous haute tension, la série "Lost" a fait l’objet d’un nombre invraisemblable de débats, analyses et exégèses, sa disparition ayant pour sa part provoqué la stupeur et l’indignation de spectateurs totalement envoutés par les innombrables ressorts dramatiques, souvent à la lisière du fantastique, du feuilleton. Entre "flashbacks", "flashforwards", "flashsideways" et autres "cliffhangers" ahurissants, "Lost" est un objet hors normes, servi par une équipe de scénaristes en ébullition.

Les Naufragés de l’île de la Tortue

Employés d’une agence de tourisme, Jean-Arthur Bonaventure (Pierre Richard) et Petit Nono (Jacques Villeret) ont l’idée du siècle pour sortir de leur routine : proposer à leurs clients une formule de vacances exotiques – « 3000 francs rien compris » – qui donnera aux apprentis robinsons le privilège d’être largués sur une île déserte et de « se démerder » comme des grands pour se loger et se nourrir sur place. Bien sûr, les gogos ne tardent pas à affluer par charter pour passer les vacances les plus lamentables de leur vie... "Les Naufragés de l’île de la Tortue" fut considéré à l’époque de sa sortie (1976) comme une comédie d’aventure iconoclaste. Un à (re)découvrir grâce au formidable coffret consacré au réalisateur Jacques Rozier.

La Vie sexuelle des cannibales

Sur le papier, peut-on rêver mieux qu’un job de deux ans sur l’archipel paradisiaque des Kiribati, en plein Pacifique sud ? Il faut toujours se méfier des cartes postales... Maarten et Sylvia, un jeune couple d’Américains, vont y vivre un authentique enfer. À Tawara, les gens font des hôtes épouvantables, les cancrelats et les rats partagent votre taudis et vos repas comme s’ils faisaient partie de la famille, et des îlots de couches culottes parsèment un lagon lessivé. Et pour couronner le tout, la « Macarena » tourne en boucle dans chaque recoin de l’île... J. Maarten Troost sait de quoi il parle : il a effectivement vécu deux années dans cet ancienne colonie anglaise menacée par la montée des eaux… Un livre idéal pour la plage !

Vagabonds des mers du Sud

Les Moluques, la Nouvelle-Guinée, les îles Gilbert, Cook, Tonga, Salomon, Fidji, Vanuatu, Suwarrow... Il a longtemps été préférable d’être navigateur pour gagner ses îles du Sud aux noms de rêve. Certains ont d’ailleurs choisi d’arrêter de sillonner ces mers chaudes pour jeter l’ancre sur un atoll et vivre en solitaire une existence loin des hommes. D’autres, plus artistes que navigateurs, ont juste pris un aller simple pour chercher leur « part sauvage » et remettre leur art en chantier.

Gauguin – Tahiti-Marquises

À l’âge de 43 ans, Gauguin choisit de fuir la civilisation et de rejoindre les tropiques pour s’installer à Tahiti. Très inspiré, il y peint plus de soixante-dix toiles en l’espace de quelques mois. Puis il repart, cette fois pour l’archipel des Marquises où, fasciné par l’art local, il peint et sculpte en quête d’une utopie primitive à la recherche de « ce malgré moi de sauvage » qui correspondait selon lui à sa nature profonde...

Robinson des mers du Sud

C’est à Suwarrow, un atoll des îles Cook à l’écart des routes maritimes, que le Néo-Zélandais Tom Neale décide de se faire déposer en 1954, après des décennies à arpenter les mers du Sud. Il y passera six années ponctuées de rares visites – dont celle de Bernard Moitessier – et entrecoupées de quelques séjours forcés à Rarotonga pour cause de sérieux problèmes de santé. À chaque fois, Neale se battra contre l’administration pour revenir sur « son » île. "Robinson des mers du Sud" raconte cette utopie réalisée : vivre sur une île déserte et y construire son paradis loin des hommes. Depuis la mort de Tom Neale en 1977, les marins qui font escale sur l’île sont priés de contribuer à entretenir le jardin qu'il avait créé et la tombe de cet aventurier misanthrope.

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