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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

USA Parano

6 thèmes | 20 oeuvres
Communistes à l’époque de McCarthy, groupuscules terroristes durant les années soixante/soixante-dix, poseurs de bombe islamistes aujourd’hui : l’Amérique craint comme la peste un ennemi intérieur d’autant plus effrayant qu’il n’a pas de visage. C’est dans ce doux climat de paranoïa, largement exploité par Hollywood, que Robert Redford exhume une période agitée de l’histoire du pays (le Weather Underground et les groupes activistes d’extrême gauche des sixties) pour relancer la grande tradition d’un thriller politique avec le film "Sous surveillance", adapté d’un roman noir de Neil Gordon.

En cavale

Le film de Robert Redford "Sous surveillance" suit la fuite d’un homme qui veut prouver son innocence. Il appartient à la longue tradition des films de cavale, un genre à part entière né pratiquement avec le cinéma. "Cops" de Buster Keaton, "Le Kid" de Charlie Chaplin, pourchassés par les policemen, le très social "Je suis un évadé" de Mervyn LeRoy, ou le tonitruant "Bonnie and Clyde" d’Arthur Penn, parmi tant d’autres classiques, auront mis en scène la longue errance des ennemis publics, coupables ou non.

Les Passagers de la nuit

Condamné à perpétuité pour le meurtre de son épouse, un homme s'évade de prison et échappe à la police grâce à la complicité d’une jeune femme persuadée de son innocence. Sous une nouvelle identité (et avec un nouveau visage grâce à une opération esthétique), le taulard en cavale va alors essayer de retrouver le véritable coupable. Un classique du film noir, tourné en partie en caméra subjective, réunissant pour le meilleur et pour le pire un des couples les plus fameux de l’écran, Lauren Bacall/Humphrey Bogart.

Ma cavale

Certains crimes ne peuvent rester impunis. L’écrivain de romans policiers Cesare Battisti en a fait l’amère expérience. Alors qu’il a refait sa vie en France, et s’impose comme un bon écrivain de polars, son passé le rattrape soudain. La justice italienne l’accuse d’avoir commis en 1978 et 1979 deux assassinats alors qu’il était membre de l’organisation terroriste d’extrême gauche PAC (Prolétaires Armés pour le Communisme). Comme Jim Grant, Cesare Battisti devra prendre la fuite en 2004 et se réfugiera au Brésil où il sera finalement arrêté. Ce livre raconte sa cavale.

  Livre doc
Ma cavale
Auteur: Battisti, Cesare (1954-....)
Edition: Grasset

Essential Killing

Un Afghan est capturé par les forces spéciales américaines et transféré dans un centre de détention secret, dont il finit par s’échapper. Commence alors pour cet étrange moudjahid une longue et terrible cavale... Un terroriste mystérieux (formidablement incarné par Vincent Gallo), une armée « clandestine », sans existence officielle, et des forêts sous la neige : le réalisateur Jerzy Skolimowski ("Deep End", "Travail au noir") signe une époustouflante allégorie sur le combat d’un homme seul contre tous.

L’ennemi intérieur

Imaginaire ou réel, « l’ennemi intérieur » obsède depuis toujours les États-Unis. En 1955, le sénateur McCarthy l’identifie : c’est le communiste ! Une longue et sinistre traque peut commencer. Par la suite, le méchant prendra d’autres visages, plus modernes, et toujours liés au contexte international du moment. Celui de Timothy McVeigh par exemple, le militant d’extrême droite, auteur de l’attentat d’Oklahoma City, ou de John Walker, le « taliban américain » capturé en Afghanistan. Pour peu, les citoyens américains en viendraient à se méfier de leur propre voisin.

Sous surveillance

Peut-on échapper à son passé ? C’est ce que Jim Grant (joué par Robert Redford lui-même), avocat respectable, aura longtemps cru jusqu’à ce qu’un jeune journaliste ambitieux révèle sa véritable identité et le force à une folle cavale : Grant est en fait un ancien terroriste du Weather Underground, groupe fondé en 1969, impliqué dans un braquage sanglant il y a une trentaine d’années. Entouré de quelques « vieux de la vieille » (Julie Christie, Susan Sarandon et Nick Nolte), Robert Redford réalise un bon film d’action de facture très classique.

Les Envahisseurs

« Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, alors qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva ! »... Ainsi s’ouvre chaque épisode (43 pour être précis) de la série culte "Les Envahisseurs" qui fit trembler les États-Unis lors de sa diffusion, en 1967. Les extraterrestres que traque le témoin de la nuit, David Vincent, ont une apparence humaine, et se font juste repérer à leur petit doigt dressé vers le ciel (« maison » ?). Et personne n’est vraiment dupe : dans l’Amérique de l’époque, il n’est pas difficile d’imaginer qu’ils ont tous dans la poche leur carte tamponnée du Parti communiste soviétique, et viennent envahir le pays pour mieux le ruiner.

Homeland

Le soldat Brody, emprisonné en Irak pendant quelques années, a-t-il été retourné par ses ravisseurs islamistes ? Prépare-t-il un attentat sur le sol américain ? C’est en tout cas ce que pense l’agent Carrie Mathison. Mais peut-on lui faire confiance ? Entre fantasme paranoïaque et terrible réalité, la démoniaque série "Homeland" vient brouiller les cartes et remuer un malaise planétaire vis à vis du terrorisme, guerre aveugle, opaque, sans armée ni visage.

La contestation américaine

En 1963, à Washington, Martin Luther King prononce son célèbre discours : « J’ai fait un rêve ». Les deux jeunes figures du folk, Joan Baez et Bob Dylan, symboles d’une contestation américaine qui connaîtra son apogée pendant la décennie, assistent à l’événement et s’enflamment. À mesure que la discrimination raciale devient de plus en plus intolérable, et que la guerre au Vietnam s’amplifie, une opposition de plus en plus radicale, de plus en plus violente, secoue les campus et les rues des grandes villes. Certains groupuscules vont même jusqu’à prôner, comme le Weather Underground, une véritable guerre armée.

Transes

En 1974, la petite fille du magnat de la presse William Randolph Hearst est enlevée par un groupe d’extrême gauche américain, l’Armée de libération symbionaise. Quelques mois plus tard, arme au poing, la jeune femme est filmée par une caméra de surveillance en train de braquer une banque. L’écrivain Christopher Sorrentino s’inspire de ce fait divers qui enflamma l’Amérique (Patty Hearst, finalement arrêtée, sera condamnée à sept ans de prison, puis graciée par le président Carter) pour évoquer la dérive des idéaux révolutionnaires vers une radicalité flirtant avec la délinquance.

  Livre Fiction
Transes
Auteur: Sorrentino, Christopher (1963-....)
Edition: Sonatine éd.

Subterranean Homesick Blues

D’où vient le nom de « Weather Underground » ? D’une célèbre chanson de Bob Dylan, « Subterranean Homesick Blues », citée intégralement dans le roman de Neil Gordon : « Tu n’as pas besoin d’un monsieur météo ("weatherman") pour savoir d’où vient le vent ». Ce terme de « monsieur météo » inspira les activistes de la gauche radicale et futurs terroristes. Il est vrai que Dylan fut bien un baromètre pour le mouvement révolutionnaire des années soixante et soixante-dix.

  CD
Subterranean homesick blues
Auteur: Dylan, Bob (1941-....)
Edition: Sony music

Guitar Army

Rock Revolution, Motor City, MC5 et les White Panthers. En 1968 naît le parti antiraciste et socialiste White Panthers, en écho aux Black Panthers. À Detroit, l’un de ses fondateurs, John Sinclair, manager du MC5 et grand fan de free jazz, s’impose comme le chef de file d’un mouvement activiste qui concentre toutes les valeurs de la contre-culture de l’époque (amour libre, drogue, paix…). Emprisonné pour détention et consommation de marijuana, Sinclair (soutenu par John Lennon et Yoko Ono) écrit alors, sous l’égide de Lénine et de Mao, ce manifeste de la révolution White Panther, devenu depuis un classique.

De la contestation en Amérique

La contestation en Amérique sonne le grand réveil de tout un pays : le radicalisme noir, le féminisme, l’antimilitarisme, la lutte du peuple indien pour ses droits, mais aussi la musique comme vecteur de contestation, à travers le rock et les immenses festivals de plein air (de Woodstock, l’apogée, à Altamont, le chant du cygne) secouent violemment le conservatisme de l’époque. Cette étude revient sur tous ces éléments qui ont construit les sixties outre-Atlantique.

Le journaliste, ce héros

À l’heure où la presse écrite s’effondre aux États-Unis, il est presque surréaliste de voir que le héros de "Sous surveillance" est un jeune reporter d’une feuille locale, l’"Albany Times". Ce choix nous ramène à l’époque dorée d’un cinéma hollywoodien qui, dans le sillage du Watergate, voyait dans le journaliste le garant de la démocratie et de la liberté, le « chevalier blanc » capable de rivaliser sur le plan romanesque avec le détective privé et le courageux policier.

Les Hommes du président

C’est l’un des grands thrillers politiques de la carrière de Robert Redford, tourné avec un autre monstre sacré du cinéma hollywoodien des années 1970, Dustin Hoffman. Comme pour "Les Trois Jours du Condor" et "Sous surveillance", le film de Pakula respecte les objectifs fixés : énoncer des idées fortes sans rien perdre du pur divertissement. Il s’intéresse ici au « quatrième pouvoir », la presse, et raconte plus ou moins fidèlement comment les deux journalistes du "Washington Post", Bob Woodward et Carl Bernstein, ont révélé le scandale du Watergate. Un suspens tout en sobriété.

Le Dernier d’entre nous

Si "Sous surveillance" est un brillant film d’action, le livre de Neil Gordon, professeur de littérature à Paris, dont il est tiré est un peu plus que cela : récit épistolaire moderne (tout le thriller est construit comme un passionnant échange de mails) plein de musique (Bob Dylan, Pete Seeger, Chrissie Hynde) et de références politiques, "Le Dernier d’entre nous" évoque un pan entier de l’histoire récente de l’Amérique, depuis le Vietnam jusqu’à l’Irangate, dans toute sa fureur et sa violence. Ambitieux.

Under Fire

"Under Fire" s’inspire d’un fait divers : en 1979, pendant la guerre civile du Nicaragua un reporter américain de la chaîne de télévision ABC, Bill Stewart (incarné à l’écran par Gene Hackman), était abattu par des soldats du dictateur Somoza, l’allié des États-Unis, sous l’œil d’une caméra. Les terribles images de cette tragédie allaient violemment émouvoir l’opinion américaine et – contre toute attente – faire pencher la balance en faveur des rebelles sandinistes, modifiant ainsi le cours d’une histoire qui semblait pourtant écrite.

Les cadavres du placard

« Près du passé luisant demain est incolore », écrit Apollinaire. Le passé occulte et inavouable est au cœur de très nombreuses intrigues de fiction. Il pèse sur des personnages qui aimeraient se faire oublier, ronge parfois leur conscience, les obligeant à ne dormir que d’un œil, pour rejaillir en un instant, souvent à cause d’un détail, d’un petit rien oublié. Avec, chaque fois, une question angoissante pour ceux qui sont autour : nous ne connaissons jamais vraiment les êtres que nous fréquentons !

Le Dernier d’entre nous

Si "Sous surveillance" est un brillant film d’action, le livre de Neil Gordon, professeur de littérature à Paris, dont il est tiré est un peu plus que cela : récit épistolaire moderne (tout le thriller est construit comme un passionnant échange de mails) plein de musique (Bob Dylan, Pete Seeger, Chrissie Hynde) et de références politiques, "Le Dernier d’entre nous" évoque un pan entier de l’histoire récente de l’Amérique, depuis le Vietnam jusqu’à l’Irangate, dans toute sa fureur et sa violence. Ambitieux.

L’Anglais

Après neuf ans de prison, « l’Anglais » (joué par un Terence Stamp franchement inquiétant) débarque à Los Angeles et écume les bas-fonds de la ville, bien décidé à venger sa fille, visiblement victime d’un vieux requin du show-business. Que le suspect ait les traits de Peter Fonda, l’ancien motard hippie de "Easy Rider", véritable symbole de l’utopie des années soixante (avec sa sœur Jane), n’a rien d’anodin : dans le film de Soderbergh, l’icône de la contre-culture incarne la chute morale des idéalistes révolutionnaires des années soixante, devenus avec le temps de sombres et cyniques personnages.

Les Passagers de la nuit

Condamné à perpétuité pour le meurtre de son épouse, un homme s'évade de prison et échappe à la police grâce à la complicité d’une jeune femme persuadée de son innocence. Sous une nouvelle identité (et avec un nouveau visage grâce à une opération esthétique), le taulard en cavale va alors essayer de retrouver le véritable coupable. Un classique du film noir, tourné en partie en caméra subjective, réunissant pour le meilleur et pour le pire un des couples les plus fameux de l’écran, Lauren Bacall/Humphrey Bogart.

Quand le thriller se fait politique

Le thriller politique devient un genre très en vogue à partir des années soixante. Il faut dire qu’à cette époque, les thématiques ne manquent pas : guerre froide, sentiment de complot (alimenté par les assassinats de John et Bob Kennedy), scandale du Watergate... le climat est anxiogène. Du coup, le combat d’un homme seul contre une organisation criminelle secrète aux allures de rouleau compresseur devient un thème récurrent de la littérature et du cinéma de l’époque. Robert Redford y trouvera quelques-uns de ses meilleurs rôles, et des écrivains comme Frederick Forsyth ("Le Dossier Odessa"), ou des cinéastes comme John Frankenheimer ("Sept jours en mai"), exploiteront brillamment le filon, parfois – comme dans le cas du très prolixe Robert Ludlum – jusqu’à la corde.

Sous surveillance

Peut-on échapper à son passé ? C’est ce que Jim Grant (joué par Robert Redford lui-même), avocat respectable, aura longtemps cru jusqu’à ce qu’un jeune journaliste ambitieux révèle sa véritable identité et le force à une folle cavale : Grant est en fait un ancien terroriste du Weather Underground, groupe fondé en 1969, impliqué dans un braquage sanglant il y a une trentaine d’années. Entouré de quelques « vieux de la vieille » (Julie Christie, Susan Sarandon et Nick Nolte), Robert Redford réalise un bon film d’action de facture très classique.

Les Six Jours du Condor

En 1974, Nixon démissionne, suite à la désastreuse affaire du Watergate. C’est dans ce contexte que James Grady, un ancien journaliste du "Washington Post", publie son fameux best-seller "Les Six Jours du Condor". Un homme, modeste employé dans un bureau de la CIA, doit fuir des ennemis invisibles bien décidés, sans raison apparente, à le tuer. Le roman sera adapté l’année suivante au cinéma par Sydney Pollack (et réduit au passage de trois jours) avec un Robert Redford en caban, bonnet vissé sur le crâne, courant comme un lapin pour fuir d’implacables tueurs.

Les Hommes du président

C’est l’un des grands thrillers politiques de la carrière de Robert Redford, tourné avec un autre monstre sacré du cinéma hollywoodien des années 1970, Dustin Hoffman. Comme pour "Les Trois Jours du Condor" et "Sous surveillance", le film de Pakula respecte les objectifs fixés : énoncer des idées fortes sans rien perdre du pur divertissement. Il s’intéresse ici au « quatrième pouvoir », la presse, et raconte plus ou moins fidèlement comment les deux journalistes du "Washington Post", Bob Woodward et Carl Bernstein, ont révélé le scandale du Watergate. Un suspens tout en sobriété.

Le Dernier d’entre nous

Si "Sous surveillance" est un brillant film d’action, le livre de Neil Gordon, professeur de littérature à Paris, dont il est tiré est un peu plus que cela : récit épistolaire moderne (tout le thriller est construit comme un passionnant échange de mails) plein de musique (Bob Dylan, Pete Seeger, Chrissie Hynde) et de références politiques, "Le Dernier d’entre nous" évoque un pan entier de l’histoire récente de l’Amérique, depuis le Vietnam jusqu’à l’Irangate, dans toute sa fureur et sa violence. Ambitieux.

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