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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Va-va-voom !

4 thèmes | 13 oeuvres
Dans une semaine, le samedi 16 juin à 16 heures, sera donné le départ de la 86e édition des 24 Heures du Mans, une des courses automobiles les plus célèbres au monde. Pendant 24 heures, des équipages composés de pilotes mi-hommes, mi-machines rouleront parfois à plus de 400 km / heure ! Objet de fantasmes pour les uns, symbole d’une société machiste hors d’âge pour les autres, tous les auteurs se sont emparés du sujet. Attachez vos ceintures pour un tour de circuit.

Des auteurs et des moteurs

La voiture stimule toutes les imaginations y compris celles d’auteurs que l’on croyait, à tort, plus portés sur l’introspection. Alain Cavalier, réalise un vrai road movie sur les routes de France, Cronenberg enferme son personnage dans une sorte de prison panoptique dont il ne peut sortir, quant à Quentin Dupieux…

Le Plein de super

Klouk a dû accepter de conduire dans le Midi, la « station-wagon » d'un client du garage lillois où il est premier vendeur. Il demande à Philippe, un copain, de l’accompagner. À Paris, ils sont contraints d’embarquer deux trublions... "« Cavalier décrit un monde ouvert où les divagations post-soixante-huitardes de ses héros s'intègrent dans un vaste contexte social, historique et géographique, ­par exemple, les rencontres avec des locaux, les citations littéraires, la référence à Lamartine. Bref, un road movie dans toute sa splendeur, où les séquences de transition entre deux scènes relèvent du documentaire »." Vincent Ostria – Les Inrockuptibles

Cosmopolis

David Cronenberg est fasciné par les rapports entre l’homme et la machine qui lui ont inspiré "Vidéodrome" (1983),  "La Mouche" (1986) ou encore "Crash" (1996). Dans "Cosmopolis, "Cronenberg se livre à l'étude de la dégénérescence du corps social. Eric Packer, un jeune multimilliardaire, se rend en limousine chez son barbier. Coincé dans les embouteillages provoqués par des manifestations,  ce sont ses interlocuteurs qui viennent à lui. A travers ses échanges avec son médecin, sa maîtresse, son conseiller financier, parmi d’autres, Eric comprend que ce monde qui l’entoure, mais qu’il ne connaît pas, sombre progressivement dans le chaos. Inspiré d'un roman de Don DeLillo, David Cronenberg décrit avec une élégance froide une civilisation en décomposition.

Rubber

Peut-être est-ce parce que son père était garagiste que Quentin Dupieux s’est pris de passion pour les pneus. Ou peut-être est-ce parce qu’il a trop respiré les vapeurs d’essence. Toujours est-il que Dupieux (également connu sous le nom de Mr Oizo pour son morceau "Flat Beat") joue ici de tous les codes du cinéma de série B et signe l’un des films les plus hallucinés et hallucinant de ce début du XXIe siècle. Le pitch : dans le désert californien, les spectateurs d’une salle de cinéma en plein air, assistent, avec des jumelles, aux aventures d'un pneu psychopathe mystérieusement attiré par une jolie fille. Une enquête commence. Une chose est sûre, vous ne regarderez plus jamais les pubs des marchands de pneus du même œil.

Des courses et des hommes

Les hommes font la course depuis la nuit des temps, et le moteur à explosion n’est en fait qu’une prothèse qui permet aux plus furieux d’entre eux d’aller encore plus vite, et à ceux qui restent sur le bord de la piste, de les regarder, un mélange d’admiration et de frayeur au fond des yeux.

Le Mans

Steve McQueen disait qu’il était d’abord un pilote, et ensuite seulement un acteur et un réalisateur. C’est tellement vrai qu’il participait régulièrement à des courses automobiles et de motos. C’est donc tout naturellement, alors qu’il était au sommet de sa popularité, qu’il s’est lancé dans la production de ce film, le plus important de sa filmographie à ses yeux. Si la partie dramatique du film est… dispensable (une histoire d’amour entre un pilote, Steve McQueen, et la veuve d’un de ces anciens adversaires, mort dans un accident de course), toutes les images qui montrent la course (tournées pendant trois semaines dans les conditions réelles) restent encore sensationnelles. Un classique, comme les voitures que l’on voit à l’écran, dont la fameuse Ford GT 40  bleu ciel et sa fameuse bande orange.

Week-end of a Champion

« Quand je monte dans ma voiture, je suis comme un type à qui on vient de faire une piqûre. Toutes mes douleurs, tout le reste disparaît. On t’a donné un anesthésique et tu perds toute relation au chagrin, à la douleur, aux émotions en dehors de ce que tu veux tirer de la voiture » Jackie Stewart. Dans les années soixante-dix, piloter des F1,  c’était risquer sa vie à tous les virages. Roman Polanski et Jackie Stewart étaient amis, le cinéaste a suivi le pilote pendant le week-end du Grand Prix de Monaco de 1970. On ne loupe rien des essais sous la pluie, des commentaires pendant un tour de reconnaissance, des discussions avec François Cevert (qui disparaîtra deux ans plus tard sur un circuit aux Etats-Unis), ni des explications, en slip, au petit déjeuner, sur l’art de négocier les virages le plus délicatement possible. Un document indispensable.

Courses de légende, tome 3 : Le Mans

Dessinateur de bande dessinée, illustrateur, Denis Sire est apparu au début des années quatre-vingt, dans Métal Hurlant, aux côtés de Margerin, Serge Clerc, Jano, Yves Chaland… Denis Sire, qui nourrit une passion pour le rock n’roll et l’esthétique des années cinquante, est un passionné de motos vintage et dessine toutes sortes de bolides comme autant d’objets de fantasme. Chez lui, les personnages n’ont pas de gros nez et leurs voitures ne font pas teuf- teuf en crachant de gros nuages de fumée noire. Au contraire, tout est sublimé. Il était donc logique qu’il s’attaque un jour aux 24 Heures du Mans. En feuilletant cet album, on est frappé par une révélation : Denis Sire est le Michel-Ange de la bande dessinée et cet album, sa Chapelle Sixtine.

Du sang dans le super

Savoir bien conduire ou posséder de belles voitures n’est pas toujours de tout repos. Rarement même si l’on se fie aux trois exemples ci-dessous.

Fast & Furious

Depuis la sortie de ce premier opus, la série des "Fast & Furious" est devenue un must pour tous les passionnés de « tuning », cet art de bricoler sa voiture pour en améliorer l’apparence et la puissance. Ici tout est surpuissant, les moteurs des bolides comme le corps des acteurs gonflés à la testostérone. Le spectateur n’est pas trompé sur la marchandise : le bruit des moteurs renvoie l’usage des dialogues au strict minimum, et les poursuites font office de rebondissements scénaristiques. En huit épisodes, la série a rapporté plus de cinq milliards de dollars. De quoi pouvoir régulièrement redresser les carrosseries pliées, refaire les peintures et changer les pneus.

The Driver

A Los Angeles, un homme mystérieux et solitaire surnommé « Le Chauffeur » est passé maître dans l’art de semer la police lors de braquages à hauts risques. Un détective décide de le piéger en montant un faux casse avec une équipe de truands. Afin de lui échapper, « Le Chauffeur » s’associe avec « La Joueuse », une jeune femme séduisante et énigmatique (Isabelle Adjani). Le personnage du chauffeur, interprété par Ryan O’Neal, était initialement prévu pour Steve McQueen. C’est Ryan Gosling, le nouveau « roi du cool » qui tient le personnage du conducteur sans nom dans "Drive, "dont l’histoire ressemble beaucoup à celle de "The Driver". Autre point de filiation, Nicolas Winding Refn, le réalisateur de "Drive", dit avoir été influencé par "Bullitt "(et sa fameuse course-poursuite) avec, derrière le volant, Steve McQueen. Et voilà !

Goodbye, Loretta

Short Creek, Arizona, 1974. Loretta a quinze ans et rêve de prendre le large. Dans la journée, elle vit une existence pour le moins austère et anachronique, entre travaux des champs et prières à tout va, au sein d’une famille de mormons fondamentalistes. La nuit, en revanche, elle fait le mur pour boire des bières et flirter dans la Nova de son petit ami à l’orée du désert jusqu’à ce que son chemin croise Jason, jeune mormon lui aussi, fan des Doobie Brothers, de Led Zeppelin et du cascadeur Evel Knievel. Au volant de la Chrysler Imperial LeBaron de 1970, vert laitue au toit noir, du père de Jason, les deux jeunes gens flanqués d’un troisième larron, vont alors jouer à la grande évasion...

  Livre Fiction
Goodbye, Loretta
Auteur: Vestal, Shawn
Edition: Albin Michel
Collection: Terres d'Amérique

Un feu ? Quel feu, Monsieur l Agent ?

Les Courses-poursuites au cinéma

John Ford disait que le top 3 des meilleurs sujets à filmer était les "chevaux" au galop, les couples en train de danser et les "montagnes". On peut penser qu’aujourd’hui, on pourrait remplacer les chevaux par les voitures. Depuis le muet, on ne compte plus les scènes de courses-poursuites d’anthologie, propres à déclencher rires ou frissons en cascade. C’est aussi l’art des images en mouvement destinées à retranscrire la trajectoire des corps. Ce livre les classe en thématiques surprenantes qui éclairent d’une autre lumière ce genre particulier de cinéma.

Need for Speed Payback

S’il est un domaine dans lequel le jeu vidéo permet de retrouver des sensations incroyables, c’est bien celui de la course automobile. "Need for Speed" est un jeu mythique mettant en scène des courses illégales de voitures. Les courses se passent le plus souvent en ville, au milieu du trafic, de jour comme de nuit. Les bricoleurs ont également la possibilité de personnaliser leur voiture dans le plus pur esprit « tuning », ainsi que les réglages du moteur, des suspensions, des roues. Jeu populaire s’il en est, chaque nouvel opus se vend aux environs d’une dizaine de millions d’exemplaires. De quoi faire rêver les constructeurs automobiles dans la vraie vie.

Macadam à deux voies

Le « road-movie à voitures », c’est un peu comme le rock à guitares… Encore plus intense, plus bruyant et plus fulgurant ! C’est devenu, dans les années 1960-1970, un genre à part entière, dans lequel les productions indépendantes rivalisaient largement avec Hollywood. Ce "Macadam à deux voies" est, à lui seul, un condensé de toutes les références et symboles ultimes du genre : deux coureurs automobiles taillent la Route 66 à bord d’une Chevrolet 1955. Aucun des personnages n’a de nom  « The Driver » (James Taylor), « The Mechanic » (Dennis Wilson, des Beach Boys) : le mythe de la « Highway » américaine est forgé par et pour les anonymes. Seule compte l’obsession de la ligne blanche.

Truth

Demandez à Eric Clapton ou Jimmy Page quel est le meilleur guitariste en exercice, les deux vous répondrons d’une même voix : Jeff Beck. S’il est moins connu du grand public que ses deux confrères, c’est à cause d’une aversion profonde pour le vedettariat et ses contraintes. Plutôt que de se soumettre aux règles médiatiques du show business, Jeff Beck préfère se consacrer à sa passion et plonger dans le moteur, ou se glisser sous le châssis d’un des hot rods de sa collection précieusement alignée dans les écuries de sa propriété du Kent. En 1968, avec ses complices Rod Stewart et Ron Wood, il enregistre Truth qui reste une des pierres angulaires de ce qui deviendra le heavy metal. A jouer fort pour couvrir le son du turbo.

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