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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Black Mirror : le futur c'est maintenant

4 thèmes | 12 oeuvres
"« Le progrès et la catastrophe sont l’avers et le revers d’une même médaille. Inventer le train c’est inventer le déraillement, inventer l’avion c’est inventer le crash. Il n’y a aucun pessimisme là-dedans, c’est un phénomène rationnel. Mais c’est un phénomène qui est masqué par la propagande du progrès. »" Comment ne pas penser à Paul Virilio quand fake news, déstabilisation des processus démocratiques, destructions d’emplois, contrôles de la vie privée… viennent nous rappeler que le monde digitalisé idéal que nous vantent (vendent) les apôtres du progrès est encore loin. Le 7 avril, dans le cadre du Festival NewImages (du 4 au 8 avril à Paris), Cap Digital organise une table ronde autour de la série « Black Mirror ». Le futur nous tend les bras.

Dystopie

Si on nous a beaucoup vendu le futur comme une utopie, la promesse que la technologie rendrait la vie meilleure dans un monde plus juste, force est de constater que les auteurs de fictions n’hésitent plus à nous présenter le revers de la médaille. Dans le genre, la série « Black Mirror » nous ferait presque regretter le temps de la machine à vapeur.

Black Mirror - White Christmas

« White Christmas » est un épisode spécial de la série britannique « Black Mirror » diffusée sur Channel 4 en décembre 2014 et qui prend la forme de trois histoires dont Jon Hamm (« Mad Men ») interprète le personnage central. Comme tous les épisodes de la série, celui-ci interroge notre rapport aux outils numériques et les transformations qu’ils conditionnent dans nos rapports aux autres. « White Christmas » aborde les conséquences que provoquent l'intrusion dans la vie privée d’outils entraînant voyeurisme, manipulation et autres dérives menaçant nos libertés individuelles. Fiction, vous avez dit fiction ?

Black Mirror – Chute libre

Dans l’épisode 1 de la saison 3 de « Black Mirror », chaque personne est notée en permanence par son entourage, sur une échelle de 1 à 5. Une note inférieure à 4 entraîne l’interdiction de l’accès à certains services, une note encore inférieure peut vous condamner à des peines de prison. En Chine « Black Mirror » c’est déjà demain. Depuis 2014, le gouvernement développe le « système de crédit social », un outil administratif qui vise à attribuer une note à tous les Chinois en fonction des informations que le gouvernement possède sur eux. Si cette note est trop basse, les moyens de transport seront interdits, tout comme l’obtention de visa, l’accès à certains emplois ou à certains types d’études. Le système sera effectif en 2020. En Chine, le futur est à portée de main.

Carbone modifié

Adaptée du thriller cyberpunk de Richard K. Morgan, « Carbone modifié » est une histoire de meurtre, d’amour et de trahison qui se déroule aux alentours des années 2300. A cette époque, la conscience numérisée peut se télécharger dans n’importe quel corps, la redéfinition de l’identité humaine est possible et la mort n’est plus permanente. Mais vu les problèmes que rencontrent les personnages de la série, et comme l’a dit un jour Woody Allen : "« ""L'éternité, c'est long, surtout vers la fin »".

Fiction ?

Et si tout cela était vrai ?

Le lendemain du monde

Dans « Le lendemain du monde », Xavier Coste et Olivier Cotte imaginent un cataclysme planétaire causé par une contamination virale des intelligences artificielles. Il faut réagir vite face à la vitesse de calcul des machines. Le combat n’est pas gagné d’avance... Ici, on n’est pas dans la science-fiction et l’histoire démarre dans un monde qui a dû renoncer à l’électricité afin de stopper la contamination virale des machines. L’humanité est désormais réduite à des technologies moins évoluées : la vapeur pour les déplacements, des planeurs pour le vol, des machines à écrire et des bouliers pour traiter les dossiers, puis les muscles et le cerveau pour gérer presque tout le reste... Prêts ?

Californium

« Californium » est un jeu vidéo conçu comme une invitation à explorer et à approfondir les sujets abordés par Philip K. Dick dans ses romans, notamment la frontière entre réalité et monde parallèle. C’est après sa mort en 1982, que l’œuvre de Dick, grand paranoïaque s’il en fut, aura la reconnaissance du grand public, grâce notamment aux adaptations cinématographiques qui ont été faites de plusieurs de ses romans et nouvelles : « Blade Runner », « Total Recall » ou encore « Minority Report ». Découvrez le jeu : http://californium.arte.tv/fr/#/

Ready Player One

En écrivant son roman truffé de références aux grandes sagas des années 70, 80 et 90 comme « King Kong », « Star Wars », « Le Seigneur des anneaux », « Tron », « Street Fighter », « Retour vers le futur », « E.T. », « Le Joker », « Matrix », etc., Ernest Cline n’imaginait certainement pas qu’un jour Steven Spielberg s’en emparerait pour l’adapter au cinéma. Plus qu’une simple compilation des grandes figures de la culture geek, le roman de Cline pose des questions sociologiques, philosophiques, économiques, environnementales, écologiques... Pas étonnant alors que Steven Spielberg, réalisateur de « Minority Report » ou de « La Guerre des mondes », se soit employé pour nous en livrer sa version, et ainsi boucler la boucle.

  Livre Fiction
Ready player one
Auteur: Cline, Ernest (1972-....)
Edition: M. Lafon

Hier, c’est déjà demain

A lire les informations, on a parfois du mal à distinguer clairement l’époque dans laquelle nous vivons. Relire Philip K. Dick, revoir les adaptations qui en ont été faites au cinéma ou regarder la série « Le Prisonnier », c’est prendre le risque de réaliser que le futur, qu’on nous décrivait, est sous nos fenêtres.

Minority Report

On le sait depuis Jules Vernes, Georges Méliès ou Fritz Lang, la fiction a toujours été en avance sur la réalité. Dans le peloton de tête des écrivains visionnaires, Philip K. Dick est loin devant. Parce que, plutôt que d’imaginer des engins volants, Dick s’est penché sur les conséquences psychiques que les transformations technologiques provoquent chez les êtres humains. « Minority Report » place le spectateur dans un futur proche où des êtres humains mutants, les précogs, peuvent prédire les crimes à venir grâce à leur don de prescience. Plutôt que de faire appel aux dons paranormaux de quelques-uns, certains Etats préfèrent en appeler à des techniques de surveillance pilotées par une poignée d’algorithmes. A suivre…

Le Prisonnier

Imaginée en pleine guerre froide, où un sentiment diffus de paranoïa planait sur la Maison Blanche comme sur la place Rouge, la série mettait en scène un ancien espion démissionnaire. Plutôt que de l’enfermer, une mystérieuse autorité le maintenait prisonnier dans un village où tout semblait parfaitement à sa place, où rien ne semblait troubler la vie des habitants toujours souriants et heureux. Le problème était l’impossibilité de sortir du village (un énorme ballon), le Rôdeur empêchant toute tentative d’évasion. Dans un monde où le numérique permet de pister une personne 24h/24, on peut se demander combien de temps il va encore être possible de se soustraire à la surveillance du rôdeur numérique. JE NE SUIS PAS UN NUMERO (d’abonné) !

La société de transparence

Bousculant la vision idéale du monde tel que nous le proposent les représentants du tout-numérique, Byung-Chul Han, philosophe sud-coréen émigré en Allemagne, dénonce le contrôle généralisé qui se cache derrière la notion de visibilité à tout prix. La volonté de créer une "« société positive »,"" « lisse et nivelée »," dans laquelle la transparence "« évoquée avec emphase dans le contexte de la liberté d’information »" produit de profonds changements dans les rapports sociaux, et paradoxalement, favorise les procédures de contrôle, en détruisant les bases de la communauté et de la citoyenneté. "Dans ce système, la surveillance ne prend pas la forme d’une d’attaque frontale contre nos libertés. « Au contraire, on se livre soi-même" "volontairement" "au panoptique digital, en se dénudant et en s’exposant. »"

Penser, repenser

Si de nombreux acteurs du numérique comme Bill Gates, Stephen Hawking et Elon Musk attirent notre attention sur les dangers de l’intelligence artificielle, il est grand temps de lire ce que philosophes et sociologues ont à nous dire sur tous ces sujets.

Exister, résister

"« Des forces nouvelles, mixtes de technique, d'économique et de numérique, ont fait irruption au sein du technocapitalisme mondial. Dans ce contexte, nous devenons multiples, éclatés, parfois écartelés. En nous, coexistent trois visages : un moi cherchant sa place dans un système constitué de vitres protectrices et d'écrans ; un sujet clivé par les ultraforces d'une mondialisation qui crée autant qu'elle détruit ; et enfin, un soi précieux, marqué par la saveur d'exister, la recherche d'équilibre et le goût des autres. Comment inventer une convergence entre ces trois facettes de nous-même ? Peut-être le moment est-il venu de préparer la transition vers un monde où la culture de soi et le sens des autres deviendraient centraux. »" Pascal Chabot

A quoi rêvent les algorithmes - Nos vies à l'heure des big data

Un algorithme n’est jamais neutre. C’est un logiciel programmé par des développeurs dans un but défini par un commanditaire. Contrairement à un constructeur automobile qui ne décide pas au préalable si une voiture doit tourner plus souvent à gauche ou à droite, ce sont les programmateurs qui fixent, a priori, quelles données doit filtrer un algorithme et dans quel but. Par exemple, les réseaux sociaux filtrent les publications afin de pousser ceux qui le veulent à investir pour optimiser leur visibilité. Mais rien n’est gratuit et les conséquences sur la démocratie, la diversité culturelle sont dramatiques. Autant en prendre conscience et s’en préoccuper dès maintenant.

Esprit - Le problème technique

"« Aujourd’hui, le numérique est une économie de prédation qui pille les secteurs au lieu de les cultiver. Ce n’est plus seulement l’épuisement des ressources naturelles, mais aussi l’épuisement des ressources humaines, intellectuelles, affectives, sensibles, artistiques qui sont anéanties à force d’être standardisées. (…) Nous devons, en conséquence, repenser toute l’économie et toutes les technologies en vue de valoriser systématiquement l’anti-entropie. Cela suppose de promouvoir et de pratiquer cette technologie au service non seulement de l’entendement, mais aussi de la raison, au service non pas des "business models" de la Silicon Valley, mais au service du monde entier."" »" Bernard Stiegler

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