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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Monsieur Cinéma

8 thèmes | 25 oeuvres
Au moins aussi cinéphage que cinéphile, Quentin Tarantino avale tout ce qu’il voit. Fan de films d’horreur et de burlesque à l’âge de cinq ans, de westerns spaghettis et de Blaxploitation à l’âge de neuf ans, il sèche les cours pour aller dans les cinémas de quartiers pendant sa scolarité. Puis s’engage dans un vidéo-club pour se mettre en règle : sa vie sera consacrée au cinéma. Il se met alors lui-même à écrire ses scripts puis à réaliser ses films. Et, comme par hasard, ceux-ci renvoient à leur tour à la mythologie du cinéma, revisitent les archétypes, jouent avec les codes... Comme « "Django Unchained" », le petit dernier. Visite guidée.

Amerikkka

Fondé à la fin de la guerre de Sécession américaine qui vit l’abolition de l’esclavage en 1865, Le Ku Klux Klan est une organisation qui prône la suprématie de la « race » blanche sur toutes les autres. Si l’organisation disparaît officiellement en 1944, ses membres continuent longtemps à se manifester sur le territoire avant de s’associer à d’autres mouvements de l’extrême-droite américaine. Le Fantôme du K.K.K. plane aujourd’hui encore sur l’imaginaire américain… Mais Tarantino préfère en donner une représentation aussi pathétique qu’hilarante dans « "Django Unchained" ».

Django unchained

Après avoir rendu hommage au cinéma allemand des années 1920, aux films d’exploitation des années 1970, à la blaxploitation ou encore aux films de sabre japonais, le prodige Quentin Tarantino chausse le stetson pour célébrer le western spaghetti avec "Django Unchained", son huitième long-métrage : une histoire de vengeance sur fond d’esclavage, deux ans avant la guerre de Sécession, avec Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz et Jamie Foxx. Verdict ? Un divertissement incendiaire, sanglant et drôle.

Django unchained
CVS
Django unchained
Auteur: Tarantino, Quentin (1963-....)
Edition: Sony Pictures Home Entertainment (prod.)

The Civil War - la guerre de sécession

(docu-coffret 4 DVD) Rigueur historique, puissance narrative et splendeur des archives… Le documentaire de Ken Burns mêle les récits intimistes et la grande Histoire, les voix oubliées et celles des protagonistes de la guerre de sécession, d’Abraham Lincoln à Ulysse Grant ou Robert Lee… Un documentaire qui a créé un débat national aux Etats-Unis et reçu une quarantaine de récompenses.

Sweet Soul Music

(Rythm and Blues et rêve sudiste de liberté) A la fois ouvrage de référence sur la soul music sudiste et chronique d’une extraordinaire aventure de libération historique et musicale en plein climat de ségrégation raciale, "Sweet Soul Music" conte l’émergence de la Soul à une époque clé de la culture populaire américaine. Avec une galerie de portraits de légendes alors en devenir : Ray Charles, Solomon Burke, Otis Redding, James Brown, Aretha Franklin, etc. Et d’incroyables histoires : Solomon Burke racontant par exemple comment il a été invité à se produire pour le gala annuel du… Ku Klux Klan devant 30 000 personnes masquées.

Amerikkka

Une série BD prévue en 10 volumes (8 parus à ce jour) dont les héros sont deux agents spéciaux qui organisent des infiltrations au sein des milieux ségrégationnistes et autres membres de l’ultra droite américaine. Une série de récits scénarisés par Roger Martin, considéré comme l’un des plus grands spécialistes du Ku Klux Klan.

Cinéma Bis

Le terme Cinéma Bis est une expression cinéphilique qui désigne des films réalisés pour reprendre des recettes déjà éprouvées, mais avec des moyens limités et destinés au public populaire. Le cinéma Bis recouvre l’ensemble des films des cinémas B et Z mais également les films d’exploitation et plus généralement les films de genre destinés naguère au circuit des salles de quartier (fantastique, horreur, érotique, action…).

Cool breeze

Produit en 1972 par le novice Barry Pollack, avec Thalmus Rasulala et Judy Pace, "Cool Breeze" fait partie des trois curieux remakes du "Quand la ville dort" de Huston produits par la Metro-Goldwyn-Mayer. Mais autant prévenir tout de suite : s'il a accédé à une certaine forme de postérité, il est à des années lumière de l'original. Avec une B.O. blax signée par "The King of Rock n'Soul" lui-même : Solomon Burke !

Le Carnaval des âmes

"Le Carnaval des âmes" est une bobine légendaire et mystérieuse qui ne circule que sous le manteau - entre initiés. A l’origine destiné au circuit des drive-in comme "La nuit des morts-vivants" de George A. Romero qu’il inspirât, l’unique long-métrage du météore Herk Harvey ne connaitra pas la même carrière. Pourtant, c’est un diamant noir, un film fantôme qui n’a cessé de hanter le cinéma, de John Carpenter à David Lynch en passant par Roman Polanski, Wes Craven ou Quentin Tarantino, maîtres es-étrangetés du Cinéma Bis. Une œuvre au noir aussi déroutante qu’envoûtante.

Canicule

Un gangster américain en cavale (Lee Marvin !) trouve refuge dans une ferme du fin fond de la Beauce où il se retrouve aux prises avec une armée de fermiers dégénérés qui vont faire de sa vie un enfer… Un western beauceron qui ne ressemble à rien de répertorié - un "Mad movie" au-delà du bien et du mal qui ne déparerait pas dans le Panthéon de nanars magnifiques loués par Tarantino.

Soyez sympas, rembobinez

Après avoir accidentellement effacé les cassettes qu'ils louent, deux employés de vidéo club choisissent de réaliser artisanalement des remakes des films pour les remplacer. Leurs versions de "S.O.S. Fantômes" et de "Robocop" obtiennent un succès inattendu et ils deviennent bientôt de véritables vedettes locales… L’occasion pour Michel Gondry de rendre hommage au Cinéma Bis qui continue d’inspirer de nombreux cinéastes - Tarantino en tête.

Soyez sympas, rembobinez
Auteur: Gondry, Michel (1963-....)
Edition: EuropaCorp

La Blaxploitation

Le terme désigne les films d’exploitation généralement tournés dans la première partie des années 1970 et mettant en scène des héros noirs. Politiquement incorrect, parfois amoral, le cinéma blax’ était le plus souvent tourné en franc-tireur, c’est-à-dire sans un kopeck des studios. « "Quand j'ai découvert les films de la Blaxploitation, j'ai ressenti un véritable choc. C'était une voix nouvelle dans le cinéma, drôle, extravertie, sexy, provocante, l'expression de la fierté des Noirs dans leur culture, l'attitude de la rue, l'argot, la musique. On n'avait jamais vu ça auparavant. Et moi, j'ai tout dévoré" », Quentin Tarantino.

Cool breeze

Produit en 1972 par le novice Barry Pollack, avec Thalmus Rasulala et Judy Pace, "Cool Breeze" fait partie des trois curieux remakes du "Quand la ville dort" de Huston produits par la Metro-Goldwyn-Mayer. Mais autant prévenir tout de suite : s'il a accédé à une certaine forme de postérité, il est à des années lumière de l'original. Avec une B.O. blax signée par "The King of Rock n'Soul" lui-même : Solomon Burke !

Sweet Sweetback's Baadasssss Song

Film fondateur de la Blaxpoitation, objet expérimental et militant « 100% black », "Sweet Sweetback's Baadasssss Song", écrit, réalisé et interprété par Melvin Van Peebles, a fait voler en éclats les repères de l’homo americanus et, accessoirement, du cinéma US des 70’s naissantes. A la fois pamphlet poétique et manifeste politique, le film met en scène la révolte des Noirs contre le white power avec en bandoulière un mot d’ordre qui fit scandale à l’époque : « courir, se battre et baiser »... Tout un programme !

Sweet Soul Music

(Rythm and Blues et rêve sudiste de liberté) A la fois ouvrage de référence sur la soul music sudiste et chronique d’une extraordinaire aventure de libération historique et musicale en plein climat de ségrégation raciale, "Sweet Soul Music" conte l’émergence de la Soul à une époque clé de la culture populaire américaine. Avec une galerie de portraits de légendes alors en devenir : Ray Charles, Solomon Burke, Otis Redding, James Brown, Aretha Franklin, etc. Et d’incroyables histoires : Solomon Burke racontant par exemple comment il a été invité à se produire pour le gala annuel du… Ku Klux Klan devant 30 000 personnes masquées.

La guerre de Sécession

La guerre de sécession (1861-1865) qui déchira les Etats-Unis entre abolitionnistes et esclavagistes, et qui mit finalement un terme à l’esclavage après la victoire des armées de l’Union, n’a jamais cessé d’inspirer le cinéma américain, de Don Siegel à Clint Eastwood en passant par Sergio Leone ou les frères Coen…

Django unchained

Après avoir rendu hommage au cinéma allemand des années 1920, aux films d’exploitation des années 1970, à la blaxploitation ou encore aux films de sabre japonais, le prodige Quentin Tarantino chausse le stetson pour célébrer le western spaghetti avec "Django Unchained", son huitième long-métrage : une histoire de vengeance sur fond d’esclavage, deux ans avant la guerre de Sécession, avec Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz et Jamie Foxx. Verdict ? Un divertissement incendiaire, sanglant et drôle.

Django unchained
CVS
Django unchained
Auteur: Tarantino, Quentin (1963-....)
Edition: Sony Pictures Home Entertainment (prod.)

True grit

Le roman éponyme de Charles Portis, déjà adapté au cinéma par Henry Hathaway en 1969, permit à John Wayne de décrocher le seul Oscar de sa carrière. La version de 2010 marque l’intrusion des frères Coen dans le western sur les cendres encore brûlantes de la guerre de sécession. Cette histoire de vengeance et d’apprentissage prend les allures d’un hommage appuyé au western hollywoodien et adopte par instants les accents cruels d’une production de Tarantino ... Lequel élira d’ailleurs le film parmi ses favoris de l’année 2010.

The Civil War - la guerre de sécession

(docu-coffret 4 DVD) Rigueur historique, puissance narrative et splendeur des archives… Le documentaire de Ken Burns mêle les récits intimistes et la grande Histoire, les voix oubliées et celles des protagonistes de la guerre de sécession, d’Abraham Lincoln à Ulysse Grant ou Robert Lee… Un documentaire qui a créé un débat national aux Etats-Unis et reçu une quarantaine de récompenses.

Le cinéma français

Tarantino aime le cinéma français. Godard bien sûr (Il a nommé sa société de production en hommage à l’un de ses films: « "Bande à part" »), mais aussi Truffaut, Melville, Eustache, Malle. Et plus récemment Gaspard Noé (« "Enter the void" ») ou encore Hélène Cattet et Bruno Forzani (« "Amer" ») on fait partie du palmarès 2010 de ses meilleurs films.

Le dictionnaire Eustache

Ouvrage à entrées multiples, le "Dictionnaire Jean Eustache" dessine un portrait en creux du réalisateur de "La Maman et la Putain" - un kaléidoscope passionnant pour approcher le secret d’un cinéaste qui partage avec Tarantino un dédale de références et de fétiches personnels de même qu’une ardente nostalgie et un attrait commun pour les sources. Et aussi, bien sûr, un amour éperdu pour le cinéma ainsi qu’un goût partagé pour les dialogues et les soliloques sans fin, à la fois crus et littéraires.

Coffret Jean-Pierre Melville

Coffret 7 DVD Dès la sortie de "Reservoir Dogs", Tarantino n’en fit pas mystère : oui, les braqueurs de son film avaient calqué leur look costard-cravate sur les gangsters des films noirs de Melville. Oui, "Le Doulos", "Le Samouraï" ou encore "Bob le Flambeur" étaient parmi ses films préférés de tous les temps. Oui le cinéma de Melville avaient une intensité dramatique qui n’appartenait qu’à lui, même s’il avait tout emprunté au cinéma US. Et oui mille fois oui, Gabin, Delon et Belmondo avaient ce je-ne-sais-quoi de différent même si Humphrey Bogart ou James Cagney avaient été leurs modèles.

Canicule

Un gangster américain en cavale (Lee Marvin !) trouve refuge dans une ferme du fin fond de la Beauce où il se retrouve aux prises avec une armée de fermiers dégénérés qui vont faire de sa vie un enfer… Un western beauceron qui ne ressemble à rien de répertorié - un "Mad movie" au-delà du bien et du mal qui ne déparerait pas dans le Panthéon de nanars magnifiques loués par Tarantino.

Nanars cultes

Cinéphile à la passion dévorante, Tarantino cultive le goût du nanar depuis sa plus tendre enfance, il en a augmenté les doses en en consommant des quantités invraisemblables lorsqu’il travaillait dans un vidéo-club. Certains d’entre eux font partie de son Panthéon personnel, au même titre que des chefs d’œuvre de l’histoire du cinéma.

Cool breeze

Produit en 1972 par le novice Barry Pollack, avec Thalmus Rasulala et Judy Pace, "Cool Breeze" fait partie des trois curieux remakes du "Quand la ville dort" de Huston produits par la Metro-Goldwyn-Mayer. Mais autant prévenir tout de suite : s'il a accédé à une certaine forme de postérité, il est à des années lumière de l'original. Avec une B.O. blax signée par "The King of Rock n'Soul" lui-même : Solomon Burke !

Sweet Sweetback's Baadasssss Song

Film fondateur de la Blaxpoitation, objet expérimental et militant « 100% black », "Sweet Sweetback's Baadasssss Song", écrit, réalisé et interprété par Melvin Van Peebles, a fait voler en éclats les repères de l’homo americanus et, accessoirement, du cinéma US des 70’s naissantes. A la fois pamphlet poétique et manifeste politique, le film met en scène la révolte des Noirs contre le white power avec en bandoulière un mot d’ordre qui fit scandale à l’époque : « courir, se battre et baiser »... Tout un programme !

Canicule

Un gangster américain en cavale (Lee Marvin !) trouve refuge dans une ferme du fin fond de la Beauce où il se retrouve aux prises avec une armée de fermiers dégénérés qui vont faire de sa vie un enfer… Un western beauceron qui ne ressemble à rien de répertorié - un "Mad movie" au-delà du bien et du mal qui ne déparerait pas dans le Panthéon de nanars magnifiques loués par Tarantino.

Pulp Culture

La culture pulp tient son nom des pulps magazines, type de revues très populaires dans la première moitié du XXe siècle aux Etats-Unis et connues pour leur violence narrative et graphique et leurs dialogues cruels et incisifs. Tarantino a, bien sûr, largement contribué à la réhabilitation du genre.

Soyez sympas, rembobinez

Après avoir accidentellement effacé les cassettes qu'ils louent, deux employés de vidéo club choisissent de réaliser artisanalement des remakes des films pour les remplacer. Leurs versions de "S.O.S. Fantômes" et de "Robocop" obtiennent un succès inattendu et ils deviennent bientôt de véritables vedettes locales… L’occasion pour Michel Gondry de rendre hommage au Cinéma Bis qui continue d’inspirer de nombreux cinéastes - Tarantino en tête.

Soyez sympas, rembobinez
Auteur: Gondry, Michel (1963-....)
Edition: EuropaCorp

Miami Heat

L’éditeur numérique Studio Walrus vient de racheter le catalogue de la mythique maison d’édition américaine Bang Bang Press, établissement de petite vertu qui a édité de 1947 à 1988 des publications Pulp par milliers. Celles-ci, quasiment imprimées sur du papier toilette afin de réduire les coûts, ont pour la plupart fini au pilon, à peine archivées. Parmi les deux premiers titres mis en ligne par l’éditeur français : Miami Heat de Palmer Mc Grady et Pan-Amerikan Rally de Spike Bonham Carter sont disponibles sur toutes les plateformes de téléchargement au prix de 1,99€ ...

Western Spaghetti

L’expression western spaghetti désigne un pan du cinéma italien consacré au western - un sous-genre qui se caractérise notamment par des codes esthétiques spécifiques (les gros plans !), des poncifs (les duels !), des bandes originales facilement identifiables (Ennio Morricone !), et qui est passé à la postérité grâce à quelques films mythiques : "Le Bon, la Brute et le Truand", "Il était une fois dans l’Ouest", "On l’appelle Trinita", "Mon nom est Personne", etc...

Django unchained

Après avoir rendu hommage au cinéma allemand des années 1920, aux films d’exploitation des années 1970, à la blaxploitation ou encore aux films de sabre japonais, le prodige Quentin Tarantino chausse le stetson pour célébrer le western spaghetti avec "Django Unchained", son huitième long-métrage : une histoire de vengeance sur fond d’esclavage, deux ans avant la guerre de Sécession, avec Leonardo DiCaprio, Christoph Waltz et Jamie Foxx. Verdict ? Un divertissement incendiaire, sanglant et drôle.

Django unchained
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Django unchained
Auteur: Tarantino, Quentin (1963-....)
Edition: Sony Pictures Home Entertainment (prod.)

Voice

Repérée par le maestro Ennio Morricone, qui lui confia les parties vocales de deux B.O. majeures alors qu’elle n’était encore qu’une inconnue ("Le Bon, la Brute et le Truand" en 1966 et "Il était une fois dans l’Ouest" en 1968), la soprano Edda Dell’Orso a, depuis, largement participé à l’âge d’or de la musique de film italienne. Muse des plus grands compositeurs de B.O. transalpins, la divine Edda Dell’Orso a même fini par devenir LA voix du cinéma italien. Tarantino ne s’y est pas trompé et lui a réservé une place de choix dans le jukebox très spaghetti de "Django unchained" ...

Django

Le titre du dernier Tarantino fait explicitement référence à la série des Django - dont le premier « épisode », "Django", fut réalisé en 1966 par Sergio Corbucci. Film fondateur du western spaghetti, c’est un film violent et sanglant mais aussi crépusculaire où le (anti-) héros est prêt à toutes les trahisons pour survivre. La dernière apparition du personnage de Django au cinéma date de 2007 dans un film japonais intitulé "Sukiyaki Western Django" avec, en guest star, un certain… Quentin Tarantino.

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