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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Là-haut dans les étoiles

4 thèmes | 13 oeuvres
La saga "Star Wars" reste passionnante parce qu’elle ouvre une multitude de pistes sur des univers aussi variés que l’histoire du cinéma, les mythologies, la philosophie ou encore les technologies du futur. Pour preuve, le très sérieux "Philosophie Magazine" lui a consacré un numéro hors-série ! Signe de sa grande cohérence, cette grande saga rétro futuriste dont le premier épisode est sorti il y a près de quarante ans évolue en se permettant de grands sauts dans le temps, des retours en arrière ou, avec le nouvel épisode "Le Réveil de la Force", épisode VII, un grand bond en avant. Que la force soit avec vous.

L’ancien Hollywood

Pour beaucoup, avec "Star Wars", George Lucas est passé du côté obscur de la force. Les années soixante avaient vu l’émergence d’une génération d’acteurs, réalisateurs, producteurs qui a tenté d’arracher le contrôle de leurs films aux grands studios. Ce Nouvel Hollywood qui rejetait les dictats du box-office et des happy-ends, sera rattrapé par la logique économique, notamment après que Steven Spielberg lui a porté le premier coup de avec "Les Dents de la mer", en 1975. Avec cette histoire de requins qui terrorisa les baigneurs du monde entier, les blockbusters virent le jour, et les "grey men", attirés par les billets verts comme les requins par le sang, reprirent le contrôle des affaires.

Star Wars, Le Nouvel Espoir

A l’origine, avec le premier épisode de ce qui deviendra la saga Star Wars, George Lucas veut réaliser un film pour les enfants : « (…) "nous" (les adultes) "avons mis un désordre épouvantable, ce dont nous avons vraiment besoin, c’est de quelque chose de plus positif" ». Lucas invente alors l’histoire d’un Empire qui veut détruire la Rébellion pour régner sans partage sur la Galaxie. Les méchants d’un côté, les gentils de l’autre. Il créé surtout une galerie de personnages qui vont devenir les meilleurs amis de millions de gens à travers le monde. Et la Force fut avec lui.

THX 1138

"THX 1138" est un personnage prisonnier d’une société totalitaire qui maintient sa population sous sédatif et dans la peur du monde extérieur. THX finira par s’échapper et découvrir le mensonge dans lequel le pouvoir les a maintenus. Inspiré notamment par "2001 l’Odyssée de l’espace" de Stanley Krubrick sorti en 1968, George Lucas, l’ancien étudiant en cinéma, réalisateur de court métrages expérimentaux, associé de Francis Ford Coppola dans le studio American Zoetrope, signe avec THX1138 son seul film à ne pas avoir rencontré un succès public. Rassurant pour les étudiants en cinéma.

Pas tombé des étoiles

Ancien étudiant en cinéma, comme ses complices Steven Spielberg ou Francis Ford Coppola, George Lucas connaît ses classiques sur le bout des doigts. Regarder "Star Wars", c’est se livrer à un jeu de piste pour retrouver ses différentes sources d’inspiration : classique de la SF, films de sabre, western, film de guerre, "Flash Gordon", "2001 l’Odyssée de l’espace", "Metropolis", "Jason et les Argonautes", "Le Triumph de la volonté"... La liste est longue.

Star Trek

Dix ans avant Star Wars et sa bataille entre le bien et le mal, reflet de l’Amérique paranoïaque des années Nixon, "Star Trek" nous parle d’un futur radieux, situé vers 2250, où les maladies et les guerres n’existeraient plus. Mieux, les hommes partent à la rencontre d’autres civilisations non pas pour les exterminer mais pour s’enrichir à leur contact ! Bien avant la puissance marketing de Disney, les aventures du Capitaine Kirk, de M. Spock et du vaisseau Entreprise ont conquis des millions de fans à travers le monde. A noter que c’est J.J. Abrams le réalisateur de l’épisode VII de Star Wars qui a réalisé la dernière adaptation en date de Star Trek au cinéma. Un signe !

2001 : l’odyssée de l’espace

"2001 l’Odyssée de l’Espace" est la pierre philosophale des films de science-fiction et ce n’est pas Christopher Nolan ("Interstellar") qui nous dira le contraire. Il faut bien avouer que chacun peut trouver ce qui l’intéresse dans cette fresque de plus de deux heures : une station spatiale, des primates, un ordinateur intelligent, un monolithe, des tables de la loi, des débats métaphysiques et même une force inconnue dont on ne connaît pas l’origine... Stanley Kubrick déclarait en 1968 : « "Quand un film a de la substance ou de la subtilité, on ne peut jamais en parler de manière complète. C'est souvent à côté de la plaque et forcément simpliste" ». CQFD.

Flash Gordon

Avant de s’attaquer au épisode de la saga "Star Wars", George Lucas souhaitait adapter "Flash Gordon", la bande dessinée créée dans les années 30 et portée à l’écran (à la télévision) pour la première fois en 1934. "Flash Gordon", le premier héros dénué de super pouvoir, à lutter contre les forces impériales de l’abominable Mr Ming, l’empereur sans merci qui cherche à envahir la Terre. N’en n’ayant pas obtenu les droits (détenus à l’époque par Alain Resnais) George Lucas développa "Star Wars". Rétrospectivement, les studios Disney sont très contents.

La Forteresse cachée

"La forteresse cachée" de Kurosawa est une des références les plus souvent citées par Lucas, notamment pour le premier épisode de la série "Le Nouvel Espoir". Dans "La Forteresse cachée", Akira Kurosawa met en scène un général et une princesse qui essaient d’échapper à leurs ennemis avec l’aide de deux paysans chamailleurs. Lucas reconnaitra que ces deux personnages l’ont inspiré pour la création de R2-D2 et C-3PO. Remplacez le général par Obi-Wan Kenobi, ajouter un frère à la princesse, quelques personnages secondaires, jeter le tout dans l’espace et le tour est joué. Enfin, presque...

Que la force…

Mythologie grecque, indoue, traditions de la chevalerie japonaise ou des moines shaolin, confucianisme, bouddhisme, taoïsme, le bien, le mal, Yin Yang... Avec des références plus ou moins conscientes à tout ce qui relève des philosophies venues de tous les horizons, George Lucas a tricoté une trame mystico-philosophique que l’on peut résumer à son expression la plus simple : d’un côté le bien, de l’autre le mal et au milieu la force. « "Tout le monde tient le bien pour le bien, c’est en cela que réside le mal" » Tao Te King. Simple, non ?

The Star Wars Trilogie

Avec la musique de Star Wars, John Williams (qui a déjà signé une bonne quarantaine de bof dont celles des "Dents de la Mer" et de "La Tour infernale") signe une fresque musicale qui va marquer l’histoire du cinéma, en s’inspirant ouvertement de grands thèmes classiques et en empruntant à Richard Wagner bon nombre de ses techniques et toute sa démesure. Par la suite John Williams s’attaquera aux musiques d’"Indiana Jones", "Superman", "E.T.", "Jurassic park", Harry Potter… Visiblement la force est de son côté.

Ainsi parlait Yoda

Yoda est un des personnages les plus importants de la saga, un des derniers détenteurs de la philosophie des Jedi. Avec ses phrases montées à l’envers et sa philosophie digne d’un Lao Tse sous LSD : ""Quand 900 ans comme moi tu auras, moins en forme tu seras"" ou : ""Fais le ou ne le fais pas. Il n'y a pas d'essai"", ce croisement entre un crapaud et un ours en peluche (sans la fourrure) méritait bien qu’on se penche sur son cas avec sérieux. Ollivier Pourriol est normalien, agrégé de philosophie. Il fallait bien ça.

Jason et les Argonautes

A la mort de Ray Harryhausen, George Lucas déclara que, sans son l’influence, "Star Wars" n’aurait pas existé. Ray Harryhausen est sans aucun doute, celui qui a porté la technique de l’animation image par image, avec incrustation de vues réelles et d’acteurs filmés en décor naturel, à son plus haut. La scène des squelettes sortant de terre pour attaquer Jason et ses Argonautes en reste un exemple époustouflant. Sûr que la Force était avec lui.

Un futur d’occasion

Avec "Star Wars", George Lucas invente le futur d’occasion. Un futur cabossé. Jusqu’à "Star Wars" les objets du futur donnaient toujours l’impression de sortir de l’usine. La propreté régnait et tous les appareils étaient fonctionnels. Dans "Star Wars", il existe des vaisseaux poubelles, des déchets, des planètes sales et des êtres vivants dont on se demande si eux aussi ne sont pas le fruit d’un bricolage quelconque. Et que dire du Faucon Millénium, ce vaisseau dont on se demande toujours s’il va finir l’épisode. Avec les épisodes VIII et IX à venir, l’obsolescence programmée à encore de beaux jours !

Star Wars, Le Nouvel Espoir

A l’origine, avec le premier épisode de ce qui deviendra la saga Star Wars, George Lucas veut réaliser un film pour les enfants : « (…) "nous" (les adultes) "avons mis un désordre épouvantable, ce dont nous avons vraiment besoin, c’est de quelque chose de plus positif" ». Lucas invente alors l’histoire d’un Empire qui veut détruire la Rébellion pour régner sans partage sur la Galaxie. Les méchants d’un côté, les gentils de l’autre. Il créé surtout une galerie de personnages qui vont devenir les meilleurs amis de millions de gens à travers le monde. Et la Force fut avec lui.

Dark Lens

Depuis la sortie du premier épisode de la saga en 1977, l’univers de Star Wars s’infiltre tous les jours un peu plus dans notre quotidien. A titre d’exemple, les seules ventes de jouets ont rapporté plus de 12 milliards de dollars, ce qui représente quelques camions de panoplies de Dark Vador et de sabres laser... Dans "Dark Lens", Cedric Delsaux replace des personnages et objets cultes de la saga dans des paysages urbains de notre quotidien. Ces éléments nous sont devenus si familiers qu’ils renforcent le côté fantastique de ces lieux dont on ne sait plus s’ils sont réels ou s’ils sont eux aussi des éléments de décor.

La rétrospective !

Charles Hirsch rappelait qu’en 1970, Panamarenko s’auto proclamait : « "ingénieur en chef des constructions aéronautiques anversoises" ». Dans son travail, Panamarenko a cherché à supprimer les barrières entre ingénierie, construction et poésie pour créer des machines volantes souvent inspirées de la morphologie des insectes. Ces machines rendent hommage à tous les artistes-bricoleurs et prouvent que l’on peut encore rêver de voler en amateur sans nécessairement projeter un voyage dans les étoiles.

2001 : l’odyssée de l’espace

"2001 l’Odyssée de l’Espace" est la pierre philosophale des films de science-fiction et ce n’est pas Christopher Nolan ("Interstellar") qui nous dira le contraire. Il faut bien avouer que chacun peut trouver ce qui l’intéresse dans cette fresque de plus de deux heures : une station spatiale, des primates, un ordinateur intelligent, un monolithe, des tables de la loi, des débats métaphysiques et même une force inconnue dont on ne connaît pas l’origine... Stanley Kubrick déclarait en 1968 : « "Quand un film a de la substance ou de la subtilité, on ne peut jamais en parler de manière complète. C'est souvent à côté de la plaque et forcément simpliste" ». CQFD.

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