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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

ESPION, SPY, SPION, ШПИОН…

5 thèmes | 15 oeuvres
À l’heure où "Spectre", le dernier James Bond, déferle sur les écrans du monde entier, il est temps de se pencher sur celui que beaucoup voit comme « "Un dinosaure misogyne et sexy, une relique de la guerre froide" ». Les conflits qui éclatent sans cesse partout sur le globe le poussent-ils à la retraite, à la casse, ou les nouvelles formes que prend le Mal le rendent-elles indispensable ? Le temps est venu de se replonger dans les vertiges de l’espionnage ou, en tout cas, de ses représentations.

Fantasmagories

Lieu de tous les fantasmes, l’espionnage est un genre qui s’évade très volontiers vers l’imaginaire et le délire. Des personnages de bande dessinée mis en scène par Jonathan Coe dans "Expo 58" à Belmondo alias Bob St Clar dans "Le Magnifique", en passant par l’agent 007 en personne, Philip Roth aux prises avec le Mossad dans "Opération Shylock" ou les figures, plus baroques les unes que les autres, de "La Lettre du Kremlin"... Sans oublier la musique d’un faux film d’espionnage imaginée par David Whitaker dans "Music to Spy by"...

Le Magnifique

Dans ce film culte du cinéma populaire des années 70, Belmondo joue le double rôle d’un écrivain, François Merlin et du héros de ses propres livres, véritable idéal du moi fantasmatique, Bob St Clar, agent secret très à l’aise qui mixe allègrement les figures de SAS et James Bond. Spécialiste de la comédie d’aventure, Philippe de Broca s’amuse avec les codes d’un genre qui tend vers sa propre caricature. Pirandellien en diable, "Le Magnifique" est, par ailleurs, un des films français les plus drôles des années 70.

Expo 58

Écrit dans les années 2010, le dernier roman de Jonathan Coe, "Expo 58", permet de se replonger avec un plaisir certain dans les riches heures de la guerre froide. Situé en 1958, dans le contexte de l’exposition universelle de Bruxelles, le livre entrecroise, à la limite de la parodie, les rencontres amoureuses et les motifs de l’espionnage dans un registre qui rappelle plus "Tintin" que les classiques de John Le Carré. Absolument savoureux.

  Livre Fiction
Expo 58
Auteur: Coe, Jonathan (1961-....)
Edition: Gallimard
Collection: Du monde entier

Music to Spy by

Forcément éclipsé par l’ombre du grand John Barry, le compositeur et arrangeur David Whitaker a pourtant l’étoffe d’un grand du Swingin’ London. En 1966, il publie un brillant album intitulé "Music to Spy by" qui a tous les atours d’une BO de film d’espionnage, sauf que le film en question n’existe pas. C’est donc à vous, auditeurs, de créer vos propres images sur cette somptueuse musique de film imaginaire qui fait voyager mentalement et qui parvient justement à égaler les grandes BO de John Barry de l’époque. L’album est rare mais on peut en trouver de larges extraits dans l’excellente compilation, "The David Whitaker Songbook", conçue par un vrai admirateur, Bertrand Burgalat.

Guerre Froide

La guerre froide est le milieu naturel de l’espionnage. L’affrontement souterrain entre les Russes et les Américains a nourri de l’intérieur un genre qui s’est déployé, entre l’Est et l’Ouest, dans la littérature et dans le cinéma, comme en témoignent les romans tourmentés et tordus de John Le Carré ou, parmi d’autres films, le chef-d’œuvre baroque de John Huston, "La Lettre du Kremlin"...

Expo 58

Écrit dans les années 2010, le dernier roman de Jonathan Coe, "Expo 58", permet de se replonger avec un plaisir certain dans les riches heures de la guerre froide. Situé en 1958, dans le contexte de l’exposition universelle de Bruxelles, le livre entrecroise, à la limite de la parodie, les rencontres amoureuses et les motifs de l’espionnage dans un registre qui rappelle plus "Tintin" que les classiques de John Le Carré. Absolument savoureux.

  Livre Fiction
Expo 58
Auteur: Coe, Jonathan (1961-....)
Edition: Gallimard
Collection: Du monde entier

La Taupe

Souvent présenté comme l’anti-James Bond, John Le Carré, lui-même ancien officier des services de renseignement du MI6, a littéralement inventé le roman d’espionnage moderne, infiniment plus réaliste et plus complexe que la version glamour qu’en donne Ian Fleming. "Dans La Taupe" (1974), Le Carré met en scène George Smiley, personnage qu’il a créé quelques années auparavant, au centre d’un récit qui s’enracine, comme il se doit, au cœur de la guerre froide. Ce qui produit un roman où la ronde des identités et des mensonges donne littéralement le vertige. Et, par conséquent, un des chefs-d’œuvre du genre ! Remarquablement adapté au cinéma par Tomas Alfredson en 2011.

La Lettre du Kremlin

La guerre froide a eu des effets incontestablement bénéfiques sur le cinéma d’espionnage. La preuve : "La Lettre du Kremlin", fantaisie paranoïaque, baroque et finalement tragique où John Huston s’en donne à cœur joie. L’intrigue est furieusement complexe mais l’humour noir du film et les présences conjuguées de Bibi Anderson, Max von Sydow, deux acteurs bergmaniens, George Sanders et surtout d’Orson Welles font de La Lettre du Kremlin un objet assez dingue.

L'écrivain et son double

L’espionnage est propice à tous les dédoublements et d’abord à celui de l’écrivain. La série "Fleming" montre comment l’auteur a nourri son personnage, James Bond, de ses propres aventures. Tandis que Philip Roth, dans "Opération Shylock", s’invente un homonyme inquiétant et comique ou que Philippe de Broca, dans "Le Magnifique", tente une drolatique mise en abyme entre un romancier d’espionnage et son double fantasmatique.

Fleming

Typiquement british comme il se doit, la mini-série "Fleming" met en scène, en quatre épisodes, les aventures de Ian Fleming avant la création de l’agent 007. Essentiellement située pendant la Seconde Guerre mondiale, la série, élégante et vive, permet de comprendre que la vie très romanesque du futur écrivain a largement nourri les aventures de James Bond bien avant que le démiurge et sa créature ne deviennent des célébrités mondiales.

Opération Shylock

Pas particulièrement versé dans l’espionnage, Philip Roth fait pourtant, dans "Opération Shylock", une incursion très singulière dans un genre riche en faux-semblants qui lui va finalement comme un gant. Dans le roman, Roth découvre qu’il a un homonyme en Israël qui se fait passer pour lui. Bien décidé à en découdre avec son double, le romancier part mener l’enquête entre Jérusalem et Tel Aviv et, bien sûr, le Mossad finit par s’en mêler. Un des grands livres de Philip Roth, souvent très drôle, qui fait de l’écrivain l’espion de sa propre vie.

Le Magnifique

Dans ce film culte du cinéma populaire des années 70, Belmondo joue le double rôle d’un écrivain, François Merlin et du héros de ses propres livres, véritable idéal du moi fantasmatique, Bob St Clar, agent secret très à l’aise qui mixe allègrement les figures de SAS et James Bond. Spécialiste de la comédie d’aventure, Philippe de Broca s’amuse avec les codes d’un genre qui tend vers sa propre caricature. Pirandellien en diable, "Le Magnifique" est, par ailleurs, un des films français les plus drôles des années 70.

Surveillance

La surveillance, l’écoute sont au cœur des dispositifs de l’espionnage. Elles concernent le versant traditionnel du genre mais ont pris une autre dimension avec les technologies contemporaines. Comme en témoigne Edward Snowden dans le documentaire "Citizenfour", ce sont les citoyens qui sont aujourd’hui écoutés sans limite par les grandes agences de renseignements mais c’est aussi à eux de retourner cette surveillance contre les états espions.

La Taupe

Souvent présenté comme l’anti-James Bond, John Le Carré, lui-même ancien officier des services de renseignement du MI6, a littéralement inventé le roman d’espionnage moderne, infiniment plus réaliste et plus complexe que la version glamour qu’en donne Ian Fleming. "Dans La Taupe" (1974), Le Carré met en scène George Smiley, personnage qu’il a créé quelques années auparavant, au centre d’un récit qui s’enracine, comme il se doit, au cœur de la guerre froide. Ce qui produit un roman où la ronde des identités et des mensonges donne littéralement le vertige. Et, par conséquent, un des chefs-d’œuvre du genre ! Remarquablement adapté au cinéma par Tomas Alfredson en 2011.

Citizenfour

À l’heure de la mondialisation et de la surveillance généralisée, l’espionnage traditionnel a un peu perdu de son lustre. Les nouveaux héros contemporains sont les lanceurs d’alerte qui dévoilent la face cachée des grandes agences de renseignement. Dans "Citizenfour", documentaire absolument captivant, la réalisatrice Laura Poitras filme, presqu’en temps réel, Edward Snowden cloîtré dans sa chambre d’hôtel à Hong-Kong, préparant les révélations qui allaient déstabiliser la NSA et son système de surveillance ultra sophistiquée, donnant à son film les allures d’un thriller cauchemardesque où tout est vrai.

Sur Écoute. Esthétique de l’espionnage

L’espionnage est une technique mais peut-être aussi un art, en tout cas une forme et un vocabulaire qui permettent de lire et d’écouter le monde autrement. Dans "Sur écoute", Le philosophe Peter Szendy explore justement la manière dont la pensée et l’esthétique contemporaines sont tributaires des notions de surveillance, de taupe ou d’écoute… Et comme l’homme est fin et cultivé et qu’il aime séduire son lecteur, il s’appuie sur des analyses très personnelles de films d’Hitchcock, Lang ou Coppola, ou même sur un opéra de Mozart. Ce qui ne gâte rien.

Typically British

En matière d’espionnage, rien de mieux que les Anglais. Ils sont les maîtres d’un genre aux nuances infinies et aux règles tordues qui va, dans les années 50-70, de la version pop proposée par Ian Fleming et son "James Bond" de héros à celle, bien plus complexe, de John Le Carré. Sans oublier les musiques très Swingin’ London de John Barry ou David Whitaker. Même dans les années 2010, c’est encore un Anglais, Jonathan Coe dans son roman "Expo 58", qui ressuscite les agents doubles de tout poil.

Fleming

Typiquement british comme il se doit, la mini-série "Fleming" met en scène, en quatre épisodes, les aventures de Ian Fleming avant la création de l’agent 007. Essentiellement située pendant la Seconde Guerre mondiale, la série, élégante et vive, permet de comprendre que la vie très romanesque du futur écrivain a largement nourri les aventures de James Bond bien avant que le démiurge et sa créature ne deviennent des célébrités mondiales.

Ipcress, Danger Immédiat

Véritable bijou pop, réalisé au mitan des années 60, en plein Swingin’ London, Ipcress Danger Immédiat repeint en couleurs l’univers sombre de Len Deighton, un des grands du roman d’espionnage. À côté de son intrigue légèrement abracadabrante et de son design impeccable, le film bénéficie de deux atouts maîtres : la présence du grand Michael Caine, au top de son magnétisme, et celle, à la bande son, de John Barry, l’homme des "James Bond", qui signe ici une de ses plus grandes partitions.

Les Archives James Bond

Publiées en 2012 au moment de la sortie de "Skyfall", pour le cinquantenaire de la franchise cinématographique, "Les Archives James Bond" constituent un ensemble impressionnant. Les dizaines d’illustrations et les nombreux témoignages recueillis permettent de reconstituer la trajectoire de cette série de films, certes inégale, mais incontestablement mythique. Pour tout bondophile qui se respecte, l’achat de ce somptueux album est impératif.

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