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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Festival de Cannes

5 thèmes | 17 oeuvres
Comme chaque année, le Festival de Cannes a tenu en haleine, pêle-mêle, les amateurs de belles toilettes, de selfies, les chasseurs de rumeurs, les amateurs de pronostics et même les amateurs de cinéma. Le lendemain, qui commence donc aujourd’hui, laisse traditionnellement la place aux polémiques. Gageons que cette année ne dérogera pas à la règle, surtout autour de la Palme d’or attribuée au film Dheepan de Jacques Audiard que peu donnaient gagnant alors que, au contraire, beaucoup parlaient de Mia Madre de Nanni Moretti. En attendant que toutes ces merveilles présupposées sortent sur nos écrans, nous avons décidé de revisiter l'histoire du plus grand festival de cinéma du monde, riche en surprises et autres batailles d'Hernani. Et vous, quel film avez-vous le plus envie d’aller voir ?

Glamour

Cannes est le lieu par excellence du glamour dans ses manifestations les plus débridées, excentriques, variées. Les années 50-60 sont l'époque d'un glamour à échelle humaine qui va bientôt se transformer en une véritable industrie médiatique. Reste que pour les festivaliers, le souvenir de certaines projections ou soirées demeurent la quintessence de l'élégance et du rêve comme celles qui furent consacrées au proustien "Il Était une Fois en Amérique".

Il Était une Fois en Amérique

Projeté hors-compétition en 1984, "Il Était une Fois en Amérique" est l'œuvre testamentaire d'un cinéaste italien fasciné par le Nouveau Monde. À travers une fresque à la fois monumentale et intime, Sergio Leone résume le XXe siècle et fait une ultime déclaration d'amour au cinéma qu'il a tant aimé, avec Robert de Niro comme porte-parole. La projection du film à Cannes est l'occasion d'une soirée de gala restée dans les annales, comme si les festivaliers respiraient une dernière fois le parfum mélancolique et opiomane d'un film comme on n'en fera plus. "Il Était une Fois en Amérique" vient de ressortir en copie restaurée et augmentée de 22 minutes supplémentaires.

La Main au Collet

Alfred Hitchcock ne fait pas partie, loin s'en faut, des habitués de Cannes, même s'il y a fait quelques apparitions avec des films comme "Les Enchaînés", en compétition pour la première édition du festival, ou Les Oiseaux, hors-compétition en 1963. Et si la plus belle histoire cannoise d'Hitchcock était finalement le tournage de "La Main au Collet" dans lequel il retrouve Grace Kelly et Cary Grant, deux de ses acteurs de prédilection ? C'est notamment sur ce tournage que la blonde américaine va rencontrer son prince charmant, un nommé Rainier de Monaco. "La Main au Collet" ne sera pas projeté au festival mais il imprimera, pour toujours, l'image d'une Côte d'Azur glamour qui correspond parfaitement à l'ambiance fifties de Cannes.

Cannes Cinéma

Réalisé à partir du fonds Traverso, une dynastie de photographes basée à Cannes depuis 1850, cet album raconte l'histoire du festival à travers une série de clichés souvent rares et étonnants, relayée par un texte impressionniste de Serge Toubiana. Ces photos d'acteurs, de réalisateurs, de starlettes permettent de mesurer l'évolution d'un festival passé d'un monde villageois à une manifestation planétaire où les festivaliers vivent désormais en permanence sous le régime de l'image.

Les Américains

L'histoire entre les Américains et la Côte d'Azur a débuté depuis longtemps. Mais c'est au Festival de Cannes que cette histoire a su prendre une autre dimension. Rituellement, chaque année, la présence des Américains est un enjeu majeur pour le festival. Pour des raisons médiatiques sans doute mais également parce le festival fut, dans les années 70, le lieu d'élection du Nouvel Hollywood, et le terrain de jeu privilégié de cinéastes comme Scorsese ou Coppola. Conclusion : Cannes a besoin des Américains mais la réciproque est vraie...

Apocalypse Now

En 1979, Francis Coppola arrive à Cannes avec les bobines de son nouveau film, Apocalypse Now, dans ses bagages. Il a obtenu la Palme d'or cinq ans plus tôt pour Conversation Secrète et il sort d'un tournage parmi les plus fous de l'histoire du cinéma. Cette fois-ci, le film n'est pas complètement terminé et il est projeté in extremis au Palais des Festivals. Cette année-là, Coppola devra finalement partager la Palme d'or avec "Le Tambour" de Volker Schlöndorff. Françoise Sagan, membre du jury qui a beaucoup forcé sur le mini-bar de sa chambre d'hôtel, provoque un mini-scandale après la fin du festival en révélant sa détestation du chef-d'œuvre de Coppola.

Mean Streets

En 1974, un jeune cinéaste américain encore inconnu débarque sur la Croisette pour présenter Mean Streets à la Quinzaine des Réalisateurs, section parallèle indépendante créée par la Société des Réalisateurs de Films après mai 68. Le cinéaste en question s'appelle Martin Scorsese et il crée la sensation avec une œuvre fiévreuse qui mixe l'énergie du film de mafia, avec celle de la Nouvelle Vague française, le tout mâtiné d'obsessions religieuses qui seront bientôt familières aux fans du cinéaste. Le film fait un tabac. Le festival se renouvelle par ses marges. La carrière de Scorsese est lancée. Deux ans après, il reviendra par la grande porte et obtiendra une Palme d'or sulfureuse pour "Taxi Driver".

Il Était une Fois en Amérique

Projeté hors-compétition en 1984, "Il Était une Fois en Amérique" est l'œuvre testamentaire d'un cinéaste italien fasciné par le Nouveau Monde. À travers une fresque à la fois monumentale et intime, Sergio Leone résume le XXe siècle et fait une ultime déclaration d'amour au cinéma qu'il a tant aimé, avec Robert de Niro comme porte-parole. La projection du film à Cannes est l'occasion d'une soirée de gala restée dans les annales, comme si les festivaliers respiraient une dernière fois le parfum mélancolique et opiomane d'un film comme on n'en fera plus. "Il Était une Fois en Amérique" vient de ressortir en copie restaurée et augmentée de 22 minutes supplémentaires.

La Main au Collet

Alfred Hitchcock ne fait pas partie, loin s'en faut, des habitués de Cannes, même s'il y a fait quelques apparitions avec des films comme "Les Enchaînés", en compétition pour la première édition du festival, ou Les Oiseaux, hors-compétition en 1963. Et si la plus belle histoire cannoise d'Hitchcock était finalement le tournage de "La Main au Collet" dans lequel il retrouve Grace Kelly et Cary Grant, deux de ses acteurs de prédilection ? C'est notamment sur ce tournage que la blonde américaine va rencontrer son prince charmant, un nommé Rainier de Monaco. "La Main au Collet" ne sera pas projeté au festival mais il imprimera, pour toujours, l'image d'une Côte d'Azur glamour qui correspond parfaitement à l'ambiance fifties de Cannes.

Palmes d'or

Le Graal du Festival de Cannes c'est bien entendu la Palme d'or désirée par tous les cinéastes du monde appelés en compétition officielle. L'attribution de cette Palme tant convoitée suscite parfois la surprise ("Le Monde du Silence") ou la polémique ("Apocalypse Now"), voire les deux ("Rosetta") mais rarement l'indifférence.

Apocalypse Now

En 1979, Francis Coppola arrive à Cannes avec les bobines de son nouveau film, Apocalypse Now, dans ses bagages. Il a obtenu la Palme d'or cinq ans plus tôt pour Conversation Secrète et il sort d'un tournage parmi les plus fous de l'histoire du cinéma. Cette fois-ci, le film n'est pas complètement terminé et il est projeté in extremis au Palais des Festivals. Cette année-là, Coppola devra finalement partager la Palme d'or avec "Le Tambour" de Volker Schlöndorff. Françoise Sagan, membre du jury qui a beaucoup forcé sur le mini-bar de sa chambre d'hôtel, provoque un mini-scandale après la fin du festival en révélant sa détestation du chef-d'œuvre de Coppola.

Dheepan

C’est la quatrième présence de Jacques Audiard en sélection officielle. Si "Dheepan", son septième film, n’était pas favori pour la Palme d’or, celui-ci a le mérite de représenter le cinéma social qui, au milieu des bijoux, des stars et des yachts, a souvent été récompensé à Cannes récemment, on pense entre autres à celui des frères Dardenne. "Dheepan", c’est l’histoire d’un ancien combattant tamoul qui a fui le Sri Lanka après avoir perdu la lutte qu’il menait avec les Tigres. Il se retrouve en banlieue parisienne avec une femme qui n’est pas la sienne et une fille qui n’est pas la leur. Et alors qu’il doit se relancer dans la vie, dans un pays qui n’est pas le sien, la guerre le rattrape. Sortie sur les écrans le 26 août prochain.

Le Monde du Silence

Rares sont les documentaires primés au plus haut niveau au Festival de Cannes. En dehors de "Fahrenheit 9/11" de Michael Moore qui reçut la Palme d'or en 2004, seul "Le Monde du Silence" obtint cette distinction en 1956. Exploration des fonds sous-marins filmée avec les techniques les plus modernes, le film de Cousteau et Louis Malle, jeune cinéaste débutant, fait vraiment figure d'exception dans le monde cannois de l'époque marqué par les stars et le glamour. À ce titre, "Le Monde du Silence" est une véritable révolution des valeurs mais qui restera sans lendemain ou presque...

Polémiques

Au Festival de Cannes, la polémique n'est jamais très loin et peut s'enflammer très rapidement. De "L'Avventura" à "Melancholia", en passant par "La Grande Bouffe" ou "Sous le Soleil de Satan" de Maurice Pialat (« et si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus »), nombreux sont les films à être passés par la case provocation ou controverse. Mais la polémique la plus fameuse de l'histoire de Cannes est sans doute celle qui vit l'interruption du festival en plein mois de mai 1968, comme le raconte Anne Wiazemsky dans son dernier livre, "Un An après".

L'Avventura

En 1960, Michelangelo Antonioni, cinéaste italien et moderne encore confidentiel, provoque un des premiers grands scandales du festival avec la projection de "L'Avventura". Le film est très mal accueilli : le public ne comprend pas qu'un personnage important disparaisse sans explication après 30 minutes de film. Le lendemain de la projection, 37 écrivains et artistes, parmi lesquels Roberto Rossellini adressent une lettre de soutien à Antonioni. "L'Avventura" obtiendra tout de même le Prix du Jury, tandis que la Palme d'or est attribuée à "La Dolce Vita" de Fellini, sifflé à son tour. En 1967, le même Antonioni reviendra recevoir la plus haute distinction pour "Blow up".

  Dvd Fiction
L'avventura
Edition: Ed. Montparnasse [éd.]

Melancholia

Habitué du festival depuis son premier long-métrage, "Element of Crime", déjà en compétition en 1986, Lars von Trier y revient une nouvelle fois en 2011 avec "Melancholia". Entre temps, il a gagné le Grand Prix du Jury en 1996 pour "Breaking the Waves" et la Palme d'or pour "Dancer in the Dark" en 2000. Par son ampleur formelle et cosmique, "Melancholia" fait figure de favori pour la Palme d'or. Mais le mauvais esprit de Lars s'en mêle et l'enfant gâté du festival se prend les pieds dans le tapis en enchaînant quelques provocations sur le Troisième Reich en conférence de presse. Résultat : le Danois est banni du festival même si son film reste en compétition. Melancholia rate une nouvelle Palme d'or attribuée à "The Tree of Life" de Terrence Malick. Kirsten Dunst obtient, en guise de lot de consolation, le Prix d'interprétation féminine.

  Dvd Fiction
Melancholia
Auteur: Trier, Lars von (1956-....)
Edition: Potemkine

Un An après

Pour le troisième et dernier volet de sa trilogie autobiographique godardienne, Anne Wiazemsky a choisi l'année 1968, notamment son mois de mai insurrectionnel. Au centre du livre, l'épouse de Godard raconte le Festival de Cannes interrompu par les cinéastes de la Nouvelle Vague et leurs amis, au beau milieu de la grève générale qui bloque la France entière. Un épisode mythique de l'histoire du festival vu pour la première fois de l'intérieur qui est aussi un révélateur des tensions croissantes dans le couple et de l'engagement politique de plus en plus radical du grand Jean-Luc, d'ores et déjà en route vers ses années Mao.

Révélations

La caisse de résonance cannoise peut être l'occasion idéale pour un réalisateur encore confidentiel de se faire connaître. Le festival a, par exemple, permis à des cinéastes aussi importants que Truffaut, Antonioni, Scorsese ou les frères Dardenne d'atteindre à une renommée internationale qui fera décoller leur carrière. Jacques Yves Cousteau et Louis Malle, quant à eux, trouvèrent à Cannes une reconnaissance inattendue qui a permis au "Monde du Silence" de rester dans l'histoire du cinéma.

L'Avventura

En 1960, Michelangelo Antonioni, cinéaste italien et moderne encore confidentiel, provoque un des premiers grands scandales du festival avec la projection de "L'Avventura". Le film est très mal accueilli : le public ne comprend pas qu'un personnage important disparaisse sans explication après 30 minutes de film. Le lendemain de la projection, 37 écrivains et artistes, parmi lesquels Roberto Rossellini adressent une lettre de soutien à Antonioni. "L'Avventura" obtiendra tout de même le Prix du Jury, tandis que la Palme d'or est attribuée à "La Dolce Vita" de Fellini, sifflé à son tour. En 1967, le même Antonioni reviendra recevoir la plus haute distinction pour "Blow up".

  Dvd Fiction
L'avventura
Edition: Ed. Montparnasse [éd.]

Mean Streets

En 1974, un jeune cinéaste américain encore inconnu débarque sur la Croisette pour présenter Mean Streets à la Quinzaine des Réalisateurs, section parallèle indépendante créée par la Société des Réalisateurs de Films après mai 68. Le cinéaste en question s'appelle Martin Scorsese et il crée la sensation avec une œuvre fiévreuse qui mixe l'énergie du film de mafia, avec celle de la Nouvelle Vague française, le tout mâtiné d'obsessions religieuses qui seront bientôt familières aux fans du cinéaste. Le film fait un tabac. Le festival se renouvelle par ses marges. La carrière de Scorsese est lancée. Deux ans après, il reviendra par la grande porte et obtiendra une Palme d'or sulfureuse pour "Taxi Driver".

Dheepan

C’est la quatrième présence de Jacques Audiard en sélection officielle. Si "Dheepan", son septième film, n’était pas favori pour la Palme d’or, celui-ci a le mérite de représenter le cinéma social qui, au milieu des bijoux, des stars et des yachts, a souvent été récompensé à Cannes récemment, on pense entre autres à celui des frères Dardenne. "Dheepan", c’est l’histoire d’un ancien combattant tamoul qui a fui le Sri Lanka après avoir perdu la lutte qu’il menait avec les Tigres. Il se retrouve en banlieue parisienne avec une femme qui n’est pas la sienne et une fille qui n’est pas la leur. Et alors qu’il doit se relancer dans la vie, dans un pays qui n’est pas le sien, la guerre le rattrape. Sortie sur les écrans le 26 août prochain.

Les 400 Coups

L'année précédente, le féroce critique François Truffaut est exclu du Festival de Cannes pour mauvais esprit. Mais coup de théâtre : en 1959, le jeune cinéaste François Truffaut est sélectionné en compétition pour son premier long-métrage autobiographique, "Les 400 Coups", avec un acteur de 15 ans qui vient de nulle part, Jean-Pierre Léaud. Le film, pris sous son aile par Jean Cocteau, devient très vite la coqueluche des festivaliers et obtient le Prix de la mise en scène. C'est l'acte de naissance, sur la scène du plus grand festival du monde, de la Nouvelle Vague et le début du parcours très personnel d'un cinéaste qui n'en restera pas là.

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