Connexion

logomamediateque2

Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Mad Max : Fury Road

5 thèmes | 13 oeuvres
Quand il sort sur les écrans en 1979, "Mad Max" devient vite un phénomène, notamment parce qu’il s’inscrit dans une culture à part entière, quelque part entre "L’Équipée Sauvage" et "Duel", J. G. Ballard et Motörhead et dont, en France, le magazine "Métal Hurlant" est un peu le porte-étendard. Ce sera le versant obscur et brutal des très pop et esthétiques années 1980. Une intrigue basique et primaire - la poursuite d’une vengeance -, une histoire de vitesse et de moteurs rugissants, de bruit et de fureur, mais surtout d’errance et de survie dans un monde post-apocalyptique, où tout dépend de l’accès à des ressources qui s’amenuisent, essence ou eau, voire solidarité et compassion. En résonance avec notre monde, en somme.

Bolides stories

Depuis "L’Équipée sauvage", en passant par "Bullit", "Macadam à deux voies" ou l’imagerie des Hells Angels, le bolide à deux ou quatre roues est quasiment devenu à l’écran le substitut du cheval du cow-boy ou du desperado. Le western a ainsi trouvé une sorte de prolongement : il est juste passé à l’âge de l’engin à moteur avec lequel le héros fait corps. Ce n’est plus seulement un moyen de transport, c’est tout un art de vivre et de combattre, au cœur des grands espaces sauvages, et le bolide devient presque un personnage de l’histoire, faite de chevauchées et de courses-poursuites.

Mad Max

Une bande de desperados sème la terreur à moto sur les routes qui bordent d’immenses champs, entre le croisement d’Anarchy et Jerusalem Road. Un flic tout habillé de cuir, qui veut venger les siens, a décidé de les arrêter en utilisant les mêmes procédés barbares qu’eux. Porté par la musique inquiétante de Brian May, le premier "Mad Max" demeure une curiosité, par son exotisme troublant, son rythme enfiévré et ses scènes parfois aussi inventives que surréalistes. Peu de paroles, mais elles sont visionnaires : « "La route va finir par me rendre comme eux..." »

Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes

Le roman autobiographique et quasi-culte d’un Américain parti de Minneapolis à moto pour tailler la route avec son fils de onze ans, direction le Montana, histoire d’échapper à la paranoïa ambiante. Ils traversent les immenses plaines, s’émerveillant de ce retour à la nature sauvage, dans une Amérique non-violente : on est loin de l’imagerie liée à "Easy Rider". Le père et le fils se racontent des histoires et devisent sur la civilisation et le progrès entre deux problèmes mécaniques, et Pirsig nous éclaire sur cette vieille rivalité entre la voiture et la moto : « "En voiture, on est enfermé (…). En moto, plus d’écran. Un contact direct avec les choses. On fait partie du spectacle, au lieu d’être un simple spectateur." »

Petite Philosophie de la course à pied

Dans un monde mécanisé, robotisé et motorisé à l’extrême, le fait de revenir à une philosophie du corps n’a rien de régressif. Au contraire, ce serait plutôt subversif et contestataire. La course à pied, le plus vieux sport de l’humanité, est donc ici opportunément réhabilitée, histoire de résister aux diktats de la vitesse et de l’urgence, à la productivité tous azimuts et la performance à tout prix. Il ne s’agit pas seulement de retrouver l’usage de ses jambes, mais aussi de réévaluer et de repousser les limites du corps d’une façon plus « humaine ».

Héros virils et increvables

Mel Gibson, c’est le retour du héros impitoyable, qui incarne la force brute, instinctive et animale, qui s’affranchit de sa hiérarchie pour faire triompher sa conception de la justice. Il s’allie à la technologie pour vaincre, et la puissance des moteurs est de son côté : Mad Max annonce déjà "Robocop" ou "Terminator", où l’homme fera corps - jusqu’à fusionner - avec la machine. Quant à la morale, elle n’est pas superflue, à condition qu’elle devienne un outil au service d’un combat à mort.

Mad Max : Fury Road

La guerre pour l’eau et pour l’essence s’est amplifiée, dans ce quatrième volet des « aventures » de "Mad Max". Ce nouvel épisode détonnera surtout par son côté spectaculaire, par la puissance des grosses cylindrées à la forme et au design gothico-futuristes. Le décor est un désert oppressant, loin de toute trace de civilisation urbaine, et qui est constamment en proie aux flammes. Un film aux accents symphoniques, qui aurait tout du ballet de bolides infernal, où les numéros de voltige aérienne rendent has-been les traditionnelles courses-poursuites en ligne droite.

Ace of Spades

"Mad Max" a déboulé à peu près en même temps que Motörhead imposait sa sauvagerie musicale incluant bruits de moteurs surpuissants et un rock à toute blinde en acier trempé, même si le bassiste-chanteur Lemmy répétait à l’envi que son groupe n’était pas du métal, mais juste du rock n’ roll «" 49% motherfucker, 51% son of a bitch" ». Accusé de faire trop de bruit, Lemmy rétorquait : « "J’ai bossé dans une usine de machines à laver et le bruit était plus fort que dans le pire des concerts de Motörhead. Et je ne parle pas des aéroports, alors ne vous foutez pas de ma gueule !" »

Pénurie de ressources

De la guerre du feu à celle du pétrole, le partage des ressources naturelles est souvent l’une des premières causes de conflits. Et, de "Mad Max" à "Waterworld", on n’est plus seulement dans une forme d’anticipation fantasmée : les scientifiques annoncent déjà une lutte impitoyable entre les nations pour l’accès à l’eau, ce qui pourrait relever de la plus cruelle des dystrophies.

Mad Max

Une bande de desperados sème la terreur à moto sur les routes qui bordent d’immenses champs, entre le croisement d’Anarchy et Jerusalem Road. Un flic tout habillé de cuir, qui veut venger les siens, a décidé de les arrêter en utilisant les mêmes procédés barbares qu’eux. Porté par la musique inquiétante de Brian May, le premier "Mad Max" demeure une curiosité, par son exotisme troublant, son rythme enfiévré et ses scènes parfois aussi inventives que surréalistes. Peu de paroles, mais elles sont visionnaires : « "La route va finir par me rendre comme eux..." »

L’Avenir de l’eau

Ce livre précieux, qui s’inscrit dans une réflexion sur la mondialisation, est plus que jamais d’actualité. Il part d’un postulat inquiétant : l’inégal accès à l’eau, rendu de plus en plus difficile selon les pays et selon les classes sociales, sera peut-être la source des plus graves conflits de demain. On estime qu’en 2025, 3 milliards de personnes - contre près de 700 millions aujourd’hui - pourraient pâtir du manque d’eau. Ce n’est pas l’ouvrage d’un spécialiste, mais d’abord le récit d’un voyageur qui a bourlingué entre l’Inde, le Brésil et l’Australie pour comprendre les enjeux de la raréfaction de notre « or bleu ».

Mammuth

Alors qu’il envisageait de couler des jours paisibles après une vie de dur labeur, Serge Pilardosse (Gérard Depardieu) se rend compte qu’il lui manque des fiches de paie pour toucher sa retraite. Il enfourche alors sa moto - une vieille Münch Mammut - et taille la route tranquillement pour retrouver ses anciens employeurs. La denrée rare, le bien perdu, ce sont ces simples papiers administratifs. Et ce film original, parodique et touchant, a toutes les allures d’un anti-"Mad Max".

Pirates

La route ne relie plus forcément deux points, elle existe aussi par elle-même, de manière autonome. Les bandits qui la sillonnent ne s’attaquent pas aux fondements de la société, ils dépouillent leurs semblables, d’autres errants et exclus de la « civilisation urbaine ». La route - et le désert qui la borde - deviennent un espace de survie qui possède ses propres lois et ses propres classes dangereuses, les pirates. Mais si ceux-ci sont souvent perçus comme des personnages négatifs, ils fascinent aussi par leur aspiration « libertaire ».

Mad Max : Fury Road

La guerre pour l’eau et pour l’essence s’est amplifiée, dans ce quatrième volet des « aventures » de "Mad Max". Ce nouvel épisode détonnera surtout par son côté spectaculaire, par la puissance des grosses cylindrées à la forme et au design gothico-futuristes. Le décor est un désert oppressant, loin de toute trace de civilisation urbaine, et qui est constamment en proie aux flammes. Un film aux accents symphoniques, qui aurait tout du ballet de bolides infernal, où les numéros de voltige aérienne rendent has-been les traditionnelles courses-poursuites en ligne droite.

Bastions pirates, une histoire libertaire de la piraterie

Si, dans "Mad Max", les pirates de la route sont associés à des barbares acculturés et cruels, la flibuste était aussi une utopie qui dénonçait l’injustice liée à l’ordre social. Les pirates, qui se considéraient comme des exclus du système, élisaient leurs chefs et partageaient les magots avec les plus nécessiteux. Ils créèrent des communautés fonctionnant sur des lois qu’ils voulaient à l’opposé des monarchies tyranniques. Décrits dans ce livre comme les « premiers rebelles prolétariens », ils s’en prenaient déjà à la mondialisation, en se livrant au pillage sur les grandes routes du commerce maritime.

Post-apocalypses

Le grand fantasme de la fin du monde ne s’est pas seulement traduit, dans les fictions, par la destruction totale de l’humanité, mais plutôt par la terreur de « l’après », avec l’épopée des rescapés. De la guerre nucléaire à l’épidémie liée à un virus, en passant par la catastrophe écologique, les survivants sont condamnés à réinventer une société. Or comment créer un ordre et une organisation sociale à partir du chaos, et comment conserver et transmettre le savoir et les valeurs d’un monde disparu ?

Le Dernier Combat

Des hommes tentent de survivre après une catastrophe nucléaire, ils doivent tout réapprendre, comme s’ils revenaient à une nouvelle Genèse. D’ailleurs, la femme suscite convoitise et envie, et des poissons tombent du ciel. Son errance conduit le héros chez un vieux médecin grâce à qui il va réapprendre à communiquer, et même à parler. Davantage une fable mystique qu’une œuvre de science-fiction finalement, qui n’a rien perdu de la subtilité de sa symbolique.

Refuge

Alors que « "le monde est en train de s’étouffer sur un os" », Tommy Keely, ex-militant écolo usé par ses combats vains, a démissionné. Il vit dans une tour, le Mirador, dans une grande ville australienne gangrénée par la fièvre du minerai facile et la spéculation immobilière. Il ne trouve plus sa place dans cette société dans laquelle les gens ne s’apaisent qu’en consommant, et il décide, lorsqu’il retrouve une amie d’enfance, de se replier avec elle et son fils dans un cocon, pour échapper au soi-disant lien social et au « grand dehors ». Parce que les vrais barbares sont peut-être nos voisins et nos concitoyens...

Lune noire

C’est peut-être lié à un virus qu’on n’a pas vu venir : les hommes contaminés sont devenus des insomniaques, que le manque de sommeil rend imprévisibles, fous et agressifs. Ceux qui n’ont pas été touchés doivent fuir leurs proches, car les insomniaques traquent les dormeurs. La ressource rare et indispensable, qu’on n’obtient pas sans s’exposer au danger, c’est un moment de sommeil. Dans certaines caves clandestines, on ne distribue d’ailleurs ni plaisirs charnels prohibés et tarifés, ni drogues : on loue juste un lieu tranquille pour dormir quelques heures à l’abri des regards. Plus terrifiant encore que les histoires de zombies !

logo departement

Notre newsletter

MDDS - Médiathèque des Deux-Sèvres

298, Route de Coulonges

79000 Niort

Tél. : 05 49 26 28 20

 

28, rue des Epinettes

79100 Thouars

Tél : 05 49 66 09 60