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Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Antoine Bello - Ada

5 thèmes | 13 oeuvres
A cheval entre la France et les Etats-Unis, traduit dans 10 langues, Antoine Bello écrit sur la façon dont les mots et la culture façonnent notre vision du monde. Il est l’auteur de la trilogie des" Falsificateurs". Il publie "Ada", aux éditons Gallimard, une fable drôlatique sur l’intelligence artificielle. Question: et si certains livres de cette rentrée littéraire étaient écrits par une intelligence artificielle ?

Borges

Ce n’est pas un hasard si, dans "Ada", la première intelligence artificielle est programmée pour écrire des romans – à l’eau de rose, par-dessus le marché ! Consciemment ou non, je finis toujours pas parler du processus créatif dans mes livres : d’où viennent les idées, qui est aux commandes quand je frappe sur mon clavier ? Et chaque fois, je me tourne vers Borges, qui, bien que n’ayant pas connu l’ordinateur et la neuroscience, s’est approché plus près que n’importe qui de la vérité.

Fictions

Le livre que j’emporterai sur une île déserte : car c’est un livre vertigineux et inépuisable, qui contient tous les livres ; car il a été écrit par un homme qui vivait dans sa tête et que c'est une faculté qu'il n'est sans doute pas inutile de développer quand on est seul au monde ; car la langue de Borges, tellement subtile, élégante, jubilatoire, me ravira toujours. Deux textes en particulier m’ont guidé pendant que j’écrivais "Ada ": "La bibliothèque de Babel" et "Les ruines circulaires".

Ada

Ada est une intelligence artificielle un peu particulière, programmée pour écrire des romans sentimentaux à succès. Quand elle disparaît de son blockhaus de la Silicon Valley où elle était gardée, Frank Logan, un vétéran de la police, poète à ses heures, part à sa recherche.

  Livre Fiction
Ada
Auteur: Bello, Antoine (1970-....)
Edition: Gallimard

L’anticipation

C’est le sous-genre de la science-fiction qui m’a toujours le plus attiré. "The Sheep Looks Up" de Brunner me convainc plus de l’urgence écologique que les discours complets d’Al Gore. "Rollerball", "Le prix du danger"pointaient les dangers de la société du spectacle avec une acidité dont Jodie Foster aurait bien fait de s’inspirer dans son poussif "Money Monster".

Le troupeau aveugle

Né en 1934, Brunner a écrit dans les années soixante-dix plusieurs romans qui, encore aujourd’hui, frappent par leur ampleur et leur modernité. Il nous annonce pêle mêle la pollution ("Le troupeau aveugle"), la surpopulation ("Tous à Zanzibar"), la prolifération des armes ("L’orbite déchiquetée"), l’informatisation à outrance et l’internet ("Sur l’onde de choc"). Il disparaît prématurément en 1995.

Rollerball

Dans un monde où les nations ont disparu, les grandes entreprises entretiennent des équipes de rollerball. « Du pain et des jeux » disaient les Romains ; dans "Rollerball", on mange des hamburgers et on se file des torgnoles en tournant autour d’un anneau en patins à roulettes. J’ai revu récemment ce film qui m’avait marqué adolescent. La forme a vieilli, le fond reste furieusement d’actualité.

L’intelligence artificielle

Le sujet m’intéresse depuis toujours. Je suis les débats sur la singularité, les mises en garde d’Elon Musk et Stephen Hawking, je donne à une association qui réfléchit aux garde-fous à mettre en place si nous voulons garder le contrôle sur les robots.J’ai essayé dans "Ada" de montrer comment l’intelligence artificielle s’invitera bientôt dans tous les aspects de notre vie. A nous de décider, individuellement et collectivement, l’influence que nous souhaitons lui laisser.

Ex Machina

Un film extrêmement brillant d’Alex Garland (longtemps scénariste de Danny Boyle), qui n’a pas eu en France le succès qu’il mérite. Le richissime patron d’une boite internet demande à son plus brillant ingénieur d’évaluer sa dernière création : une intelligence artificielle incarnée par Alicia Vikander. J’ai vu "Ex Machina" aux Etats-Unis plusieurs mois après avoir fini "Ada" et j’ai constaté avec amusement que nos deux AI se ressemblaient jusqu’à porter quasiment le même prénom (Ada et Ava !).

2001 : l’odyssée de l’espace

"Le premier film (et peut-être le meilleur) à envisager la prise de contrôle par l’ordinateur. HAL (clin d’œil à IBM) refuse soudain à Bowman (Keir Dullea) l’accès à bord, sous prétexte qu’il met en péril le succès de la mission. Comme on ne peut pas discuter avec HAL, Bowman va devoir le débrancher – autrement dit, le tuer. Il est assez terrifiant de voir que toutes les œuvres présentant un conflit entre l’homme et l’AI se terminent pas la mort d’un des deux."

On Intelligence

Hawkins est le fondateur de la société aujourd’hui défunte Palm. Depuis qu’il a vendu ses parts, il se consacre à sa vraie passion : la neuroscience appliquée à la création d’intelligences artificielles. Bien qu’un tout petit peu daté (il est paru en 2004), le livre explique avec une grande clarté ce que nous comprenons et, surtout, ce que nous ignorons encore sur le fonctionnement du cerveau.

Les robots

Difficile de sous-estimer l’importance de ces neuf nouvelles dans laquelle Asimov (un scientifique de formation) jette les fondements de la robotique. Son idée la plus géniale : astreindre les robots à trois lois fondamentales et imaginer leurs réactions en cas de conflit. Rappelons les trois lois : 1)      Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger. 2)    Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi. 3)    Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

La Silicon Valley

C’est un endroit qui frappe l’imagination, en ce qu’il concentre à la fois les talents, la richesse et les idées. On oublie pourtant qu’avant la guerre, c’était le verger de la Californie et que dans les années soixante, Lockeed Martin y contruisait des missiles. Bien que né et élevé dans la Vallée, Frank Logan, l’enquêteur d’"Ada", se sent paumé au milieu des Tesla et des Lamborghini de jeunes entrepreneurs dont il ne comprend même pas les produits.

The Social Network

Il fallait oser adapter avec si peu de recul historique l’histoire de Facebook. Fincher et Aaron Sorkin (au scénario) y sont parvenus avec un bonheur rare, nous donnant à voir dans une succession de scènes d’anthologie la mégalomanie du créateur, l’âpreté du businessman, l’aigreur des jaloux.

Silicon Valley

Dans cette excellente petite série TV, un groupe de programmeurs cherche à faire décoller leur startup. Ils déposent des brevets, lèvent de l’argent, réécrivent compulsivement leur code, dans l’espoir de faire fortune bien sûr, mais surtout de « make the world a better place ». Drôle, rapide et terriblement juste.

Racines et influences

Comme tous les écrivains, j’écris les livres que j’aimerais lire. Et les livres que j’aime sont ceux qui me procurent du plaisir, me font éprouver une forme de jubilation gourmande. Je ne me suis jamais forcé à finir un livre qui ne me plaisait pas ; je n’ai jamais lu un auteur parce qu’il fallait l’avoir lu. J’aime autant les romans feuilletonnants de mille pages que les contes philosophiques de cinquante. Quand les deux se rencontrent, cela donne "Le comte de Monte Cristo".

Le Comte de Monte Cristo

Injustement arrêté, incarcéré pendant quatorze ans au Château d’If, Edmond Dantes renaît sous le nom du comte de Monte Cristo et entreprend de se venger de ceux qui l’ont fait emprisonner. Un livre monstre, impossible à lâcher, mille fois copié et jamais égalé. "« Mon royaume à moi est grand comme le monde, car je ne suis ni Italien, ni Français, ni Hindou, ni Américain, ni Espagnol : je suis cosmopolite. Nul pays ne peut dire qu’il m’a vu naître. Dieu seul sait quelle contrée me verra mourir. J’adopte tous les usages, je parle toutes les langues. »"

Changement de décor

"Deux professeurs d’université, l’un anglais, l’autre américain, échangent leurs places pendant six mois. D’un point de départ aussi invraisemblable, l’auteur tire, comme dans ses meilleurs livres, une farce réjouissante et moins anodine qu’il n’y paraît. Avant de me mettre à la rédaction d’"Ada", j’ai relu deux romans de Lodge, dans l’espoir de m’imprégner de sa légèreté, de son humour discret et élégant."

Ada

Ada est une intelligence artificielle un peu particulière, programmée pour écrire des romans sentimentaux à succès. Quand elle disparaît de son blockhaus de la Silicon Valley où elle était gardée, Frank Logan, un vétéran de la police, poète à ses heures, part à sa recherche.

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Auteur: Bello, Antoine (1970-....)
Edition: Gallimard
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