Connexion

logomamediateque2

Médiathèque départementale des Deux-Sèvres

Chassol : Harmoniser la vie

4 thèmes | 13 oeuvres
« "Je ne viens pas de l’univers du disque mais de la musique de films. Quand youtube est arrivé dans nos ordinateurs, j’ai harmonisé tout ce que je trouvais qui m’intéressait. Puis j’ai eu l’occasion de faire des images pour la première fois grâce à une commande du Centre d’Art Contemporain de la Nouvelle Orléans. J’ai donc fait mon premier film Nola Chérie. Depuis je me sers du son de mes images comme d’un matériau musical. Au fil des années, on change l’appellation qu’on se donne. Les choses deviennent ce qu’on dit qu’elles sont. Quand on me demandait ce que j’étais, je répondais compositeur parce que je voulais le devenir et aujourd’hui je dis plutôt musicien. Pour ce parcours, je n’ai pris que des trucs que j’adore, ça donne un résultat éclectique." »

Christophe Chassol en concert le vendredi 3 juin au Festival Yeah !

Art contemporain

Je suis sensible à toutes les formes d’art. Sauf peut-être le théâtre.

Ça donne dans une cour

"C’est un ami, Renaud Faroux, un critique d’art, qui m’a fait découvrir la figuration narrative, ce courant de la peinture française des années 60 dans lequel on retrouve Jacques Monory, Gérard Fromanger, Peter Klazen et bien sûr Gérard Schlosser. A l’époque, ce mouvement n’a pas été très bien accueilli. En ce moment, je suis à fond dans Schlosser parce que je travaille sur un projet avec de l’animation mais c’est un peu trop tôt pour en parler..."

The Clock

J’ai découvert par hasard cette œuvre à Venise, au cours de la Biennale. Je ne connaissais pas Christian Marclay. Je me pose dans la salle, je regarde ma montre : 15h38, et, sur l’écran, je vois 15h38. Je me dis, oui, c’est malin. Et puis le temps passe et à chaque fois il est l’heure qu’il est sur le film. Et ça dure 24h. Mais c’est pas juste montrer l’heure. Il y a un jeu, une recherche entre les différents plans des extraits utilisés. C’est ludique aussi. Et puis, dédier une œuvre au sujet le plus intéressant, le temps… Magnifique.

Brass Unbound et autres films

Les documentaires de Johan van der Keuken m’ont vraiment influencé dans mon travail. Quand je les ai vus, je me suis dit qu’on pouvait faire les choses différemment. C’est quelqu’un qui réutilise beaucoup ses images, qui essaie des décalages entre les images et la musique des scènes précédentes, qui joue avec la structure de ses films. Il se sert vraiment du son, de la musique… Il arrive vraiment à aller dans la cuisine des gens. Tu te demandes comment il est rentré là. "Brass Unbound" est très lié à la musique, mais tous ses films sont très bien.

Images et sons

Je me sers du son de mes images comme d’un matériau musical. Avec le montage et la répétition, on peut donner à entendre la même chose différemment grâce à l’harmonie.

Big Sun

Avec "Big Sun", son quatrième album, Christophe Chassol clôt sa trilogie d'"ultrascores" (la méthode d'"harmonisation du réel" qu'il a développée) commencée à la Nouvelle-Orléans créole ("Nola Chérie", 2011) et poursuivie en Inde ("Indiamore", 2013). Big Sun allie le sifflement d'un oiseau et celui de Pipo Gertrude, la poésie de Joby Bernabé, la conversation d'une habitante de la montagne, le rap de Sissido et Samak, la flûte de Mario Masse, le carnaval de Fort-de-France, les conques, le son de la mer ou le chahut d'une partie de dominos. Une odyssée de l'espace antillais en 70 minutes.

Les Huit Salopards

Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu une émotion d’ado au ciné. Je m’installe et là, pan ! le générique. C’est la première fois qu’il utilise une musique originale qu’il a commandé à son Dieu, (qui est le mien aussi), Ennio Morricone. Cette intro est juste parfaite. Cette caméra qui tourne autour d’une croix dans la neige, avec ce thème dément qui monte, quasiment un thème de film d’horreur. Je sautais sur mon siège tellement je jubilais… Et puis, il y a cette scène dans laquelle Samuel Jackson raconte comment le fils du général sudiste l’a sucé ! C’est vraiment le renversement par rapport à tout ce truc sur l’homme noir et la femme blanche. Et là, c’est le noir et le fils du blanc. Ça va super loin. J’adore.

Les 8 salopards
CVS
Les 8 salopards
Auteur: Tarantino, Quentin (1963-....)
Edition: Snd (prod.)

Samsara

Grosse émotion. Claque. Sans voix off, juste les images 70mm et le son. Ça pourrait faire New Age à la "Koyaanisqatsi". C’est tout le contraire. "Koyaanisqatsi" c’est relou, ça veut te faire chialer sur des petits enfants un peu sales. Là c’est tout le contraire.

Lectures avec et sans image

Quand je lis, je m’immerge complètement.

The Rest is Noise

Ce livre est une somme sur la musique classique moderne au XXe siècle. Ça commence par "Salomé" de Strauss, ça passe par Stravinsky, Poulenc, Copland, Prokofiev, Chostakovitch, toutes les stars de la musique moderne. Ça met en rapport plein de choses, re-contextualise les œuvres dans leur époque. Et donne vraiment envie de se plonger dans toute cette musique. Je ne sais pas où Alex Ross (critique musicale au New Yorker ) est allé chercher ses informations mais tu as vraiment l’impression qu’il était en correspondance avec tous ces compositeurs. C’est plein d’anecdotes mais ça reste toujours très précis. Et en plus, ce qui ne gâche rien, c’est très littéraire.

La Double Vie de Clark Gaybeul

Edika me fait mourir de rire depuis que je suis ado. Je ne suis pourtant pas un gros lecteur de Fluide Glacial. Ado, j’étais surtout un lecteur de Gotlib. Mais Edika me fait simplement mourir de rire. J’ai toutes ses bandes dessinées. J’ai choisi "La Double Vie de Clark Gaybeul" parce qu’on sent l’humour d’Edika rien que dans la façon dont il écrit Gaybeul (Gable). C’est tordant. J’ai piqué des barres et des barres et des barres de fou rire. Il y a du texte à rallonge, c’est absurde, il y a des cases dans lesquelles il n’y a que du texte avec un tout petit dessin. Ça part dans tous les sens. J’adore son langage. Les expressions qu’il invente comme le gloubou à sens giratoire inversé par exemple. Avec mon ingé son, quand on est en tournée, on élit des gens qui pourraient être dans des Edika.

Les Cahiers d'Esther

Pour moi, c’est l’homme le plus drôle de France. Le premier album que j’ai connu de Sattouf, c’est "Le Retour au collège" dans lequel il retournait dans une classe de collège. Comme il dessine super bien sur le vif, il change un trait sur un visage, toute l’expression change et tu comprends dix milliards de choses. Après Les Cahiers, il y a eu "L’Arabe du futur". C’est fin, c’est subtil, c’est beau, c’est émouvant. Dans Les Cahiers d’Esther, que j’ai dévoré en une soirée, tu retrouves tout ça. C’est hyper touchant et toujours hyper drôle.

Les cahiers d'Esther
Les cahiers d'Esther
Auteur: Sattouf, Riad (1978-....)
Edition: Allary éditions

Le Jeu des perles de verre

"Ce n’est pas le roman dont on parle le plus quand on évoque l’œuvre d’Hermann Hesse mais c’est un bouquin que je relis régulièrement et dans lequel je pioche beaucoup. J’ai l’impression qu’il a été écrit pour moi. Quand je l’ai lu pour la première fois, j’étais en surexcitation totale. Ce petit garçon, le personnage principal du roman, choisi et pris en charge par une sorte de maître de musique, j’avais l’impression que c’était moi. Quant au jeu de perles qui donne son titre au roman, je m’en fais plein de représentations. "Le Jeu des perles de verre", c’est un gros un sujet pour moi. Ça fait partie de ces bouquins qui changent ta façon de penser. Comme quand tu vois "2001, l’Odyssée de l’espace"."

  Livre Fiction
Le Jeu des perles de verre
Auteur: Hesse, Hermann (1877-1962)
Edition: LGF
Collection: Livre de poche

Musiques

Je ne viens pas du disque, je viens de la musique de film. C’est Bertrand Burgalat qui a eu l’envie de sortir ma musique en disque. Il a une très bonne oreille, il comprend ce que je fais.

The Rest is Noise

Ce livre est une somme sur la musique classique moderne au XXe siècle. Ça commence par "Salomé" de Strauss, ça passe par Stravinsky, Poulenc, Copland, Prokofiev, Chostakovitch, toutes les stars de la musique moderne. Ça met en rapport plein de choses, re-contextualise les œuvres dans leur époque. Et donne vraiment envie de se plonger dans toute cette musique. Je ne sais pas où Alex Ross (critique musicale au New Yorker ) est allé chercher ses informations mais tu as vraiment l’impression qu’il était en correspondance avec tous ces compositeurs. C’est plein d’anecdotes mais ça reste toujours très précis. Et en plus, ce qui ne gâche rien, c’est très littéraire.

Brass Unbound et autres films

Les documentaires de Johan van der Keuken m’ont vraiment influencé dans mon travail. Quand je les ai vus, je me suis dit qu’on pouvait faire les choses différemment. C’est quelqu’un qui réutilise beaucoup ses images, qui essaie des décalages entre les images et la musique des scènes précédentes, qui joue avec la structure de ses films. Il se sert vraiment du son, de la musique… Il arrive vraiment à aller dans la cuisine des gens. Tu te demandes comment il est rentré là. "Brass Unbound" est très lié à la musique, mais tous ses films sont très bien.

Symphonie du Nouveau Monde Dvorak

On est passé à République il y a deux, trois jours (cet entretien a été réalisé fin avril). Il se passe quelque chose. C’était beau de voir cet orchestre, ces cuivres. En te déplaçant, tu n’entendais que les cordes ou que les cuivres, mais c’était marrant de voir un orchestre symphonique sur la Place de la République. Le seul truc, c’est qu’il faudrait que l’orchestre soit autour des gens pour que tout le monde puisse le voir et l’entendre. Mais c’était beau de voir ça. Je ne suis jamais allé à une manif du temps de mes études, mais là je trouve ça intéressant.

logo departement

Notre newsletter

MDDS - Médiathèque des Deux-Sèvres

298, Route de Coulonges

79000 Niort

Tél. : 05 49 26 28 20

 

28, rue des Epinettes

79100 Thouars

Tél : 05 49 66 09 60